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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 21:07
Une calandre si expressive!
Une calandre si expressive!

Une calandre si expressive!

Retour sur le H

 

 

Ah, ce H, jamais cet élégant tracteur ne l'avait laissé insensible. Déjà, adolescent quand il partait à Vougy avec ses frères et sœurs et sa mère, il se précipitait au garage le lendemain de l'arrivée. Il ouvrait la porte coulissante et admirait un long moment le splendide H, toujours garé au même endroit, contre le mur, stoïque, paisible. Il humait l'odeur d'huile de graisse et de pétrole qui régnait dans la noble remise.

Son père lui en parlait avec admiration de ce tracteur du plan Marshall et surnommait son fils H! Eclairage, prise de force, 5 vitesses, prise hydraulique pour la fourche à fumier monobras l'équipaient, il n'avait pas d'ailes ni de relevage. Son score de production exceptionnel à 421000 exemplaires toutes versions confondues, l'avait placé très haut dans les meilleurs scores de vente de tracteurs.Et que dire de sa présence au catalogue de la IH ; de 1938 à 1953 ! Un record là aussi. Il avait été dessiné par Raymond Loewy.

Là bas à Vougy le grand-père était équipé de pied en cap de rouge. Semoir à blé, déchaumeuses, herses, râreaux faneurs étaient du Mc-Cormik à traction animale. Avant l'arrivée de la motorisation, huit énormes chevaux Percherons assuraient la traction de tous les outils, des tomberaux et des chars à quatre roues. Après la guerre le H arrive en fanfare. Le concessionnaire Goliard frères à Roanne est le fournisseur attitré.

Le Cub va suivre puis le F 265 Farmall, dit Ressins parce qu'il avait été acheté quasi neuf au lycée agricole de Ressins. Tout le matériel suivait ;

lieuse, botteleuse, petite moissonneuse batteuse, corn-picker tracté pour le H, déchaumeuse, arracheuse de pommes de terres, fourche à fumier, épandeur à fumier, faucheuse latérale. Seule la petite ensileuse à poste fixe Taarup n'était pas rouge.C'était le H qui l'entraînait pendant la corvée d'ensilage. Cet équipage était majestueux avec la longue courroie animée par la poulie revêtue de fibres de bois. Le H trônait, il était fier.

Il fera une longue carrière, très longue carrière jusque dans les années 85. Si sa carrosserie n'avait souffert d'aucun choc, sa belle robe rouge avait bien terni après de longues et éprouvantes saisons de labeur, elle avait viré au rose orangé. La mécanique avait pris certes de l'usure mais fonctionnait à merveille. Il y avait du jeu dans les rotules, c'est tout . Oncle Jean avait estimé qu'il devait avoir pas loin de 20000 heures, seul l'embrayage avait été changé deux fois.

Il se disait souvent; il faudra bien qu'un jour un H rentre dans l'écurie.

Damien lui avait montré la photo d'un qui paraissait à l'abandon dans l'arrière cour d'un restaurant dans l'Hérault mais il n'était pas à vendre.

En allant chercher une charrue pour le petit gris en ….dans la banlieue de Toulouse, en voilà un qui semble prostré au fond d'une grande cour au milieu de nombreuses mécaniques qui attendent.

Pas à vendre non plus, clame Jean-Pierre d'un œil pétillant de malice. Le temps passe. En octobre 2017 contact est pris avec Jean-Pierre pour avoir de ses nouvelles et il lui est demandé tout à trac.

-Alors ce H, vous me l'avez gardé ?

-Oui, je vous le vends.

-Je viens en novembre.

-C'est d'accord, appelez moi avant.

La tension, saine celle là, montait. Enfin peut-être un H dans le Couserans. Même s'il n'est pas en bon état, les soins adéquats vont le revivifier, il n'y a rien d'insurmontable.

Rendez vous est pris pour le lundi 20. Après les salutations très amicales et une petite visite du parc, le H est examiné sous toutes ses coutures .

Le démarreur et la magnéto sont à remonter. Ils sont bien dans l'atelier.

Les fils d'allumage, néant.

La poulie de battage est absente. Le tracteur est équipé de la faucheuse avec son arbre de transmission et de la poulie sur la prise de force. La courroie est toujours là mais en grande décrépitude. La bielle est rongée par les termites.

La commande crantée du régulateur vissée sur la colonne de direction a disparu.

Le réservoir d'essence est pourri sur tout le fond.

Il est en version row-crop (ça c'est formidable!) mais les pneus arrières sont en lambeaux, il n'y en a pas à l'avant, la jante gauche n'y est plus , la droite est complètement cabossée !

Les phares sont présents et en bon état mais ne semblent pas être d'origine.

La course à la pédale d'embrayage est nulle. La direction ne peut être manipulée vu que le train avant est enfonçé dans le sol. Le bas des voiles n'est pas visible.

Le volant malgré son grand âge est correct.

Le fronton Farmall sur la calandre semble complet mais très oxydé.

La plaque constructeur est intacte mais illisible.

Le circuit d'eau a été vidangé, la courroie du ventilateur est cuite.

Les vitesses ne sont pas bloquées, la boule en acier (est-ce bien l'origine ?) est convenable.

Le fièvre était tellement intense que le robinet du niveau d'huile moteur n'a pa été ouvert (le fameux robinet pétrolier) !

Le vérin de relevage de la faucheuse (la lame s'y trouve) ainsi que le flexible d'alimentation sont présents.

Le réservoir à pétrole n' a pu être ouvert, le bouchon est bloqué .

Le pot d'échappement est absent, la sortie de la pipe d'échappement est bien couverte.

L'assise du siège est en très mauvais état et sans coussin bien sûr.

La barre plate et la chape sont en état.

Les inscriptions de flanc de capot sont effacées. L'état de la carrosserie est assez bien.

Le moteur ? Bloqué, mais ce n'était pas une surprise, JP l'avait annoncé au téléphone.

Les manquants ou anomalies étaient annoncées à haute voix. JP sursautait à chaque fois et s'exclamait, vous n'allez pas me demander de l'argent pour vous le livrer en plus !

A la fin de la longue palpation la question tombait ;

-alors combien allez vous me demander de la pièce ?

-Combien m'en donnez vous ?

-Oh l'acheteur s'était préparé de longue date et sans coup férir répondit ...€

-il est à vous capitula JP.

Maintenant il faut trouver un moyen de le rapatrier.

-Je peux vous l'amener avec le poly benne proposa JP.

-Si vous voulez, oui, je vous paierai le transport. Nous conviendrons d'un moment qui vous arrange.

Après cette historique et étonnante opération, l'hôte des lieux montrait tout son matériel. Une partie de l'après midi était passée en échanges fort sympathiques. C'est que l'homme était non seulement charmant mais aussi grand connaisseur.

H, une lettre prédestinée ? En tout cas une histoire mythique de grand Farmall dont les moniteurs de la IH avaient initié les jeunes femmes à sa conduite pendant la guerre aux USA, les fameuses “ tractorettes”. Le H allait sans doute bientôt étonner les Saint-Gironnais peu habitués à voir déambuler un tracteur row-crop si courant aux Etats Unis, si peu prisé en France à l'époque et si recherché maintenant.

Le nouveau propriétaire Couserannais avait marqué sur son cartable en cuir en 1969 la lettre H au marqueur indélébile.

Quelle fabuleuse prédestination !

 

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*cf.... le H de Vougy.

