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6 janvier 2023 5 06 /01 /janvier /2023 20:04
2023

2023

 

Copernic va paraître. Il paraît, il a dit, l'univers est changé. Seul à son poste rangé le soleil voit de loin notre terre inclinée conduire obliquement les signes de l'année.

Alors qu'une année s 'est achevée, une nouvelle a pris la relève en douceur comme si de rien n'était. Ainsi va le temps, prend-t-il son temps, donne-t-il le temps au temps?

Nul ne sait, chacun s'affaire à ses occupations et parfois pris par le temps, s'exclame; oh je n'ai pas eu le temps. Qu'importe dans le fond, comme avait dit un sage, ne vaut-il pas mieux avancer lentement que de s'arrêter? Ou encore ce n'est pas que nous manquons de temps, c'est que nous en perdons beaucoup!

Et les tracteurs dans toute cette digression? Ils n'ont pas manqué de faire parler d'eux. Outre les foires traditionnelles de Navarrenx (Pyrénées atlantique), de Barcelonne du Gers (Gers), de Samatan (Gers), les journées de Casteljaloux (Lot et Garonne), de Mazères d'Ariège, les prestigieuses festivités d'Autrefois le Couserans, la féérie d'Antic-Agri à Longages, l'énorme rassemblement de véhicules variés au Temple sur Lot, la finale nationale de labour à l'ancienne à Garrigues (Tarn), la fête de la vigne à Mazères d'Ariège, la foire d'automne à Espezel (Aude), ils se sont déplacés deux fois par leur propre moyen à Salles sur Garonne et à Rimont.

L'agenda a été bien rempli. Pour 2023 la route semble bien tracée, le programme suit son cheminement

Bonne anné 2023!

 

“Il y a toujours des fleurs pour qui veut bien les voir”

 

 

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29 décembre 2022 4 29 /12 /décembre /2022 19:13
Le Temple sur lot, un rassemblement inédit

Le Temple sur Lot, un rassemblement inédit

 

Dimanche 11 septembre

 

Aux journées de Casteljaloux les 4 et 5 juin, Daniel Feltrein avait dit aux Saint-Gironnais, venez au Temple le 11 septembre pour le gros rassemblement en perspective dans le nouveau conservatoire.

C'est promis, nous viendrons Daniel, nous ne pouvons manquer une telle concentration.

Aussi, le samedi 10 ce fut la visite à Garrigues chez Fabien pour la finale régionale du concours de labour du club Lanz et le lendemain le Lot et Garonne. René était du voyage. A6h30 la “Citron” prenait le départ. Quel trajet agréable! Trois heures après et 267 km, c'est l'arrivée au joli patelin du Temple sur Lot. Au rond point un petit gris était exposé, semblant dire, c'est ici les gars. A la sortie du village, en haut de la côte, c'est là. Le terrain est un peu vallonné ce qui procure un attrait remarquable. Le site on ne peut plus chaleureux, ne donne pas d'impression de gigantisme et pourtant la quantité de matériel est énorme.

Le parking est à peine à 300m. Après l'entrée, René est ici en pays connu, c'est tout de suite l'immersion dans le bain fantastique. Les véhicules sont regroupés par catégorie. Dans le grand hangar les tracteurs de l'association, à côté les vieilles voitures, devant ce hangar sur un petit mamelon les tracteurs de ceux qui sont venus de l'extérieur, des voitures de collection, en face quelques camions de pompier dont le seul SOMUA à chenilles répertorié en France. Sur le pourtour de cette esplanade, l'énorme moteur industriel MAN, des camions de pompier, deux chars Sherman en parfait état, un très beau moteur Lister 6 cylindres, des petits moteurs à poste fixe. Dans le deuxième hangar une série de voitures anciennes, des camions de pompier ( SAVIEM, Magirus, GMC, Citroën), des motos, une unique voiturette fabriquée à Agen et enfin l'aire réservée au repas de midi.

Il fait très beau, le monde arrive. Ici l'exposition n'est pas statique. Toute la journée il y aura du passage sur le chemin qui entoure l'espace.

Gérard l'homme de la puissante sono officie comme à Casteljaloux au printemps. Il explique l'histoire du gros moteur MAN de 1936, du même style que ceux de Jean-François de Longages. Le propriétaire est interviewé et le public assiste au démarrage après injection d'air comprimé dans les cylindres. Les plaques de visite latérales ont été enlevées pour la journée laissant ainsi apparaître le mouvement des bielles et du vilebrequin généreusement arrosés d'huile sous pression. A petit régime (70tr/min) le moteur tournera toute la journée. Le bruit de l'échappement est caractéristique, une légère fumée en sort. L'énorme génératrice toujours en place est entraînée par le moteur mais privée de certains de ses accessoires vu son grand âge elle ne fournit pas de courant.

Le SOMUA démarre et tourne quelques instants. René qui a un souci de réglage des soupapes de sa Delahaye demande quelques renseignements au fin mécanicien du beau camion.

La voiturette à trois roues, du début du siècle dernier, fabriquée à Agen, est mise en route et fait le tour du terrain. Il n' y en a eu que quelques dizaines de fabriquées et c'est le seul exemplaire restant.

Ah voici Daniel Feltrein, le pape de l'organisation. Il est heureux de saluer les Saint-Gironnais et tout en devisant, place quelques voitures qui viennent d'arriver.

Quel spectacle, ici! Ça bruisse de partout. Deux petits moteurs fixent pétaradent dont un entraîne une petite machine à faire des manches d'outils. Le Lister a démarré, le cycle hyper régulier de son 6 cylindres est remarquable. So British!

Voici le petit SAME à l'état neuf qui tire une remorque 4 roues avec du public, de toute la journée il ne cessera sa ronde.

Devant le hangar des tracteurs toute une série de SAME restaurés dont un Samecar, sans doute très rare de nos jours. Dans ce hangar, c'est la caverne d'Ali Baba, une brochette d'IH bien sur, du Renault de la génération du D22, du Case, une batteuse, une locomobile, du MF. Tout est bien rangé mais plusieurs roues avant ont été démontées sans doute pour dépanner quelques tracteurs qui avaient la leur crevée. Ceux là sont statiques, ceux de l'extérieur non.

Place au repas. Les membres du club des calandres de Tonneins se sont regroupés. Le menu est délicieux dans un cadre on ne peut plus agréable, voitures et camions bordent le bâtiment sur deux côtés.

Maintenant c'est le défilé. D'abord les voitures puis les camions de Pompier ( J9, SAVIEM 4x4) et enfin les tracteurs. Daniel maîtrise la manœuvre. De temps en temps il se déplace avec sa Clio pour battre le rappel des troupes. Gérard commente et demande des explications aux conducteurs et d'un “roule ma poule ” tonitruant passe au suivant. Quel ravissement! Suivent ensuite les tracteurs et à la fin de ce défilé c'est la sympathique animation du tir d'un tracteur à la corde, les humains sont derrière la mécanique. Il s'agit d'un gros Bolinder auquel est attaché une aussière tenue par une vingtaine d'hommes, de femmes et de gamins. Au top donné par Gérard, chacun tire de son côté. Le tracteur est lourd et puissant et emporte à trois reprises successives les joyeux baroudeurs. Alors Gérard annonce qu'il y a une deuxième partie avec un tracteur plus petit. C'est un FIAT 25R. La donne change considérablement. L'équipe est plus forte que l'engin à pneus qui a beau ruer, patiner, rien n'y fait, il recule et ce à trois manches consécutives. Le public hurle de rire, il est en liesse. Très belle épreuve!

Le MAN tourne toujours et le bruit feutré de son 6 cylindres de 600 chevaux n'est pas sans rappeler une légère ressemblance avec celui d'une machine à vapeur.

Il est plus de 18 heures et il faut songer à regagner le Couserans non sans avoir l'esprit rempli de magnifiques souvenirs. Au fait, combien y avait il d'engins motorisés, pour sûr quelqu'un les aura bien comptés?

 

Bravo le Temple sur Lot.

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8 décembre 2022 4 08 /12 /décembre /2022 11:36
Tracteurs et moteurs sur le terrain des exploits!
Tracteurs et moteurs sur le terrain des exploits! Tracteurs et moteurs sur le terrain des exploits! Tracteurs et moteurs sur le terrain des exploits!
Tracteurs et moteurs sur le terrain des exploits! Tracteurs et moteurs sur le terrain des exploits! Tracteurs et moteurs sur le terrain des exploits!
Tracteurs et moteurs sur le terrain des exploits! Tracteurs et moteurs sur le terrain des exploits! Tracteurs et moteurs sur le terrain des exploits!

Tracteurs et moteurs sur le terrain des exploits!

Antic-Agri, 19ème édition,

 

 

Avant d'aborder le dernier virage du Lançon par la route qui mène au terrain des exploits, le conducteur de la “Citron” avait dit à ses jeunes passagers, attention ouvrez bien les yeux, nous abordons la terre magique. Il ne croyait pas si bien dire et la vaillante berline était tellement surprise de la beauté du site qu'elle faisait une belle embardée.

-J'en crois pas mes yeux s'exclamait-il.

