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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 20:31
Une vue extraordinaire : Deux jours de paradis pour les grands rouges et leurs cousins!!!!

Une vue extraordinaire : Deux jours de paradis pour les grands rouges et leurs cousins!!!!

 

 

La planète rouge sur terre !

 

Antic-Agri 3 et 4 septembre à Longages

 

 

Beaucoup les attendaient fébrilement ces journées ; tous furent ravis !

Les grands et petits rouges et leurs ancêtres gris s'étaient posés là comme par magie.

Leurs cousins des autres marques, rassurons nous, ne faisaient pas pâle figure.

Un spectacle à couper le souffle à vrai dire. Le staff d'Antic-Agri avait sagement fait ranger les beaux engins en cercles parfaitement concentriques : un tracé hors pair dû au génie insatiable de JEF.

Cette photo aérienne, une gloire ! Si les bijoux pouvaient être difficilement comptés le jour de la fête dans ce tumulte paradisiaque, certains y son tout de même arrivés. Le plus drôle c'est qu'il y avait trois tracteurs amenés par le petit Saint-Gironnais( si, le doux rêveur, un peu naïf vous voyez?)

reconnaissables à un tout petit signe distinctif même vus d'en haut.

Ah, ah, les avez vous dénichés dans cette déferlante ? Regardez bien, vous y êtes. Plus exactement sur un des trois (deux Rouges, un Orange) le signe est invisible car il y a un planton juste devant le tracteur et la calandre est cachée.

Allons avec ces indices la recherche est facilitée. Vous y êtes maintenant, vous voilà un peu mieux éclairés, non ?

Ce tableau, cette image, que dire cette fresque sont à jamais gravés dans les textes sacrés et dans les mémoires.

 

IH un jour, IH pour toujours !

 

 

 

Ah, au fait, l'année prochaine, nouveau thème pour septembre 2017, la fièvre commence déjà à monter. Venez passer un bon moment, ne nous laissez pas tomber !

 

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 19:09
Le labour des orfèvres
Le labour des orfèvres
Le labour des orfèvres
Le labour des orfèvres
Le labour des orfèvres
Le labour des orfèvres
Le labour des orfèvres
Le labour des orfèvres
Le labour des orfèvres
Le labour des orfèvres
Le labour des orfèvres
Le labour des orfèvres
Le labour des orfèvres
Le labour des orfèvres
Le labour des orfèvres

 

Le labour des orfèvres, lundi 15 août 2016 à Longages.

 

 

 

 

Eric avait tonné :

-labour chez Gégé le lundi 15 août ! Entraînement pour Antic Agri. Le record d'un hectare labouré doit être pulvérisé. Plus de fausses manœuvres comme en 2015!

L'équipe de choc, le noyau dur, commence cette belle journée par un petit déjeuner copieux. Sont présents Raymonde, Martine, Marie-Christine, Gérard, Christian, Didier, Benoît, André, Tony, Narcisse, Eric, Jacques, Bernard, JEF, Yves, Jacques S, Hubert D, Thomas et Mathieu .

Il fait très chaud. Malgré la sécheresse de ce mi août la terre semble bien fraîche se disait le petit observateur. Quelle bonne surprise, Gégé a arrosé le champ, l'énorme canon est tout au bout du champ . Voilà qui explique cette belle terre.

Dix tracteurs sont à l’œuvre et un joli motoculteur Soberfon qui déclare vite forfait suite à une petite panne d'allumage.

Pampa,

MF 135 et sa bi socs,

Som 40,

Someca 500 S,

Da 50,

Deutz,

Utility 235,

Lamborghini 503 DT,

Bolinder 230.

A voir les allées et venues de ces magnifiques engins, ce serait bien un comble de ne pouvoir gagner quelques précieuses secondes le jour d'Antic Agri.

Gérard fait même quelques raies avec son joli MF 135. ici nous sommes en terre MF, il ne faut point déroger à la règle.

A midi les convives se retrouvent sous le petit barnum pour un sympathique repas. La grande échéance approche.

L'après midi c'est le deuxième tour. Le Lanz de Gérard laboure avec Mathieu, une nouvelle recrue venue d'Ondes.Le Lamborgini dételle la bi socs et accroche la trois socs qui l'occupe un peu plus que le matin. Pour la grande épreuve du 4 septembre seules les charrues traînées pourront concourir.

Ah, en bordure du champ la moissonneuse a laissé écouler par terre quelques litres de la précieuse céréale. Voilà qui fera le bonheur du gibier.

Les araires sont bien réglées. Les augures s'annoncent bien. Mais que diable cette plaine de la Garonne est caillouteuse. Pauvre matériel, faut-il que l'acier soit de bonne qualité pour résister à de telles agressions.

Peu à peu chacun regagne son port d'attache, qui en tracteur, qui en camionnette.

Quelle belle journée. Reste à espérer que ceux qui ne sont pas venus s'entraîner ne seront pas dépaysés.

Comment disait Sully, déjà? Labourage et pâturage …. .. …. …..... .. .. …...

Au fait que voulait dire Soberfon?

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 19:28
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.
Les grands Rouges dans la ligne de mire.

Les grands Rouges dans la ligne de mire. Peyssies dimanche 21 août.

A l'occasion de la fête annuelle du charmant petit village de Peyssies, quoi de mieux que d'y ajouter un volet machinisme et vieilles voitures ?

Attention, par ce beau dimanche matin le panel présenté est éblouissant. Michel, ses fils, son frère Francis(l'homme du rire!) et toute l'équipe ont fait très fort. Une soixantaine de tracteurs est exposée dont les deux gros John Deere, 10 tracteurs contemporains, 3 moissonneuses batteuses MF (8690, 8490, 6499) et 49 voitures (Porsche, Traction, une rare Donnet, Dauphine, 4CV). Les outils de travail du sol sont du Razol, du Quivogne, du Kverneland. Toute la journée les gros Farmall 1466 -1566 -806 , les John Deere ainsi que les tracteurs d'Antan feront des démonstrations de labour et de hersage. Le soir à force de passages intenses, la terre est redevenue cendre et poussière. Des asperges pourraient sans doute pousser là à l'aise !

