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23 mai 2024 4 23 /05 /mai /2024 19:19

Fajac la Relenque, à deux pas de Mazères d'Ariège,

Tout y est pour la foire annuelle dans ce joli patelin du Lauragais. Le maire Alain et son équipe ont remarquablement œuvré pour le déroulement complet de la journée.

 Et à 13heures quel menu! Les flageolets étaient cuits à point et d'un goût exquis!

Bravo Fajac la Relenque.

 

 

Très beau panel de tracteurs dont un magnifique F 267 restauré dans les règles de l'art.
Très beau panel de tracteurs dont un magnifique F 267 restauré dans les règles de l'art.
Très beau panel de tracteurs dont un magnifique F 267 restauré dans les règles de l'art.
Très beau panel de tracteurs dont un magnifique F 267 restauré dans les règles de l'art.

Très beau panel de tracteurs dont un magnifique F 267 restauré dans les règles de l'art.

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3 mai 2024 5 03 /05 /mai /2024 07:06
Concours de fauchage à la faux.

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26 mars 2024 2 26 /03 /mars /2024 21:10
Salles sur Garonne, le labour à l'honneur
Salles sur Garonne, le labour à l'honneur
Salles sur Garonne, le labour à l'honneur
Salles sur Garonne, le labour à l'honneur
Salles sur Garonne, le labour à l'honneur
Salles sur Garonne, le labour à l'honneur
Salles sur Garonne, le labour à l'honneur
Salles sur Garonne, le labour à l'honneur

Salles sur Garonne, le labour à l’honneur

 

Comme chaque année, Éric avait lancé un appel pour la fête de Salles sur Garonne. Rendez-vous le 2 juillet avait-il dit, cette année nous pourrons labourer le champ à côté de l’église. Parole tenue !

Ce dimanche matin à 8h15, la jolie place de salle est encore bien calme. Éric trône aux fourneaux, saucisses, ventrèche et œufs au plat sont en train de cuire. Quelques jours avant le jour j, il avait demandé aux petits saint-gironnais : as-tu des inscriptions de ton côté ? Un seul, mais toi tu dois en avoir ? Oui, quelques-uns.

En fait, 21 tracteurs viendront, un beau score et ce sera la grosse animation de la fête locale. Le panel était composé du Bautz AS120, du Lanz 1506, du Som 611, de trois Som 40, du Som 511, du Fiat 450S, du MF 37, du Pampa, du Vierzon 302, du Vierzon 401, du Champion Elan, du Fiat 850, du Vandoeuvre super PM, du Renault 461, de l’Allis-Chalmers FD123, du Farmall Super FC-D, du Som 20D, du Fordson Super Major. Dans un rugissement facilement reconnaissable, le Farmall 1466 de Baptiste faisait une entrée remarquée. Les 100 ans du Farmall, c’est cette année !

Le copieux petit-déjeuner avalé, le monde papotait encore quelques instants puis Éric avançait son petit Som 20 avec sa bétaillère au centre de l’arène en vue du tour du village. Derrière le Renault 461 équipé d’une grande remorque se mettait en place. Beaucoup de monde, grands, petits, adultes, montaient à bord et à 10h30 le grand cortège entamait son périple villageois.

Dans la remorque du Renault, deux chiens, Cybèle et un golden retriever, avaient pris place. Ils étaient aussi heureux, sinon plus, que leurs maîtres. Que Salles sur Garonne est sympathique, les maisons sont bien entretenues et fleuris et les habitants sur le devant de porte ravis de l’animation du jour. Sous une température des plus clémentes, c’était vraiment un long moment délicieux dont ont profité les voyageurs et les tractoristes. En troisième position, Bernard avec son tonitruant Pampa ne se laissait distancer d’un pouce. Il est vrai qu’avec son énorme cylindrée il ne craint aucune mécanique concurrente. La vitesse est réduite, il faut profiter du moment présent de la belle cité et des beaux paysages. La Garonne coule paisiblement vers Carbone, tous les maïs des environs sont en fleur (rare un 2 juillet), épais, verts comme rarement vus et semblent dire : regardez les bienfaits d’une pluviométrie généreuse. Plusieurs champs de blé sont moissonnés dont celui des exploits pour cette après-midi. Tout le monde suit sans difficulté. Éric, en bon meneur, suit ses arrières attentivement. Le tour est long, bien après Salles en direction de … Une grande allée privée bordée de platane est longée puis un petit chemin départemental et retour vers Salles. Pour qui ne connait ce joli patelin, il ressemble vraiment à un labyrinthe. La grande chenille mécanisée rejoint la place de la fête, quelques-uns refont un deuxième tour. A 12h35 la boucle est bouclée. La première étape de la journée est gagnée. Quelques voitures anciennes, alpines, quatre CV, Méhari, sont venues. Elles ajoutent une note pittoresque au programme festif. Il n’est pas loin de 13h quand les participants se mettent à table. Même s’il n’y a rien eu de pénible ce matin, les appétits sont aiguisés.