Tout est préparé, regardez cette masse d'engins, une immense grue qui tenait en otage un Vierzon 201 et le chapiteau 4 mâts s'il vous plaît. Sans oublier les gros moteurs Duvant dont le 9 cylindres.

Pour une reprise après trois années d'interruption la journée s'annonçait plutôt bien. La disposition avait changé par rapport au rond traditionnel ( sauf en 2019 où c'était une forme de grande feuille de trèfle pour le thème Vierzon). Cette fois ci, c'étaient des pavés avec regroupement par marques, une allure des stands du SIMA en quelque sorte.

Quel énorme travail avait encore fait l'équipe de choc de Labour Passion!

En débarquant, première des choses, aller se faire enregistrer pour les repas. Martine dans son mignon stand d'accueil a tout préparé. Ici l'intendance est menée de main de maître. Il est à peine 9 heures, il n' y a pas encore grand bruit. Le bonjour est donné aux membres de l'association qui sont là.

-JEF j'ai amené comme d'habitude un karcher pour les sanitaires mais je n'ai pas de raccord rapide pour l'alimentation.

-Tu trouveras ça à la Tourette dans le local peinture.

Que nenni il n'y en pas. Alors courons vite à Carbonne chez Gamm Vert acquérir deux raccords Gardena.

Au retour il était temps d'ouvrir la session, il était plus de 10 heures. JEF étant aphone, c'est le secrétaire de Labour Passion qui ouvrait la séance et ne lâchera plus le micro. Le soleil brille et larde de ses chauds rayons la région. Hélas la poussière s'est invitée qui plus est accompagnée de tourbillons de vent. Une fine pellicule recouvre les carrosseries et les visages. Pendant deux jours il en sera ainsi.

Quelques tracteurs démarrent et à petit pas parcourent les allées. Benjamin et Marie demandent,

-on pourra conduire?

-Oui sans doute. Demandons à Christian de Peyssies s'il veut bien prêter son 137.

Ah il n'a pas chômé ce joli petit tracteur. Un ne suffit pas, il a fallu demander à Jean qui avait un petit Allis-Chalmers tout mignon. Tous deux se sont prêtés au jeu avec grande gentillesse. Les réservoirs de gasoil ont vu leur niveau baisser considérablement car le manège a duré deux jours!

L'hélicoptère pour les baptêmes de l'air est arrivé. Sa turbine n'a guère eu le temps de refroidir. Si la matinée du samedi a été lente à démarrer, ce sont 54 rotations qui ont eu lieu. Pas mal du tout.

A midi le traditionnel repas ne pouvait se faire que sous les chênes, pardi. Cette année innovation avec le self. L'attente n'a pas été longue et à l'ombre sous les feuillus la dégustation des mets était un véritable plaisir.

Après cet intermède, il faut se remettre au travail et c'est d'abord le concours de labour qui se déroule comme d'habitude de l'autre côté de la route départementale.

Le public reflue dans la parcelle toujours attentif au réglage des charrues, au retournement de la terre, au terrage et déterrage bien alignés, à la droiture de la raie et à la régularité de la profondeur. C'est tout un art mais les concurrents savent bien faire. La plupart sont expérimentés et appliqués. Là encore le jury doit faire preuve d'une acuité pointue pour départager les participants.

Tout en haut sous le bosquet de chênes la sabotière de “Mascagne” office et façonne des sabots avec la machine entraînée par un Fordson Major 6 cylindres. Pour compléter l'univers du bois, les deux Unimog et le Latil de Jacques sont exposés.

Le battage va avoir lieu vers 17 heures. Charrues, tracteurs et public sont revenus. C'est l'équipe de Guytou, chevronnée en la matière qui est aux commandes. Le tracteur est un Vierzon ainsi que la batteuse et la presse est une Carroye-Giraudon. Le blé est très sec et la récolte est avalée sans difficulté par le batteur. La grosse courroie d'entraînement est croisée. A elle seule elle est tout un spectacle tellement elle parcourt son espace avec aisance tout en faseyant légèrement. Pour la circonstance le blé coule dans un bag, le chargement en sera plus facilité. Aux aiguilles, se tiennent les fins couturiers habituels, Guytou et son frère Louisou. L'envoi des gerbes est volontairement ralenti pour faire durer la partie. Sinon avec sa grande capacité la grosse batteuse de la SFV aurait englouti beaucoup plus vite les gerbes. Qu' aurait pensé le public de cet intermède bâclé?

Benjamin et Marie n'arrêtent pas de se promener avec leurs joujoux et font une petite pause pour faire le baptême de l'air en hélicoptère. Cybèle aurait bien voulu monter à bord et suit ses jeunes amis. Marie la ramène à son maître qui la tient en laisse quelques instants.

Les splendides moteurs Duvant ne sont pas en reste. Le 9 cylindres, 330l de cylindrée, 1000 chevaux, 428 tours minute fait toujours l'attraction et nombreux sont ceux qui montent sur la passerelle pour admirer sa puissante mécanique, notamment les énormes culbuteurs à l'air libre. Heureusement personne n'a fait la culbute!

Arrive à 17 heures la remise des prix orchestrée par Didier et Narcisse. C'est un moment sympathique. Tous les concurrents reçoivent un petit lot. Ah, n'oublions pas les promenades en calèche avec Louis le meneur venu de Peyssies et ses deux juments bai brun, mère et fille. Très obéissantes et nullement effrayées par tout le tintamarre environnant, elles ne cessent de trotter allègrement pour le plus grand bonheur des passagers. Le lendemain rebelote, quelle endurance ces belles équines!

La soirée se profile tout doucement. C'est le grand chapiteau 4 mâts qui est pris d'assaut. Les appétits sont aiguisés. La file d'attente est assez conséquente. Martine a vendu énormément de tickets. Dès que le self démarre, patronné par les bon soins de Mathias, la situation se fluidifie. Au menu; feuilleté Gersois, aligot saucisse, fromage, pâtisserie. Au fur et à mesure que les fourchettes s'activent le bruit est moins élevé. C'est que la journée a été dure! Le clou de la soirée, c'est la voix de Johnny avec Jo Arlandis. A 22h 30 cet imitateur hors pair entre en scène. Cet artiste sympathique a un grand talent et imite fort bien Johnny. La salle est quasi électrisée. Jo est ravi de la participation du public. C'est la deuxième fois qu'il vient à Antic-Agri après 2019. Spots, sono ultra puissante et fumées colorées confortent l'ambiance magnifique.

A minuit les Saint-Gironnais rejoignent le château de la Tourette.

Benjamin n'avait cessé de demander:

-où on dort

-à la cave. C'est une maison hantée

-tu seras avec nous?

-ah non j'ai une chambre à l'étage.

-alors on prend Cybèle et on fermera à clé.

La nuit fut des plus agréables. A 8h rassemblement et direction Longages pour aller chercher quelques croissants et hop au terrain.

C'est le calme plat avant le tumulte qui ne manquera pas de suivre.

La plupart des membres du staff sont là. Oh quelques uns ont du veiller fort tard mais une telle fête peut bien supporter quelques heures de sommeil en moins. Tout serait allé pour le mieux sauf que le micro ne daigne pas envoyer ses décibels. Rien n'y fait , les accus sont pourtant bien rechargés, tout est branché. Tant pis pour ce jour, il faut se faire une raison.

Peu à peu les mécaniciens s'affairent autour de leurs machines. Quelques tracteurs commencent à sillonner les allées. Malgré leur faible vitesse ils soulèvent des volutes de poussière qui n'a pas connu de rosée cette nuit. Souvent des mini tornades se lèvent pendant toute la journée à tel point que le chauffeur de la grue descend le Vierzon prisonnier de ses élingues. Sait on jamais? Le public afflue. Une fois de plus Antic-Agri attire et rien ne résiste.

L'après midi ce sont les essais de labour libre sur la grande parcelle à droite en entrant dans le terrain.

Il y a la belle charrue à balance, sans doute une Carrière§Guyot tirée par le FIAT à chenilles de Bernard qui est une attraction incomparable.* Le chenillard la mène facilement, l'énorme soc qui rentre en terre au début de la raie et le retournement de la terre sont spectaculaires. C'est Benoît qui est à la commande de la manoeuvre. Les observateurs sont si nombreux qu'il faut presque les pousser pour que l'ensemble puisse manoeuvrer.

Les autres tracteurs peuvent labourer à leur guise. Ce ne sont que des charrues traînées qui labourent et bientôt toute le parcelle étant retournée elle est labourée une deuxième puis une troisième fois. Avec son Som 511 le jeune Henri attire l'attention. A vitesse élevée, charrue plantée, le moteur est poussé à son paroxysme mais il ne fume point. A-t-il été boosté? De temps en temps il exhale des pétarades énormes.

Michel déboule avec son IH 1466 et la herse Kongsilde. La vitesse est stupéfiante, le moteur un tant soit peu surchargé fume légèrement, le terre devient cendre. Ma foi, Gérard pourra toujours y planter des endives, pourquoi pas?

Gérard et Michel, venus de Seysse, s'exercent avec dextérité et succès avec leur beau Som 40.

