Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 21:04
Le H row crop, de 1945, l'histoire des Farmall de légende est en marche!!!
Le H row crop, de 1945, l'histoire des Farmall de légende est en marche!!!

Le H row crop, de 1945, l'histoire des Farmall de légende est en marche!!!

Doux frémissement des pistons.

 

Depuis longtemps le professeur frétillait d'impatience à la pensée d'ouvrir le moteur. Il avait bien du se faire une raison mais cependant la grande manœuvre était prévue ce dimanche 4 mars. L'équipe des artificiers se composait de Hugo, de Marcel et d'André.

André travaille à la culasse aidé de Marcel. Hugo tombe la tringle de commande du régulateur, le carter de frein gauche, la sangle (beaucoup d'humidité, rouillée, hors service). Côté moteur, pour son âge, l'état général n'est pas trop mal. Les culbuteurs sont tous là, aucun n'a fait la culbute mais l'huile d'autrefois est figée, c'est une pâte noire, visqueuse et très salissante. Rien n'est bloqué à ce stade. Les goujons de la culasse sont dévissés sans difficultés. Enfin, s'écrie André, nous y voilà. A deux, la grande culasse est enlevée et les pistons tant attendus apparaissent. Pas vilains du tout, ils baignent dans du dégrippant depuis quelques jours, ce sont ceux du milieu qui semblent le plus emprisonnés.

Il faut nettoyer les cylindres. Les parties visibles ne sont pas altérées outre mesure, les têtes de pistons sont belles. Côté culasse il y a des débris de particules dans les chambres deux et trois, les sièges de soupapes ne sont pas corrodés à première vue.

Opération tapage.

Après avoir noyé de dégrippant tous les cylindres, le tapage au moyen d'une belle cale cylindrique en frêne de diamètre légèrement inférieur à l'alésage peut commencer. Aucune brutalité n'est employée. Hugo exerce une forte pression sur la manivelle.

Au bout de plusieurs manœuvres de ce genre, répétées gentiment, d'un piston à l'autre, il y a un tout petit mouvement bien visible sur le repère de la poulie du vilebrequin. Marche avant, marche arrière, les degrés augmentent. Hugo et Cyrrhus font levier sur la manivelle avec une barre à mine. Les chemises sont passées au papier verre très fin et nourries abondamment de WD 40. Il va falloir prendre des actions chez WD Company ! Le mouvement s'amplifie à l'aide de la clé à griffe placée à la poulie. Peu après 18 heures le vilebrequin fait un tour complet, il y a un léger point dur mais cette étape décisive est remportée. L'équipe est heureuse et croit entendre des soupirs d'aise du H.

Mardi 6 mars. Mise bas.

Visite des entrailles du moteur. Le carter moteur est vite déposé ainsi que la pompe à huile. Les boulons de tête de bielles fort bien serrés sont défaits. Chaque piston monte très facilement. En fait ce n'est pas une mise bas puisqu'ils sortent tous par le haut mais ils sont tous au terme de leur souffrance! Tous les segments sont là, les coussinets sont beaux, la chemise N° 2 est légèrement piquée vers le haut, c'est bien le piston N° 3 qui était récalcitrant.

Décollage.

A petits coups de cales en bois avec injection généreuse de dégrippant, les segments reprennent vie et se décollent sauf celui de feu du piston N° 3. André fin manœuvrier s'emploie a cette délicate opération avec un soin jaloux. Hélas “patractac” , en fin d'après midi cette noble et indispensable pièce se brise en trois morceaux. Consternation!

Dimanche 11 mars.

Le moral des troupes n'est en rien affecté. Pendant qu'André rode les soupapes, Hugo et Cyrrhus remontent la roue arrière droite et la jante avant droite. Voilà le beau Farmall enfin bien campé sur ses aplombs. Le volant est enlevé en vue d'un soigneux masticage, le fil de la mise à la masse de la dynamo ôté ainsi que la prise électrique arrière qui n'est pas d'origine. Le boîtier électrique est ouvert pour le vérifier, le flexible du vérin démonté.

La délicate phase de sondage peut commencer.

Le boulon du chassis à extraire n'est pas borgne. Il est percé à 8 , l'essai à l'extracteur est infructueux. Idem pour celui de la pipe d'échappement, encore un réfractaire! Les fameux ressorts des boulons de fixation du radiateur sont trouvés dans la niche du bloc du train avant. Ouf, c'est rassurant. Le boîtier de commande de l'arbre de la faucheuse est sec. Doit il recevoir de l'huile ou de la graisse?

Recherche des segments.

A tout hasard, la Boutique du Tracteur ne les aura-t-elle pas? Bien que non stipulés sur le catalogue 2018, la réponse tombe le vendredi 16 mars; nous les avons sous la référence 101203. Il faillit en tomber à la renverse ( de joie effrénée) le petit chevalier de la IH. Ils sont commandés le 19.

Mardi 20 mars, volet ou bas volet?

Le temps est froid et neigeux, autant rester au garage, le travail ne manque pas. Il y a ce volet de la pipe d'échappement, le volet réchauffeur. Il faut absolument le dégripper sous peine d'acheter une pipe neuve aux USA. Il est vraiment bloqué, des croûtes de rouille et autres matières encombrent la cavité et ont fait des concrétions. Une solution apparaît comme évidente ; avec un bout de lame de scie à métaux gratter de chaque côté de la paroi, dégripper, tenter avec la clé à molette de peser très prudemment sur la partie extérieure coudée de l'axe, donner quelques coups de jais sur le côté droit. Enfin miracle vers 12h 15, des bulles de dégrippant apparaissent à l'intérieur ; la voie est faite, le volet tremble, bouge et le va et vient s'effectue.