 

Au menu :

  • Salade,
  • Riz et daube,
  • Fromage,
  • Tartelette.

 

Le tout est délicieux. Vers 13h45 le barnum se vide, la deuxième tranche du programme est en vue. Déjà le matin après le petit-déjeuner quelques laboureurs avaient essayé leurs araires en suivant les premières raies qu’avait tracées Éric la veille. Tout allait pour le mieux.

Un labour éblouissant.

A petits tours de roues, les tracteurs équipés de leur charrue gagnaient le terrain à 200 mètres de là à peine. Neuf étaient impliqués dans ce travail pittoresque dont quatre avaient une charrue portée, le 450 S de Jacques avec une bisoc réversible trois points, Éric avec son Fiat 850 doté d’une Huard trois socs en planche, Yves avec son Super BM Vandoeuvre et une bisoc en planche Ferguson (celle du Petit Gris) et Giovanni avec une petite bisoc sur son Som 20D. les autres étaient bien entendues des charrues traînées deux socs et pour celle de Christian trois socs. Les laboureurs prenaient la raie en gardant une certaine distance entre eux. Les vitesses étaient certes inégales, la terre elle n’en revenait pas d’être remuée avec autant d’attention, de passion et de monde.

 

Le champ fraichement moissonné est long. Les raies tracées la veille suivent la légère courbure du terrain. Les athlètes entrent en lice, y sont au mieux de leur forme après ce repas plantureux. Les socs rentrent sans difficulté dans la terre noire, grâce à souhait, légèrement humide, friable. Un observateur était en extase devant ce Tchernoziom qui rappelait celui des grandes plaines d’Ukraine.

 

Le petit Som 20 est soumis à rude épreuve, la charrue plantée, la vitesse un peu élevée, le taux de patinage n’est pas négligeable, le bruit de la boîte à vitesses est strident, quelques roulements sans doute usés plus que de raison. Jacques, tout sourire, déboule avec son Fiat 450S. La charrue manque un peu d’horizontalité mais le recouvrement est assez bon. Yves, avec la charrue du Petit Gris et son tracteur orange font une bonne paire. Arrive Christian sur son 511, très gracieux et hyper appliqué qui impose la pleine charge à son beau moteur qui ne fume point, tire vaillamment sa trois socs et donne un beau labour. Le 611 de son frère, qui a un peu plus de coffre, a encore de la réserve. Le monocylindre du Pampa doit s’entendre à des kilomètres à la ronde. A son approche, l’air vibre suite aux compressions de l’énorme piston. Le 401 de Baptiste et le 302 d’André complètent ce tableau idyllique. Que serait un labour à l’ancienne sans des boules chaudes.

 

Ah, si il y avait bien sûr un Farmall. Fabien était venu de Viviers lès Lavaur pour la circonstance. C’est le monsieur Farmall régional ! Son Super FC-D, row crop est à l’épreuve avec sa bisoc trainée. Au deuxième tour, en revenant vers l’entrée il plante peut-être un peu trop, le diesel de Saint-Dizier ne faiblit pas mais la roue gauche patine, le conducteur averti joue du frein pour suppléer au manque de blocage de différentiel sur ce modèle. Que nenni, il stoppe, relève, recule et repart. Cette fois-ci est la bonne, le Super FC-D sort de l’arrêt tel le sous-marin qui remonte à grande vitesse après avoir vidé ses ballastes. Le moteur libéré de son étreinte forcenée rugit et prend des tours.