Pendant ce divertissement la batteuse avait repris du collier. La deuxième et dernière remorque vidée par Alain est engloutie. Comme hier le public a été nombreux à venir admirer la scène du dépiquage. Les balles carrées sont superbes, le grain sec et très propre. Les exigeants minotiers seront sans doute satisfaits de la bonne valeur boulangère du blé.

Les moteurs Duvant finissent pour cette journée de faire leurs combustions selon le cycle Beau de Rochas.

La fête s'étiole, quelques tracteurs commencent à repartir par la route, d'autres sont embarqués sur les camions ou des remorques.

La semaine prochaine toute la logistique sera à démonter et à ranger. Le mercredi ce sera chose faite. Le mardi le démontage du grand chapiteau a demandé la journée avec pas moins de 8 bonhommes, un travail passionnant. Le tout est logé au cm près dans un semi remorque.

Bravo Labour Passion pour cette 19ème édition d'Antic-Agri. Une fois de plus un beau souvenir qui récompense le dur labeur des baroudeurs de Longages.

 

cf l'article Carrière§Guyot, la charrue Carcassonnaise du 24 janvier 2021.

 

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13 novembre 2022 7 13 /11 /novembre /2022 20:21
  La sortie du 30 -ème bataillon des tracteurs d'Autrefois le Couserans,
  La sortie du 30 -ème bataillon des tracteurs d'Autrefois le Couserans,

La sortie du 30 -ème bataillon des tracteurs d'Autrefois le Couserans,

Dimanche 7 août 2022, tentative d'évasion du Richier.

 

L'énorme rouleau compresseur qui avait appartenu jadis à l'entreprise de travaux publics Malet avait fini ses jours à Antichan. Complètement abandonné il s'enlisait peu à peu et semblait voué à la disparition. Rémy, le célèbre carrossier en avait eu le béguin. Il l'avait acquis pour une poignée de dollars, l'avait remis en route avec l'aide du professeur André et avec une très grande prudence ils l'avaient redescendu à Lorp. Remotorisé avec un moteur Cérès (moteur d'origine Baudoin) , il se préparait à une nouvelle vie. Rémy parti trop tôt, le rouleau s'ennuyait à nouveau à Lorp. C'est alors que Paul l'a acquis et amené au dépôt d'Autrefois le Couserans à l'usine de Lorp. Sauvé, s'était dit le Richier, j'ai été définitivement extirpé de l'oubli. Le premier président de l'association, Claude, avait dit à Paul; il faut le faire défiler cet engin. Hum, hum, ce n'est pas une mince affaire, il pèse dans les 14 tonnes et il demande quelque révision. Pourtant en 2021, c'est chose faite, le rouleau défile et mené de main de maître par Rémy Frayre spécialiste de la conduite de ces outils peu ordinaires. Tout s'est bien passé, sauf que tout à fait en dernière position l'énorme engin a eu l'outrecuidance d'aplatir plus que de raison les bouses de vaches et les crottins de cheval ce qui a donné un peu plus de travail à la balayeuse de la ville pour nettoyer la chaussée.

Pour la trentième édition pas question de se passer de ses services bien entendu. Rémy est aux commandes et cette fois ci il remorque un beau compresseur Spiros orné à l'arrière du logo d'Eole, le dieu du vent. Le tout a été repeint en jaune TP comme il se doit.

A 7 heures, fidèle à la tradition l'immense cohorte des tracteurs s'élance à la conquête de Saint-Girons. Très vite le groupe se dissocie. A partir du Vierzon de Mathieu le peloton perd de vue ceux qui sont en tête. Entre Pourlande et l'usine de Lorp le cortège est impressionnant. L'atmosphère est un peu nimbée de fumée bleuâtre au dessus des tracteurs. En queue de convoi le petit Energic donne tout ce qu'il peut sur ses courtes pattes et le majestueux pachyderme jaune clôture le ban.

Rémy avait dit à Paul, je devrais peut-être éviter le rond- point (pris chaque année à contre sens pour la circonstance) et continuer le chemin pour sortir avant le pont de Saint-Lizier, cette côte je ne la sens pas trop.

-Oh quand même, suit la colonne, expérimenté comme tu es.

Le fameux “rampaillou” est en vue. La puissance du vaillant moteur Cérès a-t-elle été surestimée? Au dernier tronçon le régime diminue, le valeureux conducteur se dit que ma foi il va falloir changer de rapport avant d'arriver au bout. Notons que l'embrayage est manuel, les vitesses ne sont pas synchronisées, quant aux freins il y a mieux.

Paré à la manœuvre.

Voyons se dit l'intrépide chauffeur, je dois débrayer et changer très vite de rapport pour repartir derechef. Hélas, c'était sans compter sur la forte attraction terrestre car sitôt débrayé l'énorme mastodonte commence à reculer, n'eut été le sang froid de l'adroit conducteur la situation eut pu devenir très critique. La maison de l'ambulancier tout à côté aurait pu craindre le pire! En fait c'est Eole qui a sauvé le convoi de la déroute. Avec un aplomb de circonstance, Rémy recule doucement sa locomotive et prend appui avec la roue arrière sur le timon du compresseur qui voyant le danger imminent s'arc boute, fléchit un peu mais résiste héroïquement. L'attelage stoppe, la première peut être enclanchée et tel le sous marin qui surgit des flots après avoir vidé ses ballasts, refait surface en haut du rond point.Un spectateur en admiration devant ce panel de véhicules se disait que si le timonier du Titanic avait aussi vite corrigé le cap en avril 1912 que cet homme sur ce rouleau, le paquebot aurait évité l'iceberg meurtier qui aurait aussitôt fondu enragé d'avoir raté son coup!

Comme si de rien n'était le cortège reprend son allure de petite croisière jusqu'au boulevard Frédéric Arnaud atteint à 8h10. Beaucoup disaient, c'est curieux cette impression, on dirait que la départementale 117 et les grands boulevards de Saint-Girons sont beaucoup plus lisses qu'avant.

Pardi, le grand Richier est passé par là, que voulez- vous, Autrefois le Couserans est devenue une association de poids avec des engins lourds!

 

Paulin Richier, le fondateur de Noralpe, lui, souriait aux anges.

 

 

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7 novembre 2022 1 07 /11 /novembre /2022 19:56
Giroussens et les Jardins de Martel
Giroussens et les Jardins de Martel
Giroussens et les Jardins de Martel
Giroussens et les Jardins de Martel
Giroussens et les Jardins de Martel
Giroussens et les Jardins de Martel

Giroussens

Les jardins de Martel, dimanche 26 juin 2022

 

Depuis plusieurs mois la sortie culturelle de Labour Passion était programmée.

Il s'agissait d'aller à Giroussens, sis à côté de Lavaur. Le but de la balade, visiter le musée de la céramique, faire un bon repas à Giroussens au restaurant l'Échaugette, puis visiter les jardins de Martel et enfin faire un petit tour de train touristique.

A 7h15 rendez- vous était donné au garage Soula à Longages. Les 31 passagers dont 4 enfants étaient présents. Le somptueux car bleu3 essieux Setra des transports Chaussat prenait son envol à 7h30 l'heure prévue. Dans un silence feutré les conversations allaient bon train.

La première halte, ah ne l'oublions pas, était prévue de longue date chez l'ami Norbert à Verfeil. L'énorme paquebot pourrait-il accéder à son magnifique repaire au milieu des tournesols en fleurs, manœuvrer dans la cour et repartir dans le bon sens? Que oui! Norbert qui attendait sagement et avec joie guidait le valeureux chauffeur d'une dextérité et d'une patience à toute épreuve. On est professionnel ou pas, n'est -ce pas? Il n'aurait plus manqué que par inadvertance le car déquille un Massey Ferguson de l'écurie de Norbert. C'eut été un comble, mais non, tout allait pour le mieux. L'accueil fut royal. Norbert outre sa grande spécialité des concours de labour est aussi un grand collectionneur de tracteurs dont une belle palette de MF et un fidèle adhérent de l'association Labour Passion de longue date.

Un petit déjeuner délicieux attendait les joyeux lurons. Merci Colette et Norbert pour ces instants fort sympathiques. Bien sûr tour de suite après la visite guidée de la collection s'imposait et le regard sur quelques photos souvenirs. Notre guide plus affable que jamais était très content d'expliquer l'histoire de ces engins à ce groupe attentif si amical. Plusieurs restaurations étaient en cours. Un détour au bloc opératoire allait de soi. De voir la multitude d'outillage présent là laissait bien à penser que pas une opération ne rebute notre mécanicien chevronné. Il pourrait écrire un livre qui s'intitulerait Péripéties et souvenirs d'un tractoriste du Lauragais. Deux moteurs ont même démarré! Des MF bien sûr. Une véritable consécration.

Et maintenant demandaient les sceptiques, le Setra pourra-t-il sortir de la cour, regrimper la petite côte et rejoindre la départementale sur ces voies étroites? Oh quand même disaient les plus optimistes, au cas où Norbert pourra toujours nous prendre en remorque avec son MF Eicher 6 cylindres!