Baptiste et Valentin sur les grands Rouges démontrent avec allégresse l'extraordinaire beauté et efficacité des géants américains.

Le magnifique bruit de leurs 6 cylindres rappelle que dans 15 jours c'est le grand show de Longages qui va défrayer la chronique.

Le matériel d'autrefois n'est pas en reste. Sebastien avec son Zetor et sa charrue traînée, Christian avec son Percheron puis quelques instants après avec son Lamborghini, tracent des sillons parfaits. Nul doute que le colza qui sera sans doute semé là plus tard sera des plus beaux grâce à un lit de semence aussi affiné. Il ne s'en lèvera que mieux, quand à la teneur en huile qui sait?

Le décor est magnifique, le coin est vraiment des plus agréables. A droite, un peu plus loin, c'est le pressage de la paille pour l'après midi. Le matériel amené là est des plus soigné.

Ah une splendide moissonneuse batteuse IH 8-51, production française équipée du moteur du célèbre 624. La machine est parfaite. Quelle émotion ! Elle est aux frères Serge et Claude. Le petit Renault attelée à sa jolie botteleuse Rochland (un des multiples partenariats de la Division du Matériel Agricole ou DMA de l'époque) vaut le coup d’œil. Botteleuses MF, Rivierre Casalis, New-Holland et Aurelis) vont rivaliser pour le bottelage de la paille après le resserrage des andins. Belle évolution que celle du passage de la récolte en vrac puis à la botteleuse et enfin les presses moyenne densité dans les années 65 avant l'arrivée des round-baller révolutionnaires et à l'appétit insatiable.

Dans le champ expérimental Baptiste, Valentin, Julien (sur JD) , Guillaume et Damien ne cessent d'émerveiller le public. Les filtres à air ont un travail titanesque pour alimenter convenablement les voraces moteurs de Rock-Island et de Molines. Le matin Michel avait fait une démonstration avec le 1246 , qui un peu chargé pour la cause, rejetait un panache de fumée noire. Il semblait dire, avec la IH je me surpasse! Quelqu'un dans la foule disait, c'est un moteur rotatif?

Bravo au comité des fêtes, ce prélude est de bon augure pour Antic Agri.

Quels étaient les marques de botteleuses que l'on rencontrait couramment dans nos campagnes ?

-Massey-Ferguson

-Mac-Cormick

-Someca

-New-Holland

-Rochland

-Rivierre-Casalis

-Garnier

-STEB

-Heywang

-Claas (cf l'article du 22/01/2008, un attelage prémonitoire... et du 16/01/2014).

Deux marques au moins ont livré des machines avec moteur auxiliaire (Garnier et New-Holland).

Garnier a fabriqué quelques botteleuses automotrices motorisées avec le moteur Peugeot.

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 10:07
La moisson du 25 juillet à Lorp.
La moisson du 25 juillet à Lorp.
La moisson du 25 juillet à Lorp.
La moisson du 25 juillet à Lorp.
La moisson du 25 juillet à Lorp.
La moisson du 25 juillet à Lorp.
La moisson du 25 juillet à Lorp.
La moisson du 25 juillet à Lorp.
La moisson du 25 juillet à Lorp.
La moisson du 25 juillet à Lorp.
La moisson du 25 juillet à Lorp.
La moisson du 25 juillet à Lorp.
La moisson du 25 juillet à Lorp.

La moisson du 25 juillet à Lorp.

La date initiale avait été fixée au samedi 23 mais vu la pluie de la veille, elle avait été remise au 25. Deux jours d'ardent soleil avaient bien séché la récolte. Le samedi matin la javeleuse Amouroux remise en parfait état par les bons soins de Paul, de Louis, de Rémi et de Philippe avait été expérimentée avec un succès complet. Quel travail cette belle machine avait demandé!

Ce lundi c'était au tour de la lieuse Fahr tirée par le Bolinder 230 d'entrer dans la ronde. André et Paul avaient patiemment huilé et graissé tous les organes mobiles, affûté la lame, vérifié la tension des chaînes, le fonctionnement du noueur, s'étaient assurés que les toiles étaient en bon état ainsi que les rouleaux.

Quelle mécanique complexe et merveilleuse ! Quand on songe que les moissonneuses lieuses ont fait leur apprition dès les années 1840 en Amérique, on ne peut rester que pantois devant le génie de leurs inventeurs. Cette Fahr justement, construite à Gottmadingen aura été produite jusque dans les années 1960. Puis c'était l 'époque ou le matériel de battage traditionnel s'est effacé devant les moissonneuses batteuses qui envahissaient les campagnes.

Le champ a été soigneusement détouré, le travail n'en sera que plus facile.René est aux commandes du Bolinder, André sur la lieuse. Il convient de ne pas couper trop court car le terrain est très caillouteux mais il ne faut pas laisser non plus un chaume trop haut car ici dans cette région d'élevage la paille est précieuse pour la litière.

Tout semble aller pour le mieux. L'immense roue motrice entraîne sans difficulté toute la machinerie. La coupe va très bien, les rabatteurs n'ont pas d'effort particulier à accomplir puisque le blé est droit, les toiles tournent à merveille et transportent sans difficulté la récolte qui n'est pas trop dense. Le blé à tendance même à s'égrener. La mauvaise herbe est aussi très présente notamment les détestables liserons.