 

Ce matin lors des essais, Yves avait fait quelques tours avec son Fordson Super Major. La charrue, réglée à point, émiettait la terre comme de la cendre. Éric avec son 750 quatre roues et sa charrue huit socs portée n’est pas en peine. L’attelage est harmonieux. La charrue verte n’est pas une Oliver, c’est une Souchu-Pinet. Finalement tout le champ est labouré, c’est le propriétaire qui va être étonné ! Après ces brillantes démonstrations les clameurs s’estompent. Chacun embarque sa charrue sur son fourgon ou sur sa petite remorque et regagne ses pénates. Le trio Jean-Marc, sa femme et Narcisse ont mis les voiles depuis un moment. A la place de la fête, le public joue à la pétanque, Baptiste fait faire des baptêmes de tracteur avec son immense Farmall 1466.

 

Ainsi s’est terminée cette belle journée patronnée par le comité des fêtes de Salles sur Garonne.

 

 

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7 février 2024 3 07 /02 /février /2024 18:49
Bourse d'échange pièces auto et moto à Saint-Girons

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8 janvier 2024 1 08 /01 /janvier /2024 19:31

Chères lectrices, chers lecteurs ,

Si l'année 2023 s'est bien passée dans le domaine des vieux tracteurs, on ne peut qu'espérer qu'il en soit de même pour 2024.

Alors il est de bon ton de souhaiter les bons vœux et que tout aille bien dans nos familles, notre travail et nos loisirs.

Dans le sud ouest , la saison démarre avec Navarrenx les 03 et 04 février suivie de Barcelonne du Gers la semaine suivante. Réalmont sera les 06 et 07 avril. Casteljaloux, tous les deux ans maintenant, ouvrira les portes du magnifique conservatoire rural de Gascogne les 04 et 05 mai.

Autrefois le Couserans pour sa trente deuxième édition placée sous les thème des jeux aura lieu les 02, 03 et 04 août.

Antic-Agri sous la bannière de Massey-Harris à Massey-Ferguson sera les 07 et 08 septembre à Longages.

“L'ouvrage à l'air toujours facile quand le travail est un plaisir”

                                                   Bonne année!

 

                            William Deering.

 

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11 décembre 2023 1 11 /12 /décembre /2023 19:24

Le Rouge et le Bleu

 

Jeudi 18 mai 2023

 

C’est à Monpla, hameau de Saint-Girons après Palétès qu’un nouvel épisode se passait. Monpla c’est un doux euphémisme car c’est on ne peut plus pentu. Marcel avait déniché un Fordson Super Major dont le propriétaire ne se sevrait plus. Une première visite avait lieu le dimanche 14 pour étudier l’opération. Le beau Bleu est planqué sur un petit replat accessible depuis un chemin très pentu puis quelques centaines de mètres de goudron pour arriver à la départementale.

Le pneu avant droit et arrière gauche sont dégonflés. Les pédales de freins sont très dures. Le tracteur semble planté. L’huile moteur est correcte, le niveau d’huile faible dans le pont, la mécanique dans l’ensemble est propre, la carrosserie très saine, le siège en bon état mais il y a du jeu dans le boîtier de direction. Alors va pour le jeudi en tout début d’après-midi. Le géant de Doncaster est amené par Marcel. Le gonfleur surpris de force est branché, malheureusement il a un débit nul. Alors le groupe électrogène pris à La Coume dans la voiture et le petit gonfleur 220 V devraient faire l’affaire. Effectivement les deux pneus prennent une petite gonflette, la pression tient. Il est décidé de remorquer le Bleu. Hélas les roues sont bloquées. Après deux ou trois manœuvres, la droite obtempère. Le chef de convoi souhaite descendre le Bleu jusqu’au terre-plein tout près de l’ex-usine Pagès. La roue gauche va riper tout du long. Avant d’arriver au goudron, il faut dégager un énorme amas d’herbe, de terre, de feuilles, de petites branches entassées devant le pneu. Le couvercle du carter de freins est démonté après avoir enlevé le marchepied. Il y a beaucoup de rouille à l’intérieur. Malgré quelques petits coups de marteau bien consentis sur la cloche, rien n’y fait.

A petite vitesse, le convoi descend sur le chemin goudronné. La roue ne bouge d’un iota. A coup sûr, un méplat a dû se former sur le pneu. Le tracteur sera mieux garé sur le plat et le frein plus facile à opérer. Le B repart avec le groupe sur le relevage et la barre de remorquage attachés sur le côté. L’étape du jour est finie.

 

Samedi 20 mai

 

André et Marcel sortent le disque extérieur. Les cannelures du disque et de l’arbre de boîte sont très encrassées. Rien d’étonnant à ce que le Fordson se soit comporté comme un pied-beau, à espérer très provisoirement.