A Verfeil, direction Lavaur par la belle départementale bordée de platanes. Les moissons sont loin d'être terminées mais ce n'est pas ce dimanche que les moissonneuses batteuses seront de sortie, il a plu toute la nuit et le temps est froid et humide.

A l'entrée de Lavaur, qui croise-t-on? Fabien Arnold sur son H, son fils avec un MF 835 et un troisième tracteur. Rien n'arrête ces gaillards qui vont dans une animation locale, indique Gérard.

Giroussens est en vue. Le patelin est calme, propre, tout est en brique. Le musée de la céramique attend ses visiteurs. Le chauffeur se faufile mieux qu'un reptile entre maisons et voitures et largue ses passagers sur la route du restaurant avant d'aller se garer sur le parking en contre bas.

Au musée, bravo, l'accueil est charmant. La jeune guide explique de sa voix claire et sans hésitation l'origine ancienne de la céramique de Giroussens, la biographie de quelques artistes dans la salle d'exposition. C'est un beau travail que beaucoup ici présents ignoraient jusqu'à ce jour. Très joli petit musée de nature à susciter des vocations dont celle de la mécanique en l'occurrence?

Après cette matinée dense, vient le moment des réjouissances, le repas au restaurant Les Echauguettes. Un coup d'oeil ne pouvait qu'être donné sur le magnifique panorama depuis la place du restaurant avc les belles méandres du Tarn en contrebas.

A l'auberge l'accueil est très sympathique. Après le mot de bienvenue du chef, les choses sérieuses commencent. Les convives dégustent l'entrée, le confit aux légumes et le dessert dans une grande convivialité. Christophe fait quelques photos, ainsi l'information passera sur Facebook. A la fin du repas, Yves le vice- président prend la parole quelques instants pour bien stigmatiser cette belle journée.

La troupe rejoint le car garé à deux pas de là. C'est maintenant la direction des jardins de Martel tout près d'ici. Qui n'a jamais vu un tel panel de botanique devrait se précipiter là. Sur 35000 m2 plus de 2500 variétés de plantes sont à découvrir dans un espace luxuriant, fleuri, arboré, arrosé. La petite ferme s' y trouve aussi. Le labyrinthe de bambous, cette curieuse graminée, ne peut être esquivé. La plupart de promeneurs se baladent fascicule en main pour suivre le parcours fléché et découvrir le nom des végétaux. Tout est entretenu avec un soin sourcilleux. Même le chant des oiseaux, le cri du paon entre autres, fait partie du décor. Ah, fabuleuse botanique, tu ne cesseras de nous émerveiller!

Après les jardins luxuriants, place au petit train touristique.

L'attente n'est pas longue, le voilà qui revient justement d'une précédente tournée. La voie, si elle est étroite comme celles des Decauville est cependant montée avec des rails de grande section standards. Après avoir stoppé le long du quai, la motrice est détachée du convoi, puis franchit l'aiguillage un peu plus loin, longe les voitures sur la deuxième voie et vient se positionner à l'autre extrémité pour repartir dans l'autre sens. Elle est animée par un moteur MWM de 80 chevaux.

Les passagers montent à bord, le chef de gare agite son sémaphore règlementaire et c'est parti. La vitesse n'est pas élevée, moins de 20km/h, les voitures cahotent un tant soit peu, le staccato des essieux n'est pas tout à fait le même que celui de la SNCF mais le rappelle assez bien. Derrière la motrice, dans la première voiture un homme se tient seul assis et à côté de lui une curieuse valise en aluminium. Que peut-elle bien contenir? Ce ne serait pas la boîte noire au moins? Après l'avoir interrogé cette personne se montre très volubile et en connaît un rayon. Forcément, elle est de la maison! D'ailleurs au retour avant l'arrivée à la gare, le train fait une petite halte sous le bois. C' est une attaque des indiens lance un plaisantin? Les passagers descendent et voici l'explication de la valise: elle contient des cartes postales et des porte- clefs disponibles à la vente. Ici aussi le commerce ne perd pas ses droits. L'homme érudit explique l'histoire de la petite voie ferrée. C'était une voie transversale pour le transport des cuirs de Graulhet à la grande époque de la mégisserie. Tombée en désuétude elle est aujourd'hui propriété du conseil départemental et gérée par une association.

Enfin la dernière étape vers la gare. Tout le monde descend du train, traverse le hall d'exposition des plantes et rejoint le car pour entamer la dernière étape vers Longages. Norbert et Colette assistent au départ, contents comme tous les participants de cette belle journée.

Bravo labour Passion, les trésors de nos belles contrées n'auront jamais fini de nous étonner.

 

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2 novembre 2022 3 02 /11 /novembre /2022 20:34

Salles sur Garonne, dimanche 3 juillet,

Rallye annuel aux portes du Volvestre.

 

 

 

Comme de coutume, Eric s'y était pris assez tôt et avait pris soin d'inviter tous les tractoristes de Labour Passion au grand rassemblement annuel pour la fête de Salles sur Garonne. Avec la ponctualité habituelle une vingtaine de participants a honoré l'invitation.

Les Saint-Gironnais, les plus éloignés avaient décidé de faire le trajet en deux étapes qui seront en fait presque trois puisque le B sera acheminé à Montardit le vendredi soir, le 137 et le 7013 samedi soir. Le B en une demi- heure croque allègrement ses 15km. Il faudra 10 bonnes minutes de plus pour les deux autres. Le dimanche matin rendez -vous à 7h 45 chez Hugo où un somptueux petit déjeuner attend les équipages. A 8h 20 les intrépides diesels attaquent le périple. Le 7013 en tête, le 137 au milieu conduit par Alain et le B en serre file piloté par Ghislain. La “Citron” furtive, suit avec attention les engins. André est au volant et a comme passagers Mathias, Benjamin et la mascotte.

Ce sera un trajet magnifique sans encombre aucun, en traversant des campagnes de toute splendeur et en ne gênant aucunement le peu d'autos de passage. C'est à peine s'il faut ralentir légèrement à la traversée de Sainte-Croix, du Plan et de Cazères. A 10 heures précises le convoi héroïque déboule avec fracas sur la place de Salles dans une acclamation fantastique des Longagiens attablés au casse- croûte. Le Renault était presque à plein régime, le 137 courte patte suivait dignement. Son moteur à pleine puissance le géant de Doncaster se riait de son épreuve. L'accueil fut triomphal et le petit déjeuner en conséquence.

A 11 heures tour du village traditionnel; le Som 20 en tête avec la petite bétaillère chargée de passagers très heureux de la balade. Cybèle est montée à bord, jappait beaucoup au début puis voyant que son maître était juste derrière retrouvait son calme habituel.

Alerte dans les tuyauteries!

Le 137 de Benjamin perd un peu d'eau, c'est au niveau de la pompe. Ne manquait plus que cette avarie! Il n'a pas chauffé et le niveau de l'eau n' a pas baissé.

Eric a bien peaufiné son circuit. Le village est riche de petites rues, chemins vicinaux, les maisons sont bien entretenues et les habitants souriants. Que demander de plus? Il n'est pas loin de 12 heures quand la caravane rejoint le campement. Tout le monde se gare à l'ombre et peu à peu les participants prennent place à table sous le chapiteau.

Quid du 137? Il semble qu'il perde plus d'eau moteur arrêté qu'en marche. L'après- midi portera conseil.

Les agapes, ah, un grand moment de détente. Les estomacs affamés ont de quoi se rassasier; salade aux lardons, daube, fromage, croustade. Guytou et Baptiste déchaînent les rires, l'un est IH, l'autre ne jure que par Lanz. L'effort après le réconfort retrouve encore une fois toute son ampleur.

Un deuxième tour de village est au programme et la colonne du matin se reforme. Le Saint-Gironnais qui pourtant se targue de ses connaissances en géographie serait bien incapable de refaire le circuit du matin dans le même ordre. C'est un labyrinthe que leur fait parcourir le chef ce convoi dans un dédale de ruelles, de petits chemins dans l'agglomération ou en longeant les magnifiques champs de maïs copieusement arrosés et les chaumes moissonnés depuis peu. La boucle est bouclée et les chauffeurs viennent garer leurs montures sous les ombrages généreux des beaux arbres de la place du village. Michel, de Peyssies vient saluer la troupe. Une splendide Alpine fait une apparition.

Imperceptiblement les rangs s'éclaircissent. La plupart sont des environs de Longages, de Peyssies, de Mondavezan. Yves, de Saint-Frajou, embarque son tracteur sur son plateau Mercédès. La pompe à eau du 137 tiendra-t-elle jusqu'au retour à Saint-Girons? Le diagnostic des mécaniciens penchés à son chevet est favorable. Certes elle a beaucoup de jeu et elle couine de temps en temps. Benjamin est très inquiet et ressasse souvent;

-si tu la commandes demain; on l'aura quand et quand nous la changerons?

Son maître imperturbable lui répondait qu'après tout ce n'était pas la peine d'en remettre une autre! De toute façon si nous tombons en panne, le Renault prendra le petit Farmall en remorque. Alain est excellent conducteur et il n'y aura pas de problème. Ghislain avait même suggéré que Hugo vienne le transporter sur son petit camion.

