Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 07:03
       Prat, le rendez vous du marché,
       Prat, le rendez vous du marché,
       Prat, le rendez vous du marché,
       Prat, le rendez vous du marché,
       Prat, le rendez vous du marché,

Prat, le rendez vous du marché,

 

 

Françoise, du restaurant de la place à Prat avait dit au printemps; pourquoi ne viendriez vous pas avec les tracteurs un dimanche matin au marché de Prat? Il faut absolument dynamiser cette activité qui a démarré non sans mal il y a un an.

Il n'y a aucun problème, nous sommes à côté et en deux coups d'embrayage nous arrivons. Tout le monde y trouvera son compte, les tracteurs, les conducteurs, les commerçants et le public.

Ce sera pour le dimanche 28 juillet, avait-on appris de source officielle.

L'information avait vite circulé, la presse s'en était fait l'echo, avec la participation d'Autrefois le Couserans était-il précisé.

Très vite l'équipe s'était constituée. Hugo et Aurélien avaient été requis avec leur matériel. Christian tout à coté préparait son 235 row crop. De Lorp, il n'en partirait pas moins de 5. Georges de Caumont ne pouvait lui non plus manquer cette sortie. Le samedi après midi les frères Someca de Salucie annonçaient qu'ils rejoignaient le groupe. La mayonnaise avait bien pris.

Rendez vous était fixé à 8heures à la base secrète d'Autrefois le Couserans. Pour une fois ce n'était pas de trop bonne heure. Les intrépides dieselistes étaient habitués à des horaires beaucoup plus matinaux. Les moteurs commencaient à ronronner mais voilà qu'Aurélien téléphone de Saint-Girons en indiquant que Hugo ne vient pas (il s'est couché très tard et n'étant pas encore coutumier d'un entraînement de légionnaire ne pouvait se lever très tôt) et qu'il se trouve orphelin.

Je viens te chercher s'écrie Cyrrhus, tu ne vas pas manquer une sortie pareille. Georges déboule sur ces entrefaits;

vous partez bientôt?

Le temps d'aller chercher Aurélien à Saint-Girons et c'est bon.

Je vous attends à l'eglise de Caumont.

Un télégramme de Thierry précise qu'il est à la Basterne, un autre de Jonathan qu'il ne peut amener le 137 car ayant les rotules un peu fatiguées, il louvoie dangereusement et il a fait demi tour.

A 8h 30 le convoi s'élance par Sentaraille. Jean- Claude sur le Perkins, Polo sur le 137, Ghislain sur l'Hispano, Marcel sur le B avec Damien comme passager, André sur le TEA 20 et Thierry sur le SOM 40. La berlinette Citron est en serre file avec Aurélien en réserve et la mascotte Cybèle. Polo découvre avec émerveillement qu'il y a une sixième vitesse dans la boîte du 137!

A Caumont, point de Georges, il a déjà pris les devants. C' est un homme impatient, notre propriétaire de l'Allgaier, ce ne sont pourtant pas encore les vêpres!

La route est belle et calme. Les mécaniques trottent allègrement. Qu'elles sont gracieuse ces grandes roues motrices qui font de longues enjambées et semblent envoyer des messages. A Gaujac la D117 est traversée prudemment pour prendre l'ancien tronçon par Sucre. L'arrivée sur la place de la Halle est triomphale. Personne ne s'attendait à voir un tel déboulé d' antiques montures menées par des chauffeurs hilares et insouciants. Le row crop et Georges qui n'avait pas attendu le peloton, sont déjà là.

Une fois les présentations d'usage faites, Aurélien accompagné de Ghislain va chercher ses deux joujoux; l'utility Super FC-D et le Deutz D 15, dans leur repaire, l'ex garage de “Féfé” Razès.

Les 10 tracteurs sont bien là, joliment alignés le long de la halle. Pour la circonstance il y a aussi la petite ferme; brebis, ânes irlandais, poney.

Le petit déjeuner est offert. Les tractoristes après ce périple sportif ont bon appétit. La matinée va s'écouler délicieusement. Le monde afflue. Les mains se serrent, bises de ci de là, les papotages vont bon train, les connaissances habituelles se retrouvent. Autour des commerçants, ça s'active. Avant midi il n' y a déjà plus de pain!

Quelques moteurs démarrent, manière de montrer au public les différences de décibels. Les enfants montent à bord et sont épanouis. Une dame, semble-t-il fort experte, fait observer avec un regard pétillant de malice que le siège bleu de l'immense Farmall anglais n'est pas d'origine. Vrai! Dépêche du midi et Petit journal sont là. L'événement sera relayé.

Après le repas offert sur place, Aurélien est escorté par l'Hispano et le Perkins pour leur donner un petit complément de gonflage. Georges est déjà reparti sans attendre le groupe. Aurait-il peur que la nuit lui tombe dessus, il n'est que 15 heures?

A Caumont, traversée de la départementale avec grande prudence sous l'oeil attentif et compréhensif des automobilistes beaucoup plus nombreux que le matin.

La chenille atteint l'usine un peu avant 16 heures, le TEA 20 , le Perkins et le 137 sont remisés dans leur local. Thierry après des adieux émouvants rejoint Salucie avec son puissant Someca.

Pas d'inquiétude, dans 8 jours il faut remettre en route pour l'éblouissant défilé de Saint-Girons.

Alors finalement ce marché, pas mal du tout, Georges l'aurait dit, oui ça a bien marché!

 

    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -        

Partager cet article
Repost0
31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 20:46
Demi arbres ou arbres entiers?
Demi arbres ou arbres entiers?
Demi arbres ou arbres entiers?
 
 
 
                       Demi arbres ou arbres entiers?

 
 
On se souvient que dans la description détaillée du fabuleux H, les demi arbres de roues avaient été tronçonnés par sans doute un des précédents propriétaire indélicat. C'était une mutilation courante que faisaient souvent les propriétaires de deuxième ou troisième main aux grands Farmall pour accéder à des passages étroits. Masi quelle amputation et quelle disgrâce! Il n'était pas question de laisser le beau H sans des attributs aussi essentiels, d'autant plus que ramené à une voie plus étroite, il est éminemment moins élégant et aussi moins stable car n'oublions pas que messire est en row crop d'origine.
Alors, il avait fallu se mettre en quête de ces fameux demi arbres. Après quelques coups de fil chez les fournisseurs et récupérateurs habituels, la recherche s'était vite orientée via la Boutique du Tracteur chez Pascal à Verfeil. Le temps passait, l'accord avait été scellé au printemps 2018. Laissons passer les moissons avait dit Pascal. Maintenant en ce début 2019 il convenait d'aller chercher les précieuses pièces. Rendez vous avait été pris pour le mercredi 16 janvier.
Départ à Verfeil à 8h 15 avec André. Ce joli patelin, c'est une balade pour les Saint-Gironnais. il fait très beau ce jour là, une petite gelée a rendu le paysage magnifique.
 Arrivés dans la contrée, le conducteur ne se souvenait plus où aller pour arriver à bon port.
Tiens, voilà la postière, on ne peut mieux tomber.
Vous connaissez Pascal, l'homme des tracteurs?
Oui, c'est à en Jalma.
Ah, c'est bien ça, je ne me souvenais plus du lieu dit, je n'y suis venu qu'une fois. ( il eut suffit de regarder dans le cahier des adresses où tout est noté, mais c'eut été trop simple!)
C'est pas compliqué, vous tournez à gauche au feu, vous verrez, c'est signalé.
Merci bien.
Nous avons un GPS à bord, s'écriait tout heureux Cyrrhus. Voilà l'engin mis en route et 3 min plus trad Goelette arrivait à destination.
Il est 10h 30. Pascal attend ses clients du jour. Que de matériel, s'exclame André.
Regardez, je vous ai démonté les 1/2 arbres. Il n' ya plus qu'à les déboîter. Equipez vous vous de vos combinaisons, chargez et après je vous fais faire le tour du propriétaire. Vous embarquez les arbres avec les trompettes, pas de problème.
As tu la commande crantée de l'accélérateur lui demandait l'Ariegeois?
Ah oui, deux boulons à défaire et tu l'emportes.
Les précieux morceaux ont été vite chargés, mais quel poids! Un carton épais dans le coffre les protègera de toute velléité de migration. Cybèle montera devant au retour.
La visite a duré un bon moment. L'hôte fort charmant donnait de multiples explications. Tout ce qui est dehors est à vendre. Oh il y a une belle Juva 4 sous l'appentis. André tourne autour d'un Zetor. Un très joli Perkins 7012 a trouvé preneur ainsi qu'un E 27 N. Que de messages envoient toutes ces mécaniques! Une série impressionnante de lieuses cherche de nouvelles familles d'adoption. Dans le grand hangar, de beaux bijoux reposent sereinement. Les affres du temps n'ont pas eu de prise sur leur physionomie ni sur leur physiologie. Chenillards, camions, camionnettes, batteuse, tracteurs à pneus sont sagement garés. Il est presque midi. Pour la poulie, nous reviendrons.
Je t'ai amené des images, Pascal, tu les préfères sans doute au fiduciaire? Veux tu venir manger avec nous?
Merci, mais il faut que j'aille chercher la petite à l'école.
Allez, au revoir et à la prochaine.
Pourquoi ne pas s'arrêter à Verfeil, ce qui nous laisserait le temps cet après midi d'aller à la Boutique du Tracteur, chez JP à Villeneuve les Boulloque et peut-être chez JP à Sesquières si il y est?
L'après midi a été des plus agréables. Quelques menues pièces ont été achetées à la Boutique, chez JP la halte a été un peu plus longue. C'est que l'homme est charmant, disert, connaisseur et vendeur! Tiens, voilà un  petit cric batteuse qui nous fera l'affaire ainsi que cette chaîne pour du remorquage et cette élingue en parfait état. Et là, nom de nom, c'est un godet d'origine sur le trois points pour le TEA 20 avec la plaque constructeur d'époque. Allez, hop, JP tu me marques tout ça et en sus un guidon de vélo que j'ai vu dans la benne au fond. Tu comprends, je viens d'acheter un cycle des années 80 à l'état neuf avec un guidon de course. Ça ne me va pas. Il faut que je sois digne quand je me promène à bicyclette dans Saint-Girons. Tout ira bien ainsi.
Maintenant cap au sud. Après 3 coups de fil, JP ne répond toujours pas. Inutile d'y passer. Saint-Girons est atteinte à la nuit. Autant décharger les demi essieux à la Coume en arrivant, puisque c'est là que le H sera opéré bien à l'abri et sur un sol très plat.
Mais, disait l'ingénu passionné;
Cette histoire de demi arbres me tracasse. Ils ne seront jamais entiers?
Si, si répondait le professeur, ils ne font qu'un.
!?!?Il faillit en tomber à le renverse. C'est vrai que j'ai toujours été contrarié par les barres de fraction. La barre est peut être un peu trop haute, mais tant que le H ne se barre pas, nous ne serons pas rembarrés!
  
               - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 

Partager cet article
Repost0
30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 21:14
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.
Salies du Salat, la 9ème foire agricole, une réussite.

Salies du Salat, la 9 ème foire agricole, une réussite.

 

Depuis que Hugo, quelques semaines plus tôt, avait annoncé qu'il emmenait des tracteurs à la foire de Salies avec Joël de Betchat, ceux de Saint-Girons avaient demandé s'ils pouvaient se joindre à la troupe. Christian de Bonrepaux avait dit lui aussi, qu'il y allait avec le row crop. Contact pris avec Patrinck Pinta, le responsable de l'organisation, l'affaire est conclue. Nous venons avec les deux inséparables, le géant de Doncaster et le Renault R 7013, lui fut-il annoncé avec une joie non dissimulée.

Le mercredi après midi, la première étape avait été franchie en emmenant les deux engins à Bonrepaux, 12km, par la rive droite, une rigolade. Tout à coup, en discutant à bâtons rompus avec le maître des lieux, Cyrrhus s'écrie; mais la panne est là, il y a une cosse débranchée au relais du démarreur. C'est vrai que les fils avaient été un peu repoussés le temps de monter la poulie en janvier et la suspicion s'était portée au contacteur du tableau de bord, par erreur.

A 8h, dimanche matin; la petite colonne prend la route vers Lacave. Le row-crop ouvre le bal, suivi du Perkins et du B. En serre file, Berlinette. Une heure 20 plus tard, la joyeuse troupe atterrit dans la foire de Salies, derrière Gamm Vert, à l'emplacement de l'ancienne gare.

Il y aura en tout 37 tracteurs dont quelques spécimen rares. Les joux joux sont bien présentés, sagement alignés, tous en position de départ. Le public, au fur et à mesure que le soleil s'échauffe, afflue. L'endroit est vraiment très agréable et propice aux papotages. Bien entendu les tractoristes se connaissent et heureux de se retrouver, engagent force conversations. Tous sont venus au volant de leur mécanique, le plus loin étant peut-être Jean de Cazères avec son splendide Nuffield.

Sous le grand hangar quelques vaches sont parquées dans de petits enclos. Quelques marchands de friandises et autres objets se trouvent là aussi. La calèche tirée par deux élégants Merens ne désemplira pas de la journée. Les chevaux montés attireront de nombreux cavaliers en herbe.

Dans le chapiteau, les veaux de boucherie, un des points forts de cette très sympathique foire, sont exposés. Le plus beau spécimen atteindra le prix de 16,15 € le kg poids vif lors de la vente aux enchères de l'après midi.

A 12h 15, les traditionnels discours du très dévoué président Patrick, du maire de la petite cité, du président de l'intercommunalité, de la conseillère départementale se succèdent.

Vient l'heure des agapes. Les convives n'auront pas été déçus. Une viande grillée de premier choix a été servie. Nous ne sommes pas en terre gasconne pour rien!

L'après midi, par ce chaud soleil, voit beaucoup de monde arriver. La vente aux enchères attire passionnés et curieux. Puis c'est la démonstration de ferrage d'un cheval par Eric de Betchat.

Les concessionnaires sont venus, eux aussi. Kubota, Massey-Ferguson, John Deere, Claas et Kramer, éblouissent sous leurs parures étincelantes. Le matériel moderne fascine toujours autant.

Autour des vieux tracteurs, c'est la cohue.Que dire des petits enfants qui peuvent enfin monter à bord des vieilles mécaniques? Quels instants de fierté! Les parents prennent des photos.Qu'ils se rassurent, des manifestations de ce genre ne manquent pas dans la région, le patrimoine rural se porte bien.

Les vieux moteurs démarrent de ci de là. Les Lanz toujours aussi spectaculaires s'allument dans des pétarades énormes et des halos de fumée bleutée. Le petit Allgaier à moteur Kaelble est allumé au moyen d'une mèche spéciale et lancé à la manivelle. Il a un ralenti extraordinaire.

Alain a démarré son magnifique et rare Schlüter sauvé d'une mort certaine par ses soins de chirurgien averti. Le Nuffield 460 de Jean, astiqué comme un sou démarre au quart de tour. Ce n'est pas un engin très courant. Le démarrage du moteur polycarburant de l'Hanomag ne manque pas de piment. C'est une opération de véritable alchimie.

Le B 450 de Saint -Girons fume toujours beaucoup dès les premiers tours, comme tous les moteurs BD 264 de sa génération. Le 6 cylindres 756 de Christian ronronne avec un bruit inégalable. Il est allé le chercher dans l'Allier cet élégant Farmall Américain, veinard va! La plupart des tractoristes vont faire deux petits tours de ville avec leurs montures et leurs passagers.

Il y avait même dans l'assemblée un soi disant inspecteur commercial de la IH et de Schlüter qui allant voir les conducteurs de deux magnifiques véhicules, voulait leur faire croire qu'ils étaient réquisitionnés pour des musées. A voir la coquinerie pétiller dans ses prunelles, personne ne crut à cette fable drolatique!

Gilbert B est venu interviewer les mécaniciens pour évoquer l'ambiance des vieux tracteurs, des cotes des mécaniques d'antan, des recherches des pièces de rechange, des manifestations de la région.

Vers 17 heures, les équipages commençaient à s'affairer autour des paddocks. Les lampes à gaz étaient placées sous les culasses des Lanz et des Vierzon, puis après quelques instants les moteurs lancés à la main, démarraient avec force décibels assourdissants. Cybèle, la petite chienne Border Collie mascotte du commando de Saint-Girons se planquait dès que dès  ce tapage infernal.

Chacun prenait position sur son siège. Jean s'était déjà éclipsé depuis un bon moment. Bernard avec son rutilant Pampa s'échappait vers Cassagne, Joël était à la recherche de son troisième chauffeur, Hugo sur son AS 500 et son acolyte Aurélien sur le 237 partaient en direction de Montardit, une longue trotte. Christian avait dit à ses deux associés de Saint- Girons, ne m'attendez pas, je suis plus lent avec mon rare row crop, passez devant. Ceux de Labarthe-Inard n'allaient pas tarder à suivre.

A 17h 30 le B et le 7013 reprenaient la rive droite. A 18h 50 la base secrète de Lorp était atteinte après 24 km.