 

Dimanche 21 mai

 

En début d’après -midi les baroudeurs sont à pied d’œuvre. Chez Ford le montage de la cloche est un peu plus compliqué qu’à la IH. Elle tient par trois boulons vissés sur le pont et accessible qu’après avoir enlevé les disques. Ils viennent assez facilement après avoir tapoté avec un jet en alu et avoir fait levier avec un gros démonte pneus. Le deuxième disque est un peu plus récalcitrant mais son intérêt pour connaître une nouvelle vie et de le sortir. C’est ce qui a été fait. La voie est libre, la roue est libre. Le percheron de Dagenham pousse un énorme soupir de soulagement.

A vos rangs, fixe.

A suivre.....

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22 septembre 2023 5 22 /09 /septembre /2023 19:54
Le rapatriement du géant de Doncaster
Le rapatriement du géant de Doncaster
Le rapatriement du géant de Doncaster

 

                            Le rapatriement du géant de Doncaster

 

 

Pour la 20e édition d'Antic- Agri à Longages placée sous la bannière du 100ème anniversaire du Farmall, le petit saint-gironnais avait décidé d'amener le B 450 ou le géant de Doncaster modèle fabriqué de 1958 à 1969.  La première étape s'était déroulée le mardi 29 août de Saint-Girons à Montardit puis le jeudi 31 août de Montardit à Longages. L'arrivée furtive avait eu lieu à 21h30 déjà par nuit noire.

 Après la fête magique le retour du grand Farmall était prévu pour le jeudi 14 septembre à 09h10. Après avoir placé la batterie, vérifié les niveaux, salué Gérard propriétaire des grandes terres du Lançon à Carbonne, le fringant vaisseau prend son envol. A 31 km heure galope-t-il allégrement le beau tracteur ! Il en étonne plus d'un sur son passage. Sur le pont qui franchit l'autoroute vers Carbonne la vitesse est volontairement réduite pour faire admirer le vaisseau. Nombreux automobilistes et poids lourds ralentissent et envoient force coups de corne de brume. Carbonne et Cazères sont vite franchies. Vers 10h50 après Le Plan, alerte à tribord arrière. L'équipage s'arrête en bordure de route. La roue arrière droite ne tourne pas très rond s’étonne André. Le convoi repart mais le malaise s'accroît. L'énorme roue faseye de plus en plus. Encore un arrêt peu avant Sainte-Croix pour découvrir que 2 boulons de serrage de la grosse bride de la roue sur l’essieu ont disparu.  C'est l'avatar !  A petits pas le B est mené jusqu'au grand parking à côté du cimetière. Nous n'avons d'autres choix que d'aller chercher les clés, deux boulons prélever sur un autre tracteur, les cales, et le cric à la base secrète. Arrivés à Saint-Girons pourquoi ne pas aller dîner à Prat et repartir après par Fabas s’écrient les deux compères. Après tout rien ne presse. A 14h00 les 2 colistiers sont sur le chantier. Il n'y aura même pas besoin de lever le côté droit du gros engin mais il faut desserrer la grosse masse du côté intérieur du voile de roue pour défaire le boulon intérieur. Enfin la bride en forme de demi-lune est extraite de son logement.  Les têtes des 2 boulons manquants se sont sans doute satellisées dans la nature.  Les morceaux du filetage cassé sont sortis sans difficulté aucune. Le temps de remonter toute cette boulonnerie après avoir bien centré de coquilles, 2 heures se sont écoulées. Bien des voitures ont ralenti à la vue de ce chantier inédit.

-Tiens disait gentiment un automobiliste de leur connaissance, voilà Ambroise Paré au chevet de la IH.

-oh, rétorquaient les mécaniciens affairés, les vieux modèles de la IH sont parfois secoués par les flots mais ne sombrent pas !

A 16h00 la 2e étape du rallye est amorcée. Aux différents capteurs de vitesse en bordure de route la vitesse s'élève 31 km heure. N'est pas courrier rapide qui veut ! Juché sur son siège grand confort le pilote avale les inégalités du goudron avec allégresse. A Jean Dieu après Audinac, petit arrêt quelques instants pour saluer Marie Claude venue à la rencontre du grand Farmall.  Propulsé par son gros moteur infatigable et si enviable, son repaire situé à la Coume au-dessus de Saint-Girons est atteint à   17 heures.

     La gigantesque histoire du Farmall venait de s’enrichir d’un nouvel épisode !