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15 février 2018 4 15 /02 /février /2018 20:20
La succursale de Saint-Dizier.
La succursale de Saint-Dizier.
La succursale de Saint-Dizier.
La succursale de Saint-Dizier.
La succursale de Saint-Dizier.
La succursale de Saint-Dizier.

La succursale de Saint-Dizier.

 

L'architecte et le mécanicien.

 

 

La haut à la Coume les ferrailleurs de la Tracpaco manquaient cruellement de place . Le petit garage de 70m2, bien campé sur ses solides fondations était plein à craquer : 8 tracteurs en état de marche y étaient logés, serrés comme des sardines, plus un moteur Bernard sur chariot, quelques motofaucheuses, 2 petits moteurs sur socle, une étagère de rangement, la servante d'atelier sans oublier un stock phénoménal de cales de toutes tailles qu'affectionnait particulièrement Cyrrhus. Il y avait toujours une roue à démonter, un essieu à lever et ces ustensiles basiques étaient indispensables pour mener à bien les différentes tâches.

Dans cet antre la place était si bien comptée que le travail des mécaniciens s'apparentait à celui des sous mariniers eux aussi très limités en place dans leurs exercices savants. Contorsion entre moteurs et roues, franchissement de chassis étaient coutumiers pour les travaux d'entretien et de réparation.

A l'extérieur bien du matériel dormait aux quatre vents au grand désarroi, de leurs propriétaires. Certes le terrain, bondé d'outils, donnait l'impression d'une activité fébrile mais néanmoins il convenait de mieux abriter les précieuses mécaniques.

Hugo avait eu la gentillesse de faire don d'un petit barnum léger peut-être mais très efficace. Ghislain avait amené trois petis camions de tout venant et voilà la plate forme prête en trois coups de pelle.

La structure fut très vite montée et 4 tôles en bac acier constituèrent un petit hangar de 3x2,4 tout mignon, bardé sur les côté par des panneaux en bois tressé de 1,75 x1,75m. Rempli, il en fut vite à l'automne 2016, et complètement ; pas moins de 2 moteurs et de 8 motofaucheuses. Cruel destin, lors du violent coup de vent du 8 février ce malicieux Eole eut la malencontreuse audace de souffler si fort que le frêle esquiff se renversa ! Coup de chance, rien ne fut abîmé, la coquille s'étant retournée d'un quart de tour. Les tôles enlevées pour l'alléger, il fut derechef remis sur pied et cette fois ci les platines furent bien ancrées au sol avec du scellement chimique.Cet épisode était clos.

Pour agrandir les aires de stockage les architectes en herbe décidèrent de monter un tunnel de 8x11m. La structure avait été trouvée à Lacourtensourt chez un ancien maraîcher grâce à Ludo de Verfeil. En juillet la carcasse avait été ramenée, arceaux, pieds, entretoises, barres. Par ce beau et très chaud dimanche 27 mai une équipe de 4 baroudeurs avait fini de monter la super structure. Lors du montage des trois premiers arceaux il était apparu qu'il y avait eu une erreur de comptage des brins. Ludo alerté avait appelé son voisin qui avait pris le second lot et avait bien vu qu'il lui restait des morceaux en trop. Ludo, dévoué, s'était empressé de ramener les 4 manquants lors de l'assemblée générale d'Autrefois le Couserans le 27 novembre.

La structure avait belle allure, malgré un terrain parsemé de rochers du côté d'en haut d'où une relative difficulté pour la mise à niveau des pieds. Le Farmall super FC-C, la sauterelle avait prêté main forte pour déplacer la botteleuse Guillotin et la lieuse Mc-Cormick dont le timon n'avait pas résisté à la traction pourtant légère. Les tronçons avaient été faciles à emmancher, 3 architectes levaient ensuite l'arc et un quatrième sapiteur plaçait les quatre étrésillons intermédiaires et une sangle à cliquet reliait ensuite le tout. Un gros maillet en bois servait à taper de ci de là pour que les emboîtements arrivent à fond de cale.

Quel magnifique travail ! Restait enfin à placer quelques fils de tension pour éviter tout déboîtement. Dans une prochaine étape il faudrait en placer tous les vingt centimètres pour constituer un joli dôme. Ainsi la bâche ne fera pas de poches. Les monteurs fort heureux de leur résultat, soufflaient quelques instants à l'ombre du grand frêne et se disaient non sans une certaine fierté, nous pouvons poser candidature chez Eiffage, les constructions modulaires sans rivetage, ça nous connaît ! Les structures de type mécano sans soudure ne nous font pas peur !

Finalement, malgré cette grande surface de stockage, l'aire sera vite pleine. Le matériel bien rangé avec un couloir central pour bien manœuvrer va largement occuper toute la place et au moins lorsqu'il y aura une opération de chirurgie dans le hangar supérieur les coudées seront un peu plus franches.

-Marcel, il y aura deux arbres à couper pour mieux dégager la serre et éviter des chutes de bois intempestives.

-Bien reçu, à l'automne il y aura un peu de bois de chauffage en perspective.

Hé le géant de Doncaster ; ton endurance a été mise à rude épreuve en restant depuis deux hivers dehors. Tu seras bientôt logé dans un abri bien douillet !

Après avoir placé deux fils de tension et enlevé les sangles, rangé le matériel, les grandes manœuvres tiraient à leur fin.

Les bâtisseurs, heureux de leur architecture, convenaient qu'il y avait encore de la place pour trois arceaux ! Tracteurs et serre faisaient bon ménage.

Verrait – on un jour le bout de tunnel ?

 

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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 18:56
Il n'est pas neuf, non! Mais plus résistant que lui, se mettre à l'oeuvre!
Il n'est pas neuf, non! Mais plus résistant que lui, se mettre à l'oeuvre!
Il n'est pas neuf, non! Mais plus résistant que lui, se mettre à l'oeuvre!

Il n'est pas neuf, non! Mais plus résistant que lui, se mettre à l'oeuvre!

 

Un 624 à Boussenac,

 

Très peu répandu en Couserans, territoire au relief plutôt accidenté, le premier 624 arrivé à Taurignan-Vieux avait fait sensation. Ce modèle mirifique innovait considérablement par rapport à la gamme F fabriquée à Saint-Dizier. Les tracteurs de la gamme CM ou Common Market avaient été un nouveau fer de lance de la IH. Les 624, 523, 423, 323 arrivés dans les campagnes dans cet ordre respectif avaient fait la joie de bien des agriculteurs.

Tout était nouveau dans ces tracteurs : carrosserie, transmission, poste de conduite. Et leur bouille ? Alors là, c'était encore de l'inédit ; calandre carrée en plastique, phares intégrés, ailes rondes, grand marchepied, poste de conduite plutôt encastré pour les 624 et 523, tableau de bord très innovant.

On se souvient que le 624 du Pesqué -3851 09 – acheté en association avec Fernand d'Audinac était chaussé en 12x38 et n'avait pas l'option agromatic S ou inverseur de marche hydraulique, une grande première chez IH. Le 523 de Fernand arrivé un peu plus tard l'avait. Ce système d'un grand confort d'utilisation était très innovant et préfigurait les inverseurs sous charge du futur.

Le 624 produit de 1965 à 1972 a été vendu à 24960 exemplaires ce qui est un score assez remarquable. La cabine IH en tôle simple à l'époque, fabriquée à Croix était aussi une option .