Des journées comme celles là, on en redemande disaient les machinistes pleins d'enthousiasme.

Merci Patrick et tous les organisateurs, vive Salies du Salat!

 

 

        - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 

Partager cet article
Repost0
20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 20:50
La parade des belles voitures d'Autrefois le Couserans.
La parade des belles voitures d'Autrefois le Couserans.
La parade des belles voitures d'Autrefois le Couserans.
La parade des belles voitures d'Autrefois le Couserans.
La parade des belles voitures d'Autrefois le Couserans.

La parade des belles voitures d'Autrefois le Couserans,

 

 

C'était la quatrième année que le comité d'ALC avait décidé de faire la présentation des voitures anciennes, agrémenté d'un tour de ville, la samedi après-midi.

Oh, a vrai dire, l'épreuve n'était pas très difficile du moins dans sa préparation. Il y avait déjà plusieurs années que le recensement des propriétaires et des modèles avait été fait. Du Couserans essentiellement, avaient demandé les responsables du staff. Quelques coups de fil de çi de là et la troupe avait vite grossi. La première année, c'était le soir que s'étaient rassemblées les belles carrosseries, puis il avait été décidé de faire cette animation l'après-midi. C'était parfait. Les participants sont tellement heureux de se retrouver pour une petite sortie et puis pour Autrefois le Couserans, quel plaisir!

A partir de 14h les équipages avaient rendez vous au mythique Champ de Mars. A cette heure là c'est encore la cohue vu l'intensité du marché hebdomadaire qui connaît à cette saison une affluence record. Les voitures commencent à arriver et à se faufiler non sans mal dans la foule pour se réfugier sous les platanes. Peu à peu l'agitation s'estompe, les derniers camelots plient bagage, le camion balai de la ville nettoie le sol et robes étincelantes, ce ne sont pas moins de 31 voitures qui se garent en épi.

La plupart des équipiers sont en tenue d'époque. On a même vu un couple habillé en explorateur au volant d'une 2CV camionnette plus belle que neuve qui doit partir à Oulan Bator en juillet.

Cette année l'accent avait été mis sur la 2CV puisque la petite “Citron” fête ses 70 ans. En effet sa première apparition date du salon de l'auto d'octobre 1948.

Plusieurs berlines étaient présentes bien sur, ainsi qu'un magnifique cabriolet sorti des mains d'un orfèvre de Moulis et agréé aux mines s'il vous plaît! Celle de Jean-Pierre de Varilhes avait des portières découpées à mi hauteur, une touche originale.

Dans les taxis d'avant guerre se côtoyaient la Delage de René, le double Phaeton Peugeot 1909 du Cuing, la C4 Citroën de Marc et la B12 de Jean-Pierre de Saint-Gaudens.

Dans l'après-Guerre, une splendide 402 bleu nuit, la 202 de Roland de Montégut, le Panhard 24 CT de Serge, une très belle Jaguar de 1956, plusieurs Traction dont une 15 six, la 4CV décapotable d'Alain de Sentein, les R16 de Jean-Claude et de Guy tous les deux de Mercenac, la 204 de Dominique, la rare Steyr d'André , la Jeep de Roger et les motos (Julien Yohann) dont un groupe de Blagnac.

Ainsi pendant deux heures tout le monde avait le temps de papoter, d'inviter des passagers du public, de lever les capots moteurs et de donner des explications aux passionnés.

Puis à 16 heures précises, comme chaque année, avec l'exactitude des trains de naguère, le beau cortège se glissait hors du Champ de Mars et prenait le boulevard Noël Peyrevidal. La manœuvre de départ avait été bien séquencée grâce au prêt d'un sifflet strident par Gilbert. Tout allait bien et pourtant!

La Jeep pressentie pour être en tête du convoi n'avait pu passer devant à temps. La 204 suivie de quelques acolytes avait pris le large. Cependant jusqu'au monument aux Morts, partie essentielle s'il en est, le long serpentin tenait la route.

Mais qui était donc cette personne habillée en Autefois le Couserans? Croyant bien faire sans doute, elle indiquait aux autos de bifurquer à gauche alors qu'il avait été bien dit que le premier tour passait par la gare. Ce mystère n'aura jamais été éclairci. Toujours est il que troublés par ce trouble fête tous les conducteurs à part la Jeep partirent en vadrouille et faillirent se perdre. Quelques uns sont allés jusqu'à Eycheil, d'autres après le rond point de l'avenue Gallieni revinrent à la mairie.

Roger avec son copilote, dépités et bredouilles rejoignirent le Champ de Mars. Peu à peu tous les équipages s'y retrouvèrent, mais comme c'était jour de fête, personne n'avait trouvé à redire et tout le monde avait passé un bon moment. Braves chauffeurs, méfiez vous des faux apôtres. L'homme, souriant il est vrai, qui s'agitait comme un sémaphore aux monument aux morts, n'était nullement mandaté pour inventer un trajet. Sans doute un adepte des fims de Louis de Funès....Enfin plutôt que de tenter la chance, il avait apparu plus sage d'en rester là et de contempler les autres phases du programme. C'était l'heure de l'arrivée de la route du bois au square Balagué. Viendrait ensuite le repas au café Faur en soirée. Un bel après midi venait de se dérouler par un chaud soleil.

A table, un des organisateurs, perdu dans ses rêveries, se disait; demain c'est au tour des tracteurs qui seront en tête du défilé. Eux au moins ne risqueront pas de s'égarer, les murailles humaines les cerneront de partout. Ils n'auront d'autre ressource que de suivre le sillon!

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 

Partager cet article
Repost0
31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 20:25
Allo, Allauch?
Allo, Allauch?

Allo, Allauch?

 

Depuis plusieurs mois, Alain de Lasserre avait proposé de donner son tracteur Energic et un motoculteur SIMAR. Ces outils étaient abandonnés depuis 20 ans dans le parc de la maison familiale à Allauch, une des banlieues Nord de Marseille. Les photos qu'il avait envoyées ne laissaient pas apparaître des mécaniques rutilantes. Engoncés dans la terre, carrosseries recouvertes de lierre et de grandes herbes, engloutis comme dans l'Atlantide, l'expédition valait elle le coup d'être tentée?

Après mûre reflexion, pourquoi pas après tout? Faute de remorque disponible à la location, le premier départ prévu pour la Toussaint avait été ajourné.

Pourquoi pas le 23 décembre réitérait Alain qui serait à Marseille pendant les vacances scolaires?

Agnès prête le 4x4 et coup de hasard; Emmeric digne employé du grand magasin de quincaillerie outillage à Saint-Lizier possède une belle remorque 2 essieux qu'il prête pour ce raid exceptionnel.

Va donc pour le dimanche 23. André au départ, pas de problème, Christain et Damien qui s'étaient inscrits se désistent suite à des empêchements. Marcel n'est pas là non plus. Hugo contacté l'avant veille confirme qu'il se joint à l'embarquement. Ouf, car il y a de fortes chances que l'Energic donnera du fil à retordre pour le hisser à bord.

Prêts à appareiller.

Le samedi, le véhicule tracteur avait été préparé; plein de gazole, niveaux vérifiés, remorque attelée dans l'après midi, outils dans le coffre; sangle, cric, clés, baladeuse, gonfleur.

Départ prévu à 4 heures. Hugo est allé directement à Lorp, le temps d'aller chercher André, le convoi s'élance à 4h20. Cybèle est à bord. Le plan de vol est établi.

Dans le Séronais il y a du brouillard, parfois un peu épais. Il n' y a pas grand monde sur la route par cette nuit très douce. A Bram, l'autoroute est prise. Les coéquipiers causent comme s'ils ne s'étaient pas vus depuis des lustres. De temps en temps Hugo pique un petit somme. A Narbonne Vinassan, petite pause café. Le conducteur incurgite un gros gâteau au flan. Pas question de tirer au flanc ce jour! André demande;

Aurons nous assez de gazole?

Réponse lui fut donnée que le plan de vol prévoyait que jusqu'à l'arrivée auncun souci à se faire.

A Montpellier, ralentissement au loin. Un gos accrochage de quatre voitures vient d'avoir lieu. Fort heureusement aucun blessé.

Le puissant Diesel file son train à 110/120, dépasse les quelques maxi codes frigos qui viennent de la péninsule ibérique. A Arles, coup de fil d'Alain qui vient aux nouvelles.

Vous avez bien roulé!

Que oui, Allauch est toujours à la même place?

En arrivant sur les immenses autostrades qui plongent vers Marseille, la circulation se densifie. Il faut prendre la direction La Rose Plan de Cuque, surtout pas l'Estaque. Non, non, la Joliette et plus belle la vie, ce sera pour une prochaine fois, qui sait?