Ce serait presque parfait si le noueur ne faisait pas des siennes. Mais est ce vraiment sa faute? Il semble bien que non car les nœuds sont réussis et bien coupés. Ce serait plutôt la rupture fréquente de la ficelle. Le chantier n'avance pas vite, il faut repasser les gerbes “ loupées” dans la lieuse. Cette ficelle n'est vraiment pas belle du tout. Elle craque par endroits avec facilité et il y a des traces noires suspectes.

Il faut la changer s'écrie Cyrrhus, nous ne pouvons continuer comme ça! Il me faut 10mn pour aller chercher une pelote neuve. L'opération n'aura pas été longue et le miracle s'est vite produit. Avec cette machine bien préparée il ne pouvait y avoir de mystère. Le résultat fut merveilleux. L'équipage en aurait redemandé. Seul un gros caillou a bloqué la roue motrice et deux bourrages de la lame ont eu lieu. Une section a failli y passer mais de problème de ficelle, plus du tout. Ces gerbes tombaient avec une régularité parfaite, un peu moins de 3 secondes à l'unité et le Bolinder mené par un René radieux laissait derrière lui des sillons tracés au cordeau. C'était un plaisir fascinant de voir le noueur effectuer son cycle de confection du nœud et d'admirer l'aiguille qui lui amenait la précieuse ficelle avec un rythme éblouissant. Gloire aux inventeurs Appleby et Mc-Cormick.

André juché à son poste de commande surveillait avec un soin jaloux la rotation des toiles, la hauteur de coupe, le réglage des rabatteurs. Quel œil exercé pour superviser cette usine ambulante!

La champ fini, la belle lieuse est remise en position route en peu de temps par les assistants aguerris. Les toiles sont dégrafées et enlevées, les roues de transport placées puis la roue motrice relevée, le diviseur remonté, les rabatteurs “rabattus” au maximum, la roue de la table de coupe relevée, le timon mis en position route. C'est fini, la machine est accrochée au tracteur et rejoint à petits pas son garage de l'association.

Les gerbes resteront en place jusqu'à mardi, retournées une fois et chargées le jeudi 28 juillet en trois charrettes pour le dépiquage du 7 août.

Demeter, déesse de la moisson, merci de ton soutien. Puisse cette commémoration survivre longtemps.

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Qui étaient les constructeurs de lieuses?

Massey-Harris

Mc-Cormick

Deering

Foster and Wood

Amouroux

Fahr

Lanz

Heywang

Dollé.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 10:49
Poulies et Rouages d'Antan à la Hierle, troisième édition.
Poulies et Rouages d'Antan à la Hierle, troisième édition.
Poulies et Rouages d'Antan à la Hierle, troisième édition.
Poulies et Rouages d'Antan à la Hierle, troisième édition.
Poulies et Rouages d'Antan à la Hierle, troisième édition.
Poulies et Rouages d'Antan à la Hierle, troisième édition.
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Poulies et Rouages d'Antan à la Hierle, troisième édition.
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Poulies et Rouages d'Antan à la Hierle, troisième édition.
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Poulies et Rouages d'Antan à la Hierle, troisième édition.
Poulies et Rouages d'Antan à la Hierle, troisième édition.
Poulies et Rouages d'Antan à la Hierle, troisième édition.
Poulies et Rouages d'Antan à la Hierle, troisième édition.
Poulies et Rouages d'Antan à la Hierle, troisième édition.
Poulies et Rouages d'Antan à la Hierle, troisième édition.

Ah ils avaient fait fort les intrépides membres de Poulies et Rouages D'Antan. Tout était prêt par ce beau dimanche matin à la Hierle. Le site était trempe de rosée. La journée s'annonçait torride. Les organisateurs vêtus d'un tee shirt bleu et du béret traditionnel s'activaient aux derniers réglages.La sono, très puissante envoyait déjà quelques décibels d'essais.

A l'entrée du terrain, après le parking, le stand d'accueil recevait les visiteurs. Tout de suite après, sur le pré récemment fauché les tracteurs sont là. Soigneusement disposés, ils paradent. Cette année, devant chacun d'entre eux, une petite pancarte reçoit une affichette simple ; marque du tracteur, pays de fabrication, année. C'est très classe. Il ya du rouge, du vert, du gris, du bleu. Au moins dans le tracteur et autres matériels agricoles les constructeurs s'en sont donné à cœur joie. Quelle différence avec le marché de l'automobile de grande série beaucoup plus uniforme. Après tout l'agriculture mérite bien ça. Elle s' en voit tellement de toutes les couleurs!

Quelques machines sont attelées derrière leurs remorqueurs; planteuse et arracheuse de pommes de terre, presse, un vieux semoir Nodet qui rappelle la notoriété de cette marque. La batteuse Rustic est en place. C'est un magnifique David Brown Master Crop restauré qui va l'entraîner. La paille sera pressée par la presse à liage fil de fer John Deere et devant un beau Massey Ferguson 65. En arrivant à l'îlot central au PC, les stands des marchands ; chapelier, fleuriste, étalage de fruits et légumes, confiseur. A droite les vieux métiers ; forgeron, menuisier, sabotier. Dans le dernier barnum avant le champ, le vannier et les moteurs miniatures dont le propriétaire créateur se fait un plaisir d'en expliquer le fonctionnement et de les mettre en marche.

Peu après se trouve la petite basse cour et des jeux pour enfants. Les vieilles voitures sont aussi de la partie ; 403, MG, Alfa Romeo, B12.