La boîte, nouvelle grande première, comportait 3 gammes et 4 rapports synchronisés pour chaque gamme.C'était là une vraie synchronisation et les vitesse se changeaient très agréablement. Le changement de gamme nécessitait l'arrêt absolu. La prise de force était totalement indépendante, commandée par un embrayage manuel. Le moteur était à injection directe. Quelques 624 ont surgi de ci de là en deuxième main ; celui de Jeannot à Lara est toujours en exercice.

Ce mercredi 20 mai, miracle, Cyrrhus apprend par hasard, par Jean Jacques de Boussenac qu'il possède un 624 provenant de la région de Saint-Gaudens. Il a 17000 heures, démarre très bien mais commence à consommer un peu d'huile. Doté de la cabine, de l'agriomatic S il lui a donné toute satisfaction. C'est un tracteur qu'il aime beaucoup mais il désire le céder pour s'équiper d'un 4 roues motrices. D'ailleurs les 624 et 523 ont été fabriqués en 4 RM mais en très peu d'exemplaires semble-t-il. Cyrrhus en apprenant la nouvelle en avait presque la larme à l'oeil et son interlocuteur l'invitait à venir le voir et écouter le magnifique Diesel.

Ah, c'est aussi à cette époque que le nom Mc-Cormick commence à disparaître des joues de capot pour faire place à International, le sigle IH, lui, ne pouvant que perdurer à jamais.

Sous le chiffre 624, sur le côté droit de la calandre, le mot
Diesel trônait majestueusement et faisait à chaque fois rentrer le jeune passionné dans un monde magique.

Le 624 62 chevaux 4 cylindres 3375 cm3 24960 unités.

Le 523 52 chevaux 3 cylindres 2923 cm3

Le 423 42 chevaux 3 cylindres 2540 cm3 27803 unités :

La numérotation ? A la fois simple et élégante ! Pourquoi faire compliqué quand le bon sens peut l'emporter ?

Le 523 reste à quelques exemplaires confidentiels dans le Couserans, celui de Fernand et un à Soulan. Un rare 4RM avait atterri un temps à Rimont et un autre modèle se trouve dans la région de Massat.

Christian avait alerté Cyrrhus qu'il allait rentrer un 624.

-Il ne vient pas de la région de Boussenac par hasard ?

-si fait, tu le connais ?

-Oui, je sui un dénicheur d'IH ! Je suis allé le voir le 20 mai 2015 . Je suis très heureux qu'il débarque très prochainement chez un chevallier de la IH !

 

 

Cf... autres articles ; le 624 une éblouissante apparition

-deux 624 dans le parc.

 

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26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 21:19
Essai expérimental, les capots et filtre à air sont au garage.
Essai expérimental, les capots et filtre à air sont au garage.

Essai expérimental, les capots et filtre à air sont au garage.

 

Le réveil du Renault Perkins de Peillou.

 

Rapatrié dans le repaire secret de La Coume le 15 juillet 2015 le 7012 * avait fait l'objet de soins attentifs. Le moteur était bloqué, soit. Après avoir déculassé , il s'avérait que la mécanique interne était fort honorable. Les cylindres furent nettoyés et soigneusement imbibés de mixture dégrippante. Quelques jours après, à petits coups de cales en bois légèrement consentis les pistons du beau P4 obtempérèrent. A en être arrivés là, se dirent les chirurgiens, autant enlever le moteur, voir les organes inférieurs et changer les coussinets de bielle, pourquoi pas ? La maison Venica d'Auch, spécialiste Perkins, les fournit ainsi que la pochette joint. La pompe à eau avait beaucoup de jeu . Allez hop, changement, la boutique du tracteur répondit présent. Idem pour les courroies. Les quatre injecteurs étaient hors d'usage. Eric avait annoncé qu'ils étaient grippés et les avaient commandés chez Sodit à Marseille. En mai, tout était replacé. La calandre avait été décabossée par Michel, les bras de relevage remis, le moteur vidangé, le circuit de gas oil purgé. Le circuit électrique en état permettait de placer la batterie, celle de 140 ampères du B est requise. Et va pour les tentatives !

Le démarreur envoie, les injecteurs donnent mais aucune combustion n' a lieu. Plusieurs essais ont lieu mais aucun hoquet n'en résulte. L'alimentation est vérifiée, rien n'évolue. Un autre essai a lieu le lundi 3juillet. A force d'insister le démarreur n'enclenche plus. Est il fatigué ? Il est déposé et amené à Bertrand qui ne diagnostique aucune anomalie. Il est le spécialiste Saint-Gironnais reconnu dans le domaine des électrons. La situation en reste là car les préparatifs d'Autrefois le Couserans arrivent à grands pas et il faut absolument refaire les freins de l'Hispano et changer les joints speed avant le 6 août.

Le dimanche 10 décembre, conférence autour du 7012. Il faut essayer de le remorquer pour faire une dernière tentative et en avoir le cœur net. S'il ne démarre pas, alors seulement à ce moment là, la pompe sera démontée et envoyée en expertise. Avec Marcel, Hugo et André le Diesel est on ne peut plus choyé. Quinze litres de carburant sont engloutis, les pneus avants sont gonflés, le circuit d'eau mis à niveau (légère fuite à la jauge de température), l'huile moteur vérifiée (niveau bas), l'alimentation gasoil purgée de tout air indésirable, la calandre et le pare chocs replacés.

-Marcel, tu remorques avec le DB.

-Hugo, tu seras enseigne de vaisseau sur le Perkins.

-André tu nous suis avec l'auto, nous descendons vers la Chicane.

-Cybèle la mascotte va nous suivre en trottinant.

Coïncidence, c'est le même attelage que celui du 14 juillet pour revenir d'Alos.

Sortis du garage, arrêt, Hugo enclenche la quatrième et quelques mètres après le départ embraye. Il n' y a pas une combustion et pourtant de la fumée bleue sort de l'échappement, c'est plutôt bon signe. André fait signe de s'arrêter et préconise de couper l'alimentation avec la tirette d'arrêt. Fermez les écoutilles et les dalots crient les marins du moment! Il semble que le moulin soit engorgé. Des traces de carburant apparaissent à l'échappement. Le câble étant détraqué, le robinet du réservoir est fermé.

Nouveau départ. Peu avant d'arriver à la Chicane la fumée diminue puis ô miracle le fabuleux P4 fait quelques combustions.

-Stop Marcel ; il faut rouvrir le robinet.

Le convoi repart et cette fois ci juste après avoir fait demi tour le moteur tourne, toutes les combustions s'équilibrent.

-Hugo enlève la vitesse.

Le moteur ronronne, le bruit du Perkins est bien le bon, vraiment le bon. Le cliquetis de la pompe à injection est formidable !

L'équipage est radieux. André de s'extasier : Cyrrhus, c'est ton père qui serait content. Comme il a raison !

L'eau en sortie de culasse semble bien chaude, le thermostat est-il ouvert ?

Le niveau du radiateur est pourtant bon....

Maintenant nous remontons à La Coume, toujours en convoi, le Renault au point mort. Le DB, fier comme Artaban, grimpe la très forte côte en 2ème rapide. Il se sent des ailes, poussé par la progéniture de la RNUR.

-Hugo, teste le régime.

Le moteur répond avec une grande vivacité aux sollicitations. Il semble plus nerveux que le 7013 de Lorp. Avec ses injecteurs neufs, il a du répondant.