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19 septembre 2023 2 19 /09 /septembre /2023 20:23
Concours de fauchage à la faux a Tourtouse en Ariège

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23 août 2023 3 23 /08 /août /2023 05:54
Extraction du grand Farmall de Saint-Dizier
Extraction du grand Farmall de Saint-Dizier
Extraction du grand Farmall de Saint-Dizier
Extraction du grand Farmall de Saint-Dizier
Extraction du grand Farmall de Saint-Dizier
Extraction du grand Farmall de Saint-Dizier

Extraction du grand Farmall de Saint-Dizier

 

Quoi de plus naturel pour sortir le F267 de sa gangue végétale, de le remorquer avec le géant de Doncaster, familièrement surnommé Balou par son entourage. Alors ce jeudi 2 mars l’opération extraction est programmée. Louis, André et Alain ne seront pas de trop. Le B est placé devant son petit frère, la barre de remorquage fixée et le premier essai commence. Malheur, les deux roues motrices sont bloquées alors que les freins ont été enlevés auparavant. Après quelques essais – marche avant, marche arrière – rien n’y fait. La troupe est déçue mais pas angoissée. Après tout, il n’y a pas le feu au lac. Pas la peine d’insister s’écrient les cheminots. Au pire, suggère l’un d’eux, il peut être tiré jusqu’au goudron. Sur la terre, aucun organe ne saurait être cassé, après il peut être embarqué dans un polybenne.

 

  • Ah, pas question ! crie son nouveau propriétaire. Il rejoindra Saint-Girons en remorque oui, et sur ses propres roues. Pour y voir plus clair, il faudra lors d’une prochaine étape lever le bloc du relevage et regarder dans la transmission ce qui se passe. D’ailleurs, regarde André, il y a une petite trappe sur le marchepied droit, enlevons la pour jeter un coup d’œil. Cet appendice est vite ôté.

 

En effet, ce n’est pas très beau à l’intérieur. La rouille a envahi la pignonnerie. Pour aujourd’hui l’affaire est ajournée. Nous verrons Henri qui nous lèvera le bloc avec son Case CX70 équipé de la fourche.

 

Opération levage samedi 4 mars.

 

A 14 heures, le Case attend à l’entrée de la piste. Ce tracteur se demande ce qui arrive. L’énorme bloc est vite dévissé. Henri se met bien en ligne, une sangle est placée sous le bras de relevage et à l’avant du bloc puis sur deux dents de la fourche. Au commandement, levez ! La sangle se tend et hop, le bloc se décolle, Henri recule et pose la grosse pièce délicatement au sol. Aussitôt, les mécaniciens s’approchent des entrailles qui sont maintenant à l’air libre. Côté pont, la pignonnerie est magnifique et baigne bien dans l’huile, très belle d’ailleurs. Côté boîte, c’est beaucoup moins beau. L’explication est simple, l’eau a suivi un cheminement tout tracé par le levier de vitesse (une vidange partielle de la boîte lors du deuxième examen avait permis de voir qu’il était sorti pas mal d’huile) et le grippage des pignons s’en est suivi. Quelques forbans avaient d’ailleurs dû essayer de trafiquer les vitesses puisque les rapports étaient mélangés.

 

Qu’à cela ne tienne, pour aujourd’hui l’étape n’ira pas plus loin.

 

  • Henri, merci beaucoup pour ton aide, tu seras sûrement rappelé bientôt.
  • A votre service les chevaliers de la IH.

 

Romain Bergamelli, rencontré à Belpech à qui avait été soumis le problème, avait dit qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. Tu fais tremper au transyl et tu tapotes avec un jet en aluminium les pignons bloqués.

 

Avec Alain, l’intervention est soigneusement menée. Par la petite trappe latérale, un gros démonte-pneu est placé et fait levier. 

 

Tout est abondamment badigeonné au dégrippant miraculeux. Avec le jet en aluminium, les pignons sont tapés latéralement avec légère insistance mais sans brutalité. Au bout d’un moment la rotation s’opère et le premier pignon coulisse sur son arbre. Même travail pour le second et même succès. Le grand Farmall sort de sa paralysie. Poussées en avant, en arrière, les roues chaussées en 12,4*36 d’un côté et en 16,6*36 de l’autre côté bougent ! Il est enfin libéré de son étreinte qui commençait à sérieusement lui peser. Ce sera tout pour aujourd’hui. La bonne nouvelle est annoncée à André et pour faire bonne mesure il lui est indiqué que la boîte est équipée d’un réducteur comme celle des 270.