Dans le champ de blé que voit-on? Comme d'habitude la parcelle a été soigneusement détourée. Sur la partie droite, contre le lac, c'est le poste de battage. Cette année, c'est une batteuse Mavag des frères André et Michel qui est à l'honneur. Pour l'entraîner un Fordson Super Major. Ses jantes avant à trois trous sont sûrement celles d'un Major ou d'un Power Major. Plus loin c'est une la Montbrisonnaise ( de Montbrison dans la Loire) petite machine de montagne avec battage en travers pour le seigle qui sera entraînée par un 202 Vierzon. La lieuse Mc-Cormick, la javeleuse et la faucheuse javeleuse Deering sont toujours aussi spectaculaires. Le petit F 135 D est requis pour remorquer les machines. Les belles vaches Lourdaises sont aussi de la partie en remorquant un char à quatre roues, courant à l'époque dans le Comminges.

Une batteuse à haricots d'Aureilhan animée par un moteur CLM clôture l'aire de battage avec le tarare ou “ventadé” et le trieur rotatif. De la propreté du grain après le battage induisait une plus grande qualité de la farine.

A gauche du poste central les concessionnaires locaux ne pouvaient se soustraire à un tel rassemblement. Case, NH et MF avaient aligné 4 magnifiques engins flamboyants. L'union était ainsi assurée entre le passé souvent prestigieux de certaines marques et le matériel contemporain. Ainsi l'évolution technique fantastique n'en était que plus évidente.

Le début des festivités est donné par le dépiquage avec la Rustic et le David Brown. Que l'ensemble est beau ! Envoyez du régime s'égosille l'homme du batteur. Ah la petite courroie étroite à côté de la motrice saute de la poulie mais continue de tourner. Gérard stoppe la mécanique, avance un peu le DB pour tendre la grosse courroie. Le mal ne vient pas de là. Tant pis, ça fonctionne quand même. A côté le MF entraîne pépère la grosse John Deere qui de temps en temps envoie un petit coup de régulateur.

A la mi matinée c'est la ronde de la lieuse et de la javeleuse. Le matériel est bien préparé et fonctionne à merveille. Certes le blé “droit dans ses épis” est un peu envahi d'herbe mais n'empêche, les gerbes sont confectionnées avec une régularité de métronome. Pas un nœud n'est “loupé”. Belle performance quand on songe à l'invention géniale du noueur et de son ancienneté. Quelle évolution fantastique entre le fauchage manuel, puis la faucheuse, la faucheuse javeleuse, la lieuse (déjà dans les années 1840) et les moissonneuses batteuses.

L'heure du repas arrive. Le grand chapiteau reçoit plus de 300 convives pour déguster l'excellent menu digne d'un repas de battage d'autrefois.

Déjà, le café à peine englouti, l'équipe des “dépiqueurs” est en place. Le majestueux Fordson se rit de son travail. Avec ses 50 chevaux ce ne sont pas la batteuse et le Rivierre Casalis qui le font trembler. Qu'il y a du monde! Antoine envoie la gerbe, Pierrot est au batteur, Gérard est au sac, Christian supervise. Aïe, tout à coup la puissante sono est muette. Le technicien avisé s'aperçoit qu'un fil est débranché. Les puissants décibels reviennent au bout de quelques secondes.

La petite batteuse démarre ensuite. Le rendement n'est pas le même mais quel bonheur que ces machines à l'époque qui ont remplacé l'éreintant battage au fléau.

Les moissonneuse batteuses entrent en lice. La petite MF 830 est épatante, aussi belle que si elle sortait d'usine. De plus elle est équipée d'un moteur Hanomag comme celui du Pony 820. Sa légère fumée bleutée trahit sa conception 2 temps, mais quelle efficacité. Cette machine est à sacs, le relevage de la coupe est manuel. Pour Thierry, pas de chance, sur sa 630 à peine l'embrayage du batteur est il enclenché que paf, le tendeur de la chaîne supérieure casse et la chaîne saute. Pour aujourd’hui la MH n'ira pas plus loin.

Christian débarque avec son Lanz et sa charrue traînée bi socs. La terres est noire, douce, bien émiettée. La moisson vient plus du labour que du champ, disait le sage. En voici la preuve. Le Lanz fume et crache un peu d'huile, il ne semble en avoir cure. Ludo, un fidèle lui aussi de la Hierle, entame sa ronde avec son Lanz et la déchaumeuse alors que le petit Allis Chalmers est obligé d'en rabattre avec son gros cover crop. La MH passe aux mains d'un autre chauffeur pendant que Gérard presse la paille avec le MF qui semble dire ; non, mais vous voyez cette presse, quel silence!

Le magnifique 140 Massey-Ferguson en fait dire à plus d'un. Il sort d'usine ou il vient d'être restauré?

Enfin dernière démonstration, l'arrachage des pommes de terre avec la petite arracheuse Mc-Cormick et le F 135. Si la récolte est faible, la mécanique fonctionne à merveille et l'animation est des plus probantes.

Peu à peu l'activité s'étiole. L'après midi s'avance. La plupart des chalands ont pris le chemin du retour. L'équipe des tracteurs de Villeneuve est repartie en convoi ( 706, 966, 25A). Les voitures sauf deux ont rejoint leur bercail. Il est dans les 19 heures, le dîner approche. L'orage gronde au loin, vers le sud le ciel est d'un noir inquiétant. L'écran géant pour la finale est prêt. La buvette est prise d'assaut. Les hôtes prennent place sous le chapiteau puis viendront se servir à tour de rôle devant les cuisines.

Crépuscule et orage arrivent en même temps. Aucune violence dans cette averse du soir. Ce mémorable jour du 10 juillet, Cérès, la noble déesse de la moisson avait veillé au grain!

Bravo à Poulies et Rouages d'Antan et à l'association des Parents d'élèves pour cette magnifique journée.