Arrivés à la Coume, le DB resta garé sur le bas côté, moteur tournant.

-Hugo, nous montons jusqu'au Magarat voir le comportement du tracteur.

Départ en troisième, la boîte fait son bruit caractéristique.

-Au hameau, tu te tournes et descente en quatrième.

Le pont fait le bruit habituel. Le moteur, quel ronronnement, presque comme s'il sortait d'usine !

-Avant le garage, tu t'arrêtes, tu éteins le moteur, tu laisses descendre en roue libre et tu le démarres en quatrième.

Essai plus que satisfaisant, au quart de tour la production de Peterborough s'allume. Les freins sont corrects, il y a du mordant mais il faudra les resserrer.

Les puristes auront sans doute remarqué quelques détails :

les supports de clignotants soudés sur les côtés de la calandre.

Le côté droit du pare choc qui après avoir été chauffé a été redressé.

Le siège, ah quel siège, il est d'une marque célèbre !

Le pneu arrière droit, V10 super 50 Kléber, n'est pas d'époque.

Les pneus avants sont de camionnette.

Il y a une petite fuite à la sortie de la pipe d'échappement.

Et le plus important, la barre de direction cintrée et les tirants d'essieu raccourcis et ressoudés. Hommage à Loulou qui avait voulu donner un peu plus d'empattement au tracteur qui se retrouve dans le garage de La Coume construit par lui même ! Extraordinaire histoire !

Hugo rentre le bel engin à reculons dans son repaire. Il a bien travaillé pour aujourd'hui. Le radiateur est vidangé. Le robinet du bloc moteur fait des siennes et la collerette de celui du radiateur se dessoude.

Le DB et le Super FC-C sont remisés. Quelle journée ! Dans la nuit, les tracteurs allaient surement s'en raconter des péripéties !

 

  • cf l'article la RNUR en remorque de la DB 15/09/2015.

  • A vos crochets 23 juillet 2016.

 

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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 22:00
Semailles et glissades. Peyssies dimanche 29 octobre.
Semailles et glissades. Peyssies dimanche 29 octobre.
Semailles et glissades. Peyssies dimanche 29 octobre.
Semailles et glissades. Peyssies dimanche 29 octobre.
Semailles et glissades. Peyssies dimanche 29 octobre.
Semailles et glissades. Peyssies dimanche 29 octobre.
Semailles et glissades. Peyssies dimanche 29 octobre.
Semailles et glissades. Peyssies dimanche 29 octobre.
Semailles et glissades. Peyssies dimanche 29 octobre.
Semailles et glissades. Peyssies dimanche 29 octobre.
Semailles et glissades. Peyssies dimanche 29 octobre.
Semailles et glissades. Peyssies dimanche 29 octobre.

 

 

 

  Semailles et glissades. Peyssies dimanche 29 octobre.

 

 

 

Depuis la magnifique fête de Peyssies le 21 août 2016, l'équipe de Michel, Francis , leurs enfants et Christian s'étaient dit ;

pourquoi ne pas faire une fête des semailles et en même temps une épreuve de moto cross chez nous ?

L'idée avait germée, mûrie et éclos. Ces deux belles journées des 28 et 29 octobre étaient bien là.

En arrivant à Peyssies, il ne pouvait y avoir de doute ; à droite, côté opposé à la pépinière, le grand champ d'expérimentation. Des tracteurs jeunes et âgés sont garés. Les charrues traînées, les cover-crop, les herses, les semoirs sont prêts à en découdre.

Devant le hangar, la petite “citron” trèfle donne le ton. Si elle est à restaurer, rein ne lui manque. Elle porte allègrement le poids des ans et pour une sortie de grange, c'est une réussite. Les voitures d'époque sont venues. C'est la patte du club des volants Longagiens. Frégate, Traction 11BL, Porsche, MG, 4CV, Dauphine, 2CV, 204, 403, R6 et une splendide Primastella se côtoient dans l'allégresse.

L'affaire prend tournure se disaient les visiteurs arrivés à 9 heures. Puis venait l'aire des stands de moto cross. Là, ils avaient mis le paquet, les jeunes. Michel, Baptiste, Valentin sont des entichés de cette rude discipline sportive. Déjà quelques motos circulent dans le passage central. Point n'était besoin d'être expert pour s'apercevoir que les cylindres étaient gavés et que les pistons montaient jusqu'en haut!

Dans la motorisation agricole ceux ce Longages étaient venus bien sur : Thierry et Christian, Bernard, André, Daniel et Alain et l'incontournable équipe de la famille des pépiniéristes.

Le programme était libre, les tracteurs pouvaient s'en donner à coeur joie. La parcelle faisant plus de 5 hectares, il y avait de quoi expérimenter. Toutefois vu l'extrême sècheresse pour la saison, pas un mm de pluie en octobre, le semis était différé pour aujourdh'ui. Au fond le chenillard 120 C de Bernard remorquait sa charrue à disques comme une plume. L'echo propageait le cliquetis des chenilles et le merveilleux bruit du 6 cylindres. Eric était occupé aux fourneaux, pour sur il aurait bien aimé manoeuvrer à son tour.

Que trouvait-on dans ces beaux matériels? Le Percheron de Christian, un beau Steyr comme s'il sortait d'usine, le Lanz de Gérard mené par Mathieu, l'incontournable Pampa, le splendide V8 IH 4588 garé en lisière, un Someca 411, les gros MF de chez Gérard venus du Lançon ; un petit Renault plus contemporain à moteur Deutz. Le plus vieux était le rouleau Albaret fabriqué à Rantigny( Oise) et en parfait état de marche. Gageons qu'il ne doit guère y avoir d'autre exemplaire de ce genre en France. Si le toit passablement percé porte les affres des intempéries, sa mécanique a résisté à l'outrage des ans. Les deux jeunes responsables ce cet outil ne manquèrent pas de faire de brillantes démonstrations. Démarrage à la manivelle après avoir décompressé au préalable et l'ineffable bruit du moteur Diesel Blackstone attire l'attention. L'embrayage manuel fait avancer le gros engin tout en douceur.

Dans le champ les tracteurs en action sont faciles à repérer. Un nuage de poussière les entoure et poudre finement les conducteurs. Au moins il ne peut y avoir de disparition. Damien engage l'énorme 966 dans la course avec sa herse à dents rigides. Un autre remorque trois cultipackers. Chacun fait quelques passages. La terre n'en peut plus, elle devient cendre. Les spectateurs garés contre la grande haie, cherchant un abri contre le vent, prennent un bain de particules poussiéreuses. Celles là, pas de danger, elles ne sont pas radio actives, c'est la terre nourricière qui bénit tout ce monde.

Avec l'assentiment de Michel, un petit tour du propriétaire s'impose. Chrsitian venu de Prat-Bonrepaux présenté comme un inspecteur commercial de la IH en villégiature, est émerveillé de découvrir les tracteurs rouges dans les anciennes étables et sous les remises.

-il y a beaucoup de Rouges s'écrie-t-il avec frénésie !

-ah je t'avais bien dit qu'ici tu pourrais te rincer l'œil, lui répondait son guide.

Un peu avant 13 heures, les hôtes passaient à table. Le couvert était dressé sous un grand hangar. Devant l'entrée Eric supervise les fourneaux. Un peu plus de 110 convives sont attablés. Christian, grand artificier de cette fête s'assurait que tout“ baignait dans l'huile”. Pas d'attente pour déjeuner, quel moment reposant !