 

Dernière phase décisive, jeudi 9 mars.

 

Henri est invité à revenir sur le théâtre pour replacer le bloc du relevage et en vue d’amener le F à Saint-Girons. Case devant IH, voilà qui ne manque pas de piment. Le bloc est vite remonté, place maintenant à la barre de remorquage. En avant marche, le F dans un immense soupir de soulagement sort de sa prison. Les broussailles craquent sous les pneus des tracteurs rouges, comme si elles en voulaient à leur proie de s’évader, les crampons laissent des empreintes très nettes dans la terre molle.

 

Tout se passe bien, aucun bruit anormal, aucun frottement intempestif. A l’arrivée sur le chemin goudronné, petit arrêt photo, dernière vérification, gyro allumé, André en serre-file, la descente est amorcée.

 

Le public est au courant. Les incessantes allers et venues ces derniers temps ont éveillé les soupçons. Le Farmall de Gajan cloîtré pendant des décennies se prépare à prendre son envol ! A petite vitesse le convoi entame sa pérégrination. A la chapelle, il y a du monde, une inhumation vient d’avoir lieu. La nouvelle va circuler.

 

Le comportement du 267 est correct mais il faut aller à petite vitesse, il y a du jeu dans le pivot droit. Quant à la boîte et au pont, aucun bruit anormal, ç’en est étonnant.

 

Autant passer par la côte de Saint-Lizier et de Miguet, il y a beaucoup moins de circulation. La traversée de Saint-Girons est remarquée. Tiens, semblent dirent les clients du café Faur, il y a du nouveau à la William Deering.

 

Dernière tronçon en abordant la longue côte du chemin de Saudech. Le Case n’est pas à la peine, derrière, le remorqué ne peut même pas tenter de le freiner puisque les freins à disque ont été démontés.

 

Arrivés à la base secrète de la IH, les baroudeurs vont faire demi-tour au Gelach et dans une savante marche-arrière, le F est garé sur le petit parking à côté de l’Energic. Il n’en revient pas, ce brave tracteur, de se retrouver dans un environnement si inédit au milieu du B450, du H, du Super FC-C et du Vigneron. Son rêve est devenu réalité.

 

Le Case, mission brillamment accomplie, rejoint le Pesqué à Taurignan-Vieux, naguère bastion de la IH. Henri est chaudement remercié.

 

  • Tu vois Henri, tu as contribué à la sauvegarde du patrimoine des tracteurs d’antan, dis-toi bien que les deux marques qui se sont distinguées aujourd’hui dans le Couserans sont dans la légende et contribuent à forger le mythe et la gigantesque histoire du Farmall.
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28 juillet 2023 5 28 /07 /juillet /2023 07:09
50ème édition pour Barcelonne du Gers
50ème édition pour Barcelonne du Gers
50ème édition pour Barcelonne du Gers
50ème édition pour Barcelonne du Gers
50ème édition pour Barcelonne du Gers
50ème édition pour Barcelonne du Gers
50ème édition pour Barcelonne du Gers
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50ème édition pour Barcelonne du Gers
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50ème édition pour Barcelonne du Gers
50ème édition pour Barcelonne du Gers
50ème édition pour Barcelonne du Gers
50ème édition pour Barcelonne du Gers
50ème édition pour Barcelonne du Gers

 

50ème édition pour Barcelonne du Gers

Dimanche 12 février 2023

 

 

Il ne fallait surtout pas manquer cette 2ème foire annuelle du sud ouest tant attendue.

A 6h52 l’équipage habituel met le cap sur Barcelonne du Gers via Tarbes. Le temps est froid et magnifique. La pluie manque beaucoup, il n’y a pas d’autre sol0ution que de patienter.

A 9h 12, c’est l’arrivée. Il avait été dit aux coéquipiers, il faut faire davantage de photos que d’habitude et surtout ne manquer aucune allée ni aucune place.

Les rangs sont encore clairs mais le monde arrive vite. La marée grossit, c’est perceptible.

Il faut joindre Bernard Duviau, un des fondateurs de la foire, auteur du livre sorti en 2022 pour commémorer l’histoire de cette énorme animation. Très occupé sans doute, il est sur messagerie. La visite commence par l’allée de droite et une petite discussion s’engage avec Patrick Gruel, grand marchand de pièces d’occasion. Il prend note des besoins des Saint-Gironnais. La vendeuse de pastilles des Vosges fait la réclame pour ces bonbons dont la vente est censée venir au cirque auquel elle appartient. Ils succombent à la tentation !