A 18 heures Ghislain revient de Saint-Girons avec la voiture. Sans coup férir, après des aurevoirs chaleureux les Couserannais lancent leurs montures. Le retour est fantastique. Un bref arrêt à la sortie du Plan, le temps de mettre une veste, le vent a forci, de grosses gouttes de pluie viennent s'écraser sur les carrosseries, de vérifier l'eau du 137 et en avant! Depuis un moment Ghislain s'est mis au milieu et l'énorme géant de Doncaster oblige le conducteur du Renault à faire d'incessantes contorsions pour vérifier que la troupe suit sans se laisser distancer. Alain est un héros, pas une minute il n'a lâché le peloton. Et le conducteur du Renault, que n'a -t-il klaxonné et salué à grands gestes. C'est à croire qu'il en connaît du monde ou alors il le faisait pour la frime.

Au rond- point de Monjoie, les coureurs se regroupent, le plus ahurissant c'est qu'il faut fortement ralentir dans l'avenue René Plaisant que l'on croirait avoir subi les affres d'un bombardement tellement le revêtement est défoncé.

A 18h 20 c'est le point final à l'allée des Tilleuls. En palier selon les radars indicateurs de vitesse le régime s'établissait à 22km/heure. André annonçait 52km parcourus. Quant à la pompe, elle a tenu, personne n'avait un coup de pompe ni eu besoin de faire des pompes. Dès le lundi la pièce était commandée chez Agri expert à Portes les Valence, réceptionnée le vendredi à 12h 20, montée le samedi soir et le dimanche matin.

Quelle magnifique journée en grande pompe! Merci Salles sur Garonne.

 

 

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13 octobre 2022 4 13 /10 /octobre /2022 20:53
Cateljaloux, la magie du conservatoire rural de Gascogne
Cateljaloux, la magie du conservatoire rural de Gascogne
Cateljaloux, la magie du conservatoire rural de Gascogne

Casteljaloux, la magie du conservatoire rural de Gascogne,

 

 

C'est le samedi 4 et dimanche 5 juin pour la troisième année des journées portes ouvertes (2018 2019 2022) du fameux conservatoire rural.*

Les Saint-Gironnais après un trajet sans encombre de 254 km sont à pied d'œuvre à 8h30. Le travail fait par Christian Castagnet et son équipe est époustouflant. Après un bonjour cordial, le maître de la puissante sono est lui aussi présent, le tour du territoire est effectué. C'est que 350 tracteurs sont réunis pour la circonstance. Dans l'entrée le ton est donné avec le Super FC-D exposé en hauteur sur la plateforme. Les stands des pièces détachées sont le long du mur mitoyen de l'ancien palais de justice. Le club des vieux moteurs gascons est de la fête. Fourgon H et Citroën 10 HP se font admirer. Dans la matinée un splendide fourgon Peugeot entièrement restauré arrive.

Dans le hangar neuf se côtoient le banc de scie, la coupeuse à buchettes pour l'alimentation des gazogènes, le gazogène, la machine à vapeur Ransomes, la panoplie des tronçonneuses d'antan de David venu de Viella qui fera des démonstrations les deux jours, les poids lourds au long cour Unic Izoard, Scania, Kenworth. Dans le hangar central, à gauche de l'entrée une brochette de John Deere, du Minneapolis Molines, un H, des Fordson, Ford Ferguson, une floppée d'Allgaier, la splendide Juva 4 du peintre en lettres, le stand de Tracteur Retro avec Claude Brard et son assistant, les petits tracteurs à pneus et chenilles ( Babiole, Energic, Ransomes, Faryman, ADN), des BM Volvo, un SIFT, des moissonneuses batteuse, des batteuses, le camion Berliet et un Delahaye.

A l'extérieur de ce même bâtiment toute la gamme des Porsche plus beaux que sortis d'usine. En face deux hangars de part et d'autre du hall de la restauration, du Someca, Renault YL, David Brown, des calèches, un rare Oto, l'Aebi transformé en véhicule de transport de passagers, le prototype à pont arrière avec moteur de 200 chevaux. A l'entrée du hall notre ami de Navarrenx a amené son Fendt (le tracteur multifonctions) avec ses modifications maison, 20 fonctions s'il vous plaît, l'exposition de miniatures Norev et autres bijoux.

A l'extérieur à droite de la buvette quelques exemplaires des gros 4 roues motrices articulés et à chenilles caoutchouc (quadtrac Case). Derrière la buvette tout le long de la haie une énorme file de “rouges” remarquablement présentés en épi; Cub américain, Cub français, D219, D326, B450, D439, F265.....Viennent ensuite les Renault plus brillants que des astres. Toujours à l'extérieur en continuant, le clan des tracteurs forestiers, Latil, Timber Jack, Ford, un Bisom-trac. Dans la parcelle contigüe quelques vieilles pièces non restaurées comme semble-t-il un Forschritt et peut-être un Labourier.

Devant la bâtiment principal à l'opposé de l'entrée une série de tracteurs restaurés est sagement alignée; SIFT, Master I, Case 4 roues, Confort King, Farmall 235, Champion.

Le visiteur a de vraiment quoi s'émerveiller. Une quantité impressionnante de marques est représentée. La plupart des tracteurs a une fiche technique apposée sur leur calandre. Une page de l'histoire de nos campagnes se déroule sous les yeux des promeneurs.

Les organisateurs ont dû travailler d'arrache- pied pour présenter et bichonner ce beau matériel. Enormément de marques se trouvent là dans un alignement impeccable. Gérard le maître de la sono ouvre le festival par quelques mots de bienvenue et une interview des Saint-Gironnais venus pour la troisième fois à l'occasion de ces rencontres si sympathiques. Le peintre en lettres avec sa magnifique Juva 4 n'est pas oublié.

Pendant ces deux jours les explications, bribes d'histoire, anecdotes, coups de retro projecteur sur certaines pages du machinisme vont tenter de redonner du lustre à cet univers. Ainsi bien sûr il ne saurait être question d'esquiver la vie d'International, celle de Massey-Harris, l'épisode Ford Ferguson, la fusion Massey-Harris Ferguson, la légende du Fordson F et des bleus à la robe bleu empire, d'évoquer les liens qui ont pu avoir lieu entre l'automobile le poids lourd et les tracteurs (par exemple les moteurs Berliet sur les tracteurs Continental); les oranges -Renault- de la célèbre Divison du Matériel Agricole et de son usine de Ponlieue au Mans, les marques de moissonneuses batteuses en évoquant l'épisode des brigades harvestore de la Massey-Harris au Canada pendant la guerre, quelques aperçus de la saga de Louis Renault et d' André Citroën, une page des tracteurs forestiers Latil, Agrip (excellent article dans le N° de Tracteur Retro de juillet) , Timber Jack, John Deere, Camox, Kokum, Labourier. L'histoire de la vapeur n'était pas oubliée, les premiers trains en France, les locomobiles en agriculture, les pionniers comme Lanz, Vendeuvre, Société Française Vierzon, Breloux, Pecard, Brouhot et les anglais.

Ah, Versatile même s'il n'est pas présent dans le parc est cité. L'histoire des deux beaux-frères Peter Pakosh et Roy Robinson est trop belle pour la passer sous silence. Quelle bonne idée que d'avoir choisi ce nom et la marque roule toujours.

Les Gazogènes. Si rares de nos jours, il ne fallait surtout pas rater l'occasion de foncer dans ce type de motorisation et d'expliquer pourquoi ce gaz dit pauvre issu de la combustion de bois est d'un fonctionnement remarquable.

Le dimanche matin une étape est réservée à Porsche. Tout d'abord Christian Castagnet est un passionné de cette marque et bien sûr très grand connaisseur. Toute la biographie de Ferdinand Porsche est passée en revue, la création des tracteurs après-guerre avec comme sous-traitant dans un premier temps Allgaier puis l'arrêt vers les années 66 après avoir construit dans les 100000 exemplaires alors que Renault prenait la distribution des derniers modèles produits et des pièces détachées.

René grand spécialiste de l'automobile prend le relais et évoque la production des Citroën 10 HP, des C4 (magnifique exemplaire que celui de Daniel Feltrein), du TUB, du fourgon Peugeot, de la Zèbre.

Bien des visiteurs sont venus parler au micro et évoquer des souvenirs, voire une partie de leur carrière ( à Roquefort dans une scierie la machine à vapeur était timbrée à 20 bars!) et bien sur des tracteurs qu'ils avaient eu. Un habitant d'une localité voisine indique que le 26 juin c'est une journée portes ouvertes au moulin à vent. Mr Vity de son bel accent italien raconte l'anecdote du différent qu'il y avait eu entre Enzo Ferrari et Feruccio Lamborghini.

La présence du stand de Tracteur Retro est rappelée ainsi que les articles inédits qui ont été publiés sur Rivierre-Casalis, Huard, Garnier et Benac.

David coupe à longueur de journée de belles rondelles dans les troncs avec ses Dolmar, Sthil, Jonsered, Husqvarna. C'est un as du tranchage.