Après le repas le colistier de l'inspecteur lui susurrait ; viens, la visite n'est pas finie, il y encore des merveilles à voir dans la bâtiment à côté de la maison. Les dieux de la IH nous pardonneront notre curiosité. En effet le détour valait la peine, les grands rouges se reposent paisiblement à côté d'un BM Volvo.

Maintenant il faut aller voir les motos sur le circuit. Les concurrents sont nombreux. Chacun a son petit stand de ravitaillement et le fourgon atelier. Le circuit fait 1,050 km. La piste est parfaite. L'adhérence est au top. Jawa, BSA, Maico, Bultaco, Husqvarna, CZ, Honda, KTM, Kawasaki s'affrontent dans une gymnastique remarquable sur ce circuit “du Basque” Les roues en aluminium brillent de tous leurs éclats, les machines sautent comme des cabris, les suspensions fortement sollicitées oscillent à un train d'enfer, les boîtes surmenées changent de rapport à un rythme effréné, les pilotes font corps avec leur machine et enchaînent les virages avec un tempo éblouissant. Michel a perdu son sélecteur. Pas ému pour le moins du monde, d'autres en auraient eu le sifflet coupé !  

Le public ne s'y est pas trompé. Il a migré en masse le long des barrières, délaissant un temps les tracteurs. Les voitures anciennes se sont rapprochées elles aussi du spectacle. Le Percheron de Christian s'est même introduit dans le groupe. Il n'y avait pas de mustang alors va pour un le Percheron!

Là bas dans le champ les grandes manœuvres d'automne n'étaient pas abandonnées pour autant. Les 6 cylindres de la IH, menés avec bonheur par Julien et Damien rugissaient à pleins poumons. Quelle page glorieuse que cette histoire des grands Farmall américains dont heureusement quelques exemplaires ont atterri dans nos contrées. Le Percheron de Fabien, l'homme de la 2CV qui se partage en deux, perd de l'eau. Cette fuite lui a joué un mauvais tour. L'eau s'est infiltrée dans le régulateur et a fait une pâte qui l'empêchait de réguler correctement. L'homme de l'art eut tôt fait de repérer l'anomalie. Foi de moi, disait-il, j'ai des éléments de radiateur en rechange, faut dire que c'est sa première sortie de grange à cet outil. Bravo !

Le petit Renault 53 s' exerce vaillamment à tirer une herse. Pour la démonstration Rémy engage une vitesse élevée. Le bicylindre MWM donne tout son allant.

Thomas déboule avec le MF 1150. Le champ ressemble à un essaim. André de Saint-Victor Rouzaud est de passage. Il est intarissable sur l 'histoire du machinisme, a bien connu la maison Marchand de Pamiers à l'époque du Grand Père, Laperche, Donat et racontait force anecdotes très pittoresques. Par endroits la terre est plus fine que de la farine de millas !

-Michel lui demandèrent les visiteurs Couserannais, nous pouvons aller voir le 265 ?

-oui, bien sur, si le portail est ouvert n'hésitez pas.

-ah Christian, le baptême n'est pas fini, nous allons encore voir du rouge. En effet sous le hall de l'atelier un mirobolant 1468. Les admirateurs le boivent du regard et soulèvent discrètement sa couverture de protection. Dans le hangar en briques, encore des trésors ; un gros John Deere et deux rouges, le 756 * et le F 267. Il est beau ce Farmall français, parfaitement conservé, il ne lui manque que le dosseret du siège passager. Ah cette série F, que de souvenirs, c'est la France profonde qui ressurgit.

Alors, Monsieur l'inspecteur, content ? Une journée comme celle là continuera de nourrir nos rêves.....

Merci Peyssies, encore bravo et à très bientôt.

 

  • cf.. le sauvetage du grand Farmall 6 juin 2016.

    et la libération du grand Farmall 2 juillet 2016.

 

 

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 20:07

 

Périple au Mas d'Azil. Samedi 29 avril 2017.

 

 

 

Début mars Benoît avait proclamé : le Mas d'Azil deuxième édition de la foire de printemps, rassemblement vieux tracteurs et vieilles voitures le dimanche 30, foire rurale le lundi 1er mai. Vous venez avec les tracteurs ?

Oh que oui et même par la route comme en août 2010. Nous viendrons à trois.

Parfait, vous pouvez venir le samedi après midi et les loger au garage municipal.

Le samedi matin le Renault 7013, le B 450 et le super FC-C sont affrêtés. André, Marcel, Ghislain requis depuis plusieurs jours sont prêts au départ. Le convoi s'élance à 14h 30. Les pleins sont faits, surtout celui du super FC-C dont l'appétit est une légende bien vraie. Benjamin est de la partie. Le temps est splendide . La promenade s'annonce fantastique.

Ghislain avec le Renault ouvre le festival, suivi d'André avec la “sauterelle” et Marcel en serre file. Le goelette suit le tout. Par Montjoie et Montesquieu le trajet est des plus beaux. Qui des tracteurs ou des conducteurs est le plus heureux ? A la croix de Montesquieu Benjamin grimpe à bord du Farmall essence. Il y restera jusqu'à Clermont. Une seule automobile avait été rencontrée mais beaucoup d'habitants auront vu le beau convoi qui avait toute latitude pour ce faire admirer dans ces paysages grandioses.

Après Clermont la grotte est vite atteinte, franchie par la route d'Allières et le Mas d'Azil rejoint à 16h. C'est ce qui avait été annoncé à Benoît. Il n'en revient pas. Vous êtes meilleurs qu'à la SNCF s'écrie-t-il !

Qui sait, nous sommes peut-être les génies du train (routier) !

Les précieux tracteurs sont rentrés dans l'immense entrepôt, site de l'ancienne usine de meubles.

Martial est déjà là avec son Fahr et son Agria. Denis arrive avec son Fordson et son SOM 40. Vers 18h l'équipage de la Tracpaco rejoint Saint-Girons. Rendez vous est pris pour le dimanche à 8 heures.

Dimanche 30 avril .

Sitôt arrivés les lutins s'affairent autour des moteurs. Il est décidé de tirer le B à l'air libre pour le démarrer dehors. Sinon son démarrage spectaculaire dans le garage risquerait d'enfumer le local pour la journée et les propriétaires des autres tracteurs ne pourraient les y dénicher !

Les engins agricoles viennent du Mas et des environs, de Lasserre et de Salles sur Garonne par la route, de Longages (2 camions), de La Bastide de Sérou. C'est un exploit de réunir autant d'outils motorisés au Mas d'Azil. Bravo à l'association.

Sur le terrain de sport, lieu du rassemblement du jour, l'activité commence à être effervescente . Les voitures arrivent en grand nombre, il y en a une centaine, puis les tracteurs, 65, se mettent en place dans un ordre soigneusement préparé par les arpenteurs de Benoît. Sur la pelouse parfaitement tondue le rassemblement est du plus bel effet. Les spectateurs et accompagnants sont très nombreux à se prélasser tout autour des beaux véhicules de collection. Les voitures ont toutes leur petite fiche signalétique ainsi que quelques tracteurs. Le temps est magnifique et permet de prendre un bon repas sur place par une température des plus clémentes.

