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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 20:50
La parade des belles voitures d'Autrefois le Couserans.
La parade des belles voitures d'Autrefois le Couserans.
La parade des belles voitures d'Autrefois le Couserans.
La parade des belles voitures d'Autrefois le Couserans.
La parade des belles voitures d'Autrefois le Couserans.

La parade des belles voitures d'Autrefois le Couserans,

 

 

C'était la quatrième année que le comité d'ALC avait décidé de faire la présentation des voitures anciennes, agrémenté d'un tour de ville, la samedi après-midi.

Oh, a vrai dire, l'épreuve n'était pas très difficile du moins dans sa préparation. Il y avait déjà plusieurs années que le recensement des propriétaires et des modèles avait été fait. Du Couserans essentiellement, avaient demandé les responsables du staff. Quelques coups de fil de çi de là et la troupe avait vite grossi. La première année, c'était le soir que s'étaient rassemblées les belles carrosseries, puis il avait été décidé de faire cette animation l'après-midi. C'était parfait. Les participants sont tellement heureux de se retrouver pour une petite sortie et puis pour Autrefois le Couserans, quel plaisir!

A partir de 14h les équipages avaient rendez vous au mythique Champ de Mars. A cette heure là c'est encore la cohue vu l'intensité du marché hebdomadaire qui connaît à cette saison une affluence record. Les voitures commencent à arriver et à se faufiler non sans mal dans la foule pour se réfugier sous les platanes. Peu à peu l'agitation s'estompe, les derniers camelots plient bagage, le camion balai de la ville nettoie le sol et robes étincelantes, ce ne sont pas moins de 31 voitures qui se garent en épi.

La plupart des équipiers sont en tenue d'époque. On a même vu un couple habillé en explorateur au volant d'une 2CV camionnette plus belle que neuve qui doit partir à Oulan Bator en juillet.

Cette année l'accent avait été mis sur la 2CV puisque la petite “Citron” fête ses 70 ans. En effet sa première apparition date du salon de l'auto d'octobre 1948.

Plusieurs berlines étaient présentes bien sur, ainsi qu'un magnifique cabriolet sorti des mains d'un orfèvre de Moulis et agréé aux mines s'il vous plaît! Celle de Jean-Pierre de Varilhes avait des portières découpées à mi hauteur, une touche originale.

Dans les taxis d'avant guerre se côtoyaient la Delage de René, le double Phaeton Peugeot 1909 du Cuing, la C4 Citroën de Marc et la B12 de Jean-Pierre de Saint-Gaudens.

Dans l'après-Guerre, une splendide 402 bleu nuit, la 202 de Roland de Montégut, le Panhard 24 CT de Serge, une très belle Jaguar de 1956, plusieurs Traction dont une 15 six, la 4CV décapotable d'Alain de Sentein, les R16 de Jean-Claude et de Guy tous les deux de Mercenac, la 204 de Dominique, la rare Steyr d'André , la Jeep de Roger et les motos (Julien Yohann) dont un groupe de Blagnac.

Ainsi pendant deux heures tout le monde avait le temps de papoter, d'inviter des passagers du public, de lever les capots moteurs et de donner des explications aux passionnés.

Puis à 16 heures précises, comme chaque année, avec l'exactitude des trains de naguère, le beau cortège se glissait hors du Champ de Mars et prenait le boulevard Noël Peyrevidal. La manœuvre de départ avait été bien séquencée grâce au prêt d'un sifflet strident par Gilbert. Tout allait bien et pourtant!

La Jeep pressentie pour être en tête du convoi n'avait pu passer devant à temps. La 204 suivie de quelques acolytes avait pris le large. Cependant jusqu'au monument aux Morts, partie essentielle s'il en est, le long serpentin tenait la route.

Mais qui était donc cette personne habillée en Autefois le Couserans? Croyant bien faire sans doute, elle indiquait aux autos de bifurquer à gauche alors qu'il avait été bien dit que le premier tour passait par la gare. Ce mystère n'aura jamais été éclairci. Toujours est il que troublés par ce trouble fête tous les conducteurs à part la Jeep partirent en vadrouille et faillirent se perdre. Quelques uns sont allés jusqu'à Eycheil, d'autres après le rond point de l'avenue Gallieni revinrent à la mairie.

Roger avec son copilote, dépités et bredouilles rejoignirent le Champ de Mars. Peu à peu tous les équipages s'y retrouvèrent, mais comme c'était jour de fête, personne n'avait trouvé à redire et tout le monde avait passé un bon moment. Braves chauffeurs, méfiez vous des faux apôtres. L'homme, souriant il est vrai, qui s'agitait comme un sémaphore aux monument aux morts, n'était nullement mandaté pour inventer un trajet. Sans doute un adepte des fims de Louis de Funès....Enfin plutôt que de tenter la chance, il avait apparu plus sage d'en rester là et de contempler les autres phases du programme. C'était l'heure de l'arrivée de la route du bois au square Balagué. Viendrait ensuite le repas au café Faur en soirée. Un bel après midi venait de se dérouler par un chaud soleil.

A table, un des organisateurs, perdu dans ses rêveries, se disait; demain c'est au tour des tracteurs qui seront en tête du défilé. Eux au moins ne risqueront pas de s'égarer, les murailles humaines les cerneront de partout. Ils n'auront d'autre ressource que de suivre le sillon!

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