Hugo branche son GPS sur son portable. C'est formidable. Le 323 chemin Marius Milon à Allauch est paramétré. André n'en revient pas. Il suffit de se laisser guider. A 10h 30 le cargo accoste à l'adresse précise. Après les mots de bienvenue, il convient d'aller voir tout de suite les engins et de commencer l'embarquement. Toutefois le motoculteur ne pourra être chargé. Le plateau de la remorque ne fait que 2,62m. Le tracteur à lui seul occupera toute la place.Il y a fort à parier que tout doit être bloqué.Trois pneus sont bien gonflés dont les arrières mais les roues motrices ne bougent pas d'une once. Le moteur n'est pas bloqué. C'est toujours ça de gagné. La remorque une fois dételée, le Toyota tire très légèrement le tracteur par l'arrière. La roue arrière droite se débloque. Quelques petits coups de marteau bien consentis sur les tambours de frein vont vaincre leur résistance. Amener l'outil à l'arrière de la remorque n'est qu'un jeu d'enfant, puis cette dernière est ré attelée, les rampes sont sorties et l'Energic est présenté au chargement. Il va peser, s'écrient les colistiers.

J'ai un tirfor annonce Alain. Ciel, la difficulté s'estompe. En fouillant dans l'atelier, la barre de commande de ce treuil providentiel est trouvée. Il faut relever les bras de relevage pour gagner de la longueur sinon il y aura dépassement. Enfin, à cinq ( Philippe le cousin d'Alain assistant remarquable ne sera pas de trop), la petite bête est logée sur le plateau. Le poids approche des 600kg. Dommage qu'il ait fallu laisser le motoculteur qui est en bon état et équipé d'un attelage typique. Ne le mettez surtout pas à la ferraille, Alain, nous reviendrons.

Ne restait plus qu'à caler les roues arrières et à sangler. Pour ne pas abîmer le plancher en tôle, précaution avait été prise de mettre les roues sur de longues planches épaisses.

Il faut regarder le clignotant arrière gauche, avait dit le capt'ain avant de passer à table. L'ampoule était bonne, il y avait un fil débranché dans la prise!

Le repas était pris sur la terrasse sous un chaud soleil en compagnie de la mère d'Alain qui était contente de causer avec des Ariegeois et d'évoquer bien des souvenirs de là bas.

Alain aurait souhaité montrer le vieux village d'Allauch à ses visiteurs, mais hélas le temps est trop juste, il faut larguer les voiles car avec 6 heures de route, Saint-Girons ne sera pas atteinte avant 21 heures.

C'est le moment des adieux, l'ancre est levée et le périple du retour est entamé. Il faut mettre du gas oil annonce le commandant. Il nous en reste un peu moins du 1/4. A la prochaine station, c'est à nous. Hugo s'aperçoit qu'une sangle s'est détachée. Fort heureusement rien ne bouge. L'aire de Vitrolles est atteinte. Ici il faut payer d'avance, que diable! Vas y pour 40€, André, nous en remettrons vers Narbonne. Hugo passe le crochet de la sangle dans l'oeillet du plancher et retend. Rien ne bougera jusqu'à l'arrivée. Le retour est sans anicroche. La circulation est beaucoup plus dense au moins jusqu'à la bifurcation des autoroutes A7 et E55.

André, entre deux petits assoupissements, regardait la jauge.

Ce sera à Narbonne Vinassan, annonce le haut parleur. Nous mettrons du combustible pour la dernière étape.

Sur ces grandes plaines de la Crau, du Gard et de l'Hérault, le gros Diesel ronronnait tel celui d'un immense paquebot. Tous feux allumés dès le crépuscule, le scintillant vaisseau ne manquait pas d'attirer l'attention des routiers à la vue de ce curieux petit engin bien logé dans sa plateforme grillagée. C'était en fait une production des établissements Sabathier à Villefranche sur Saône dans les années 50.

A Vinassan, encore un peu de carburant et reprise du “chemin”. A Bram, sortie en direction de Mirepoix. Il est 18h40.

Il faudrait dîner à Saint-Girons, indique le conducteur. Il vaut mieux le faire à destination plutôt qu'en cours de route sinon la reprise pendant la digestion pourrait être très dure après cette grosse journée. Le Madison est fermé, alors va pour la Mc Do qui est atteint à 21h30 après avoir rencontré de nombreuses nappes de brouillard en Ariège, comme le matin. 927 km au total, une paille! Dommage que les 1000km n'aient pas été atteints.

Après que les estomacs furent rassasiés, direction l'usine pour poser le nouveau venu.

Attention à la manœuvre; une fois les rampes mises et le tracteur détaché, nous le poussons, personne à bord ni sur les côtés. S'il lui venait un caprice et qu'il se renverse, au moins soyons loin. Tout se passe à merveille, le petit 612 arrive tout en douceur à côté du D35 récemment venu de Vernajoul. Tous deux sensiblement de la même époque ne pourront que bien s'entendre.

Cybèle, frétillante comme si de rien n'était, semblait ravie de sa première grande escapade si grande.

André était heureux d'avoir fait ce grand périple sans qu'il y ait eu une seule erreur d'aiguillage et d'avoir rapatrié ce fort sympathique petit tracteur dans le plus convenable des états.

Le pilote, depuis qu'Hugo lui avait fait découvrir que l'application GPS était intégrée sur son propre portable Wuawei, était tellement heureux que même pour aller à son boulot à 2,6km il se servait maintenant de cette fonction. Naïf qu'il était, il en semblait rajeuni…

 

                         - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Partager cet article
Repost0
24 janvier 2019 4 24 /01 /janvier /2019 20:34

Du gris, du bleu, du vert à Antic Agri,

samedi 9 et dimanche 10 septembre 2017

 

 

John Deere, Lanz et le matériel forestier, voilà quel était le thème 2017. De plus le club Lanz avait souhaité faire la finale Régionale et Nationale du concours de labour.à Longages. Cette décision était déjà prise depuis plusieurs mois et l'organisation de Labour Passion avait donné son accord.

Les préparatifs durant la semaine étaient allés bon train. Le dimanche 3, le terrain avait été bien nettoyé. A partir de jeudi, tout était en place. Les monteurs n'avaient pas chômé. Le vendredi c'était encore bien calme. Quelques tracteurs étaient en poste. Les autres allaient ils venir ? Plus de 100 des deux marques à l'honneur étaient attendus. Peu à peu cependant, tels les petits ruisseaux qui font les grandes rivères, les mécaniques arrivaient ; tantôt par la route, tantôt en remorque derrière les remorqueurs, tantôt sur les porte chars. Oh, il y avait fort à parier que comme d'habitude il en viendrait encore le samedi.

Les entichés de la météo étaient pessimistes. Il n'allait pas faire beau samedi. Hé bien qui vivra verra et puis si la terre est arrosée, les socs rentreront mieux . Parfois, c'était vrai, dame pluie s'était invitée et arrosa de ses flots copieux une bonne partie de la nuit et jusque vers 11 heures. Au moins se récriaient les optimistes, quand le nuage

sera crevé et l'éponge céleste asséchée, Hélios finira bien par darder la planète terre de ses puissants rayons. C'est bien ce qui s'est passé. A part deux averses, sans doute la bénédiction ultime, en début d'après midi les deux jours, ce furent une journée et demi merveilleuses.

Finalement l'esplanade avait fini par se remplir. Certes un peu moins de bolides qu'en 2016 dernière mais un décompte assez impressionnant ;

51 John Deere anciens .

28 John Deere nouveaux.

78 Lanz.

66 tracteurs et chenillards de diverses marques soit

223 tracteurs.

7 tracteurs forestiers/ Latil, Tiger Cat ,JD, Timberjack.

34 charrues.

9 outils divers.

2 motoculteurs. 295 pièces au total.

Le plateau était fort bien rempli ce qui pour le thème choisi était plus que correct.

Dans les modèles hors thème, le fond de commerce pourrait-on dire, un champion attirait l'attention. Un Fordson 4 roues, quelques Vendeuvre, les grands rouges représentés par les Farmall M, FCN, F137D, Cub. Les Someca présents et les FIAT à chenilles venaient-ils de Salles sur Garonne ?