La locomobile, Ransomes de Ispwitch grand nom s'il en fut, n'est poussée qu'a deux bars. Le mécanicien envoie de temps en temps un coup de sifflet prouvant bien que la vapeur s'exprime à sa façon.

Le gazogène ne manque pas d'attirer l'attention. Son fonctionnement est relativement silencieux. Méthane, hydrogène et monoxyde de cabone font bon ménage pour animer les pistons de leur va et vient incessant selon le cycle de Beau de Rochas.

Didier, des Farguettes à côté de Carmaux, vient raconter sa grande collection de moissonneuses batteuses. C'est un grand spécialiste et habitué de Casteljaloux.

Tout a-t-il été dit? Certainement pas. Mais il est à espérer que le public venu nombreux ce dimanche chaud et ensoleillé y a trouvé son compte. Paul Monthus grand orfèvre du recensement du matériel présent dans le conservatoire, sillonne les allées pour vérifier que son inventaire est parfait et cause de ci de là avec des interlocuteurs.

Ah Casteljaloux, il nous faut te quitter, n'en sois point jaloux. Ces deux journées auront été merveilleuses à bien des égards. Bravo et félicitations aux organisateurs.

Allons, nous reviendrons en Lot et Garonne, au Temple sur Lot le 11 septembre pour le septième rassemblement des véhicules anciens.

cf. article du 16 mai 2018.

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10 octobre 2022 1 10 /10 /octobre /2022 19:59
Mazères d'Ariège, foire de printemps du dimanche 15 mai
Mazères d'Ariège, foire de printemps du dimanche 15 mai
Mazères d'Ariège, foire de printemps du dimanche 15 mai
Mazères d'Ariège, foire de printemps du dimanche 15 mai
Mazères d'Ariège, foire de printemps du dimanche 15 mai
Mazères d'Ariège, foire de printemps du dimanche 15 mai
Mazères d'Ariège, foire de printemps du dimanche 15 mai
Mazères d'Ariège, foire de printemps du dimanche 15 mai

Mazères d'Ariège, foire de printemps du dimanche 15 mai.

 

 

Cette année, pas de doute, Mazères ne pourrait être manquée vu que la date ne tombait pas en même temps que le Mas d'Azil. Aussi dès 9h30 la belle petite bourgade située à l'opposé de Saint-Girons au fond de la plaine de Pamiers aux portes de l'Aude était rejointe. Bien sûr, première des choses après s'être garé, ce sont les tracteurs qu'il fallait aller voir. Les rangs sont un peu clairs, ceux de Belpech ne sont pas encore arrivés. L'homme au chapeau, Robert, n'a pas le chapeau ce jour. Il porte le béret. Il est affairé à surveiller tracteurs et chauffeurs. Toujours affable et de bonne humeur on le sent heureux. Il a amené son magnifique B 450 row crop garé à côté d'un Super BMD tous deux habitués de la foire. Ce Farmall exhibe une chape avant qui semble être d'origine, fixée par 4 boulons de 16mm que possède aussi le géant de Doncaster. Voilà enfin l'explication de la présence de ces boulons sur ces Farmall. Photo est prise de cet accessoire pour le faire fabriquer. Un Farmall doit être bien habillé de pied en cap!

Daniel et Alain, d'Eaunes ont amené deux Renault N70 et 86 avec leur polybenne. Jean-Claude et son petit-fils Erwan sont venus avec le Som 40 et le 302. Erwan, haut comme trois pommes, était venu à Longages pour l'édition des tracteurs à chenilles en 2014. La valeur n'attend point le nombre des années....

Vers 10heures, l'équipe tremblante de Belpech déboule. Jean-Christophe mène sa troupe avec le sourire. Le Gartner motorisé Cérès et le 744 Massey-Harris font partie de la colonne.

La très agréable grande rue est toute aux tracteurs.

Honoré, de, l'association voisine du Pastel a amené une jolie 404 bâchée et restaurée, une Juva 4 en très bon état, un fourgon Renault de 1940 à moteur latéral et un Citroën HY version allongé en véhicule publicitaire et un SG2 Saviem avec sur son plateau une faucheuse Kiva trois roues.

Il n'y a pas moins de 81 tracteurs garés des deux côtés. Un bel ensemble. Après le repas, ils défileront dans la ville.

C'est le moment d'aller retenir le repas sous la halle, de faire un tour au vide grenier en quête de quelque pièce ou livre, qui sait? Sur la place centrale bovins et chevaux sont à l'honneur. Gasconnes, Limousines, Comtois et Merens attirent du monde, de plus Coco Alzieu excelle à donner toutes explications sur les races, les conformations, la sélection.

A midi trente direction le grand séminaire, non point pour rentrer dans les ordres mais pour se restaurer. Ce grand bâtiment propriété de la mairie, sert de salle de restauration pour les multiples fêtes qui ont lieu ici. L'intérieur est bien restauré, huit grands lustres carrés envoient tous leurs lumens de leurs 128 ampoules sur l'assemblée qui déguste avec entrain la délicieuse daube.

Après ces plantureuses agapes c'est maintenant le grand spectacle qui va commencer.

Il est encore temps d'aller flâner vers le matériel neuf ( Valtra, Massey Ferguson; New Holland) et les stands des bovins de boucherie. Il y a du monde partout. La rue centrale est pleine de camelots de part et d'autre. Les cafés sont bondés. La température est des plus agréables grâce au vent pui tempère les ardeurs d'hélios.

Chaque chauffeur rejoint son tracteur. Les boules chaudes commencent à démarrer. Le public est dense. Le départ du défilé n'est certainement pas à manquer. Le petit Saint-Gironnais se tient près des deux grands Farmall. Il tient absolument à les voir démarrer. Robert a un chauffeur délégué. Quant au Super BMD c'est un petit jeune qui est aux commandes. Ces gros tracteurs issus de la firme IH de Doncaster faciles à conduire sont forts et fidèles comme des Percherons. Leur démarrage est parfait. Après le préchauffage rituel les moteurs BD 264 s'ébrouent, larguent un peu de fumée et les Diesels alimentés par leurs pompes Simms rugissent à pleins poumons.

Mr Marette, le maire de la commune fait des va et vient le long de la rue en saluant de ci de là ses administrés. En fait le centre névralgique, c'est un peu ici!

Il faut un certain temps avant que l'armada avance. Oh, il y bien quelques vapeurs bleutées qui stagnent au-dessus des engins. Hé quoi, ils ont l'âge de leurs artères, la forte concentration de ce jour explique l'atmosphère un tant soit peu perturbée.

Enfin peu à peu roues tournent, quelques pieds restent sur les pédales d'embrayage, les uns partent au petit trot à faible régime, d'autres sur un rapport plus petit mais en moteur accéléré. Sur le trottoir le monde est compact, heureux de voir défiler ces tracteurs dont la plupart ont dans les 60 ans, souvenirs d'une époque où la motorisation agricole de la France se développait à grande vitesse. Songeons simplement que dans les années 60, 150000 tracteurs se vendaient à l'année contre 35000 de nos jours. Bien sûr puissance et prix ne sont pas comparables.

A la fin des tracteurs l'énorme et rutilant 1066 International ferme la marche et symbolise l'immense histoire du Farmall. Un MF 835 attelé à une remorque de “ transport en commun” est intégré dans la troupe. Pas une place n'est inoccupée. Ce serait bien que les conducteurs aient une

tenue d'époque, non?

Après les tracteurs les deux voitures et fourgons suscitent eux aussi de l'admiration.

Ce sont trois tours que fera l'impressionnante colonne puis comme par enchantement les clameurs s'estompent. Les engins s'égaillent, repartent pour les uns par la route -ceux de Cintegabelle et de Belpech- d'autres embarquent sur les camions. Au revoir Robert et à très bientôt.

En centre- ville, c'est toujours la cohue. Les marchands ne cessent de servir la clientèle. Sous les arcades les volailles ravissent les visiteurs.

Comme dans beaucoup de foires agricoles régionales il ne manque rien ou presque, peut-être un peu plus de bouquins sur le machinisme agricole ou l'automobile et des pièces de vieilles mécaniques.

Très belle édition que cette foire Mazérienne.

Bravo Mazères!

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27 mai 2022 5 27 /05 /mai /2022 19:54
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages

Rallye dégommage à Longages,

 

 

A 7h10 l'équipe intrépide prend la direction de Longages via Taurignan -Castet pour embarquer Matias. C'est la journée dégommage de Labour Passion. Le départ est à la Tourette. Quand les Saint-Gironnais arrivent les jeunes sont agréablement surpris de découvrir 19 tracteurs sagement alignés prêts à bondir. Il est à peine 8 heures. Les participants et accompagnants prennent un solide casse croûte. La journée va être longue, deux précautions valent mieux qu'une. Gérard a mis à la disposition du secrétaire un 835*, c'est fort gentil. Marie Hélène déboule avec le somptueux V8 1150 Massey-Ferguson. Elle pourra dominer la situation.

