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27 mai 2022 5 27 /05 /mai /2022 19:54
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages

Rallye dégommage à Longages,

 

 

A 7h10 l'équipe intrépide prend la direction de Longages via Taurignan -Castet pour embarquer Matias. C'est la journée dégommage de Labour Passion. Le départ est à la Tourette. Quand les Saint-Gironnais arrivent les jeunes sont agréablement surpris de découvrir 19 tracteurs sagement alignés prêts à bondir. Il est à peine 8 heures. Les participants et accompagnants prennent un solide casse croûte. La journée va être longue, deux précautions valent mieux qu'une. Gérard a mis à la disposition du secrétaire un 835*, c'est fort gentil. Marie Hélène déboule avec le somptueux V8 1150 Massey-Ferguson. Elle pourra dominer la situation.

Après le petit déjeuner Jean-François fait un petit briefing pour expliquer le trajet avec beaucoup de chemins de terre et un peu de goudron sur les petites routes départementales. Si le temps est menaçant -il est presque pluvieux et très frais- tout le trajet se fera le matin. Sinon une petite étape sera gardée pour l'après midi.

Une petite voix timide demande; et si quelqu'un se perd?

Les véhicules du convoi: MF 1150 et Marie-Hélène, Deutz et Yves Bourrust, F137 D et Jean-Claude l'éclaireur, Bautz AS120 et Marie-Lyne, CUB et Jean-François, MF 835 et Marie, Pony et Serge, Bolinder et André, N70 et Jean-Louis, Unimog et Jacques, Pampa et Bernard, Lanz 9506 et Gérard, F137 D et Thomas, Champion et Narcisse, Le Percheron et Rémy, Fordson Super Major et Clément, John Deere 1120 et Marcel, TEF 20 et Sébastien, F137 et Christian.

A 10h 15 la “chenille processionnaire” s'évade. Jean-Claude au volant de son F 137 attelée à une petite bétaillère de toute beauté ouvre le bal. Benjamin, Mathias et Cybèle y ont pris place. Marie est sur l'aile du 835. Après la descente de la Tourette c'est la direction de Longages et la traversée complète du bourg. Nombreux sont les habitants sur leur pas de porte à applaudir les tractoristes et à prendre les photos. Les conducteurs et passagers saluent amicalement, fiers de leurs montures et contents de voir que l'association ne laisse pas indifférents les Longagiens. A la station du centre du village Jean-François ajoute un peu de kérosène dans le réservoir du Cub; petit corps, gros appétit. La remontée de la rue principale est spectaculaire. C'est vrai qu'un halo de fumée bleuâtre, blanchâtre voire noirâtre s'élève au dessus du convoi et aussi que de couleurs, que de bruit. Le peloton est groupé, il n'y a pas encore d'échappée.

A la sortie du village encore un peu de goudron puis le premier chemin de terre du Garros est abordé. C'est ensuite le chemin de Jésus qui sera emprunté. Sur le petit Massey-Ferguson Marie prend le volant. L'embrayage est un peu dur mais l'engin est sain, a de bons freins et un excellent moteur. Marie l'a tout de suite en main. Le Mc-Cormick, la progéniture de Saint-Dizier est en troisième à plein régime. L'écart se creuse avec le gros du groupe. Dans le chemin il y a autant de creux que de bosses et quelques grosses flaques. La nature est belle, champs de céréales, de fèves et les prairies sont verts à souhait. Les colzas sont en fleurs; huile en perspective! Un gros Massey Ferguson (sûrement motorisé en Sisu) et sa charrue 5 corps vient de terminer son champ. Des cordiales salutations sont échangées. Il rejoint son collègue dans une parcelle un peu plus éloignée. Sur le charmant 835 monoplace le passager a un mal fou à trouver son équilibre. Tantôt il change de côté, le pied droit sur la prise de force, une main agrippée au siège, l'autre accrochée à la plaque d'immatriculation ou à l'aile mais le contact du pneu lui rappelle qu'il n'a pas à mettre ses doigts à cet endroit. A moment donné, dans une déclivité plus profonde que prévue, paf le voilà tombé à terre! Le 1150 piloté avec maestria par Marie-Hélène stoppe net de peur de heurter la maladroit secrétaire. Elle lui propose de monter à bord mais il décline l'invitation, bien qu'il en ait eu fortement envie, en prétextant qu'il ne peut abandonner Marie qui n'est pas encore chevronnée. N'était ce pas une simulation?

Quand le goudron est repris, Jean-Claude fait une halte le temps de permettre à la troupe de resserrer les rangs. Benjamin prend le volant du 835. Cas gamins sont insatiables!

La balade continue. Décidément le soleil ne daigne pas darder de ses chauds rayons l'atmosphère. Qu'importe, le moral est au zénith. C'est la direction du lac de Peyssies sis sur la commune du Bois de la Pierre qui est prise. Tout au loin, vers Berat une tour blanche, insolite, immense et nimbée de brume apparaît. Quelle est donc cette apparition se demandaient beaucoup d'impétrants qui n'étaient pas du coin?

-ce n'est pas une tour d'ivoire puisqu'elle est blanche disait l'un

-je ne vois rien autour disait l'autre et il ne semble pas que ce soit une tour infernale

-si, s'exclamait un pince sans rire, il y a plein de végétation dans les alentours, pourquoi ne pas faire un détour au retour?

Très intrigués, renseignements furent demandés à l'arrivée de l'étape. C'est le château d'eau de Bérat, messieurs dames annonçait magistralement le guide.

Du tac au tac, un rêveur de répondre; ah ce n'est pas un château en Espagne!

Peu après la découverte de cette architecture inédite, un paisible troupeau de limousines allaitantes broutent avec appétence les graminées en pâturage rationné. Le gabarit est d'assez bonne taille, les veaux ont un mois environ. Le cheptel respire la santé. La prairie est envahie de ces satanées rumex ou grande oseille. Aucun herbivore ne veut de cette adventice.

A peine un peu plus loin , c'est un troupeau d'Aubrac qui s'enfuit à l'arrivée de l'impressionnante colonne. Et, prises d'une réflexion soudaine se dirent qu'il valait mieux regarder passer les tracteurs-ils nous apportent notre fourrage pour l'hiver- plutôt que le train qui plus est ne passe pas ici. Tout rentre dans l'ordre. Après le lac changement de direction à Cantegrille, château de Tremoulet, passage à notre dame de la Louge.

Quelques voitures sont croisées de ci de là. Sur la départementale 37 Christian au courant du passage du rallye salue tous les conducteurs. Lui et son frère Didier, fidèles de Labour Passion n'ont pu être de l'équipe ce jour. Michel rencontré sur la route de Peyssies se gare sur le bas côté et tout le monde de se faire de grands signes amicaux.

Des trous se forment dans la colonne. Bautz et Cub sont distancés. Selon les modèles les vitesses maxi sont très variables mais rien ne pourrait altérer la bonne humeur de cette journée détente. Les terres de Longages sont rejointes par la voie Romaine sud et le chemin de Pabastère. Au croisement de la route du Lançon un détachement s'arrête quelques instants. Le gros de la troupe est loin devant. C'est le moment de faire une vidéo du 1150 et d'écouter le bruit magistral de son V8 et de causer avec Marie-Hélène de ce magnifique engin.

Allez dernier tronçon en passant devant le terrain des exploits d'Antic-Agri et pourquoi ne pas de faire le tour du lac de Lalinde. C'est encore une rude épreuve d'équilibriste pour le Saint-Gironnais fortement cahoté par Benjamin. A la sortie du contournement du lac, c'est le Pony qui tousse. Pris en remorque par le Champion il sort de sa torpeur passagère. Les retardataires Deutz, Pony, 835, Fordson, et 1150 remontent par le chemin de Lalinde, contournent les bâtiments en rendant au passage un hommage aux deux Renault 3042 qui gisent là. Ils arrivent tranquillement par le chemin de terre à la Tourette. Jean-Claude annonce que 210 hectomètres ont été parcourus.

-combien cela ferait-il en millimètres demande un trouble fête?

A peine garé, Marie accourt devant le 835 et s'écrie; oui, Benjamin a conduit plus que moi!

Oh quel écart de conduite répond leur moniteur. Qu'importe la distance, pourvu qu'il y ait l'ivresse!

La fritteuse fait des siennes. Elle a été lavée au nettoyeur haute pression. Selon le diagnostic d'un observateur les rampes sont pleines d'eau et le gaz ne part pas. Il faut la remplacer. Le lendemain JEF indique à ses colistiers qu'après avoir revu les abaques de Nicolas Otto et Eugen Langen et révisé les lois de Gay Lussac et de Mariotte, il s'était rendu compte que l'indice stœchiométrique du mélange gazeux était incorrect. Une histoire de thermo couple en fait et désormais résolue.

Les équipages sont invités à prendre l'apéritif. C'est le moment de faire un brin de causette et d'échanger les impressions. JEF demande si personne n'a été dégommé. Non, s'écrie en chœur la troupe, nous avons juste perdu un tout petit peu de gomme sur nos pneumatiques. Rires..