Ensuite place de la mairie, le matériel d ’occasion est très bien rangé. La grande fresque murale peinte l’année dernière suscite toujours autant d’admiration. Elle fait maintenant partie du patrimoine. Tout le long de la rue la densité des camelots est très forte. Ah, la marchande de mouchoirs fabriqués dans les Vosges est bien présente. Ils sont beaux, l’achat est conclu pour un lot de 6. La voie fait plusieurs centaines de mètres. Elle est très ensoleillée. La température n’est pas encore montée. L’ineffable marchand de chaussettes est présent bien sur, sans compter le remarquable vendeur de chocolats accompagné de son frère et de son assistant venu de Saint-Chamond.

A 10h15 le téléphone tintinnabule. Bernard Duviau annonce qu’il se tient au stand ARD à côté de la mairie où il dédicace son livre. Pas une minute à perdre, il faut aller le voir. L’entretien est des plus cordiaux. Il y a aussi le président des viticulteurs. Hier la foire a eu l’honneur de recevoir le ministre de l’agriculture qui est resté de 14h à 17h. Une fois n’est pas coutume. Pendant ces trois jours la foire accueille environ 130000 visiteurs et 600 exposants. C’est gigantesque, colossal.

Quant au linéaire des stands, des kilomètres sans doutes les acheteurs viennent même d’Europe central pour du matériel d’occasion.

Devant la mairie un beau 302 Vierzon repeins symbolise le monde rural et rappel la quantité de constructeur français de machines agricoles qui ont tant contribuer au développement de l’agriculture.

C’est a ce moment que Cybèle a perdu la trace de la troupe grande habitue de foule depuis son plus jeune âge il lui est difficile de suivre ses moniteurs tellement le monde est serre par endroits.

10 minutes après, la voici toute frétillante de retrouver son maître et ses amis quels flair! Direction maintenant les vieux tracteurs de l’autre cote du petit canal. Ah enfin cette année un Duvant de l’équipe de Longage est en service. Il en intrigue plus d’un. Dans cette espace, Bernard, David, Ludovic, Jovanni et monsieur Dewamin opèrent avec un plaisir non dissimuler et de toute la journée l’attroupement des visiteurs ne cessera. David expose ses tronçonneuses et fais des démonstration en coupant des lamelles dans des gros tronc.

La batteuse, une Merlin de 1900, est entraîne par un Field Marshall monocylindre d’âpres guerre, lui tous est en parfait état, rien ne manque. Il y a aussi un petit moteur Pinot du mans qui fonctionne comme si il était sorti d’usine. La aussi c’est un pan de l’histoire de la motorisation des campagnes française qui ressurgit en rappelant que l’agriculture qui en a eu bien besoin pour entraîner scie, coupes racines, pompes, haches paille et batteuses. Le Labourier, une production éponyme à Mouchard dans le Jura est un modèle rare, monocylindre diesel C.L.M. De toute la matinée il fonctionne. Il est à David., Il peut en être fier. Dans le même espace se trouve une panoplie de vieux tracteurs ; Pony, Dexta, Eicher, Motostandard.

Benjamin souhaite que l’équipe se rapproche du gymnase pour le repas. Il a raison, l’attente ne sera pas longue et c’est un excellent moment de détente. Bravo au club de basket organisateur du dîner. Vient ensuite une étape burlesque. David avait cédé au petit saint-gironnais une poulie qui ressemblait à s’y méprendre à celle du 7012, mais non, les cannelures ne sont pas identiques. Alors il avait été convenu de lui ramener. Benjamin très heureux de mener l’opération avec Mathias avait décidé de réitérer l’opération comme à Caussade. Pour parfaire le système du transport un tube de caoutchouc avait été passé dans le moyeu et une corde dans ce tube pour tracter cette grosse pièce. Pour une attraction c’en fut une, mais dans la foule il a fallu avancer à petits pas. Bien des regards se détournaient dont ceux des connaisseurs en la matière.

Après cet épisode un arrêt chez le chocolatier ne peut être esquivé. Notre homme, toujours plein d’allant n’arrête pas une seconde. Son stock a sérieusement fondu. L’attroupement est considérable, les clients ne cessent d’affluer. Sans doute que pour un sac rempli de friandises pour 10€ c’est une affaire, le tout ponctué d’incessants, cadeau, cadeau !