Après le petit déjeuner Jean-François fait un petit briefing pour expliquer le trajet avec beaucoup de chemins de terre et un peu de goudron sur les petites routes départementales. Si le temps est menaçant -il est presque pluvieux et très frais- tout le trajet se fera le matin. Sinon une petite étape sera gardée pour l'après midi.

Une petite voix timide demande; et si quelqu'un se perd?

Les véhicules du convoi: MF 1150 et Marie-Hélène, Deutz et Yves Bourrust, F137 D et Jean-Claude l'éclaireur, Bautz AS120 et Marie-Lyne, CUB et Jean-François, MF 835 et Marie, Pony et Serge, Bolinder et André, N70 et Jean-Louis, Unimog et Jacques, Pampa et Bernard, Lanz 9506 et Gérard, F137 D et Thomas, Champion et Narcisse, Le Percheron et Rémy, Fordson Super Major et Clément, John Deere 1120 et Marcel, TEF 20 et Sébastien, F137 et Christian.

A 10h 15 la “chenille processionnaire” s'évade. Jean-Claude au volant de son F 137 attelée à une petite bétaillère de toute beauté ouvre le bal. Benjamin, Mathias et Cybèle y ont pris place. Marie est sur l'aile du 835. Après la descente de la Tourette c'est la direction de Longages et la traversée complète du bourg. Nombreux sont les habitants sur leur pas de porte à applaudir les tractoristes et à prendre les photos. Les conducteurs et passagers saluent amicalement, fiers de leurs montures et contents de voir que l'association ne laisse pas indifférents les Longagiens. A la station du centre du village Jean-François ajoute un peu de kérosène dans le réservoir du Cub; petit corps, gros appétit. La remontée de la rue principale est spectaculaire. C'est vrai qu'un halo de fumée bleuâtre, blanchâtre voire noirâtre s'élève au dessus du convoi et aussi que de couleurs, que de bruit. Le peloton est groupé, il n'y a pas encore d'échappée.

A la sortie du village encore un peu de goudron puis le premier chemin de terre du Garros est abordé. C'est ensuite le chemin de Jésus qui sera emprunté. Sur le petit Massey-Ferguson Marie prend le volant. L'embrayage est un peu dur mais l'engin est sain, a de bons freins et un excellent moteur. Marie l'a tout de suite en main. Le Mc-Cormick, la progéniture de Saint-Dizier est en troisième à plein régime. L'écart se creuse avec le gros du groupe. Dans le chemin il y a autant de creux que de bosses et quelques grosses flaques. La nature est belle, champs de céréales, de fèves et les prairies sont verts à souhait. Les colzas sont en fleurs; huile en perspective! Un gros Massey Ferguson (sûrement motorisé en Sisu) et sa charrue 5 corps vient de terminer son champ. Des cordiales salutations sont échangées. Il rejoint son collègue dans une parcelle un peu plus éloignée. Sur le charmant 835 monoplace le passager a un mal fou à trouver son équilibre. Tantôt il change de côté, le pied droit sur la prise de force, une main agrippée au siège, l'autre accrochée à la plaque d'immatriculation ou à l'aile mais le contact du pneu lui rappelle qu'il n'a pas à mettre ses doigts à cet endroit. A moment donné, dans une déclivité plus profonde que prévue, paf le voilà tombé à terre! Le 1150 piloté avec maestria par Marie-Hélène stoppe net de peur de heurter la maladroit secrétaire. Elle lui propose de monter à bord mais il décline l'invitation, bien qu'il en ait eu fortement envie, en prétextant qu'il ne peut abandonner Marie qui n'est pas encore chevronnée. N'était ce pas une simulation?

Quand le goudron est repris, Jean-Claude fait une halte le temps de permettre à la troupe de resserrer les rangs. Benjamin prend le volant du 835. Cas gamins sont insatiables!

La balade continue. Décidément le soleil ne daigne pas darder de ses chauds rayons l'atmosphère. Qu'importe, le moral est au zénith. C'est la direction du lac de Peyssies sis sur la commune du Bois de la Pierre qui est prise. Tout au loin, vers Berat une tour blanche, insolite, immense et nimbée de brume apparaît. Quelle est donc cette apparition se demandaient beaucoup d'impétrants qui n'étaient pas du coin?

-ce n'est pas une tour d'ivoire puisqu'elle est blanche disait l'un

-je ne vois rien autour disait l'autre et il ne semble pas que ce soit une tour infernale

-si, s'exclamait un pince sans rire, il y a plein de végétation dans les alentours, pourquoi ne pas faire un détour au retour?

Très intrigués, renseignements furent demandés à l'arrivée de l'étape. C'est le château d'eau de Bérat, messieurs dames annonçait magistralement le guide.

Du tac au tac, un rêveur de répondre; ah ce n'est pas un château en Espagne!

Peu après la découverte de cette architecture inédite, un paisible troupeau de limousines allaitantes broutent avec appétence les graminées en pâturage rationné. Le gabarit est d'assez bonne taille, les veaux ont un mois environ. Le cheptel respire la santé. La prairie est envahie de ces satanées rumex ou grande oseille. Aucun herbivore ne veut de cette adventice.

A peine un peu plus loin , c'est un troupeau d'Aubrac qui s'enfuit à l'arrivée de l'impressionnante colonne. Et, prises d'une réflexion soudaine se dirent qu'il valait mieux regarder passer les tracteurs-ils nous apportent notre fourrage pour l'hiver- plutôt que le train qui plus est ne passe pas ici. Tout rentre dans l'ordre. Après le lac changement de direction à Cantegrille, château de Tremoulet, passage à notre dame de la Louge.

Quelques voitures sont croisées de ci de là. Sur la départementale 37 Christian au courant du passage du rallye salue tous les conducteurs. Lui et son frère Didier, fidèles de Labour Passion n'ont pu être de l'équipe ce jour. Michel rencontré sur la route de Peyssies se gare sur le bas côté et tout le monde de se faire de grands signes amicaux.

Des trous se forment dans la colonne. Bautz et Cub sont distancés. Selon les modèles les vitesses maxi sont très variables mais rien ne pourrait altérer la bonne humeur de cette journée détente. Les terres de Longages sont rejointes par la voie Romaine sud et le chemin de Pabastère. Au croisement de la route du Lançon un détachement s'arrête quelques instants. Le gros de la troupe est loin devant. C'est le moment de faire une vidéo du 1150 et d'écouter le bruit magistral de son V8 et de causer avec Marie-Hélène de ce magnifique engin.

Allez dernier tronçon en passant devant le terrain des exploits d'Antic-Agri et pourquoi ne pas de faire le tour du lac de Lalinde. C'est encore une rude épreuve d'équilibriste pour le Saint-Gironnais fortement cahoté par Benjamin. A la sortie du contournement du lac, c'est le Pony qui tousse. Pris en remorque par le Champion il sort de sa torpeur passagère. Les retardataires Deutz, Pony, 835, Fordson, et 1150 remontent par le chemin de Lalinde, contournent les bâtiments en rendant au passage un hommage aux deux Renault 3042 qui gisent là. Ils arrivent tranquillement par le chemin de terre à la Tourette. Jean-Claude annonce que 210 hectomètres ont été parcourus.

-combien cela ferait-il en millimètres demande un trouble fête?

A peine garé, Marie accourt devant le 835 et s'écrie; oui, Benjamin a conduit plus que moi!

Oh quel écart de conduite répond leur moniteur. Qu'importe la distance, pourvu qu'il y ait l'ivresse!

La fritteuse fait des siennes. Elle a été lavée au nettoyeur haute pression. Selon le diagnostic d'un observateur les rampes sont pleines d'eau et le gaz ne part pas. Il faut la remplacer. Le lendemain JEF indique à ses colistiers qu'après avoir revu les abaques de Nicolas Otto et Eugen Langen et révisé les lois de Gay Lussac et de Mariotte, il s'était rendu compte que l'indice stœchiométrique du mélange gazeux était incorrect. Une histoire de thermo couple en fait et désormais résolue.

Les équipages sont invités à prendre l'apéritif. C'est le moment de faire un brin de causette et d'échanger les impressions. JEF demande si personne n'a été dégommé. Non, s'écrie en chœur la troupe, nous avons juste perdu un tout petit peu de gomme sur nos pneumatiques. Rires..

Il n'est pas loin de 14 heures quand les convives se mettent à table. JEF en préambule remercie les participants, satisfait du bon déroulement de la première sortie de l'année et souhaite un bon appétit à toute l'équipe après avoir proposé de faire un petit tour l'après midi ou de flâner. Faudrait-il faire un reportage de cette mémorable journée demandait un émule de Marcel Pagnol les yeux pétillants de malice?

Un délicieux repas calme les estomacs affamés. Merci à Martine, Marie-Lyne, Marilyse, Denise pour cette préparation parfaite. Après la dégustation d'un magnifique gâteau préparé par Audrey (bravo Audrey) dont il n'est pas resté une miette il est presque 16 heures; tables et chaises sont rangées, la salle est prête pour une prochaine réunion.