La disposition bien sur était en rond comme maintenant depuis plusieurs années. Sous le magnifique bosquet se trouvaient les activités du bois ; fendage avec la mini pelle, la splendide scie à banc de Jacques. Puis différents stands , chapelier, miniatures de St , artisans orfèvres du bois, outillage et vêtements de travail. Un peu à l'écart le ronronnement feutré du groupe électrogène rappelait que l'autonomie en ampères était totale. Au bord du maïs, sur la partie supérieure, chambres froides et chapiteau pour les agapes. A midi, malgré la fréquentation encore peu soutenue, 400 plateaux repas, innovation pour cette année, ont été servis pour le plus grand bonheur semble-t-il des baroudeurs. La petite ferme sous le bois d'acacias, oeuvre d'André, abritait tous les animaux de la basse cour et les énormes bœufs Salers de robe noire, venus de Betchat. A côté de la buvette et de la sandwicherie, le PC de labour passion (la gestion des repas assurée avec maestria par Martine), le boulanger, l'association PASTEL représentée par Honoré et les pneus de José ( 4 pneus achetés deux offerts avait-il clamé au micro!).

En prolongement du matériel moderne, les moissonneuses batteuses et l'ensileuse JD, le stand VW, un marchand de foulards et de petits objets cadeaux, la tente de la protection civile et un vendeur de vin (dans le vin, la vérité!).

Le labour des motoculteurs a bien eu lieu. Comme il n'y avait que deux participants il est difficile de parler de concours. Il faudrait absolument, cher président qu'il y ait beaucoup plus de concurrents. Il y en avait eu une année plus de 15. C'est un joli spectacle, non, un peu éprouvant pour ceux qui sont aux manettes mais si sympathique ?

Dans la matinée, l'allée centrale commençait à être un peu boueuse et glissante. Heureusement le terrain très filtrant de cette région eut tôt fait d'absorber l'eau et dès le réchauffement du soleil apparu les inquiétudes furent vite dissipées.

Autre innovation pour cette 16 ème édition, la grande terrasse construite par les bons soins de Gérard avec mur de soutènement et sol en lame bois. En avancée le podium amovible et couvert avec sono amenés par camion. Presque du luxe pour Antic Agri ! Et une vision du parc quasi féérique.

L'après midi finale régionale du concours de labour organisée par le club Lanz. Les participants se présentaient puis un tirage au sort de leur parcelle était effectué. Mr ….avec son bel accent Bourguignon indiquait les dernières prescriptions. Toutes les marques de tracteurs étaient admises avec seulement des charrues traînées. Vers 14h 30 toute la cohorte pétaradante et grinçante rejoignait le champ de l'épreuve, en face, à côté du gigantesque champ de maïs. Les parcelles avaient été soigneusement délimitées par André et Narcisse. Les concurrents ne pouvaient avoir démarré qu'après avoir reçu le feu vert de trois membres du jury. Puis une fois la raie d 'ouverture faite ils devaient à nouveau attendre la visite du jury ; fermer la curade, faire quatre tours et finir la parcelle.

Le vent et la température peu clémente après une bonne averse n'avaient point découragé les visiteurs. Il est toujours agréable de voir le monde qui vient admirer le labour, la minutie des laboureurs, la qualité du matériel, la beauté des socs qui pénètrent sans peine semble-il et enfouissent les débris végétaux dans un mouvement silencieux et grâcieux, laissant présager l'abondance de la récolte à venir.

Norbert, (tout souriant et hors concours vu son grand âge) et Marie-Hélène étaient sur le qui vive. Si l'assistance d'un tiers n 'était pas autorisée, quelques petits signes discrets permettaient de rectifier un cap.

Marcel Furlan avec son petit chenillard Saint-Chamond avait fait le déplacement depuis Lusignan Petit. A côté, l'inégalable bruit du moteur Berliet MDY 20 sur le Continental d' Yves, la marque à l'emblème des deux lions, ne pouvait qu'attirer l'attention . Un John Deere R , premier Diesel de la maison de Molines avec lui aussi son bruit si caractéristique, détournait les regards. Il menait sans peine une belle charrue trois socs.

Quel chantier, quelle beauté. Au bout d'environ deux heures, alors que le jury avait jugé tous les participants, les équipages rejoignaient le terrain de la fête, décrochaient les charrues, se garaient et le public refluait lui aussi. En attendant la remise des prix, les activités n'en continuaient pas moins. Toutefois, la fréquentation sous le bosquet n'était pas aussi élevée que ce que les organisateurs avaient souhaité alors que le coin est si charmant. Jacques, grand maître de la scie, l'homme au “Latil” avait néanmoins fait une démonstration éblouissante avec sa machine des années 20. Avec ses réglages précis pour l'époque, elle réalisait un travail très fin. La courroie qui patinait un tant soit peu eut tôt fait d'obtempérer après l'enduction d'un peu de barbiturique (la fameuse pois!).

André aux commandes de sa petite Schaeff, fendait de belles billes avec la vis entraînée par moteur hydraulique. Un Couserannais de passage, du Port, et habitué d'Antic Agri ignorait l'existence de cet accessoire et en était enchanté.

Les bœufs de Rémy, François et Pierrot avaient fait leur démonstration. Huros et Houblon maintenant adultes, pesant plus d'une tonne chacun, avec leur physionomie sérieuse et presque farouche, étaient des modèles de sagesse, de force et d'obéissance. A côté de leur terrain expérimental le gros tracteur John Deere à chenilles caoutchouc faisait lui aussi une démonstration de travail du sol. Quel contraste et quel spectacle éblouissant.

Après la remise des prix, l'heure du repas sonnait. Mais alors, quelle file devant le chapiteau. Maître Coledan avait préparé une paella mais certains devant l'attente préférèrent aller dîner à la sandwicherie. L'animateur de Caussade, petit Louis, de la région de Limoges, était venu tout exprès à Antic-Agri. Maintenant ça vient de loin !

Dimanche 10 septembre.

Que n'avait il fallu en raconter des histoires, des biographies, des anecdotes, des péripéties, des évolutions au sujet des deux marques fétiches de ces deux journées ! Il y avait un auditoire très capé et à défaut d'être exhaustif il convenait d'être précis.

Le dimanche avait commencé avec l'évocation de la grande firme verte de Molines. La biographie de John Deere était passée en revue, ses migrations successives de Rutland dans le Vermont jusqu'à Molines dans l'Illinois, le choix génial de l'emblème du cerf modifié 7 fois depuis sa création, l'éclatante trouvaille du jeune forgeron du soc de charrue en acier poli, l'achat des tracteurs Waterloo Boy en 1917 dont le vert restera le même jusqu'à nos jours, les modèles A,B D, GP, R puis la série New Génération en 1960, l'évolution des usines (Atlanta, Dubuque, Thibaudeaux, Cataleo), l'importateur exclusif Bergerat Monnoyeur en 1929, le plan Marshall, l'arrivée à Mannheim en 1956. Quel périple !

Vint le tour de Lanz dont l'immense histoire en est aussi un monument. Après les batteuses et machines à vapeur du 19 ème, l'entreprise devint le leader mondial des tracteurs à boule chaude sous l'égide de l'ingénieur Huber Fritz, mit au point l'invention de la fonte perlitique en 1912, la création du premier tracteur le HL 12 en 1921 après une timide apparition dans les énormes tracteurs (Landbaumotor), les différentes séries qui se sont succédées ( HE HM HR), les très graves avanies subies par la grande entreprise pendant la guerre, le passage au pas métrique en 1941, les gazogènes, les engins à chenilles, l'expansion de Lanz en Espagne, en Australie, en Amérique du sud, les nombreuses filiales dans de multiples villes d 'Europe et enfin John Deere qui acquiert la firme en 1956. Du bleu en 1948 les tracteurs, après avoir abandonné la boule chaude en 1952 étaient passé au vert en septembre 1956.

Pendant cette fantastique deuxième journée, les différentes animations ne chômaient point. Le battage traditionnel ne pouvait pas ne pas avoir lieu. La rare batteuse Onillon de Nantes officiait sous la conduite de Mathieu. Elle lui avait été léguée par son grand- père. Elle était approvisionnée par une remorque attelée à un rare AFVH Renault complet mais portant avec fierté le poids des ans. Guytou et son équipe menaient la grosse batteuse Vierzon avec dextérité.

A midi et demie, immense et très belle surprise. Le convoi exceptionnel venant de la ferme de Gérard arrive à petit pas sous les yeux médusés des spectateurs. Eric, ému aux larmes, ne tarit pas d'éloges sur la magnifique 6 cylindres Duvant et sur l'équipe qui l' a sauvé de l'abandon et l'a remis en route. Ce pachyderme monté sur un bâti fait maison ne pèse pas moins de 62 tonnes. Le magnifique Volvo et sa belle semi franchissent le passage avec une prudence de loup. L'assistance retient son souffle. Le busage résiste et telle la fusée Apollo l'énorme convoi pose tout en douceur le gros moteur hissé sur ses vérins. Quelques minutes après, le staff des mécaniciens met en route cet incroyable Diesel. Les curieux et passionnés montent à l'assaut de la plateforme.