Le hasard fait bien les choses. Après le repas une discussion avait été engagée avec un éleveur de vaches mirandaises, espèce qui était en voie de disparition et presque sauvée de nos jours. C’était au programme d’aller voir les bovins dans le hangar de la coopérative à côté des vieux tracteurs. Pour la circonstance Cybèle est tenue en laisse. La halle est pleine de bovins placides à la robe blanche légèrement teintée froment . C’est formidable. Ce n’est pas une race lourde mais elle contribue à la diversité et à la richesse du patrimoine génétique des bovins. Dans une autre travée les bazadaises , gris sable charbonné, sont issues de la région de Bazas en Gironde. Les blondes d’Aquitaine de parure froment pâle constituent une race plus tournée vers la viande. Leur berceau est aussi celui du Sud-ouest. A droite en entrant , 4 jeunes bovins peu connus du public, deux Hereford et deux Angus dont on trouve quelques élevages en France. Trop belles, toutes ces vaches et génisses. C’est sans doute la première fois qu’il y en a eu autant à Barcelonne du Gers depuis ces dernières années. La 50ème édition le méritait bien. Grand bravo aux éleveurs si méritants.

Du côté des tracteurs l’animation ne perd pas en intensité. Le gros Duvant tourne et rappelle qu’autrefois ces moteurs de grosse cylindrée et à régime lent pouvaient fournir de l’énergie motrice pendant des lustres grâce à leurs grosses poulies. L’énorme volant moteur est la démonstration pratique de l’énergie cinétique.

Bernard démarre le Field Marshall à la cartouche. Dans une explosion tonitruante le moteur est lancé. Le public est scotché ! Ce n’est pas tout. La poulie est embrayée, la grande courroie reliée à la batteuse entraîne cette magnifique mécanique. Le temps des battages revit/

Tiens, les deux frères Claude et Serge, venus de Carbonne, exposent un joli cultivateur à vendre. Ils sont des adeptes des foires de matériel d’occasion. Toujours pas de chandelles en vue pour le F 137 de Benjamin. Parmi les vieux tracteurs, deux modèles sont rares, le Motostrandard motorisé semble-t-il par un moteur Peugeot 203 et un Eicher fabriqué à l’époque à Forstein en Bavière, firme reprise un temps par Massey-Ferguson. Les Pony, présents, figures emblématiques des petits tracteurs fortement vendus dans les fermes françaises après guerre sont incontournables.

La fête n’est pas finie. Il faut revenir voir le marchand d’outillage neuf juste derrière Patrick Gruel. En passant devant le stand de l’éplucheuse de légumes, arrêt de quelques instants. La belle vendeuse a un bas goût extraordinaire joint à une élocution parfaite. Tombés sous l’effet de son charme les saint-gironnais repartent avec un sachet de trois épluches légumes. Visiteurs, prévoyez un budget conséquent !

Cybèle a encore fugué. Elle n’a pas suivi les jeunes qui sont rentrés dans un magasin pour acheter une gourmandise. Revenus à la voiture, ils appellent un moment après pour indiquer qu’elle attendait déjà à côté. Quel remarquable instinct !

Il est 18 heures. Les rangs du public s’éclaircissent considérablement. Le chocolatier a plié boutique après un rangement exemplaire.

- tu as vendu tout ton stock lui est-il demandé ?

- tu viens à Réalmont ?

- je n’ai pas encore été appelé.

-bonne route jusqu’à Saint-Chamond.

Il faut revoir le spécialiste de la soudure à la lampe à gaz et du collage avec sa colle miracle, Bruno Scenato. Allez, même si elles sont chère et pas divulguées dans les grands magasins, ses baguettes magiques méritent bien l’achat.

Encore une photo de la benne Gourdon dont la géométrie du double châssis avec force vérins est étonnante. Vive le monde moderne quand il soulage des tâches harassantes.

C’est maintenant la décrue. Les allées se vident ainsi que les stands qui tirent le rideau. Le gros matériel plus encombrant attendra sans doute demain lundi.

Au revoir Barcelonne du Gers, ce n’est pas sans une certaine nostalgie qu’il faut regagner nos cantonnements mais quelle journée, inoubliable et magistrale !

Bravo au comité, aux organisateurs, à tous les exposants et aux éleveurs. L’implication de tous a été à la hauteur du succès de cette fête. L’énorme présence du public en a été une preuve magnifique.

 

 

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