Le matin deux groupes de voitures, l'un vers Camarade, l'autre vers le Carla Bayle, font une petite virée dans ces belles régions. L'après midi ce sera au tour des tracteurs de faire un tour de ville. Someca, Fordson, Renault, MF, Mc Cormick, Vierzon,Pampa ne manquent pas d'être admirés, certes dans un passage lent et bruyant mais néanmoins majestueux.

Un peu avant 17h le temps se gâte. Déjà dans l'après midi le soleil piquant et de gros nuages menaçants laissaient entrevoir une perturbation. Le vent se lève, quelques gouttes de pluie apparaissent. Les voitures partent, les tracteurs rentrent à l'écurie. En deux temps trois mouvements le camp est levé. Sitôt solidement harnachés sur les camions et remorques, ceux de Longages repartent. Demain une grande journée les attend à Ondes.

Lundi 1er mai.

C'est aujourd'hui le volet rural sur la très jolie place centrale, lieu des premières fêtes du mois d'août il y a quelques années. Le temps est revenu au beau. Sous les platanes tous les animaux sont soigneusement parqués et attachés. Brebis, chevaux, ânes, cochons, gasconnes constituent une vitrine remarquable de l'élevage local. Bravo aux éleveurs si méritants. La tonte des brebis s'effectue sous l'œil émerveillé des touristes.

Sur la place centrale de nombreux stands de produits locaux donnent une touche très dense à cette remarquable foire. Les chiens de chasse sont à l'entrée de la place. Un simple coup d'œil suffit pour s'apercevoir qu'ils sont dans un état de santé impeccable.

Les tracteurs au fond sont moins nombreux que le samedi. Un échantillonnage de 11 modèles ne laisse plus une once de goudron disponible. Ils se feront admirer lors de la parade en ville peu après 16 heures. Les engins modernes des concessionnaires locaux invités eux aussi sont présents.

A midi grand repas sous le chapiteau à côté du terrain de sport. Une véritable ruche et quel moment de grande convivialité !

Et l'homme de la sono, à ne pas oublier, un excellent animateur équipé d'un très puissant matériel qui fera le tour de tous les stands et aura à cœur d'interviewer tous les intervenants. Admirable !

Que de monde toute cette journée dans ce lieu charmant. Un peu avant 18 heures les rangs commencent à s'éclaircir. Chacun s'affaire de son côté. Il faut songer à regagner le gite. Les tractoristes s'activent autour de leurs moteurs. Frank et ses mécaniciens rejoignent Lasserre. Il leur faudra un peu plus de deux heures. Ceux de Saint-Girons après des adieux émouvants s'apprêtent à quitter le bourg si accueillant. Un chauffeur a changé. Ghislain ne pouvant être de la partie est remplacé par Jean-Claude de Montjoie. Recruté sur place la veille, il est ravi et honoré d'une telle mission !

A 18 heures le petit détachement gravit la côte de la sortie de la cité. L'ensemble est majestueux, souple, presque doté d'une démarche féline. Jean-Claude conduit le Renault. Avec sa boîte qui n'est pas des plus maniables, c'est un excellent instrument de découverte des subtilités de la “pignonnerie” à crabots! Le Farmall de Saint-Dizier chantonne de son refrain inégalable. Il a fallu rajouter un gallon d'essence avant de repartir. André est rassuré. Le B 450 , tel le gros Percheron puissant et placide garde en réserve son immense force. Il restera en quatrième tout le long du trajet. Allons, les moteurs ont de l'allant ! La côte de Lamothe, bien que longue est franchie entièrement en quatrième. Cyrrhus est ravi et sourit aux anges. Il est heureux de voir les pur- sangs de son écurie trotter avec une telle allégresse.

Dans la côte de Lescure Jean-Claude se gare sur le côté et demande si le petit sémaphore qui s'est subrepticement allumé au tableau de bord est une alerte à la température.

Que nenni le rassure le propriétaire du 7013. Un petit coup de cafard de la génératrice, tout simplement. Ton moteur ne chauffe point ,tu peux y aller franco.

Le convoi repart, passe en trombe la belle ligne droite de Montesquieu, serpente avec grâce les virages d'Audinac jusqu'à Saint-Girons traversée triomphalement. La côte de Saudech jusqu'à La Coume est gravie en troisième. L'étape se termine à 19h55 au repaire. Il aura fallu 2 heures pour 29 km. Mission accomplie, les mécaniciens sont heureux. Déjà il se murmure que si la fête de Saint Croix a lieu en septembre, une belle épopée se prépare avec quelques tracteurs supplémentaires.

Le grand Farmall à essence, stoïque et indétrônable aura dévoré un peu plus de 40 l d'octane ! Il semblait dire ; à grandes enjambées, gros appétit, n'est pas Farmall qui veut !

Grand merci à Benoît, Edouard et tous leurs assistants pour l'organisation et le succès de ces deux journées mémorables.

 

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La ruralité dans toute sa splendeur.
La ruralité dans toute sa splendeur.
La ruralité dans toute sa splendeur.
La ruralité dans toute sa splendeur.
La ruralité dans toute sa splendeur.
La ruralité dans toute sa splendeur.
La ruralité dans toute sa splendeur.
La ruralité dans toute sa splendeur.
La ruralité dans toute sa splendeur.
La ruralité dans toute sa splendeur.
La ruralité dans toute sa splendeur.
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La ruralité dans toute sa splendeur.
La ruralité dans toute sa splendeur.
La ruralité dans toute sa splendeur.

La ruralité dans toute sa splendeur.

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 22:29
La découverte de la jolie plaque MEL.

La découverte de la jolie plaque MEL.

 

MEL

Marston Excelsior Limited à Leeds

 

Ohé du bateau s'était écrié le quartier maître lors d'une auscultation du géant de Doncaster !

-faudrait voir changer les courroies de la dynamo et de la pompe à eau. Elles sont dans un état de délabrement avancé. Manquerait plus qu'elle claquent pendant le défilé !

Au travail répondirent les matelots. Par ce beau dimanche de mai, les deux trapézoîdales sont vite tombées. Et les manchons, pas brillants non plus, à virer ; ils sont tout craquelés et pas loin de l'anévrisme. Pour ce faire vidange du radiateur. Le tube de purge est vissé sous le radiateur et traverse le chassis. Le bel écrou à papillons, comme par hasard, est bloqué. La pince multiprise davrait suffire au desserage mais paf !!! , le tube casse à l'extrémité supérieure. Un bout de filetage reste dans le radiateur. Quelle guigne ! Il autait fallu s'en douter. Il faut tomber le précieux organe. Mais voilà, dans cette série de Farmall H, M, MD , B 450 la colonne de direction passe à travers, dans la partie supérieure. Quel luxe.

Calandre déposée, boulons inférieurs devissés, hauban supérieur déboulonné, manchons de durit extraits, colonne démontée en son milieu, comment sortir l'arbre comprenant la vis sans fin ? L'écrou de serrage est facile à enlever, la colonne sort par devant mais il faut enlever le pignon de direction. La pignonnerie est bien huilée, les dents sont comme neuves. Cette très belle pièce sort facilement ; son écrou desseré et enlevé, il est extrait avec un arrache moyeu du genre pied de biche. La colonne à petits coups de jets en aluminium bien consentis sort facilement de son antre. Le beau radiateur est libéré.

Quelle surprise à ce moment là ; il y a en haut à gauche une petite plaque en laiton, celle du constructeur, un équipementier en fait. L'étonnement et le bonheur de découvrir ce nouvel acronyme ravit les mécaniciens.