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 21:09
Salles sur Garonne, le coup d'envoi des Grands Rouges.
Verts, rouges, oranges, bleus se côtoient en toute familiarité. Les rouges commencent à faire parler d'eux!
Verts, rouges, oranges, bleus se côtoient en toute familiarité. Les rouges commencent à faire parler d'eux!
Verts, rouges, oranges, bleus se côtoient en toute familiarité. Les rouges commencent à faire parler d'eux!
Verts, rouges, oranges, bleus se côtoient en toute familiarité. Les rouges commencent à faire parler d'eux!
Verts, rouges, oranges, bleus se côtoient en toute familiarité. Les rouges commencent à faire parler d'eux!
Verts, rouges, oranges, bleus se côtoient en toute familiarité. Les rouges commencent à faire parler d'eux!
Verts, rouges, oranges, bleus se côtoient en toute familiarité. Les rouges commencent à faire parler d'eux!

Verts, rouges, oranges, bleus se côtoient en toute familiarité. Les rouges commencent à faire parler d'eux!

Salles sur Garonne, le coup d'envoi des grands éclaireurs rouges

Au départ de Saint-Girons à 7h 30, il y a une forte bruine pratiquement jusqu'à Sainte-Croix. Dire que le thème de la journée est le battage avec 3 moissonneuses batteuses des équipes de labour passion. Eric s'était fait un plaisir d'organiser cette réunion dans sa “patrie”.

Que les champs de céréales sont beaux ! L'année s'annonce bien. De ci de là quelques grandes parcelles ont été moissonnées. Peu avant d'arriver à Salles, voici André qui trottine avec son 835, plus neuf que s'il sortait de l'usine de Beauvais.

Où faut il se rendre pour arriver au point de ralliement lui fut il demandé?

Pas compliqué, premier chemin à droite en arrivant au village.

En effet la petite route, fort discrète, qui longe la Garonne débouche sur la place publique. Le soleil est sorti.

Bonjour les gars, les moissonneuses sont là ?

Oh non, la récolte est trop humide, il n'y aura pas de battage aujourd’hui.

Ah!

Sous les arbres en face de la mairie quelques tracteurs sont garés. Le 4020 John Deere de Jean trône au milieu avec le Bolinder d'Yves. André arrive puis Narcisse avec son SOM 40, suivi de Tony avec son Hanomag et Gérard et son Deutz attelé à une remorque. Guytou et Philippe sont déjà là avec leurs Lanz, Bernard avec son Pampa et Francis avec son 551. JEF déboule avec le Volvo polybenne et dépose le moteur Crossley. Jean au volant de son 4020 démontre l'extrême maniabilité de ce gros tracteur. Grâce à ses roues avant jumelées et sa direction assistée, il tourne sur place. Dans un ronflement fantastique les grands rouges de Peyssies détournent tous les regards: 716, 966,1466,1566 et l'énorme John Deere 8630 articulé. Les conducteurs respectivement, Baptiste, Damien, Valentin,Guillaume,Julien.Toute la famille de Michel est réunie. Seul le 756 dernièrement rescapé n'est pas de la fête. Encore convalescent et tremblant de son évasion spectaculaire de sa prison trentenaire le 3 juin dernier, c'est promis il sera à Longages pour le grand show des 3 et 4 septembre. Quel convoi!

Les jeunes conducteurs se font un plaisir de faire rugir leurs 6 cylindres. Oh il ne faut pas oublier le 633, restauré à neuf. Qu'il est mignon et semble si petit à côté de ses grands frère Farmall de Chicago! Lui aussi semble sorti d'usine.

André a bien sur amené son utility et Jean-Claude son incontournable F 137D. Ainsi le rouge domine. Le oranges ne s'en laissent point conter et tiennent bien leur rang sagement alignés en bordure, face au parking.

C'est l'heure du petit déjeuner. Tous les convives passent à table. Pour cette sortie la chemise brodée au sigle de labour passion est de mise. L'ambiance comme on peut s'en douter est des plus détendues. Le petit du déjeuner n' aura été que théorique.

Quelques spectateurs arrivent et viennent contempler ce beau matériel. Bientôt le chuintement caractéristique au départ de l'énorme moteur Crossley de Manchester retentit.Dès qu'il est assez lancé JEF enclenche la soupape d'échappement et le pot d' échappement exhale une épaisse fumée noire. Ça y est le Diesel est en combustion. Burette en main, l'homme de l'art huile soigneusement tous les mécanismes en mouvement. L'énorme volant de 7 tonnes qui emmagasine l'énergie cinétique permet la rotation du moteur à très basse vitesse. Et pourtant cette magnifique mécanique développe seulement 100 chevaux, mais nous ne sommes qu'en 1920!

C'est au tour des tracteurs de parader et de faire le tour de la commune. Les petits devant, les gros en serre file. Les chauffeurs des International, Baptiste, Valentin, Guillaume, Eric et Vincent sur le Molines sont souriants et prudents. Mais que diable le bruit des 6 cylindres est beau et émouvant!

Il n' y aura donc pas de moisson aujourd'hui quémande sans cesse le reporter?

Oh non, les batteuses ne sont pas de sortie.

Hé bé !

Eric provoque un petit attroupement. Attelé à son super SOM 40 , une jolie meule à eau actionnée par la prise de force officie. L'homme affûte si bien les couteaux que les clients font la queue pour lui confier leur opinel au tranchant un peu paresseux. Quelle réussite!

Vers 13 heures le repas est servi sous le chapiteau. Encore un moment de retrouvailles où sont relatées les dernières manœuvres et celles à venir. JEF explique qu'il est en peine de trouver des profilés de 800mm pour fabriquer les châssis des deux 6 cylindres Duvant ramenés de Bougival( cf. les articles des N° 57 et 58 de Tractorama). A côté de lui, Léon, un nouvel adhérent de Martes Tolosane, copain de Gilles, vient d'attraper le virus. Qui plus est Léon est professeur d'histoire et de géographie. Diable, voilà qui ne saurait mieux tomber. Désormais cher ami, vous serez chargé de faire des recherches sur certaines marques qui, pour si célèbres qu'elles aient été, sont trop discrètes sur leur prestigieux passé (par exemple Rivierre-Casalis, Garnier, Benac etc...) Ça vous va?