Sous un beau et chaud soleil tout le monde papote puis peu à peu les rangs des tracteurs s'éclaircissent . Narcisse s'éclipse avec son Champion, Jean-Louis avec son N70, Bernard avec le Pampa, Sébastien avec son TEF20 sur sa remorque, Marie-Hélène redescend le 1150 au Lançon, Le John Deere de Marcel et le F137 de Christian regagnent Peyssies. Benjamin, Marie et Matias conduisent un long moment le 835 dans la cour. Il est demandé à Gérard s'ils peuvent le ramener à son point d'attache. Les adieux sont faits. Benjamin prend le volant jusqu'à l'embranchement de Lalinde, Marie prend le relais jusqu'à la ferme. Là bas une visite du parc s'impose. Les visiteurs sont impressionnés à la vue de tout ce matériel. Il y a un Master qui a attiré l'attention de leur convoyeur.

Les voiles sont hissées pour le retour à Saint-Girons à 18h30. Les jeunes passagers émoustillés de cette belle journée demandaient; c'est vrai qu'il y avait dans la troupe l'arrière arrière petit fils de William Deering?

Allez savoir, pour démêler le vrai du faux il faut se lever de bonne heure de nos jours, il ne faut retenir dans les légendes que ce qui est beau et mystérieux.

Bravo Labour Passion!!!

 

*A l'époque de la sortie de ce modèle le trait d'union était toujours dans le nom de la marque, il sera supprimé dans les années 80.

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2 mai 2022 1 02 /05 /mai /2022 19:59
Les Tapedurs Bellopodiens à l'œuvre
Les Tapedurs Bellopodiens à l'œuvre
Les Tapedurs Bellopodiens à l'œuvre
Les Tapedurs Bellopodiens à l'œuvre
Les Tapedurs Bellopodiens à l'œuvre
Les Tapedurs Bellopodiens à l'œuvre
Les Tapedurs Bellopodiens à l'œuvre

 

Les Tapedurs Bellopodiens à l'oeuvre

 

Lors de l'assemblée générale du 6 mars il avait été décidé de faire la foire de printemps le 3 avril. Il faut remonter à 2019 pour la dernière édition.

-Vous serez des nôtres avait demandé le sémillant président au Saint-Gironnais?

-Oui, puisque vous m'invitez. C'est aussi la foire de Réalmont mais je viendrai à Belpech.

A 8h20, départ de Saint-Girons ce dimanche matin 3 avril. Le temps est un peu détraqué ces jours-ci. La veille le Couserans était recouvert d'une épaisse couche de neige. A Lescure voilà t il pas que les flocons commencent à retomber épais, drus. Enfin à Saint-Jean de Verges l'horizon s'éclaircit. La journée sera belle mais froide.

Après 76km la jolie bourgade de Belpech ouvre les bras à ses visiteurs. Il est facile de trouver une place de stationnement en face de la salle des fêtes. Les tracteurs sont là, rangés en épis de part et d'autre de la rue du 8 mai 1945 qui mène à la grande place. Cette année la disposition a un peu changé. L'esplanade étant réservée aux marchands plus nombreux, les vieilles mécaniques ont migré.

Les membres de l'association des Tapedurs sont occupés à casser la croûte à la salle des fêtes. C'est le moment d'aller les saluer et de s'inscrire pour le repas. A Belpech, bonne ambiance garantie.

Norbert, tout sourire, annonce au Saint-Gironnais qu'il lui a amené la plaque constructeur qu'il recherchait tant pour son Dexta. Ainsi nous serons dans la plaque lui répondit-il tout en le remerciant chaleureusement.

De plus les tracteurs sont rangés par marques. Les Renault 3040, 7022 (Hispano-Herculès), D22 en deux exemplaires sont en tête. Suivent les Someca, le gros Bolinder refait à neuf de Jalabert transporté sur le camion Belphégor depuis Verfeil, le TEA 20, le SAME Puledro, le Bolinder 230, le Massey-Harris 744. En face une pléiade de IH se côtoient; le gros et beau Farmall 1066, le Super FC-C à roues arrières jumelées, le Super FC-D, le B450 de Max, le Farmall M équipé en gazogène, le Lanz 2406, un rare Président à soupapes latérales (distribué à l'époque par la Sevita), une floppée de Vierzon 302 402 dont ceux de Ben-Hur et de la Souche, un rare et beau Gartner à moteur Cérès, un petit Holder (la firme de Grunbach) et le magnifique Hanomag de 1928 à roues fer de Jean-Christophe. 35 véhicules trônent là.

Le public est assez dense et déambule tranquillement dans les allées libres de toute circulation. Que de marchands! Paniers d'osier, miel, confiseries, photos d'antan, buvette, petits plants de légumes et de fleurs... Seuls les animaux à l'exception d'un âne et de deux cochons n'ont pas été amenés vu le mauvais temps de la veille. L'entrée du fond qui mène au centre ville est fermée par un Case attelé à l'énorme round-baller Mc-Halle. Tracteur à chenilles et moissonneuse-batteuse Claas sont en face de lui. Ici comme partout ailleurs l'ancien et le moderne se côtoient. Quiconque peut voir l'évolution du matériel en quelques décennies.

A l'autre bout, le monde s'est concentré autour d'un petit kiosque monté sur une remorque attelée à un Someca. C'est la sono. Jean-Christophe fait les présentations et revêtu de la toge de la confrérie des fins gourmets Bellopodiens intronise un nouveau membre. On le sent heureux! Il y a de quoi vu cette belle journée. Les Pastous du Couserans sont là ainsi que l'incontournable fanfare.

Vers midi la foule gagne peu à peu la grande halle, lieu du banquet habituel. Les Tapedurs ont une table réservée. Un peu avant midi trente tous les convives sont placés. Il y en a bien au moins dans les 400. La fanfare joue pendant les hors d'œuvre. Jean-Pierre, une connaissance de Chalabre a pris place à côté du Saint-Gironnais. Lorsque les décibels diminuent ils peuvent converser à leur guise et font le point sur l'avancement de leurs recherches en cours sur le machinisme.

Entre deux plats la fanfare gratifie son auditoire de tonitruantes partitions puis à la fin les Pastous sont à l'honneur. Il sera largement 15h30 quand après avoir pris des couleurs et des forces les joyeux attablés quittent la cène. Maintenant place au défilé.

Autour des tracteurs c'est la cohue. Chacun démarre le sien. Ceux des Vierzon chauffent les boules, surs et fiers de ne pas perdre la leur, le Massey-Harris de son magistral 6 cylindres Perkins P6 est le préposé au remorquage de ceux qui n'ont pas de batteries ou de démarreur, le B450 après un long préchauffage rugit de la toute puissance de son moteur BD264 en éructant pendant un bon moment de la fumée bleuâtre, l'Hispano a démarré au 1/4 de tour ( il ne s'agirait de confondre tout de même le bruit de son DOOD à celui du Perkins P4). Seront remorqués pour démarrer, le Junior, un D22, le Lanz 2406. Le 744 fabriqué à Kilmarnock, une des célèbres productions du plan Marshall, s'en fait une joie. Son Perkins fait l'émerveillement de plus d'un admirateur.

Jean-Christophe est très attentif aux manœuvres, saute avec aisance d'un tracteur à l'autre alors que le public est très proche. Ce moment rappelle celui où Tom Carroll revêtu de sa combinaison blanche surveillait l'armada des moissonneuses batteuses Massey-Harris des brigades harvestore au Canada pendant la deuxième guerre. Il y a une petite bévue imprévue au programme. L'homme de la sono est parti avec son matériel. Il n'avait certainement pas compris que sa tâche n'était pas terminée. Il n' y aura donc pas de commentaires radio ce jour puisque l'Indépendant n'est pas là non plus. Dommage pour le public, la troupe est quand même heureuse, ce sera sans doute pour l'année prochaine. Pour ce tour de ville, resteront à quai; le TEA 20, le M, le 3040.

Noël et Jean-Christophe peaufinent rapidement le circuit puis le convoi s'ébranle. Les Vierzon de “la Souche” et de “Ben-Hur” malgré leur carrosserie surannée montent haut dans les décibels et leurs monocylindres font un tapage qui a bien donné son nom aux Tapedurs Bellopodiens. La petite chienne noire est affolée par l'énorme bruit des semi diesels. Son maître la calme et la rassure mais elle reste sur le qui vive.

Le vent de noroît a considérablement refroidi l'atmosphère. Les étalagistes plient boutique. Les tracteurs reviennent de leur circuit et reprennent le chemin de leurs bases respectives. Norbert a prudemment chargé le Bolinder sur le Citroën Belphégor grâce à de solides rampes. Le tout est bien arrimé et il reprend la direction de Verfeil après avoir donné la pièce précieuse au Saint-Gironnais. Bien encapuchonné, Max repart chez lui au volant du grand B450.

Encore quelques mots avec le gardien des tracteurs de Jean-Christophe, avec Mr le Maire puis avec Noël qui repart avec son Bolinder 230 et c'est le retour vers Saint-Girons après avoir envoyé un petit message à Jean-Christophe.

Bravo les Tapedurs Bellopodiens! Rassure toi, cher public, ici les tapes ne sont qu'amicales, Belpech sait accueillir!

 

 

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