MEL ou Marston Excelsior Limited à Leeds . Une société anglaise qui fabriquait du matériel de refroidissement, des chaudières, un peu le Chausson de chez nous. Le très précieux médaillon est nettoyé, décrassé au décapant peinture et pris en photo. Sont ils nombreux ceux de la IH , à connaître cet illustre fabricant d'accessoires ?

Quel que soit le constructeur de matériel, rares étaient ceux qui fabriquaient tout. Chacun faisait appel à des équipementieurs : pistons, soupapes, chemises, direction, relevage, injection, etc.... Pour le B la pompe à injection venait de chez Simms et le radiateur de chez MEL.

Cet organe de refroidissement déposé et retourné, de quoi en retourne-t-il ? Le petit morceau de tube, environ 1,5cm est heureusement parfaitement délogé. Quelques petits coups de lime et le voilà rendu. Le filetage femelle est en parfait état. Le bouchon est desseré à l'étau après une bonne dose d'absorption de dégrippant. Les filets, bien nettoyés peuvent continuer leur carrière. De l'autre bout il faut refaire le filetage avec une filière au pas anglais.

Dorénavant, les gars vous me regarderez tous les bouchons de vidange des radiateurs à l'automne, éructe le moniteur ! De plus nettoyage des circuits et remise à niveau avec eau plus antigel. Et faites gaffe à l'Hispano, n'oubliez pas la vis de purge derrière la pompe à eau, c'est une rare et belle mécanique à être entraînée par la distribution. Plus d'un s'y est fait avoir et après on s'étonne des balafres au moment du dégel, non mais !

Le B rasséréné par tant de bons soins fut vite remonté. Son appareil respiratoire était maintenant à point. Le temps pressait, la date fatidique du grand défilé approchait à pas de géant et qu'aurait fait Marcel s'il n'avait pas eu son chou chou pour la parade d'Autrefois le Couserans ?

 

 

Autres fabricants de radiateurs ;

Chausson, célèbre marque qui avait des usines à  Asnières, Creil, Gennevilliers, Meudon a fourni énormément de constructeurs.

La société Toulousaine du radiateur 17 bis avenue de la Colonne à Toulouse.

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 20:14
Le champ des exploits, le bosquet, la mascotte du régiment.
Le champ des exploits, le bosquet, la mascotte du régiment.
Le champ des exploits, le bosquet, la mascotte du régiment.
Le champ des exploits, le bosquet, la mascotte du régiment.
Le champ des exploits, le bosquet, la mascotte du régiment.
Le champ des exploits, le bosquet, la mascotte du régiment.
Le champ des exploits, le bosquet, la mascotte du régiment.

Le champ des exploits, le bosquet, la mascotte du régiment.

Les défricheurs du Lançon.

 

 

 

 

Un peu avant 8 heures, le bosquet du Lançon, siège du grand pèlerinage annuel d'Antic Agri était en pleine effervescence. Non seulement un important matériel était en activité mais les commandos aguerris faisaient reculer la broussaille avec vigueur.

Gérard avec la Case Poclain terrassait un grand terre plein au pied du bosquet. La terre était transportée avec la grosse benne attelée au MF 8290 et déversée au champ au dessus du bois de la petite ferme.

Bernard avec le MF 140 et son gyro virevoltait entre les chênes et mettait à ras la végétation. Le petit N73 avec son gyro se faufilait avec agilité entre les arbrisseaux.

Une escouade de fantassins, Benoît et Benoît, Jacques, André et André, Christian, Rémy, Guillaume, équipés de débroussailleuses Stihl et Mac Culloch ne laissait aucun répit aux ronces et autres plantes indésirables qui n'avaient pas encore subi leur assaut l'année précédente. Une véritable ruche, oui, voilà à quoi ressemblait le terrain des exploits futurs. Personne ne songeait par cette belle matinée à l'attaque soudaine des frelons dans leur repos immérité. C'est Gilles qui pâtit de leur méchanceté. Pourtant habillé d'un tea shirt bleu , cette couleur naguère qui ornait charrettes et tombereaux et était censée repousser les insectes (le bleu charron) ,ce ne fut pas le cas. Les détestables hyménoptères, las d'être confrontés à un ennemi si résistant disparurent aussi vite que dérangés..

Pendant que les débroussailleurs s'affairaient, JEF Mathieu et Thomas installaient les sanitaires.

Le tout prenait vraiment une allure extraordinaire.

Un petit café réconfortant servi par Marie Lyne offrait un intermède durant ce dur labeur. Cette année il était décidé qu'une avancée significative serait faite quant au nettoyage.

Une deuxième compagnie s'occupait du bois d'acacias où devait se tenir la petite ferme, royaume d'André. Avec la mini pelle Schaeff, Benoît le géant enlevait tous les détritus chargés aussitôt dans la remorque. C'était l'occasion de parfaire l'embellissement.

A midi précises rendez vous à la Tourette où un excellent repas préparé par Eric, Christine, Marie-Lyne avait de quoi satisfaire les appétits les plus voraces fort aiguisés par les travaux de légionnaires.

A 14h 30 retour au terrain qui finalement sera entièrement nettoyé jusque derrière la villa de Cathy. JEF, avec un peloton de bûcherons, cisaillait les arbres morts tombés à terre et coupait un gros chêne invalide. Le Merlo lui servait de nacelle. Il était mené avec dextérité par Clément. Il y avait du bois de chauffage en perspective. Que restera-t-il l'année prochaine ?

Jacques le matin a amené avec son Som 40 quatre jolis troncs qu'il va débiter le jour J avec sa scie de chantier.

La petite chienne, la mascotte du régiment, était bien là. Trottinant de ci de là, elle fit le bonheur des enfants venus l'après midi et reçut maintes caresses des adultes.

Des branches et branchettes, il y en eut. Les troncs étaient parfaitement épilés jusqu'à presque trois mètres . Un participant qui n'aurait pour rien au monde prêté son “échartou” proclamait ; un homme doit passer tête haute dans le bois sans effleurer une seule branche !

Un peu avant 18 heures les rangs des fantassins s'éclaircissaient, chacun regagnant son bercail. Le bosquet était prêt pour recevoir les vieux métiers, la scie de Mr Latil et servir aussi de parking.

La terre sainte du Lançon n'en revenait pas d'une telle performance. Restait à venir celle des 9 et 10 septembre.

 

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 20:52
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;
Le labour au Lançon;

Labour au Lançon. Mardi 15 août.

 

 

 

Le traditionnel labour d'essai en vue d'Antic Agri, c'est le 15 août au Lançon.

12 tracteurs vont exercer leur talent sur deux grandes parcelles soigneusement arrosées la nuit précédente par les bons soins de Gérard.

Les fidèles se retrouvent pour cette sympathique réunion. Bernard, Damien, Valentin, Gérard, Jacques, Guillaume, Narcisse, Chrstian, André, Yves, Gégé.

Après un copieux petit déjeuner les laboureurs s'activent tranquillement. Autrefois, c'étaient les animaux de trait qu'il fallait appailler avant l'ardent labeur. De nos jours les agapes sont un rituel incontournable pour les participants.

L'équipe de Peyssies arrive. Un cliquetis caractéristique de chenilles se fait entendre. C'est l'OM 50 C de Guillaume. Pour traverser les voies goudronnées il a pris la délicate attention d'emporter de larges bandes de caoutchouc.Ainsi le bourgmestre ne pourra lui faire le reproche d'arracher du bitume avec les tuiles. Il ne pourra lui arriver une tuile !