En début d'après midi la finale nationale du concours de labour du club Lanz se lançait à la conquête des parcelles. Là c'était du grand art puisque les finalistes venaient de presque toutes les régions de France. L'association Labour Passion prêtait le matériel aux concurrents venus des lointaines contrées. C'était fabuleux de voir le monde, telle une gigantesque vague, affluer vers le champ des exploits. Comme quoi le labour avec ces vieilles mécaniques est toujours un moment très prisé. Un temps, le théâtre principal s'était vidé de ses occupants et vers 16h 30 le public retraversait le rubicond et venait pour quelques heures encore se divertir.

Là haut, sous les petits chênes, Mr Latil ne cessait de s'époumoner ; envoyez du monde, nom d'une pipe, je ne vais pas scier du bois dans le désert !

Les tracteurs des adhérents virevoltaient avec majesté de ci de là dans les allées de l'exposition ;

Le jury du labour, en pleine délibération, préparait le classement pour la remise des prix.

Tout n'était que bruissement, brouhaha, interpellations joyeuses, ronflements de moteurs, cacardement des oies de la petite ferme, éclats de voies des bouviers, appels du président pour rappeler les étapes du programme, bref une véritable ruche bourdonnante de plaisir et de bien être.

L'illustre Duvant 9 cylindres type Voss, un habitué de Longages celui là, n'aura pas manqué d'étonner une fois de plus avec ses gigantesques panaches de fumée bleutée et le joli sifflement du turbo. Son ordre d'allumage est toujours un mystère…..

Le meunier avec sa machine à vapeur SFV rappelait que l'industrie de la vapeur pendant un peu plus d'un siècle avait permis un formidable développement industriel et agricole.

Peu à peu, hélas, cette merveilleuse journée s'étiolait, ce n'était sans doute que partie remise pour une autre étape.

Vint enfin la remise des prix aux valeureux laboureurs. Le champion nous venait de Lorraine. Multiples cadeaux et coupes étaient offerts par les différents officiels devant un parterre radieux et attentif. Les journalistes de tracteur Passion Collection, de Tractorama, de Tracteur Retro avaient fait le déplacement. Une grande première pour Longages. La notoriété d'Antic Agri semblait maintenant propulsée sur une belle orbite.

Si à midi le repas sous le chapiteau avait accueilli dans les 540 gourmands, le repas de soirée avec un peu plus de 150 membres clôturait cet éblouissant dimanche 10 septembre. Et déjà un bruit de coursive laissait entendre qu' en 2018 ce serait le thème... ? Un garçonnet demandait à son père ; on reviendra Papa l'année prochaine ?

Ils connaissaient le tracteur et le champ par cœur. Leur main, doigts écartés, se perchait en papillon sur la boule douce et chaude du levier de vitesse qui leur transmettait dans le bras, dans l'épaule et jusque dans le dos le clapotement tumultueux des pignons. Ils goûtaient dans l'harmonie des moteurs réguliers comme des horloges et de l'énorme tintamarre des transmissions une volupté dont ils gardaient le secret.

 

John Deere;

Jamais je ne mettrai mon nom sur un outil sans que je n'ai donné le meilleur de moi même.

La terre tourne, John Deere retourne la terre”.

 

 

               - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Partager cet article
Repost0
2 janvier 2019 3 02 /01 /janvier /2019 20:01
2019

 

 2019,

 

 

 

A minuit précise ce lundi 31 décembre 2018, un silence inédit surprit tout le monde. Le bruissement des feuillages avait cessé, le bruit de la rivière toute proche avait disparu, même la lune avait stoppé net son éternel parcours. La terre venait de s'arrêter! Tous les habitants, follement inquiets sortaient de leur demeure et se demandaient, notre chère planète va-t-elle repartir et si oui, dans le bon sens?

Copernic est apparu alors et il paraît, il a dit;

Seul à son poste rangé au centre du monde,

le soleil voit de loin notre terre inclinée

conduire obliquement les signes de l'année.

Et puis comme par miracle le rotation du bel astre a recommencé, lentement mais sûrement.

Le monde, un instant choqué, avait exprimé un grand ouf de soulagement.

2019 venait de commencer.

Les tables de Milankovitch se vérifiaient une fois de plus!

Les tracteurs, eux, pouvaient redémarrer en toute quiétude, l'ordre d'allumage de leurs antiques moulins restait inchangé, les petits lutins passionnés de mécanique pouvaient continuer leurs manoeuvres savantes.

Ils ne cessaient de se demander si l'indice stochiométrique des carburateurs de leurs étranges machines permettrait de les allumer et de vérifier la justesse des principes du fameux cycle de Beau de Rochas.

Accoudés sur les capots, ils se disaient;

L'ouvrage a toujours l'air facile quand le travail est un plaisir!

 

 

Bonne année à vous et.......carpe diem!

 

 

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 20:08
Autrefois le Couserans, toujours le premier dimanche d'août.
Autrefois le Couserans, toujours le premier dimanche d'août.
Autrefois le Couserans, toujours le premier dimanche d'août.
Autrefois le Couserans, toujours le premier dimanche d'août.
Autrefois le Couserans, toujours le premier dimanche d'août.
Autrefois le Couserans, toujours le premier dimanche d'août.
Autrefois le Couserans, toujours le premier dimanche d'août.

Autrefois le Couserans, toujours le premier dimanche d'août.

Autrefois le Couserans à Saint-Girons.

L'apothéose de la 25 ème édition.

 

Quelle énorme préparatrion que celle de la 25éme édition !

Même si les équipes sont bien rodées, rien ne se fait tout seul et les réunions mensuelles du conseil d'administration font en sorte qu'il y ait le moins d'imprévus possible.

A Lorp, centre vital du système, Paul et ses acolytes travaillent d'arrache pied pour préparer remorques, charettes, tombereaux et divers outillages .Le lundi 31 juillet, mardi 1et mercredi 2 août six voyages ont été effectués pour transporter tout cet attirail au foirail. Les quatre charettes de foin et gerbes sont rmorquées par deux tracteurs. La file de voitures derrière ce convoi a patienté sagement. Merci aux automobilistes, nous essayons de faire au mieux. L'énorme “bourdaou” est embarqué sur la remorque deux essieux. Pendant la manœuvre, crac, le timon se casse ! Un braquage trop serré du tracteur pousseur a eu raison de la pièce. Le grand timonier, une fois l'émotion passée, s'écrie ; je vais en refaire un. Philippe lui dit que nous an avons un de rechange.

Non, je vais en faire un cet après midi avec Michel et ce sera fait !

Au foirail, tout est bien aligné en vue des attelages pour le dimanche matin. Jeudi après midi Cazalé déboule avec son magnifique fardier pour transvaser les troncs de sapin sur le trinqueballe et la charrette destinés à l'attelage des gasconnes de Gérard.

Le petit John Deere repeint à neuf est allé à Antichan avec la remorque 4 roues pour transporter l'avion qui sera en fin de défilé.

Dans les autres ateliers ça ne chôme pas non plus. Nombreux sont ceux qui viennent au vestiaire en quête d'un costume pour le grand jour. A l'office du tourisme, c'est la ruche, les revues sont distribuées en masse, on en voit partout dans le Couserans. Ce sympathique document, tiré à 10000 exemplaires, s'arrache comme chaque année.

Les arrêtés municipaux, fruit d'un long travail sous la houlette de Michel, sont prêts. Une bonne partie de la cité est réservée à Autrefois le Couserans. Chapiteaux, chaises pour le concert de Nadau, barrières, tout est en place.

Nanou, Daniel, Philippe, Michel ont soigneusement préparé l'ordre des groupes et des attelages qui prendront rang à la sortie du foirail derrière les tracteurs.

Le vendredi soir, le coup d'envoi est donné. Le concert de Nadau est un grand succès avec un peu plus de 2000 spectateurs. Il a fallu trouver des chaises dans toutes les communes avoisinantes.

Le samedi l'inauguration traditionnelle a lieu à le taverne du “bi petit ”, point névralgique d'Autrefois le Couserans. Fau fau et son équipe d'assistants dévoués maîtrisent parfaitement la situation et pendant presque trois jours vont assurer une ambiance extraordinaire autour des chopes de cervoise.

Vers 15 heures, alors que le marché du Champ de Mars se vide, les automobiles d'Antan arrivent subrepticement sous les platanes. Pas moins de 22 sont présentes dont 3 magnifiques modèles d'avant guerre. Le groupe Agde la belle Epoque prendra place a bord des véhicules et c'est parti pour deux tours de ville, les deux motos de Julien et Johann escortent le convoi. Le public est radieux, Saint-Girons est en fête ! Il bruine un peu, les propriétaires sont attentifs à leurs carrosseries qui seront sans doute soigneusement séchées dans la soirée.