Il n'est pas loin de 14 heures quand les convives se mettent à table. JEF en préambule remercie les participants, satisfait du bon déroulement de la première sortie de l'année et souhaite un bon appétit à toute l'équipe après avoir proposé de faire un petit tour l'après midi ou de flâner. Faudrait-il faire un reportage de cette mémorable journée demandait un émule de Marcel Pagnol les yeux pétillants de malice?

Un délicieux repas calme les estomacs affamés. Merci à Martine, Marie-Lyne, Marilyse, Denise pour cette préparation parfaite. Après la dégustation d'un magnifique gâteau préparé par Audrey (bravo Audrey) dont il n'est pas resté une miette il est presque 16 heures; tables et chaises sont rangées, la salle est prête pour une prochaine réunion.

Sous un beau et chaud soleil tout le monde papote puis peu à peu les rangs des tracteurs s'éclaircissent . Narcisse s'éclipse avec son Champion, Jean-Louis avec son N70, Bernard avec le Pampa, Sébastien avec son TEF20 sur sa remorque, Marie-Hélène redescend le 1150 au Lançon, Le John Deere de Marcel et le F137 de Christian regagnent Peyssies. Benjamin, Marie et Matias conduisent un long moment le 835 dans la cour. Il est demandé à Gérard s'ils peuvent le ramener à son point d'attache. Les adieux sont faits. Benjamin prend le volant jusqu'à l'embranchement de Lalinde, Marie prend le relais jusqu'à la ferme. Là bas une visite du parc s'impose. Les visiteurs sont impressionnés à la vue de tout ce matériel. Il y a un Master qui a attiré l'attention de leur convoyeur.

Les voiles sont hissées pour le retour à Saint-Girons à 18h30. Les jeunes passagers émoustillés de cette belle journée demandaient; c'est vrai qu'il y avait dans la troupe l'arrière arrière petit fils de William Deering?

Allez savoir, pour démêler le vrai du faux il faut se lever de bonne heure de nos jours, il ne faut retenir dans les légendes que ce qui est beau et mystérieux.

Bravo Labour Passion!!!

 

*A l'époque de la sortie de ce modèle le trait d'union était toujours dans le nom de la marque, il sera supprimé dans les années 80.

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2 mai 2022 1 02 /05 /mai /2022 19:59
Les Tapedurs Bellopodiens à l'œuvre
Les Tapedurs Bellopodiens à l'œuvre
Les Tapedurs Bellopodiens à l'œuvre
Les Tapedurs Bellopodiens à l'œuvre
Les Tapedurs Bellopodiens à l'œuvre
Les Tapedurs Bellopodiens à l'œuvre
Les Tapedurs Bellopodiens à l'œuvre

 

Les Tapedurs Bellopodiens à l'oeuvre

 

Lors de l'assemblée générale du 6 mars il avait été décidé de faire la foire de printemps le 3 avril. Il faut remonter à 2019 pour la dernière édition.

-Vous serez des nôtres avait demandé le sémillant président au Saint-Gironnais?

-Oui, puisque vous m'invitez. C'est aussi la foire de Réalmont mais je viendrai à Belpech.

A 8h20, départ de Saint-Girons ce dimanche matin 3 avril. Le temps est un peu détraqué ces jours-ci. La veille le Couserans était recouvert d'une épaisse couche de neige. A Lescure voilà t il pas que les flocons commencent à retomber épais, drus. Enfin à Saint-Jean de Verges l'horizon s'éclaircit. La journée sera belle mais froide.

Après 76km la jolie bourgade de Belpech ouvre les bras à ses visiteurs. Il est facile de trouver une place de stationnement en face de la salle des fêtes. Les tracteurs sont là, rangés en épis de part et d'autre de la rue du 8 mai 1945 qui mène à la grande place. Cette année la disposition a un peu changé. L'esplanade étant réservée aux marchands plus nombreux, les vieilles mécaniques ont migré.

Les membres de l'association des Tapedurs sont occupés à casser la croûte à la salle des fêtes. C'est le moment d'aller les saluer et de s'inscrire pour le repas. A Belpech, bonne ambiance garantie.

Norbert, tout sourire, annonce au Saint-Gironnais qu'il lui a amené la plaque constructeur qu'il recherchait tant pour son Dexta. Ainsi nous serons dans la plaque lui répondit-il tout en le remerciant chaleureusement.

De plus les tracteurs sont rangés par marques. Les Renault 3040, 7022 (Hispano-Herculès), D22 en deux exemplaires sont en tête. Suivent les Someca, le gros Bolinder refait à neuf de Jalabert transporté sur le camion Belphégor depuis Verfeil, le TEA 20, le SAME Puledro, le Bolinder 230, le Massey-Harris 744. En face une pléiade de IH se côtoient; le gros et beau Farmall 1066, le Super FC-C à roues arrières jumelées, le Super FC-D, le B450 de Max, le Farmall M équipé en gazogène, le Lanz 2406, un rare Président à soupapes latérales (distribué à l'époque par la Sevita), une floppée de Vierzon 302 402 dont ceux de Ben-Hur et de la Souche, un rare et beau Gartner à moteur Cérès, un petit Holder (la firme de Grunbach) et le magnifique Hanomag de 1928 à roues fer de Jean-Christophe. 35 véhicules trônent là.

Le public est assez dense et déambule tranquillement dans les allées libres de toute circulation. Que de marchands! Paniers d'osier, miel, confiseries, photos d'antan, buvette, petits plants de légumes et de fleurs... Seuls les animaux à l'exception d'un âne et de deux cochons n'ont pas été amenés vu le mauvais temps de la veille. L'entrée du fond qui mène au centre ville est fermée par un Case attelé à l'énorme round-baller Mc-Halle. Tracteur à chenilles et moissonneuse-batteuse Claas sont en face de lui. Ici comme partout ailleurs l'ancien et le moderne se côtoient. Quiconque peut voir l'évolution du matériel en quelques décennies.

A l'autre bout, le monde s'est concentré autour d'un petit kiosque monté sur une remorque attelée à un Someca. C'est la sono. Jean-Christophe fait les présentations et revêtu de la toge de la confrérie des fins gourmets Bellopodiens intronise un nouveau membre. On le sent heureux! Il y a de quoi vu cette belle journée. Les Pastous du Couserans sont là ainsi que l'incontournable fanfare.

Vers midi la foule gagne peu à peu la grande halle, lieu du banquet habituel. Les Tapedurs ont une table réservée. Un peu avant midi trente tous les convives sont placés. Il y en a bien au moins dans les 400. La fanfare joue pendant les hors d'œuvre. Jean-Pierre, une connaissance de Chalabre a pris place à côté du Saint-Gironnais. Lorsque les décibels diminuent ils peuvent converser à leur guise et font le point sur l'avancement de leurs recherches en cours sur le machinisme.

Entre deux plats la fanfare gratifie son auditoire de tonitruantes partitions puis à la fin les Pastous sont à l'honneur. Il sera largement 15h30 quand après avoir pris des couleurs et des forces les joyeux attablés quittent la cène. Maintenant place au défilé.

Autour des tracteurs c'est la cohue. Chacun démarre le sien. Ceux des Vierzon chauffent les boules, surs et fiers de ne pas perdre la leur, le Massey-Harris de son magistral 6 cylindres Perkins P6 est le préposé au remorquage de ceux qui n'ont pas de batteries ou de démarreur, le B450 après un long préchauffage rugit de la toute puissance de son moteur BD264 en éructant pendant un bon moment de la fumée bleuâtre, l'Hispano a démarré au 1/4 de tour ( il ne s'agirait de confondre tout de même le bruit de son DOOD à celui du Perkins P4). Seront remorqués pour démarrer, le Junior, un D22, le Lanz 2406. Le 744 fabriqué à Kilmarnock, une des célèbres productions du plan Marshall, s'en fait une joie. Son Perkins fait l'émerveillement de plus d'un admirateur.

Jean-Christophe est très attentif aux manœuvres, saute avec aisance d'un tracteur à l'autre alors que le public est très proche. Ce moment rappelle celui où Tom Carroll revêtu de sa combinaison blanche surveillait l'armada des moissonneuses batteuses Massey-Harris des brigades harvestore au Canada pendant la deuxième guerre. Il y a une petite bévue imprévue au programme. L'homme de la sono est parti avec son matériel. Il n'avait certainement pas compris que sa tâche n'était pas terminée. Il n' y aura donc pas de commentaires radio ce jour puisque l'Indépendant n'est pas là non plus. Dommage pour le public, la troupe est quand même heureuse, ce sera sans doute pour l'année prochaine. Pour ce tour de ville, resteront à quai; le TEA 20, le M, le 3040.

Noël et Jean-Christophe peaufinent rapidement le circuit puis le convoi s'ébranle. Les Vierzon de “la Souche” et de “Ben-Hur” malgré leur carrosserie surannée montent haut dans les décibels et leurs monocylindres font un tapage qui a bien donné son nom aux Tapedurs Bellopodiens. La petite chienne noire est affolée par l'énorme bruit des semi diesels. Son maître la calme et la rassure mais elle reste sur le qui vive.

Le vent de noroît a considérablement refroidi l'atmosphère. Les étalagistes plient boutique. Les tracteurs reviennent de leur circuit et reprennent le chemin de leurs bases respectives. Norbert a prudemment chargé le Bolinder sur le Citroën Belphégor grâce à de solides rampes. Le tout est bien arrimé et il reprend la direction de Verfeil après avoir donné la pièce précieuse au Saint-Gironnais. Bien encapuchonné, Max repart chez lui au volant du grand B450.