Le 612 de Bernard ouvre la raie. Dans une noria incessante les tracteurs vont vite dévorer la première parcelle avant midi.

-les Lanz de Damien, Valentin et Gérard.

-le 500S Someca de Jacques.

-le DA 50 L de Narcisse conduit par son petit fils.

-le Vierzon de Baptiste.

-le Zetor d'Yves.

-le Percheron de Christian.

-le BM de Marie Hélène.

-l'Utility d'André et sa monosoc réversible.

-le Vierzon 402 de Mathieu.

-l'OM 50 C de Guillaume.

-Eric mène son Someca 750 avec sa charrue trisocs.

La terre se retourne bien. Les socs n'ont aucun mal à pénétrer. Les multiples galets occasionnent quelques secousses aux magnifiques araires. Le chaume est bien enfoui. Les opérateurs manipulent les grandes manettes pour parfaire les réglages. Parfois les engins se rapprochent et bouchonnent un tant soit peu.

Vers 13 heures un copieux repas est pris sous le petit barnum. La température est agréable aujourdh'ui, le ciel est gris et un petit air doux agrémente cette belle journée.Les pâtes exquises sont en abondance. Il en restera pour ce soir. L'entrecôte cuite par les bons soins d'Eric est délicieuse et calme l'appétit vorace des travailleurs.

L'après midi, le théâtre se déplace de l'autre côté du chemin. Des petits halos de fumée s'élèvent au dessus des échappements des boules chaudes . C'est un signe in tangible.

La raie est longue, les tracteurs sont espacés. Les voisins sont venus voir le spectacle. C'est presque un labour record. Record à coup sur du tapage des monocylindres qui envahit la campagne. Même les yeux fermés tous les bruits de moteurs se reconnaîtraient.

-bruit de succion du BM

-régularité de l'utility

-sifflement à l'échappement du DA 50

-tapage du Percheron

-tonnerre des Lanz

-sur le 402 le bruit du ventilateur domine.

Pendant les savantes maneuvres Audrey s'amuse avec le petit Bautz AS 122, un bijou celui là.

En fin d'après midi les uns chargent leur charrue sur les remorques, les autres reprennent le chemin du retour avec tracteurs et charrues.

Durant tout cette journée, alors que les laboureurs aiguisaient leur talent , l'équipe de JEF faisait les derniers préparatifs pour démarrer le 6 cylindres Duvant. Le démarrage victorieux aura lieu à 19 heures après d'intenses minutes de forte émotion !

La table est mise. Les convives dévorent à pleines dents le souper après ce magnifique travail .

C'est un bon augure pour Antic Agri.

Même s'il n'y a plus beaucoup de pâturages dans la plaine du Lançon, son corollaire le labourage fait toujours partie des mamelles de la France !

 

 

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 07:56
Sortie des vieux pistons Bellopodiens
Sortie des vieux pistons Bellopodiens
Sortie des vieux pistons Bellopodiens
Sortie des vieux pistons Bellopodiens
Sortie des vieux pistons Bellopodiens
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Sortie des vieux pistons Bellopodiens
Sortie des vieux pistons Bellopodiens
Sortie des vieux pistons Bellopodiens
Sortie des vieux pistons Bellopodiens
Sortie des vieux pistons Bellopodiens
Sortie des vieux pistons Bellopodiens

 

Sortie des vieux pistons Bellopodiens.

Dimanche 9 avril 2017.

 

 

 

 

 

A Belpech , début avril, la tradition est maintenant bien ancrée. C'est la foire de printemps et le sympathique petit bourg est entièrement dédié à l'animation rurale et attire de plus en plus de monde.

Les camelots sont nombreux ; les stands de nourriture se bousculent ; marchand d'outillage, de vaisselle, de vêtements, de friandises se côtoient avec le coutelier. L'entrée de la place est bien garnie. Puis arrive l'espace rural.

D'abord les animaux ; vaches laitières, moutons, chevaux, sont soigneusement parqués et ne manquent pas d'attirer de nombreux visiteurs.

L'animateur de l'Indépendant s'en donne à cœur joie avec sa puissante sono. La buvette sera fort active tout au long de cette belle journée.

Quelques machines modernes sont présentées mais le domaine important de la fête est celui des vieux tracteurs. Soixante cinq sont exposés sur l'esplanade. Ils sont pour certains d'entre eux regroupés par marques. C'est l’œuvre de Mario entouré de sa fidèle équipe. Des feuilles signalétiques sont apposées sur les calandres. Les marques légendaires sont bien représentées comme d'habitude et puis de ci de là quelques engins plus rares tel ce Field Farmer, un 3 cylindres Perkins fabriqué en France et venu de Chalabre, un Toselli équipé d'un VM Diesel (Claudio Vancini et Ugo Martelli), l'UTB* de Robert, la chenillette essence de Cintegabelle, le Cub américain, le gros Nuffield et deux tracteurs particuliers qui ne manquent d'attirer l'attention :

- le Farmall M de Marc monté avec son gazogène entièrement construit de ses mains en respectant scrupuleusement le plan d'origine. Depuis plusieurs années opérationnel, ce merveilleux engin fonctionne uniquement sur le mode“gazo”, le carburateur ayant été enlevé pour parfaire la démonstration. Des admirateurs peu au fait de cette technique presque passée aux oubliettes disaient à voix basse ; c'est une machine à vapeur ! D'autres badauds, plus au courant, répondaient en souriant: pas tout à fait, c'est un exemple de combustion endothermique !!!

- le Pampa. C'était sa première sortie à Belpech, récemment rentré dans le giron du club. Il vient de la région de Cazères. Bien repeint , il a fait l'objet d'une légère modification : un petit toit lui a été ajouté. Estampillé I.A.M.E., il attire beaucoup de visiteurs. Comme il ressemble à un Lanz disaient les plus connaisseurs !

Un soleil radieux étant de la partie, le public enthousiaste et radieux se promenait entre les mécaniques. Les retrouvailles des habitués des foires régionales engagent force discussions. A 13 heures le repas est pris sous la grande halle. C'est un moment de convivialité incontournable. Enfin quand les convives sortent de table après ces agapes pantagruéliques, les moteurs vont démarrer peu à peu et le défilé traditionnel dans la petite bourgade se coule lentement pour deux tours rituels. Attention au pied sur l' embrayage lance un observateur semble-t-il connaisseur, baisse ton régime, s'écrie un autre ! Marc a préparé avec soin son M, ce beau et grand Farmall qui épate l'assemblée, les B 450 surnommés les géants de Doncaster déboulent comme de beaux éléphants pacifiques.

A 17 heures, peu à peu, insensiblement, les marchands plient leurs étalages. Les tracteurs, les héros du jour, s'estompent, les animaux sont embarqués et la place se vide comme par magie, tout en douceur.

Bravo, les Bellopodiens, bel hommage aux vieux pistons.

 

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*UTB, Universal Tractor Brasov.

Les Gazogènes. De nombreuses marques proposaient leur matériel dont la disparition a été très rapide après guerre . On trouvait notamment Imbert, SAF, Suca, Paul Renault, Facel, Map Latil. etc...

Pampa ; tracteur argentin fabriqué par l'Industria Argentina de Mécanica del Estado.

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