Au square Balagué la route du foin retrace la récolte de cet extraordinaire fourrage comme autrefois. Fanage à la main, puis avec faneuse à traction animale, préparation des andains avec le râteau mécanique et chargement sur la charrette. La bruine ne cesse de tomber pendant toute la soirée. Qu'importe le temps pourvu qu'il y ait la joie !

Le spectacle équestre de la troupe Andjaï au Parc du tribunal est de fort belle qualité. Malgré les embruns personne ne quitte les lieux et puis enfin le feu d'artifice à 22h 50 clôture la soirée.

Dans la nuit beaucoup se réveillent en sursaut. A 2 heures Mr orage déverse ses flots sur la région. Que va nous réserver ce dimanche ? A 5 heures de lointains grondements résonnent encore. Dame pluie tombe très abondamment. Oh, se disaient certains, souvenons nous qu'en 2007 il avait plu jusqu'à 9h 30 et puis un soleil radieux avait fait son apparition pour toute la journée. Les tractoristes s'étaient trempés comme des canards, il y en avait même un dont les bretelles avaient osé déteindre sur sa belle chemise blanche.

A 6h 15, dans la cour de la vénérable papèterie, l'activité devient vite fébrile. Le jour n'est pas encore levé et déjà quelques moteurs démarrent. Le départ est prévu à 7 heures. Une vingtaine de tracteurs doivent quitter les lieux dans une longue procession. La plupart des conducteurs a revêtu des cirés, certains ont même déployé le parapluie. Courage, l'éclaircie finira bien par arriver quand il n' y aura plus d'eau dans les nuages.

La longue procession, étalée sur presque 1 km, arrive solennellement dans la ville qui commence à s'éveiller. Cliquetis, pétarades, grincements, fumées bleuâtres, interpellations accompagnent ce cortège historique.

Au boulevard Frédéric Arnaud, stationnement habituel avant le grand départ. Le détachement de Salucie rejoint la troupe et ceux qui étaient garés au foirail (la Barthe Inard, Lasserre) s'y rajoutent. Le fabuleux camion Saurer, pour sa quatrième année, est en tête devant l'église Saint-Vallier. Les derniers tracteurs sont devant l'auto école Pujol !

Au foirail, c'est la foire ! Mais une foire bien orchestrée. Chaque attelage et groupe ont un numéro marqué au sol. L'ambiance est extraordinaire, une véritable ruche bourdonne. Qui croirait que quelques dizaines de minutes avant l'heure fatidique tout le monde serait prêt ? Et pourtant le miracle s'accomplit.

Devant le bâtiment central un petit Renault V 73 attelé à une grosse remorque affectée au groupe des diables rouges serait presque passé inaperçu. L'ensemble est mimi tout plein et à peine les musiciens embarquée sur le plateau, moment de stupeur et folle clameur ; la remorque bascule et lève l'arrière du tracteur d'environ 60 cm. Les musiciens en perdent leur partition ! Vite répartissez vous vers l'avant et peu de personnes à l'arrière, s'égosillent Armand et Philippe. Le pauvre petit Renault retombe sur ses pattes et Armand, tremblant d'émotion s'assure que la stabilité est correcte. Tout ira bien ce matin….

C'est parti ! Les avions de la patrouille d'Antichan survolent la ville. Il est 10 heures. La précision est remarquable. Au boulevard Frédéric Arnaud tous les moteurs tournent et derrière chaque volant, son conducteur. Paul a passé les consignes avant le casse croûte à Tutti Frutti. Nul ne sait exactement combien il y a de mécaniques. Un peu plus de 65 sans doute. Le beau Renault R 3043 d'André , pourtant soigneusement pomponné, fait des siennes. Pris d'une soudaine incontinence, André a beau calfeutrer la fuite avec un pansement de fortune, rien n'y fait, aussi sera t il pris en remorque avec Jean-Claude. Sans le 3043 aussi neuf que sorti d'usine, qu'en aurait-il été?

Alors que la pluie s'arrête, le public a pris d'assaut le rond point du foirail et les abords du boulevard. Fernand s'époumone au micro pour commenter le déboulé de cette invincible armada. Le passage de la division motorisée est relativement rapide. Les magnifiques Bethmalais suivent et derrière eux les cavaliers de l'écurie de la Maison Blanche. Pas moins de 97 groupes constituent cet incroyable défilé. Alors que les premiers tracteurs débarquent en fin de circuit au Champ de Mars, les derniers groupes passent au pont neuf. Entre temps aux différents points sono, place des capots, monument aux morts et au square Balagué des trous se constituent et altèrent un tant soit peu l'harmonie. Toutefois la diversité des thèmes , la majesté des animaux, la qualité des costumes l'emportent sur tout. Avenue Gallieni, rue Villefranche, au rond point, sur le pont et au square Blagué, pas un cm2 n'est disponible. Au champ de Mars , la foule grossit au fur et à mesure des arrivées. Guy et Louis, historiens parmi les historiens d'Autrefois le Couserans ont de quoi raconter au public par rapport à tout ce qui passe sous leurs yeux.

Au monument aux morts, Pau Paul, seul au micro cette année ne reste pas en manque de verve pendant plus de deux heures. Son assistant habituel est dans le défilé avec le triporteur équipé d'une sono et braille sans cesse, demandez le programme, dernière édition, tirage à 30000 exemplaires, parution gratuite !

Au square Balagué, Raymond, un habitué du micro est sous les feux de l'actualité. C'est son premier commentaire à Autrefois le Couserans.

Nos amis catalans de Balsareny, presque en fin de convoi émerveillent le public ; tout est beau, chevaux, harnachements ,meneurs, charrettes et chargements.

Le Neuport, tout à fait dernier arrive. Paul le précède à pied pour surveiller que la grande envergure de 8m n'accroche quelque obstacle. Au square Balagué, demi tour et retour vers la place Vaillant-Couturier.

Durant ces longs moments de bonheur les ambassadrices et ambassadeurs de l'association vendent avec succès les billets de la tombola. Pas moins de 6000 en seront vendus. Les finances en ont bien besoin !

Il est 12h 45 au monument aux morts lorsque ce 25ème et prestigieux défilé s'étiole. Depuis un bon moment le soleil est radieux et réchauffe de ses doux rayons la foule 

heureuse qui se disperse.

Les groupes se répartissent dans les différents restaurants programmés par Laurent. Rude tâche assurée avec perfection. Les estomacs crient famine après une matinée éprouvante mais pleine de succès. Vers 15 heures chacun rejoint sa chaire. Le programme est encore dense. Toutes les places de Saint-Girons sont occupées. La foule est énorme, partout. L'incontournable battage se prépare à la place de la Mairie. Cette fois ci avec deux nouvelles batteuses, la Ransomes de La Barthe Inard et la Braud de La Bastide de Sérou avec leurs énormes presses, entraînées par un Lanz et un Vierzon. Le tableau ne manque pas de panache. Le blé, très mur, s'égrène un peu mais le dépiquage se passe à la perfection. Le public très dense, semble ravi. Allons, se dit-il, nous aurons encore du pain cet hiver!

Le champ de Mars, siège des métiers gourmands ne désemplit pas. Le Couserans est aussi un terroir de bonne chère. Les animaux qui ont participé au défilé sont parqués sous les platanes. En fin d'après midi ils rejoindront le foirail et repartiront vers leur bercail.

Le quai du gravier, place Verdun, place Aristide Briant. Encombrés ! Les vieux métiers font recette et font revivre en grandeur nature des activités qui avaient failli tomber dans l'oubli. La trépigneuse très rare et en parfait état, qui vient pour la quatrième fois, ne manque pas d'étonner les profanes qui n'ont jamais vu un tel engin.

Rive gauche, place des capots et rue Villefranche, c'est la partie de la mécanique. Les tracteurs et leurs attelages sont garés. L'intrépide Jean-François démontre le fonctionnement des vieux moteurs à poste fixe-Duvant, Bolinder, Moes, engins en remarquable état, extirpés de l'abandon dans des usines désaffectées. Sa science et sa passion sont imparables.

Les tractoristes démarrent de ci de là quelques tracteurs pour bien faire apprécier les différences de sonorité des marques concurrentes. Il y a même une curieuse démonstration de relevage d'un petit Ferguson au moyen d'un système brevet Ferguson.

Gilbert B, de sa voix de stentor amplifiée par sa puissante sono, parcourt la rive droite et égaye de ses commentaires insatiables cet après midi délicieux. Il est un habitué du site et ne manquerait en aucun cas ces journées inoubliables.