Encore quelques mots avec le gardien des tracteurs de Jean-Christophe, avec Mr le Maire puis avec Noël qui repart avec son Bolinder 230 et c'est le retour vers Saint-Girons après avoir envoyé un petit message à Jean-Christophe.

Bravo les Tapedurs Bellopodiens! Rassure toi, cher public, ici les tapes ne sont qu'amicales, Belpech sait accueillir!

 

 

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19 avril 2022 2 19 /04 /avril /2022 20:01
Samatan, vraiment?
Samatan, vraiment?
Samatan, vraiment?
Samatan, vraiment?
Samatan, vraiment?
Samatan, vraiment?
Samatan, vraiment?

 

Samatan, vraiment?

 

Dimanche 2 mars c'est à Samatan qu'il faut se précipiter pour la foire agricole de printemps. Alain est de la partie. Ce joli patelin n'est pas loin de Saint-Girons. En bon géographe patenté le conducteur poursuivait tranquillement sa route tout en causant avec son passager. Toutefois un peu avant d'arriver à Seissan, il lui dit;

-c'est bizarre je vois sur le panneau indicateur Auch 20km, j'ai comme l'impression que nous aurions du rencontrer Samatan depuis un bon moment. Voyons ce que nous dit la carte Michelin. Oups je me suis trompé d'aiguillage. C'est à Boulogne qu'il aurait fallu prendre la direction de Lombez.

Boulogne sur Gesse ou Boulogne sur mer, s'inquiétait Alain!

Nous pouvons rebrousser chemin et bifurquer plus bas ou arriver à Auch et prendre la départementale 349. La distance revient au même. Va pour Auch. Pour une réussite, c'en fut une. Heureusement que personne ne pourra s'apercevoir de la bévue. Il ne faudrait pas lui confier la conduite d'u navire au jeune conducteur sinon il pourrait faire pire que Christophe Colomb parti soi disant vers la route des Indes et qui atterrit en Amérique du sud.

Enfin à 10 heures la petite cité gersoise est découverte. La foire bat son plein. Cybèle frétille. Là aussi, elle connaît, encore un lieu familier. Alain est rassuré. Au moins se dit-il la première étape est gagnée. Direction la halle par l'allée principale. Serge venu de Carbonne a amené trois tracteurs à vendre dont un 421. Ce bel engin, chaussé de neuf, très propre, à la carrosserie impeccable a trouvé preneur. Le prix n'est plus celui des gammes plus anciennes, nous sommes dans les vintage.

-ton frère Claude n'est pas venu Serge?

-non, il est malade

Tiens se disaient les visiteurs il y a comme qui dirait un Lanz qui se promène rien qu'à entendre son bruit caractéristique.

Le Saint-Gironnais ne se souvenait plus qu'il y avait un grand espace à droite du village en venant de Lombez réservé aux vieilles mécaniques. C'est Sébastien de Villeneuve de Rivière présent sur la foire qui lui rappelle au téléphone. Il lui apprend que le tracteur entendu auparavant est celui de Baptiste de Peyssies. Merci Sébastien!

Ce qui restait de la matinée est passé allègrement. Une visite du matériel neuf et de quelques occasions en contrebas de la halle se faisait à petit pas. Un grand étalage d'outillage et d'accessoires de quincaillerie ne pouvait qu'attirer l'œil. On ne sait jamais, c'est peut-être l'occasion d'acquérir quelque outil manquant. Sur la travée au dessus, le marchand de vêtements venu du Tarn trouvait une paire de gants à la taille d'Alain. Cybèle avait une furieuse envie de se rouler dans le crottin largué impunément par les ânes attachés à la queue leu leu promenant des enfants. Un avertissement péremptoire l'empêchait de s'adonner à ce petit travers intempestif.

Qu'il y a du monde dans la salle pour le repas se disaient les visiteurs. L'attente risque d'être longue. Comme il fait beau, autant aller manger dehors. Voilà qui sera fait au stand des sandwich à l'entrée côté Auch Gimont . Ma foi le moment est fort agréable et l'endroit est calme. Saucisses et frittes sont à point.

Petit moment de détente ensuite en se reposant quelques instants sur le banc. Que la journée est agréable. Tiens voilà José de Pyrénées pneus qui déboule à grandes enjambées. Il va appréhender le marché du pneu. Son téléphone est sur messagerie, dommage, la discussion sera pour une autre fois.

Aujourd'hui ce n'est pas le marchand de chaussettes comme à Barcelonne du Gers qui attire le client mais au menu il propose des poêles Téfal et un lot de débroussailleuses. Il apostrophe tous les passants mais il n'arrive pas à convaincre les ariégeois malgré ses talents de commercial hors pair.

Direction maintenant la place des vieilles mécaniques. Chez le marchand de tapis posté avant la traversée de la route de Rieumes , ce n'est pas la cohue. Ah enfin de la vieille ferraille; un grand étalage à même le sol de clés, d'étaux, de chaînes, de pinces, d'élingues. Il y en a pour tous les goûts. Tiens un chalumeau bi gaz.

-combien en voulez vous ce ce chalumeau?

- ... €. Il y a du gaz dans les bouteilles.

-il y a d'autres buses?

-dame oui, elles sont attachées sur le brancard, ici.

Le Saint-Gironnais se disait que c'était beaucoup de sous pour un chalumeau d'occasion mais c'est vrai qu'un neuf vaut assez cher. Ne nous pressons pas.

Ah bien sur il a fallu rentrer dans le magasin Weldom ouvert pour la circonstance. Tous les rayons y sont passés. Une discussion s'est même engagée avec le responsable! Quand on a un métier chevillé au corps, pas question de le renier même en villégiature!

Les vieux tracteurs sont là, en bordure du chemin, sagement alignés. En face d'eux, le marchand de pièces d'occasion, Patrick Gruel du Lot, a soigneusement exposé tout ses matériels à vendre.

-vous n'auriez pas un réservoir d'Energic 519 par hasard?

-hélas non.

La jolie Mandice de Labour Passion est croisée, un peu plus loin Bernard l'homme du Pampa puis Yves qui avait amené quelques pièces posées sur le plateau de son fourgon. Discussion est engagée avec un membre de son association ex mécanicien auto à Toulouse, rencontré aux Pyrénéennes le16 septembre 2020. Voici Jean-Pierre de Saint-Jory qui déboule. Toujours en forme Jean-Pierre et l'œil pétillant. Miracle il a un Energic et pourra fournir le modèle de la plaque constructeur à reproduire pour celui qui avait été ramené d'Allauch.*

-Jean-Pierre, vous n'avez toujours pas trouvé la dynamo du H que vous me devez?

-non je n'ai pu y mettre la main dessus.

-elle a été égarée depuis belle lurette, vous me ferez une remise substantielle sur un prochain achat..

Malgré un regard exacerbé sur tout ce que l'esplanade comportait de petit matériel rien ne faisait l'affaire des visiteurs du Couserans. Plusieurs photos ont été prises notamment d'un moteur Bernard fixé sur un charriot à roues fer qu'il faudra reproduire à l'identique pour le W 110 stocké sur un chevron au garage.

Retour au centre névralgique et arrêt quelques instants devant la charrue Huard et l'andaineur Khun. Le gigantisme de ces machines laisse rêveur de même que le gros John Deere tout à côté. Un énorme bull Caterpillar en bon état, relativement récent cherche-t-il preneur? Le bruit de son moteur doit être remarquable. C'est vrai que si ces outils performants ont considérablement diminué la pénibilité du travail, existe t il une limite?

En s'apprêtant à rejoindre la voiture voilà qu'un passant est croisé avec quelques livres sous le bras. -après l'avoir rattrapé il lui est demandé, mais il y a des livres sur la foire?

-oui, il y a un vide grenier au fond là bas à côté du manège.

-ah merci.

Vite, Alain, allons au vide grenier, nous avons failli le louper. C'est vrai que rien ne l'indiquait. En effet, l'endroit est fort sympathique. Il y a un grand étalage de bouquins mais rien sur le machinisme. Oh, la tentation fut grande d'en prendre quand même quelques uns. Daniel de Lara, est là. C'est un habitué des vides grenier.

Enfin, c'est le départ. Berlinette est à quelques centaines de mètres. Les voiles sont larguées. Pourquoi ne pas repartir par Rieumes puis de là rejoindre l'A64. A Rieumes petit plein de carburant, il est à un peu moins de deux euros, psychologiquement ça paraît rassurant. Après Berat, on aperçoit les terres de Longages. Finalement le trajet de retour est de 100km, c'est à peine un peu plus long que par Aurignac.

Bravo Samatan, tu m'attendais vraiment!