Après ces bonnes agapes, il faut tout de même revenir vers les tracteurs dans ce coin vraiment charmant. Le public charmé tourne autour des belles mécaniques et pose force questions notamment au sujet du Crossley. JEF l'a remis en route après avoir avoir insufflé une forte dose d'air comprimé à haute pression. Au préalable il a amené le piston au point mort haut grâce à la gouverne.

Les tracteurs repartent faire un deuxième tour de piste. Que cette petite commune est belle, sous un soleil éclatant maintenant.

Hé les voitures! Arrivées le matin, peu après les derniers tracteurs, Traction 11 BL, ID coupé, Porsche, Catheram se présentent sous leurs meilleures parures et feront elles aussi deux tours de piste. L'après midi la très jolie Porsche dans sa jolie robe jaune soleil fera une apparition furtive.

Déjà Guytou et Jean regagnent leurs pénates. Pendant que les autres Diésélistes préparent leurs montures et que ceux des Lanz chauffent les boules le petit reporter lie connaissance avec un habitant de Lavelanet et ses deux jolies filles, tous trois passionnés de ruralité. Le père, quand à lui, est un adepte de Longages depuis plusieurs années. Qui plus est, il est propriétaire d'un D35 et d'un 1046! Alors venez à Longages début septembre avec les tracteurs!

La place se vide, les grands rouges de la IH regagnent Peyssies. Philippe avec son Lanz n'est pas loin de chez lui. Yves, Tony et Narcisse repartent ensemble. Gérard clôture la séance en prenant en remorque le Deutz derrière son splendide 1150 MF. Au volant du Deutz, Audrey, avec au crochet la remorque à 4 roues.

Enfin JEF qui a rechargé le Crossley lève le camp.

Alors les gars, vous n'avez pas amené les moissonneuses batteuses de peur qu'une petite bruine gâche le temps, pourtant le soir en rentrant il y en avait deux qui moissonnaient vaillamment à la sortie de Salles, un grosse Laverda et une Claas!!!

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 20:53
Peyssies le 21 août , les IH à l'essai

Peyssies à côté de Noé en haute Garonne,

Un rendez vous à ne pas manquer. Les grands rouges seront à l'honneur et vont exercer leurs talents dans de multiples démonstrations. N'oublions pas que cette manifestation aura lieu 2 semaines avant le débarquement de la noria Case IH Mc-Cormick Deering International pendant les deux journées torrides d'Antic Agri à Longages les 3 et 4 septembre!!!!

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 21:00
Position fermée, position ouverte, le crochet dynamométrique.
Position fermée, position ouverte, le crochet dynamométrique.
Position fermée, position ouverte, le crochet dynamométrique.
Position fermée, position ouverte, le crochet dynamométrique.

Position fermée, position ouverte, le crochet dynamométrique.

A vos crochets,

Depuis que le dernier Renault, le 7012 de père, (cf. la RNUR en remorque de la DB du 15 09 2015) était rentré dans l'écurie de la Tracpaco, il avait fallu rechercher quelques pièces et accessoires manquants. Encore une fois le fameux crochet dynamométrique avait fait l'objet d'une recherche intense. En avril Jean-Pierre avait été rencontré à Villeneuve- lès-Bouloc et il avait fourni 2 jantes de TEF 20. A tout hasard il lui avait été demandé;

-tu n'aurais pas un crochet de Renault, pas celui d'en haut de remorquage mais celui d'en bas. Attention, c'est une bête rare, tu as peu de chances de m'en décrocher un!

-faut voir, j'ai très bien compris de quoi il s'agit.

Le mercredi 1er juin le téléphone carillonne;

-je crois que j'ai trouvé ce qu'il te faut.

-tu es bien sur; c'est bien le bon au moins,ça m'étonnerait que tu ais repéré cette pièce si vite ! Combien tu vas m'en vouloir de ce loquet; à Baraqueville j'avais misé 60€?

-je te le fais à 100 dollars. J'ai un gars qui l'a vu et qui a surenchéri.

-garde moi cet outil, je viens mercredi et en attendant accroche le soigneusement dans un décrochement. Dis lui à ton gus qu'il ne sait pas à quoi sert cet ustensile, il peut toujours s'amuser à faire du crochet pour passer le temps!

Le mercredi arrive. Jean-Pierre accueille ses clients avec sa bonhomie et sa sympathie habituelles.

-bonjour les gars. Faites un tour dans les entrepôts, j'en ai pour quelques minutes et je suis à vous.

-regarde André, il est là le fameux accessoire posé sur une remorque dans le petit appentis au bord du passage. Incroyable, il y a même la goupille et une barre plate qui n'est pas d'origine. Nous allons lui faire croire que ce n'est pas celui là.

L'hôte des lieux arrive peu après et tout fier présente sa trouvaille.

-c'est pas ça, ce n'est pas le bon soupire le quémandeur.

JP commence à pâlir, il en décroche presque et le coquin de lui dire aussitôt; si, si, c'est bien le bon, bravo JP, c'est du beau boulot!

-tiens si tu veux, j'appelle le gars qui me l'a demandé, tu verras si je blague.

-non, non, je te fais totalement confiance, tu peux raccrocher. D'où l'as tu sorti?

Évidemment c'est le genre de question qui ne se pose pas. En bon marchand JP protège ses sources d'approvisionnement sans être toutefois à leurs crochets...

De forme très particulière, cet attelage rencontré seulement sur les tracteurs Renault des années 50, avait cependant une certaine ressemblance avec celui des petits chariots porte bagages de la SNCF. A la seule différence que dans ce dernier cas il n' y a pas de sécurité dynamométrique; enclenché et verrouillé (pas de goupille comme sur le tracteur) pour remorquer les petits wagonnets à la queue leu leu.