L'office du tourisme, place Alphonse Sentein, pris d'assaut ! Le comité d'accueil tenu par Laure, Marie-Lou, Chantal, Huguette et Francine, distribue les quelques revues restantes, vendent foulards, couteaux, DVD et expliquent avec brio le fonctionnement de l'inégalable association.

Au square Balagué , l'incontournable ferme de Suzon ravit les amoureux des animaux domestiques. Par chance Simon a prêté sa truie et ses porcelets de 15 jours . Les petits enclos bordés de végétation verdoyante sont un rêve bien vivant. Quel travail remarquable de l'équipe de Cathy ! 

Tout doucement la fébrilité s'estompe. Les différents ateliers se vident peu à peu. Ghislain, Philippe et les dépiqueurs chargent paille et grain. Les 10 sacs de blé sont chargés sur une charrette qui en prend une 2ème vide en remorque et elles auront le prestige d'être ramenées à Lorp derrière un non moins prestigieux Renault Hispano, une grande première !

A chaque point névralgique de la ville, les camions de la municipalité, comme les écluses gèrent les flux. Depuis 7 heures seules entrées autorisées, celles du défilé et les sorties au compte goutte. A 19 heures, les vannes s'ouvrent, le siège est levé.

Armand est parti discrètement par l'avenue Henri Bernère mais dans la côte de La Basterne le joli petit Renault poussé par la grosse remorque ne peut retenir, part en dérive. Armand ne perd pas son sang froid et réussit à heurter le mur avec l'angle de la remorque. L'esquif stoppe net et au choc Armand est catapulté sur le capot moteur qu'il étreint sans l'avoir prémédité. Simon vient à son secours et le retient avec son McCormick.

Ainsi se termine cette merveilleuse 25 ème édition d'Autrefois le Couserans. Qui aurait pu prédire un tel succès au lancement de ce spectacle en 1993 ? Peu sans doute. Tant que nous le pouvons, nous devrons réitérer ces inoubliables moments de bonheur. Le travail pour y arriver est finalement de la joie, non ?

                      - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 

 

 

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 20:06
La Hierle 22 juillet, une belle journée.
La Hierle 22 juillet, une belle journée.
La Hierle 22 juillet, une belle journée.
La Hierle 22 juillet, une belle journée.
La Hierle 22 juillet, une belle journée.
La Hierle 22 juillet, une belle journée.
La Hierle 22 juillet, une belle journée.
La Hierle 22 juillet, une belle journée.
La Hierle 22 juillet, une belle journée.
La Hierle 22 juillet, une belle journée.
La Hierle 22 juillet, une belle journée.

La Hierle 22 juillet, une belle journée.

Poulies et Rouages d'Antan

Dimanche 22 juillet, 5ème édition.

 

Tout est prêt en arrivant au lac de la Hierle ce beau dimanche matin. Le beau temps est au rendez vous. Mais il y a eu un gros orage l'avant veille et il y a de multiples flaques d'eau dans le pré des exploits et quelque peu de boue. Qu'importe, tout le matériel est là et cette année, grande innovation, le vide grenier a été invité dans la grande prairie. L'esplanade des tracteurs est quelque peu réduite mais cette nouvelle animation donne de la diversité et de la nouveauté.

Deux batteuses et deux presses sont en place. Le grosse Ransomes est du côté du lac. Elle et sa presse attendent le moment fatidique de début d'après midi. Le Lanz de Christian assure l'entraînement. De l'autre côté du champ, c'est une petite Mavag qui officie et un beau D30 avec sa poulie arrière. La presse est une Rivierre-Casalis.

Dans la matinée démonstration des lieuses Mc-Cormick et des javeleuses alternent. Ici aussi cette année, le blé est parsememé de mauvaises herbes. Les deux machines sont réglées à point et excellent dans leur extraordinaire travail de la moisson. Gérard charge aussitôt les gerbes. Les batteuses trépignent d'impatience. Un petit carré de blé est laissé pour les moissonneuses batteuses qui montreront leur talent dans l'après midi après le dépiquage. Beaucoup de monde est arrivé. La matinée est vraiment délicieuse. Le vide grenier attire énormément de visiteurs. Du côté de la restauration, l'activité se renforce. La pression des fourneaux monte.

Les tracteurs, eux, sont sagement alignés en rangées parallèles du côté gauche en arrivant dans la prairie. C'est moins pittoresque que la position des années précédentes mais la place n'est pas extensible à volonté. Les équipages habituels des baroudeurs de Labarthe sont présents; Normag, Deutz, F235 D, Cropmaster, Farmall H, Som 20D, MF65.....Les vielles voitures, autre volet de la manifestation sont là; Alfa Romeo, B 14, MG, R16....

Les forgerons, André et Michel ont monté la petite forge, juste avant le battage.Ainsi le four et le moulin ne seront guère éloignés!

L'hélicoptère n'est pas encore arrivé. Il sera là vers 11h 30. Le président s'époumonne pour préciser qu'il faut 5 passagers à bord pour 35 € la rotation.

Vers 13 heures c'est la trêve pour les agapes. Les serveurs de l'association sont mis à rude contribution. L'accordéoniste joue quelques morceaux entre les plats succulents. Quelle ambiance agréable!

A 14h 45, Christian démarre le Lanz qu'il faut reculer un peu pour bien tendre la courroie. Le premier essai à vide a lieu. Le public est déjà massé le long de l'énorme ensemble de battage. Christian envoie du débit, le Lanz tonne, prend son régime, les aiguilleurs sont parés, la remorque de gerbes ne bouge plus, les ensacheurs sont attentifs, Jojo est à l'arrivée de l'élévateur et Pierrot au batteur. Quel bel ensemble. Guytou invité au micro donne quelques brins d'histoire sur le dépiquage et les marques de batteuses d'antan. Il est fort volubile et précis. C'est un grand passionné et expérimenté de ce chantier. Tout à coup le Lanz régule et lâche un panache de fumée. Seuls les observateurs avertis auront compris au regard pétillant de Pierrot qu'il n'est pas étranger au hoquet du gros Lanz. Ce coquin recommence sa facétie, il enfourne la gerbe d'un bloc dans le batteur. La réaction est immédiate, le batteur gronde, la courroie faseye avec forte amplitude pendant que le gros moteur de Mannheim donne toute la gomme pour subvenir à la détresse passagère de la Ransomes. Pierrot recommence la manœuvre plusieurs fois. Pour sur qu'autrefois il se serait fait remonter les bretelles en opérant un tel jeu mais le folklore y trouve son compte.

Encore un beau spectacle une fois de plus. Paille et grain, tout un monde, tout un symbole.

Maintenant place aux deux petites moissonneuses batteuses pour monter en scène. La Braud 2065 entre en piste. Elle est irréprochable. La vitesse d'avancement est lente car la céréale contient beaucoup d'herbe humide. Voici Mikaël qui déboule avec la petite Wintersteiger. Par moments les rabatteurs patinent, sans doute la courroie d'entraînement est-elle insuffisamment tendue? Le conducteur attentif pare à tout incident. Le très endurant moteur de la Coccinelle (21,5 millions exemplaires produits) fait merveille. Ainsi une fois de plus, le parallèle aura pu être fait entre le machinisme agricole et l'automobile. Les machines n'ont pas fini. Gérard rapplique avec son gros Ford et la presse John Deere à liage fil de fer. Un bel ensemble, ce grand bleu et cette grande verte!

Séquence suivante avec le labour. Le F 235D, de son allure régulière, avec ses charrues alternatives ensevelit le chaume avec légèreté. La terre est à point. Julien fait quelques passages avec le gros MF attelé à un cultivateur Vaderstadt. Quel silence relatif comparé aux décibels de nos vieux diesels.

Un petit défilé des tracteurs ne pouvait être évité pour clôturer une si belle journée. SOM 20, H, F 235, Allgaier.... font deux tours de champ. Il fait encore très chaud, les spectateurs sont maintenant à l'ombre sous le chapiteau.

Le train miniature piloté par Martin n'aura pas chômé une minute cet après midi pour le plus grand bonheur des petits.

C'est la fin, place à la musique en attendant le dîner.

Merci, Poulies et Rouages d'Antan, Labarthe-Inard sait recevoir, beau travail d'équipe.

 

 

 

                - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 20:55
Le grand pélerinage annuel à Caussade pour Tractomania.

Le grand pélerinage annuel à Caussade pour Tractomania.

Le grand rendez vous annuel de Caussade pour Tractomania 2018, ce sera le samedi 20 et le dimanche 21 octobre.

Partager cet article
Repost0