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cf.. Allo Allauch le jeudi 31 janvier 2019

 

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26 mars 2022 6 26 /03 /mars /2022 20:34
Barcelonne du Gers, 49ème foire agricole en terre Gasconne
Barcelonne du Gers, 49ème foire agricole en terre Gasconne
Barcelonne du Gers, 49ème foire agricole en terre Gasconne

Barcelonne du Gers, 49ème foire agricole en terre Gasconne

 

Dimanche matin 13 février la petite Clio quitte Saint-Girons à 7h40 avec Valentin, Marie, Benjamin et la mascotte à bord. A Taurignan-Castet, Matias, l'inséparable de Benjamin embarque. Il est à peine un peu plus de 10heures lorsque la jolie petite bourgade est atteinte après 182km. Le trajet n'a pas duré, oh non. Les discussions et les jeux sur les portables allaient bon train. Pour se garer, pas de problème, cette année le grand pré à l'entrée de la foire n'est pas saturé. Dès l'arrivée, il faut appeler Bernard Duviau, un des fondateurs de la foire qui va écrire un livre sur les 50 ans de cette fête. Pas de réponse, curieux...

En avant marche! La joyeuse équipe commence sa pérégrination. Dès les premiers camelots passés (pneus, fruits, cordages, quincaillerie), c'est l'avenue à droite, côté du gymnase qui est visitée. Il est palpable que le monde commence à se densifier d'autant plus qu'il fait très beau et doux. Au fond contre le talus une photo est prise devant une vendangeuse jaune. A la question posée de savoir à quoi sert cette machine, Valentin trouve la bonne réponse. Voyons les étalages d'outils neufs dans la petite place en contrebas derrière le stand de Bruel venu du Lot.

Auriez vous un peigne à filets en pouce ainsi qu'une jauge de calibre des filetages est-il demandé à l'outilleur?

Oui, le peigne le voici.

Nous le prendrons ce soir en repartant. Ils n'ont pas oublié ces étourdis!

Maintenant direction place de la mairie uniquement occupée par du matériel d'occasion. Valtra, John Deere, Same, et divers matériels de travail du sol sont au coude à coude. La magnifique fresque sur le mur de la maison à l'angle droit de la place ne passe pas inaperçue. Elle a été peinte cette année. Le David Brown qui y figure est parfaitement reproduit. Les poules qui picorent derrière la charrue en labour sont d'un réalisme saisissant. La marque du tracteur est facile à reconnaître, non? Quels en sont au moins les deux signes distinctifs? C'est celui du père de Bernard Duviau, apprendra-t-on le soir avant de lever l'ancre.

Tout doucement l'équipe s'engage dans l'allée centrale qui mène au petit canal, vire à gauche et s'achemine vers les vieux tracteurs et la halle des bovins. Sur le pont, Michel Dedieu et sa fille, héros d'Autrefois le Couserans, venus de Cérisols en Ariège sont salués. Barcelonne du Gers attire!

David, son père et Mr Dewamain sont là au milieu des vieux tracteurs et des grosses tronçonneuses d'antan. Des poignées de mains cordiales sont échangées. Le moteur Japy avec ses deux grands volants d'inertie étonne les curieux par son fonctionnement atypique (régulation du tout ou rien avec soupape d'admission automatique, technique employée aussi sur les motos à l'époque). Le désormais célèbre tracteur Renault AFVH de 1942 monté en gazogène d'origine FACEL (forges et ateliers de constructions d'Eure et Loir) est démarré par ses propriétaires. Le public n'en croit pas ses yeux. Il y a une odeur de gaz de bois légèrement goudronnée qui exhale de l'extraordinaire tracteur rare qui a eu l'honneur de défiler à Saint-Girons en 2019 et 2021.

Les jeunes visiteurs couserannais venus pour leur plus grande joie en 2020, demandent où se trouve le célèbre marchand de chocolats, le Stéphanois. Oh zut, nous n'allons pas y revenir vous avez déjà fait le plein il y a deux ans. En allant vers le restaurant du gymnase, paf ils ne peuvent esquiver le stand où la vente à la criée bat son plein. C'est la technique du cadeau, cadeau...ils font les timides les jeunes. L'infatigable animateur apostrophe gaiement leur accompagnateur légèrement en retrait:

allez papa, tu vas bien sortir 10 balles. Que nenni; lui fut il répondu, j'ai proscrit le sucre de mon alimentation de peur d'être chocolat et puis les gamins ont leurs sous. Eclat de rire général.

Il n'est pas loin de midi et il est temps d'aller rejoindre le gymnase où le repas d'il y a deux ans avait laissé un excellent souvenir. Matias nouveau dans cette fête est émerveillé. L'attente pour le repas n'est pas longue. A peine 10mn. Pour le menu ce sera la délicieuse soupe à la tomate dite toirin, 2 entrecôtes frites, trois poulets frites. L'ambiance est des plus agréables. Cybèle est aux anges. L'acoustique relativement feutrée grâce sans doute aux tapis en caoutchouc n'y est certainement pas pour rien. Les bénévoles du comité de la foire sont charmants. La mascotte ne manque pas d'attirer les regards et reçoit maintes caresses puis avant la fin du repas, impatiente d'être retenue par sa longe jappe bruyamment. Tout le monde a compris et la princesse reçoit des petits restes et se tait quelques instants. C'est une privilégiée, le sait-elle seulement, car elle est un des rares canins à ne pas être tenue en laisse à l'extérieur dans cet immense territoire de la foire.

Après ce délicieux intermède, incontournable dans ce genre de sortie, vers où aller? Bien sur le chocolatier ne peut être esquivé. Ce sera toujours un moment agréable. Le frère du Stephanois a pris le relais. L'attroupement est spectaculaire. A chaque distribution de sacs jaunes c'est une fournée de 24 à 28 mains qui se tendent. Les cartons se vident à toute allure. La benne des emballages regorge, la caisse de la recette déborde, les porte monnaies des acheteurs s'allègent, les sacs jaunes sont remplis. Nos quatre lascars y sont pour deux tournées. Leurs étrennes en prennent un sacré coup, leurs papilles s'affolent.

Ensuite c'est la grande allée où se trouve une forte concentration de camelots de part et d'autre qui est visitée. Que n'y a t-il pas? Marchands de ceintures, de sacs à main, de jouets, de parfums, de vêtements, de chaussures mais les plus fabuleux sont ceux des ustensiles de cuisine. Ces vendeurs ont un bas goût hors du commun et leurs animations remportent un grand succès. Tant pis pour vous, pauvres légumes qui êtes épluchés, hachés, coupés, râpés par des mains si démonstratives que les clients sortent les billets de leurs poches et achètent ces petits matériels si attractifs. Benjamin et Matias ne peuvent résister, c'est pour leur mère.

Il fait chaud, les blousons sont tombés, autant rejoindre la voiture en traversant le lotissement au bout de la grande avenue et déposer les paquets. Dans la voiture 5mn de repos et dégustation de quelques chocolats bien sûr.

Pour la dernière étape, retour aux vieux tracteurs. Bernard va chercher les livres sur l'histoire de Vendeuvre qui lui avaient été prêtés par le Saint-Gironnais. Pour pénétrer dans le hall des bovins, Cybèle est tenue en laisse. Les belles blondes d'Aquitaine, Bazadaises et Limousines n'ont cure de la visite de ce petit énergumène noir et blanc, alors que la petite peureuse a hâte de ficher le camp. Les bovins sont magnifiques et très calmes. Ce grand hangar mériterait d' être plein à craquer d'autres animaux. Barcelonne du Gers le mérite!

Le démonstrateur du sciage avec son banc sur remorque est très convaincant. Il manipule sa machine avec une dextérité infaillible. Il n'est pas de bois mais du bois! David monte au sommet du silo par l'échelle à crinoline pour faire une photo de l'esplanade fort fréquentée ce jour. Si les vieux tracteurs sont présents à Barcelonne du Gers ces dernières années, c'est grâce à lui. Des foires de ce genre sont maintenant inconcevables sans eux. Mr Dewamain démarre à la cartouche son Fieldmarshall, c'est toujours aussi spectaculaire. David et Bernard font des démonstrations avec leurs anciennes tronçonneuses Sthil, Dolmar qui sont de belles pièces anciennes et rares.

Et la fête du battage? Mais si, les intrépides de Viella ont amené une splendide petite batteuse Vendeuvre entraînée par un Vendeuvre! Pouvoir mieux faire, se mettre à l'œuvre! Bravo au comité, à Bernard et David pour avoir fait cette animation.

Sur la même place, encore de vieilles connaissances, Serge et Claude venus de Carbonne pour vendre un joli Renault 461 et un Massey-Ferguson. Le Renault a trouvé preneur.

Dis moi, demande Claude, comment faut-il faire pour immatriculer un tracteur qui n'a pas de carte grise?

Ne t'inquiète pas, je t'enverrai la procédure.

Tout à côté, voici un étalage à même le sol de pièces et accessoires. Voyons si à tout hasard il n'y aurait pas un volant et des chandelles de relevage pour le F137 de Benjamin. Non, hélas, pas cette fois ci.

Il est 17h45. Les adieux sont faits à nos amis de Viella. Saint-Girons compte sur vous cette année aussi le 7 août, vous aurez une remorque à disposition pour faire une exposition avec les vieilles tronçonneuses pour le défilé.

Parfait, c'est d'accord.

Si les promeneurs sont encore nombreux, chez les étalagistes, c'est la décrue. C'est à qui plie boutique avec discipline. Le chocolatier a vendu quasi tout son stock. Vraiment impressionnants êtes vous les camelots. De qui était cette phrase: la différence entre les commerciaux et les militaires, c'est que les commerciaux sont toujours en guerre?