En labour lorsque la charrue rencontrait une forte résistance soudaine (gros caillou, rocher, souche) le ressort se comprimait, la goupille se libérait dans un grand fracas métallique, le tracteur était dételé et laissait son araire en plan. Il ne restait plus au chauffeur qu'à se raccrocher à sa tâche délicate pour accomplir un accrochage élégant, un peu l'inverse d'un crochetage nerveux.

Heureux de leur nouvelle acquisition, après des adieux chaleureux, les acquéreurs reprirent la route du sud et se disaient; quel bel après midi, au moins pas d'accrochage, cet inédit crochet valait bien un crochet !

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 08:01
Enfin sorti de son antre avec force précautions, le 756 monte à bord!
Enfin sorti de son antre avec force précautions, le 756 monte à bord!
Enfin sorti de son antre avec force précautions, le 756 monte à bord!
Enfin sorti de son antre avec force précautions, le 756 monte à bord!
Enfin sorti de son antre avec force précautions, le 756 monte à bord!
Enfin sorti de son antre avec force précautions, le 756 monte à bord!
Enfin sorti de son antre avec force précautions, le 756 monte à bord!
Enfin sorti de son antre avec force précautions, le 756 monte à bord!

Enfin sorti de son antre avec force précautions, le 756 monte à bord!

La libération du grand Farmall

Les préparatifs s'étant déroulés selon les plans prévus, une énorme logistique avait été mise en place pour l'embarquement du 756.

Qu'on en juge:

Le matériel lourd venait de Peyssies et de Longages. Eric menait le FH 520* Volvo porteur poly benne Guima, attelé de la remorque 2 essieux *ACTM (une marque célèbre en son temps) sur laquelle était chargée le Merlo. En copilote, Baptiste. Francis, frère de Michel, conduisait son *Iveco Daily attelé de la petite remorque chargée de la mini pelle *Kubota. A ses côtés, Damien son neveu. Michel avec le fourgon d'intendance Daily emmenait Valentin et Guillaume. Marcel arrivait sur les lieux depuis Escoulis avec sa *Ford “Escort”! Cet impressionnant convoi accostait aux environs de 19 heures. Le petit reporter arrivait de Saint-Girons avec sa *Goelette à 19h45 avec Hugo et Benjamin, précédé d'André avec sa *“Citron” (partner) et toutes les clés dans la soute.

Nu doute que le voisinage avait du entendre une telle arrivée.

Quelques coups de fil le jeudi avaient informé les fermes alentour qu'un événement inédit se préparait pour le vendredi soir. On ne sort pas tous les jours un Farmall américain de sa prison française.

D'emblée, mécaniciens, terrassiers, chauffeurs, photographe entamaient le chantier d'arrache-pied.

Un impressionnant compte à rebours était engagé. Objectif; finir avant la nuit, sans rien casser ni de la bâtisse, ni des équipiers, ni du mastodonte précieux et au moins ne pas le renverser dans une fausse manœuvre. Voir le grand Rouge versé dans une posture fâcheuse eut été une grande déveine.

La Kubota menée avec dextérité par Francis nettoie vite l'entrée de ce qui fut la remise; tuiles, planches et poutres sont évacuées en bordure du bâtiment. Il y en avait plus que ne le laissait imaginer le premier aspect. L'espace est rapidement égalisé. Les plantes invasives n'ont pas tenu tête longtemps.

Premier remorquage.

Pendant qu'Éric assisté d'un manœuvre décharge le Merlo, il est décidé qu'une sangle attachée à l'arrière train du tracteur devrait faire l'affaire. Francis tend avec douceur, le gros Diesel recule! (on avait vu que lors de la dernière visite il semblait très souple sur ses roues). Le pelle n' a aucun mal à le tirer lentement. C'est un moment d'intense émotion, depuis 30 ans qu'il gisait là. Six bonhommes se mettent aux roues avant et arrivent à les braquer(lui non, reste stoïque et pas du tout braqué). André intime les consignes; passez comme ci, passez comme ça; il faut prendre par le support de la barre plate.... C'est la libération, le tracteur est hors du bâtiment. Quelle joie, quel moment exceptionnel, un immense espoir enfin concrétisé! Baptiste précise qu'il ne faut enlever aucune végétation de l'appareil pour faire à Longages une reconstitution in situ.

Levez, montez.

Maintenant c'est au tour du Merlo d'entrer en lice. Le gros scarabée vert approche de l'arrière train du gros rouge pour le lever peu à peu, à plusieurs reprises et l'avance un peu plus près du chemin pour l'embarquement. Alors, Eric dételle la remorque ACTM et vient placer le poly benne devant le museau du Diesel de Rock Island.

Il est bien cabré ce plateau s'exclame Francis!

Aïe, je me suis “pillé” dans les commandes, je vais le remettre à plat et recommencer. Le bras de la Guima doit se plier en deux. Voilà qui va mieux au deuxième essai. L'instant est solennel. Tirées par le mat télescopique du Merlo, les énormes roues arrières montent sur le plateau. Les pneus dépassent un peu de chaque côté, c'est du hors gabarit (chut...) de très peu. Ce détail n'était pas passé inaperçu mais tenter de resserrer les roues aurait été un quitte ou double.

La Kubota pousse un peu de l'avant, godet contre porte masse. Le tracteur renâcle un peu, histoire de monter que la facilité est parfois trop fade, les roues avant bloquent un peu à l'entrée du plateau plus haut que le sol. Des cales pourvoiront à l'obstacle. Eric, pas à pas, grâce au mat recule l'International jusqu'au fond du caisson, l'équipage étant aux roues pour que l'attelage soit bien aligné et dans une posture imparable. La hauteur hors tout est même mesurée au cas ou un ouvrage d'art qui aurait l'audace d'être trop bas se trouverait sur la route des baroudeurs. Eric en grand expert des circuits routiers certifie que tout va bien.