Quand à l'inénarrable marchand de chaussettes, qui ne le connaît n'a réellement pas vu un animateur de foire. De la gouaille, de la bonne humeur, du talent, de l'argument. Ne pas trouver là de quoi calfeutrer ses ripatons à bon marché relève de la mauvaise foi ou de la paresse. Pour ceux qui ont des problèmes de vue, pas de souci, le lunetier offre un étalage où il y en a pour tous les goûts. Et la marchande de mouchoirs des Vosges, où se trouve-t-elle donc, alors qu'elle était venue en 2020, placée près de l'écluse? Apparemment, elle n'est pas là. Les Gascons sont ils avares de leurs pleurs pour ne pas avoir assez acheté à cette noble commerçante? Le Saint-Gironnais aurait bien aimé, lui, compléter son stock.

En revenant vers le parking, coup de fil de Bernard Duviau qui a eu un petit avatar, heureusement bien dénoué. La rencontre n'a pu avoir lieu. Ce n'est que partie remise. Le livre sur les 50 ans de la foire sortira.. La fresque murale, une beauté Mr Duviau!

Ah, Barcelonne du Gers, journée inoubliable, nous avons des petites étoiles qui scintillent dans nos yeux. Oh monde agricole, quelle belle réunion de produits et matériels, entouré d'une foule dense et décontractée, tu as encore de nombreux adeptes.

La voiture rejointe, il est 18h15 quand les voiles sont larguées. Les passagers sont infatigables et dégustent à plusieurs reprises des gourmandises qui embaument l'habitacle. C'est sans doute qu'elles ont très bon goût. Saint-Girons est retrouvée à 21h sans une erreur de cap.

Encore bravo au comité de la foire, essayez de forcer un peu sur les animaux, les pièces de vieux tracteurs, les accessoiristes de pièces neuves, les livres et revues techniques et pourquoi pas les gros moteurs industriels? Une énorme animation à coup sûr dont un des protagonistes de Longages se ferait peut-être un plaisir de venir.

 

 

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5 mars 2022 6 05 /03 /mars /2022 20:54
Navarrenx, première de saison
Navarrenx, première de saison
Navarrenx, première de saison
Navarrenx, première de saison
Navarrenx, première de saison
Navarrenx, première de saison
Navarrenx, première de saison
Navarrenx, première de saison
Navarrenx, première de saison

Navarrenx, première de saison

 

Navarrenx, après Mourenx, l'une prend deux r, l'autre un, ainsi en est-il.

Par ce beau dimanche 6 février la confortable Renault largue les voiles et met le cap sur Navarrenx. A son bord, l'enseigne de vaisseau, Alain, Damien et Cybèle. Pour aller dans la jolie cité fortifiée, rien de compliqué. Saint-Girons Saint-Gaudens, Saint-Gaudens Artix par l'autoroute, sortie à Artix pour passer à Mourenx et arrivée à Navarrenx. A Artix il y a une flotte de camion des transports Ayta impressionnante. Le matériel est très propre et rangé au cordeau. Au moins 75 maxi codes. Mourenx, une entrée principale magnifique avec cette belle allée de palmiers fort bien entretenus. Au rond point le dessin du nom de la ville en grandes lettres. Le parterre est splendide. Pourquoi Saint-Girons n'oserait pas faire pareil? Il est presque 10 heures lorsque la très belle bourgade Béarnaise est atteinte. Le voiture est facile à garer, il y a une place qui attendait l'écurie Saint-Gironnaise.

La première allée à franchir est celle des camelots. Tous les étalages sont prêts. Le soleil s'est invité et irradiera de son ardent rayonnement toute la journée. L'allée est remplie, toutes les places sont prises. Avant d'aller plus loin rendez vous à la place de la mairie. Ah quelle joie, les tracteurs de Gérard, de Jean-François et des autochtones sont là ainsi que deux gros moteurs dont un Duvant et le Diesel Industrie. Des cordiales salutations sont échangées avec Jean-François, Marie-Lyne, Gérard, Gigi le Charentais et Yves un fidèle d'Antic-Agri venu de Saint- Frajou à côté de Boulogne sur Gesse.

Tout doucement le groupe rejoint la deuxième partie de la foire après l'usine désaffectée. Après avoir jeté un coup d'œil aux outils du Tarnais, aux John Deere, aux nacelles tous bras déployés, c'est la visite du vide grenier. Pour la circonstance la mascotte est tenue en laisse. Elle rechigne un peu puis se résigne. Cette restriction n'est qu'éphémère. Tous les stands sont visités, à vrai dire c'est la recherche de bouquins qui intéresse un des visiteurs. Oh il y a bien des Tintins et Milou (il les a tous) et malgré son flair affûté il ne déniche rien. (ce sera pour ce soir au salon du livre à la mairie). Une discussion s'instaure avec le sympathique marchand de crics pneumatiques et d'outillage neuf.

-Vous n'auriez pas par hasard un peigne à filets en pouce?

-Hélas, il ne m'en reste pas.

Dans l'autre partie du hangar, ce sont les animaux, vaches Blondes d'Aquitaine et chevaux Comtois.

Une belle présentation. A côté de l'entrée la buvette tourne à plein. Il y a quelques années les voitures de collection se trouvaient là. Elles ne déparaient pas. Il serait bien qu'elles y soient, l'esplanade est un peu vide. Encore une virée au vide grenier et les inscriptions au repas sont prises dans le même lieu. La salle a changé par rapport à 2020. Toujours pas de livres en vue. Messieurs les organisateurs, voici une suggestion: inviter un ou plusieurs bouquinistes, vous verriez à Réalmont ou à Baraqueville, ça marche très bien.

Pendant les agapes, la princesse fait comme d'habitude sa petite comédie et finit par arriver à ses fins. Les restes de bout de gras finissent dans son gosier. Les voisins fort sympathiques rient de bon cœur. Ils sont de Mauleon. La voix de celui qui est à gauche d'Alain ressemble à celle de Nadau. -Vous n'êtes pas de sa famille lui est-il demandé? Et la discussion s'engage sur la ruralité, les souvenirs de la vie à la campagne autrefois, les corvées, l'entraide, le matériel, les attelages.

L'équipe de Longages arrive en tracteurs s'il vous plaît. Le M, le Lanz, le Bautz, le Vierzon viennent se garer sur le grand pré. Au moins c'est une animation assurée.

Après le dessert les Saint-Gironnais vont leur souhaiter bon appétit. Jean-François en profite pour dire au secrétaire de Labour Passion qu'il faut lancer une réunion en fin de mois.

Dehors il fait plus chaud que sous le bâtiment. C'est le moment de prendre des photos des tracteurs. La luminosité et le site s'y prêtent à merveille. Quand tous les conducteurs sortent de table ils font une petite virée dans le pré. Damien a pris le volant du M. C'est un splendide Farmall row-crop joliment restauré. Le groupe s'achemine ensuite avec prudence, car il y a énormément de monde, vers la mairie distante d'au moins 400m. Damien revient avec son engin.

-Mais que fais-tu?

-La place est fermée, je ne peux pas rentrer.

-Et comment ont fait les autres?

-Il y a un tracteur en travers de la rue placé avant que j'arrive.

-Allez demi tour, tu te feras ouvrir le passage, hors de question que tu restes ici.

C'est l'occasion d'aller voir les moteurs industriels d'antan en exercice. Le Diesel Industrie est démarré à l'aide d'un gros John Deere attelé à la roue entraîneuse attelée sur le trois points. Le monde afflue. Ces gros moteurs étonnent toujours énormément. Complètement tombés dans l'oubli, des intrépides comme Jean-François les font revivre après les avoir récupérés dans des sites variés suite à des montages d'opérations logistiques d'envergure (cf...Tractorama N° 57, 58, 59 60)

Le public, curieux et attentif demande beaucoup de renseignements et à quoi servaient ces moteurs? Le secrétaire qui se trouvait là par comme par hasard n'est pas avare d'explications. Cybèle, comme tout canin distingué, très tellurique n'apprécie pas trop ce tintamarre et inquiète tourne en rond. Le Duvant est démarré à l'air comprimé fourni par le compresseur Copco alors qu'à l'époque le dit compresseur faisait partie intégrante de la machine et remplissait les cuves d'air comprimé ensuite injecté dans les cylindres pour le démarrage.

Et la place des Casernes, que s'y trouve-t-il? Tout simplement rien alors que d'habitude elle est remplie de matériel d'occasion fort bien présenté. Le stand Massey Ferguson est fourni mais l'allée qui longe les remparts est un peu moins garnie que d'habitude. Les voitures neuves elles, Renault et Peugeot sont représentées en force. De temps en temps, l'homme de la sono, c'est radio , lance quelques explications. Le matin il a souhaité la bienvenue au public et aux exposants et donné un descriptif de la foire. Le tout est de belle qualité.

Le marchand d'échelles a exposé toute sa gamme déployée. Gérard en a acheté une. Les prix sont attractifs. Ne pas oublier toutefois qu'une échelle est un moyen d'accès et non pas un lieu de travail.

La dernière étape n'en est pas moins succulente à savoir le salon du livre! Des hallebardiers en belle tenue surveillent les deux entrées. Il faut pénétrer dans ce lieu saint. Cybèle est admise sans pass. Elle tire un peu sur sa longe mais doit patienter. Les auteurs sont des locaux. De nombreux livres d'histoire et des romans sont présentés. Notre Saint-Gironnais craque et après des conversations chaleureuses avec Carole Meudic et Alain Lamaison se fait dédicacer trois livres et ressort tout réjoui. Damien et Alain l'ont rejoint après être aller chercher le marteau acheté le matin au stand du Tarnais.

Ah si, il reste à voir de près la ramasseuse à maïs Béarn montée sur un Massey-Ferguson 168. Le tout a probablement passablement servi mais mérite un coup d'œil attentif. Bénédiction du sort, un visiteur s'arrête et la conversation s'engage. Il est de Nay, le patelin ou la famille Lagouare avait monté cette fabrique de corn-pickers et il a bien connu cette affaire. La conception de cette machine fait qu'elle à demeure sur le tracteur pour la saison, le poste de conduite est surélevé d'où modification des tringles de commande et de la direction. L'ensemble assez lourd devait demander du temps pour l'attelage. La concurrence des grands constructeurs comme Bourgoin, Rivierre-Casalis et Benac avait eu raison de cette maison courageuse. Si vous la ressortez cher propriétaire, mettez un panneau explicatif, voire une sono et faites la fonctionner plusieurs fois dans la journée. Ce qui est devenu une rareté doit être mis à l'honneur dans ce genre de foire, qui plus est c'est du local.

L'après midi tire à sa fin. Quelques voitures vintage, Ford Mustang, R8 Gordini, Cadillac se laissent admirer. Navarrenx doit faire mieux. C'est l'occasion de montrer un panel plus fourni.

Les étalagistes plient boutique, Jean-François vide l'eau de refroidissement de ses beaux Diesels. Dans un moment les camions seront approchés pour l'embarquement. Vers 22 heures ils reprendront leur destination vers Longages.

Les Saint-Gironnais regagnent leur taxi sagement garé au même endroit. Damien prend le volant et pourra apprécier la douceur de conduite de la berline issue ce ce qui était naguère la Régie Renault ou la R.N.U.R. Il a un peu tendance à trop monter les tours dans les rapports intermédiaires alors que ces moteurs sont conçus pour tourner à bas régime. A Mourenx le petit vaisseau fait deux fois le tour du rond-point pour prendre en photo la grande inscription Mourenx dessinée sur le talus.

A l'arrivée à Saint-Girons il est 21 heures. Un petit repas à domicile va clôturer la soirée.

Pour l'ouverture de la saison, c'est formidable. Navarrenx la belle Béarnaise a réussi le coup d'envoi.

 

 

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25 janvier 2022 2 25 /01 /janvier /2022 19:16
Le Salat, notre belle artère nourricière
Le Salat, notre belle artère nourricière
Le Salat, notre belle artère nourricière
Le Salat, notre belle artère nourricière
Le Salat, notre belle artère nourricière
Le Salat, notre belle artère nourricière
Le Salat, notre belle artère nourricière
Le Salat, notre belle artère nourricière
Le Salat, notre belle artère nourricière
Le Salat, notre belle artère nourricière

 

Le Salat, notre belle artère nourricière

 

Depuis le samedi soir 8 janvier à la nuit jusqu'au lundi 10 aux environs de minuit la pluie est tombée sans discontinuer. Qu'on en juge, à Saint-Girons ce ne sont pas moins de 118 mm qui se sont déversés sur notre belle région. Le record selon les informations France Bleue a été à Augirein pour 162mm avant la nuit mais 185mm au pic selon météo Paris.com. Ce sont des valeurs extrêmement élevées pour un laps de temps si court ce qui correspond à un mois de forte pluviométrie. Ainsi en 2021 à Saint-Girons nous avons eu 863mm soit:

en janvier     135mm

février            29mm

mars              41mm

avril               32mm

mai               54mm

juin               42mm

juillet            62mm

août              30mm

septembre    99mm

octobre        42mm

novembre   130mm

décembre    167mm

Cumul 863mm mais moins 214mm par rapport à 2021! Aussi cette pluie diluvienne a considérablement gonflé le débit de notre beau Salat dont le bassin versant est de 1154km2. Autant dire que quand il tombe des masses d'eau pareilles et que la neige fond à haute altitude, vient un moment où malgré l'accélération de la vitesse de l'écoulement de l'eau, c'est le débordement.

Dimanche soir déjà, les flots rugissaient dans un tourbillonnement impressionnant et une cavalcade grandiose. A Saint-Lizier à la centrale de Tondut aval la digue avant le pont était pratiquement recouverte. Le lundi matin, il était net que le niveau continuait de monter. Les digues avaient complètement disparu. Quand à la couleur de l'eau, ah quelle charge en sédiments! Du véritable café au lait plutôt saumâtre. Dans la matinée écoles et lycée sont fermés. A Saint-Girons, place des Capots, Champ de Mars, place Guynemer, stade Buffalan, les villas le long de l'avenue Bernère étaient envahis. C'était la marée haute. Les photos des lieux à la une de l'actualité circulaient sur les portables. Plus bas dans la plaine tout devenait lac notamment à partir de l'île après Pourlande, l'usine de Lorp siège des deux musées et toute la bande rive gauche Sentaraille, Caumont, Mercenac, Bonrepaux.  A Gajan le magnifique Fordson Dexta de Christian garé sous un petit cabanon à côté du vannage de la centrale, s'il n'est pas emporté par les flots est entièrement recouvert. Christian le monte chez lui après l'ouragan et dès le jeudi le tracteur commence à reprendre des couleurs après avoir été entièrement vidangé. A Lorp, dans l'ancienne papèterie devenue base d'Autrefois le Couserans, trois fantassins, Philippe, André et Aurélien montent les remorques du parking extérieur sur la butte. Elles seront plus à l'abri. Pour le reste il n'y a rien a à faire. Plus que jamais les bâtiments sont une véritable cité lacustre.

C'est la Garonne qui allait être “contente” avec tout cet afflux de volume dont elle se serait bien passée. D'autant plus que c'est tout son bassin versant qui est victime de cette pluviométrie inédite. Je n'y peux rien se lamentait le Salat, ça pousse derrière! Allait elle devoir se jeter dans les bras de la Loire à Nantes pour résister à une telle submersion après avoir subi l'ire des Bordelais?

Des crues de ce type, il y en a eu, certes. Heureusement qu'elles sont assez espacées mais quelques dates ont marqué le Couserans:

1875 repère au pont neuf de Saint-Girons qui était englouti. Le 23 juin à midi.(construit en 1825 par Jean-Baptiste Pujol)

1937

1977, le jeudi 5 mai

1992.

Ces repères sont également marqués à la centrale de Tondut à Saint-Lizier.

Ce lundi 10 janvier le point culminant du débit fut à 17 heures pour 585 m³/seconde à 19h à la station de relevé qui se trouve rue Léon Jouhaux peu après la jonction avec le Lez. Oh bien sur c'est moins que pour le Mississipi ou la Volga ou le Danube mais pour notre torrent c'est pharamineux. (débit moyen 40m³/seconde).

De ce fait tôt en début d'après midi une déviation a été mise en place par le Pont de Saint-Lizier puisque à l'ancienne station Carrara l'eau avait envahi la chaussée. Ce pont Gallo Romain disaient les observateurs présents, voilà du solide, pas une vibration, pas un tremblement et pourtant le niveau était à moins de 3m du tablier.

Idem à Saint-Girons où le pont neuf était fermé. A Prat la déviation était noyée peu après le rond point en direction de Toulouse et les véhicules passaient par le village. La Gouarège avait démesurément gonflé!

L'étau se resserrait. Alors que la circulation s'éclaircissait la pluie n'avait pas encore cessé. Le Pont du Baup humblement campé sur ses balustres vertes, valeureux petit affluent du Salat n'était pas en reste pour sa contribution au déferlement inouï.

A Taurignan-Vieux, la route était aussi fermée à l'entrée du village côté Taurignan-Castet de même que la départementale 33 au niveau de Palétès ainsi que le pont de Lacourt.

Notre cher Salat essayant de parer au plus pressé ne cessait de charrier des embâcles et des alluvions finement diluées dans ses remous torrentiels. Il se disait à force d'arracher des sédiments à nos belles Pyrénées, je vais les éroder. Peut-être qu'un nouveau plissement hercynien un de ces quatre matins remettra de l'ordre dans ce cataclysme, tentait-on de le rassurer.

Dans la plaine, peu a près Pourlande, elle bien arrimée sur ses solides fortifications cent cinquantenaires, peu inquiète de ce raz de marée, les terres étaient sous les eaux et devenaient un lac jusque tard dans la nuit.