Arrimage.

Ah, un dernier détail, la barre plate risque de venir buter contre la ridelle et les roues ne seraient pas en appui. Baptiste, d'une reptation souple, se glisse sous le gigantesque pont et défait le gros écrou grâce aux clés amenées avec célérité par André, pendant que Marcel et Cyrrhus la tirent en arrière. Diable, il y a des lustres qu'elle n'avait pas bougé, mais enfin devant tant d'insistance, elle se déboîte. Une dernière poussée et voilà le Farmall calé. Un jeu de chaînes bien tendues au pont avant et un second qui prend les splendides voiles à l'arrière l'empêchent de bouger d'un seul once. De plus une sangle emmaillote les gros pneus arrières qui sous les tractions de l'acier et du textile s'affaissent un tant soit peu. Le tout est solidement arrimé. Le cargo ne risque guère la tempête, en principe.

-me voilà presque prisonnier à nouveau, semble penser le tracteur, mais je sais bien que ce n'est que pour mieux assurer mon évasion.

Manœuvres pour appareiller.

Le Volvo monte son gros fardeau sur ses épaules, Eric engage les crochets de verrouillage, attelle la remorque puis le Merlo est rechargé. Patins posés, mat rentré et baissé, il fait aussi l'objet d'un enchaînement dans les règles de l'art. Ce n'est pas pour autant que les petits lutins sont déchaînés! Mieux, leurs gestes précis s'enchaînent avec grâce! Le chauffeur expérimenté pense reculer son magnifique attelage dans le chemin à l'entrée de la forêt mais, lui indique Francis, il vaut mieux que tu recules sur le terre plein, la place est grande.

Oui mais j'ai peur que ce soit mou. Pas faux, surtout qu'avec la forte pluviométrie de mai(121mm), la terre est gorgée et que Cyrrhus croyant bien faire le fait trop serrer vers la bordure. Nom de nom, c'est effectivement très mou, vite sortir de là et revenir sur le dur. Il ne s'agirait pas de renverser du “rouge ou du vert”. Voilà qui est fait, le paquebot est maintenant sur la terre ferme vers le départ. Ces légères stigmates des pneus dans le sol spongieux , effaçables avec le temps, ne sont elles pas après tout le témoignage d'une opération inédite?

Durant toutes ces étapes, Damien le photographe attitré n'a eu de cesse de faire des clichés; vues d'ensemble des attelages, du rescapé, gros plans du moteur et des roues.

Michel avec ses fistons a dressé une petite table et après ces moments vibrants, l'équipage prend une petite collation dans une ambiance fort conviviale, toute empreinte de multiples plaisanteries, les temps forts de l'émotion s'estompant peu à peu.

Parés à appareiller!

Il est 22h 10, tout est rangé, l'organisation du retour se met en place. André prend les devants, Marcel en éclaireur est en deuxième position, le paquebot tous fanaux allumés suit avec à son bord baptiste et Benjamin (pas peu fier). La Goélette de la William Deering est juste derrière, puis l'Iveco et enfin Michel. Jusqu' à Mauvezin, la route est très étroite. Eric mène de main de maître avec une prudence de loup d'autant plus qu'en venant un automobiliste peu expérimenté et égoïste l'a fait serrer. Le bas côté de la chaussée pourtant soigneusement confectionné par les services de l'état a failli s'affaisser. A Merigon, dernière halte, encore une photo, Benjamin rejoint la Goélette, les mains se serrent et chacun reprend sa route.

Un peu avant Saint-Croix deux semi visiblement égarés (sans doute un guidage au GPS imprécis!)arrivent en sens inverse.

Marcel invite les chauffeurs à se garer.

Pouvez vous vous serrer quelques instants les gars, il y en a un de l'extrême qui arrive?

Était il passé inaperçu ce convoi exceptionnel arrivé à minuit à Peyssies? Probablement pas car il convenait pour un raid d'une telle envergure d'entretenir un certain mystère, voire un certain flou...Il lui avait été bien demandé à l'émissaire de la Tracpaco;

-C'est y donc vrai qu'il y a un gros tracteur qui va être enlevé dans le Volvestre?

-oh, je n'en ai point entendu parler.

-diable, tu dois bien être au courant, si tu ne l'es pas toi, qui pourrait bien l'être, coquin va!

Toutefois toute déclaration prématurée aurait pu être de la forfanterie alors l'histoire ne pouvait être auréolée de prestige que si elle s'achevait bien.

Armateurs, chargeurs, convoyeurs intrépides, les belles mécaniques un temps abandonnées peuvent sortir de l'oubli et scintiller de leurs mille feux!

Plus de quatre heures avait duré ce grand renflouement (qui n'était certes pas celui d'une épave, oh non). Déjà au moment du départ, Michel disait qu'il voulait regarder le moteur dans les jours à venir.

-ah non lui rétorquait Baptiste, il faut le laisser tel quel pour Longages.

-laisse moi au moins lever le capot pour sortir les injecteurs et les laisser tremper.

Bon finalement ce compromis semblait acquis.

Alors grand Farmall, te voilà rassuré maintenant, fier et heureux d'être adopté par une noble écurie?

Il se dit que tu as été cloné à peu d'exemplaires, c'est vrai?

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*NB. les marques de véhicules citées dans le texte évoquent bien des pages d'histoire et ne sont pas sans rappeler les passerelles entre le monde du transport routier et le machinisme agricole.

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 22:32
Labarthe Inard 10 juillet

Troisième fête rurale au lac de la Hierle en bordure de la Garonne à Labarthe-Inard le dimanche 10 juillet.

Très beau programme en perspective.

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