Cet épisode terriblement émouvant n'était pas sans rappeler l'énorme crue du 8 mai 1977 dont beaucoup se souviennent encore. Le point culminant s'était situé aux alentours de 13 heures. Déjà à la moindre montée des eaux, à l'usine des Papèteries Bergès à Lorp la machine était arrêtée et les mécaniciens démontaient les moteurs électriques situés dans des fosses plus basses que le niveau du canal. Ce jeudi fatidique, l'île est submergée, le canal déborde et pénètre dans la salle des machines par la porte d'entrée, déboule dans le tunnel et ressort dans la cour, s'infiltre sous le mur et pénètre dans le magasin du papier fini. Derrière, l'eau rentre par la forge. Les bâtiments sont cernés et immergés. Il y a à peu près 30cm de hauteur. Le lendemain après la décrue, si la machine peut repartir assez vite, une équipe de hallebardiers déplace toutes les piles de bobines. Bien que stockées sur de solides palettes, la noyade était inévitable devant un tel déluge. Toutes les bobines du bas sont inventoriées et envoyées au recyclage! Le sol a été nettoyé et les palettes mises à sécher. Puis la fabrication des marchandises déclassées a été relancée. C'était à l'époque de la fabrication du support du papier carbone écru en 18g au m2 pour les industriels de la transformation comme;

M.A.R.I. (Manufacture Alsacienne du Ruban Industriel) à Gundershoffen, Copigraph à Malesherbes, Delplanque à Apprieu, Molineus à Wulfrath, S.F.P.C.(Société Française des Papiers Carbone) à Sorel- Moussel, Corvus à Worms. Pendant plusieurs semaines l'atmosphère était imprégnée de l'odeur de vase.

Comme avait dit un sage, Chaque désastre leur arrachait des paroles de désespoir puis peu à peu, insensiblement le temps leur redonnait force et courage.

Notre beau Salat, lui, le mardi après son paroxysme de débordement dans la nuit de lundi et sa folle inquiétude, reprenait son lit et sans s'endormir pour autant continuait sa descente cette fois ci apaisée vers son confluent bien aimé la Garonne.

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18 janvier 2022 2 18 /01 /janvier /2022 20:54

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18 janvier 2022 2 18 /01 /janvier /2022 20:43
Vert et bleu ou la dérive effrénée des écuries anglaises
Vert et bleu ou la dérive effrénée des écuries anglaises
Vert et bleu ou la dérive effrénée des écuries anglaises

Vert et bleu ou la dérive effrénée des écuries anglaises,

 

L'affaire avait fini par se résoudre.* Les hypothèques familiales de la propriétaire du petit Dexta étaient levées. L'accord est conclu. Le commando d'enlèvement est prévu pour le dimanche 14 novembre. Déjà le jeudi 11, un détachement précurseur change la roue avant gauche crevée. Le pneu est bien malade. Un dépannage avec une du 165 d'André fera l'affaire. Bien qu'en 600x16 au lieu de 550x16, il faudrait être un expert patenté pour voir la différence. Les jantes sont identiques. Mme Noélie prévenue donne son plein accord. Le locataire du hangar, à la découverte du “rambail” inédit vient aux nouvelles. Il assure qu'il déplacera d'ici dimanche les deux palettes d'ardoise ( de couverture pas de dettes hein!). Il semble ravi de cette opération. Une batterie a été amenée. Côté moteur tout va bien, côté pompe à injection -Simms comme il se doit- le diagnostic est bon. Un peu de dégrippant, quelques mouvements de la crémaillère et essai de démarrage. Un peu de “ventoline” est autorisée ce jour. Le magnifique petit moteur de Dagenham démarre sans se faire prier et sans fumer. Quelle aubaine! Une rapide révision de l'état des lieux est engagée. A changer; compteur d'heures, voyants du tableau de bord, joint de pipe d'échappement, calandre, caisse à outils, poignées de capot et ailes à retaper.

Tant qu'à faire, pourquoi ne pas essayer l'embrayage et les freins? Il n'y a qu'un mètre libre devant l'essieu et l'essai peut avoir lieu. L'embrayage est très doux, les freins serrés il ne patine pas, les vitesses passent à la perfection.

Il est décidé d'ôter la cabine artisanale. Quoique très bien faite, elle défigure ce joli petit tracteur qui n'était pas livré à l'époque avec cet accessoire. La collection, c'est aussi la recherche du purisme. A y être les vérins de fourche sont déposés eux aussi. Le bâti sera démonté à la Coume quand le bijou aura rejoint son nouveau repaire. Les photos du matériel à céder soient la fourche, les vérins, le bâti et la remorque sont prises.

Dimanche 14.

Le matin avec Alain, les deux roues arrières supplémentaires et la cabine sont chargées dans la remorque Lider et emmenées à la Coume. Le DB, l'impassible remorqueur vert, est descendu au parking de la piscine, c'est toujours ça de gagné. A 13h40, embarquement des fantassins: André, Alain, Damien, Benjamin, Mathias. Alain, bien couvert, passe devant avec le DB. Dans la remorque, il y a barre de remorquage, sangle et chaînes courtes. La pluie ne cesse de tomber. Pas question d'ajourner le remorquage. La passion ne le supporterait pas. Arrivé à Alas, le remorqueur se met en place, la barre est positionnée. Le terrain est un peu boueux à l'entrée de l'abri. Il y a longtemps qu'il n'y avait pas eu une telle agitation dans le coin. André, conducteur pressenti du petit bleu, a revêtu le ciré jaune. Ce ne sera pas un luxe. Les gyro phares envoient leurs flash de tous leurs watts. Avant de sortir du village, pourquoi ne pas démarrer le Dexta? Le DB n'a aucun mal à le déplacer, mais la troisième rapide n'est pas trouvée. Les roues se bloquent. Plusieurs essais, en vain, jusqu'à l'ancienne école.

-Laissons tomber, partons, nous le démarrerons là haut. La grande vitesse doit bien être quelque part dans la boîte mais elle est un peu effarouchée.

Les deux prodiges de Meltham et de Dagenham partent rejoindre leur base secrète. La “Citron” furtive, suit en serre file. La vitesse s'établira à 14/15 km/h. Ce n'est pas une compétition mais une translation. Puis la prudence s'impose vu que la santé de l'avant train du beau bleu est inconnue. Avant le pont d'Engomer le gyro est déplacé à l'arrière de l'aile droite. Il est de bon ton que l'attention des automobilistes soit attirée par ce fringant convoi exceptionnel. Oui pour bien des raisons, un vert (qui devrait être blanc orchidée et brun chocolat) devant un bleu beaucoup plus petit, des véhicules anciens peu courants dans la contrée, sous une pluie froide et intense, une voiture tirant une remorque vide avec à son bord 4 joyeux lurons bien moins soucieux que les conducteurs des tracteurs. Voilà qui ne peut passer inaperçu.

Était-ce la bonne préparation du convoi, la dextérité des convoyeurs ou la bienveillance des dieux du machinisme agricole qui ont fait que le trajet s'est déroulé en toute limpidité?

Alain, depuis le retour de la foire de Rimont le dimanche 13 octobre maîtrise complètement le 1200 David Brown. Cet assez gros tracteur est obéissant comme un gros pachyderme sagement apprivoisé. A Saint-Girons avant d'attaquer la côte du chemin du Magarat la 2ème rapide est enclanchée. Ainsi les deux engins la montent allègrement. Sur le replat avant la ferme d'Ajalon la 3ème est reprise. Pour la dernière montée, très raide (n'est pas repaire qui veut) une vitesse est tombée. Toute l'équipe va faire demi tour à Magarat. Les deux Diesel reculent sur le parking devant le garage. Le Fordson est surpris de débarquer dans cette terre sainte et semble dire; si je m'attendais à ça! Il est dételé, le DB est garé et sa batterie est mise au petit pour le démarrer. Le bruit de son trois cylindres est inégalable.

André s'extasie, on dirait le 42 dit-il.

Oui, marques différentes, moteurs identiques. Les accélérations sont franches, pas de fumée intempestive. Seul le joint du coude d'échappement hors d'usage laisse fuir du gaz bleuté. Dès qu'il est chaud, le moteur démarre à la perfection. C'est de bon augure.

Pour aujourd'hui, c'est fort bien. Tout le matériel est rangé, les tracteurs sont couverts. Le lundi 15, les bâtis de la fourche sont démontés. Il y a en fait un demi bâti de chaque côté, 5 boulons les tiennent et une barre transversale qui passe sous le réservoir les relie et elle est soudée. La vidange est faite après quoi quelques démarrages sont effectués. Plus tard il faudra essayer la conduite sur route.

Merveilleux Fordson, tu es doté d'un si joli nom. Tu es le dernier de la fabuleuse saga des Major, New-Major, Power Major et Super Major. Ton ultime version sera le Super Dexta puis le Ford 2000 te succèdera. Ton nouveau propriétaire a fondu comme un enfant émerveillé quand il a découvert la fameuse inscription finement gravée sur les jantes EnFo (England Ford)! Tu n'aurais pas pu mieux tomber!

 

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*cf bleu comme un Fordson samedi 20 mars 2021.

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11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 21:26

2022,

 

 

 

 

           Chers passionnés et chers lecteurs,

 

Déjà 14 ans que vous lisez les errements, les péripéties et la prose de William Deering, perdu dans les songes et l'univers du machinisme agricole et un peu du Poids Lourd. Beaucoup a été fait mais la tâche n'est jamais finie. Cette ruralité qui nous tient tant à cœur, c'est un peu comme un voyage dans une galaxie; l'étude d'une marque, la découverte des hommes célèbres du monde de la mécanique, la connaissance approfondie des acronymes (ils sont légion ceux là et encore tant d'inconnus), la poursuite de l'immense liste des constructeurs de moteurs Diesel dans le monde entier, les compte rendus de sauvetage de quelque vieille mécanique. Les sujets d'intérêt ne manquent pas sans compter les visites dans les différentes foires et grands rassemblements.

Déjà en 2022 se profilent quelques dates de réjouissance;

-La foire de Navarrenx, très jolie ville du Béarn les 5 et 6 février

-La foire de Barcelonne du Gers les 11,12, 13 février

-L'immense et splendide foire de Réalmont les 2 et 3 avril

-La foire de Flaujac Nespoujols dans le Lot les 16 et 17 avril.

-Les journées portes ouvertes du conservatoire rural du Machinisme Agricole de Casteljaloux dans le Lot et Garonne les 7 et 8 mai.

A Saint-Girons, pour la trentième édition d'Autrefois le Couserans, le programme -le meilleur des trente ans- se prépare. Il se dit que ça va ronfler!

Le calendrier n'est pas figé. Bien d'autres rassemblements se préparent comme ceux de Salles sur Garonne, celui d'Antic-Agri à Longages, celui de Mazères d'Ariège, celui de Belpech, du Mas d'Azil, de Rimont.

Le festival des tracteurs porté par une houle sereine et puissante est en train de se lever.

Et pour finir, en souhaitant les meilleurs vœux à toutes et tous, pourquoi pas une petite citation?

“ La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit ” (Oscar Wilde)

 

 

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23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 18:02
Tractomania à Caussade, le pèlerinage rituel.
Tractomania à Caussade, le pèlerinage rituel.
Tractomania à Caussade, le pèlerinage rituel.
Tractomania à Caussade, le pèlerinage rituel.
Tractomania à Caussade, le pèlerinage rituel.
Tractomania à Caussade, le pèlerinage rituel.
Tractomania à Caussade, le pèlerinage rituel.
Tractomania à Caussade, le pèlerinage rituel.

Tractomania, le pèlerinage rituel,

 

Ce n'était pas de la fièvre vitulaire dont les tractoristes étaient atteints, oh non, mais de celle des vieilles ferrailles. A 8h15, un record, les Saint-Gironnais atteignaient Caussade la capitale du chapeau. Les étalagistes n'avaient pas encore tous retiré les bâches de leurs étals, c'est dire!

Le monde est encore clairsemé mais avec le beau temps qui arrive, la foule ne va pas tarder à grossir.

En premier lieu, déposer une annonce au tableau d'affichage avec une photo de la botteleuse Claas pick-up tant recherchée. Ensuite visite à la halle, bonjour à Mr Clet et à JP Noret. Quelques livres retiennent l'attention mais ne font pas partie de ceux tant recherchés (ah il faudrait trouver 120 ans d'histoire de Deutz de Pierre Yves Mahéo et l'histoire de Massey-Harris à Massey-Ferguson). En sortant de la halle il faut saluer l'incontournable Hubert Terrier qui fut un gros pourvoyeur de bouquins ( dont le très rare livre Same 4 roues motrices en action).

Dans la grande allée et devant la halle ce sont les tracteurs. Cette année Tracteuretro est présent. C'est le moment d'aller saluer Guillaume Waegemacker, Claude Brard, Remi Sereï et la directrice des éditions de la France agricole. D'ailleurs la plupart des albums de Bernard Gibert sont là. Voilà la grande discussion entamée avec le monde de l'édition et un échange fructueux qui en résulte. -alors les erreurs relevées dans les livres-, comptez vous y remédier?

Bernard Gibert est même appelé pour lui demander la marque du moteur 8 cylindres monté à l'époque sur la moissonneuse batteuse Bautz.

-Dans le fond, c'est assez facile pour l'auteur de faire publier ses albums depuis le temps qu'il collectionne les publicités. C'est une simple question de classement?

-Détrompez vous, vous n'imaginez pas le travail que ça représente.

-Je vous enverrai les observations dont je lui ai fait part après la lecture de ses albums. Je les ai tous. Il m'a dit lors de notre dernière conversation qu'il en préparait un nouveau. Il contribue à ma ruine.

- et vous, quand publiez vous?

-Ouf, je risquerais de perdre mon indépendance?!

Fabien Arnold est croisé. La boutique du tracteur n'est pas présente mais Farmall service est venu. Gilles Andrieu a mis à la vente un F 137 D. Trouver a-t-il acquéreur?

Au fond de l'esplanade, près du passage souterrain sous la voie ferrée, le charmant Mr Bayle, grand spécialiste de Same est salué. Il donnera tous renseignements sur un Saturno à immatriculer en collection. Non loin de là, Pascal et Nathalie ont leur petit stand. Pascal demande en riant des nouvelles de l'acquéreur du moteur Bernard acheté il y a 8 mois!

Où est donc Damien Lhuillery? Si un mordu des tracteurs rouges comme Fabien a dit qu'il y était, il faut le trouver.

Maintenant la foule est dense. La grande place qui jouxte la voie ferrée était peu remplie il y a quelques années. Tous les m2 sont occupés cette fois ci. Un beau H est exposé. Il est fané mais pas du tout abîmé. Le renvoi d'angle de la poulie est présent mais pas la poulie, ah ah! Cet appendice est terriblement convoité. Dommage que le propriétaire ne soit pas à côté, un brin de causette eut été fort agréable.

Un peu plus loin, sous un petit barnum, un bouquiniste. L'arrêt s'impose. Il y a les trois albums sur l'encyclopédie des tracteurs Renault, quelques livres de Jean Noulin, le titre Le tracteur (il sera embarqué en fin d'après midi) et incroyable mais vrai celui sur la SAME. ( réservé lors de son édition en 1988 aux concessionnaires de la marque il a été tiré à moins de 300 exemplaires, évoqué dans le N°20 de Tracteuretro). Ce serait étonnant que personne ne l'achète.

Toujours dans ce secteur, arrêt sur une poulie bien présentée sur une petite étagère. Elle tend les bras au propriétaire des deux Perkins et de l'Hispano 7022, c'est sur. Damien en prend les cotes. Le visiteur a un doute, il hésite. Quel idiot! Le soir elle est partie bien sur. Ça fait deux fois qu'il loupe une telle aubaine à Tractomania.

Il est temps d'aller dîner, au routier comme d'habitude.

Après le repas succulent; il est 15 heures, c'est le moment d'aller à la grande place au dessus de la mairie voir le staff de Jean-François avec ses vieux moteurs, les vieilles voitures et le défilé.

Bruno Marcanet ouvre le bal avec sa majestueuse locomobile Knap. Vierzon, Dutra, Fiat Someca, Lanz, Fendt, Massey-Ferguson, Ferguson se succèdent. Les voitures Panhard, Renault, Citroën ferment le convoi. P'tit Louis a fort à faire pour commenter ces splendides matériels. L'équipe de Jean-François a mis en route un Duvant et le Diesel Industrie. Les vieux métiers sont de la partie: concasseur de pierres, batteuse de Sorgho, trépigneuse.

François Barral, le vendéen, spécialiste des moteurs à poste fixe a amené ses livres à la vente. Tous les exemplaires ont été vendus.

A remarquer, un beau camion Berliet gazogène bien restauré est exposé à côté d'un gros moteur. C'est probablement un GDR. Le beau sigle, celui de la locomotive vue du dessus, est apposé sur le haut de la calandre. Tout un pan d'histoire!

En revenant sur le grand site, il faut absolument trouver Farmall Service. Enfin voici Damien Lhuillery.

-Auriez vous des soupapes de Super FC-C?

-Envoyez moi donc un message au numéro que je vous donne. Je verrai quand je serai rentré à Auneau.

Il aurait fallu dire deux petits mots à Michel Rodier au club Massey Ferguson mails il est occupé. De toute façon un coup d'œil furtif le matin a permis de voir qu'il n'y a pas de nouvelles publications.

Au revoir Tractomania, à l'année prochaine, il nous faut repartir, il y a encore un chargement à prendre à Villeneuve lès Bouloc.

En regagnant Berlinette, entrevue avec deux jeunes passionnés qui ont chacun un réservoir neuf sous les bras.

-C'est Marliac qui vous l' a fait?

-Oui.

-Il ne faut sans doute pas regarder le prix mais c'est du bel ouvrage.

-C'est aussi le délai, la commande est de février.

En partant plutôt que de prendre le péage de Montauban souvent très encombré, le trajet est poursuivi par l'ex prestigieuse nationale 20. Ma foi, le trafic est léger. Saint-Jory est en vue puis Saint-Sauveur et Villeneuve. Les deux roues complètes pour le DB sont embarquées.

-Mais JP, tu t'es servi d'un pneu, il est plus usé que l'autre jour! Tu ne m'as pas enlevé les voiles. Mon regard est voilé. Que veux tu que j'en fasse, il me faut une décote.

-Regarde les entre axes et l'alésage du voile. Tu peux les monter direct sur ton DB, économie de temps!

-Combien tu vas me demander pour ces antiquités JP?

-...€

-ouïe, tu me fais mal finir la journée.

-Mais non, il faut voir dans la durée, pour la collection. Pour le peu d'heures que tu fais le rapport qualité est au top.

-A plus, JP, n'oublie pas de prendre rendez vous pour voir la botteleuse.

Le retour? On ne peut plus linéaire. L'arrivée à Saint-Girons a lieu à 21h20.

 

Tractomania, une rêve tangible et annuel.

 

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