Ne faudrait-il pas le faire recharger sur sa face avant pour assurer une meilleure étanchéité des gaz d'échappement? Il faut le démonter, percer la petite vis de serrage de l'axe complètement corrodée. Au bout de quelques manipulations et injection de “Ventoline” le volet tourne sur son axe qui est extrait facilement. Extraordinaire étape. Le pétrolier va être retapé dans sa configuration d'origine totale.

Pour clore cette journée, pourquoi ne pas ouvrir le vérin qui est si mignon? Il se déboîte très facilement, l'intérieur est très propre (il y avait encore de l'huile lors de sa dépose le 25 février) ; il ressemble à une seringue à huile.

Quel sera le prochain volet se demandaient les artificiers de la IH ? Peut-être faudra- t- il équiper cet engin d'un bas volet, en tout cas la réussite du déblocage du volet du réchauffeur n'aura pas été volée et a été gagnée à la volée !

Partager cet article
Repost0
13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 19:26
Sous la haute surveillance de Cybèle la mascotte, la noble céréale est récoltée.
Sous la haute surveillance de Cybèle la mascotte, la noble céréale est récoltée.
Sous la haute surveillance de Cybèle la mascotte, la noble céréale est récoltée.
Sous la haute surveillance de Cybèle la mascotte, la noble céréale est récoltée.

Sous la haute surveillance de Cybèle la mascotte, la noble céréale est récoltée.

 

La moisson du Lançon, mercredi 11 juillet 2018.

 

 

Le rendez vous des équipiers était prévu à 16 heures ce mercredi pour la moisson à la lieuse. Tout était prêt, hommes et machines. Gérard les avait amenées depuis sa ferme. Guytou, Christian, Bernard parachevaient la préparation: mise en position champ, passage et tension des toiles. Pour tracter la Mac-Cormick, le petit Bautz AS 122 fairait très bien l'affaire et pour la Deering ce serait le MF 140. Deux beaux attelages. Peu après 16 heures les superbes machines entrent dans la ronde. Tout fonctionne à merveille. Les lames coupent allègrement, c' est tout juste si un petit chuintement s'entend, preuve qu'il n'y a pas de jeu dans la bielle , qu'il n'y a aucune section déchaussée et que l'affûtage a été fait par un maître. Bernard est aux commandes du 140 assisté d ' Alain sur la lieuse. Sur l'autre machine, c'est le très célèbre Guytou qui veille au grain, celle là est tractée par le Bautz que conduit Marie-Hélène. Le sol est très caillouteux, il faut donc couper assez haut. Quelques longues herbes montent parfois avec les rabatteurs mais tous se passe bien. Les gerbes tombent avec une cadence de métronome, tous les 6 pas. Les noueurs fonctionnent comme à leur première jeunesse.

Le fond du champ n'est pas atteint. Il suffit de faire trois remorques pour le deux septembre.

Attention une énorme excavation surgit; il faut la contourner faute d'y engloutir les précieuses mécaniques. C'est le puits d'une borne d'arrosage.

Les remorques suivent très vite le départ des lieuses. Le gros Bolinder d'Yves, puis le Deutz et le Bolinder de Gérard. André, Alain et Yves chargent les gerbes.

La Deering est obligée d'arrêter par manque de ficelle. Les pelotes sont au bout du rouleau, dommage car tout fonctionnait si bien. Un coup de fil à Michel et JEF pour demander du sisal en renfort ne pourra changer la donne.

En à peine deux heures la boucle est bouclée. Les trois remorques sont chargées. Les lieuses sont remises en position de route, les toiles démontées et soigneusement enroulées.

Un succulent goûter en bordure du champ, préparé par Marie-Lyne, attend les moissonneurs.

Quel bel après midi agréable.

L'immense parcelle fait 14,70 hectares. Le blé est de variété améliorante Tipolo pour un rendement escompté de 60 quintaux hectare.

Eric arrivait vers les 17 heures après avoir quitté son travail à deux pas de là.

Pendant que les céréaliers papotaient joyeusement, Audrey distribuait avec délicatesse des invitations pour le 25 août. Il y avait de l'anniversaire dans l'air.......

Pas de souçi pour Antic Agri 2018, la céréale à dépiquer pour les deux journées grandioses était à l'abri.

 

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 

Partager cet article
Repost0
22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 21:11
Peyssies, dans la Haute Garonne.
Peyssies, dans la Haute Garonne.
Peyssies, dans la Haute Garonne.
Peyssies, dans la Haute Garonne.
Peyssies, dans la Haute Garonne.
Peyssies, dans la Haute Garonne.
Peyssies, dans la Haute Garonne.
Peyssies, dans la Haute Garonne.
Peyssies, dans la Haute Garonne.

Peyssies, dans la Haute -Garonne,

La réplique en miniature des folles journées de Caen Carpiquet.

 

 

C'était en 1954, une myriade de moissonneuses batteuses automotrices s'affrontaient dans la plaine de Caen pour les démonstrations publiques de récolte. On y trouvait là des Braud, des SFV, des MBG, des Claas, des Garnier, des Mc-Cormick, des Massey-Haris. 100000 visiteurs, chiffre énorme pour l'époque, se pressaient dans les champs pour voir oeuvrer ces machines si nouvelles dans le paysage champêtre.

A Peyssies c'était les 7 et 8 juillet. Là bas, on savait que l'association des vieux pistons Peyssissois commençait à prendre de l'ampleur. Cette année verrait l'arrivée d'un cortège de vieilles voitures, d'une cinquantaine de tracteurs et des trois moissonneuses batteuses dont deux Braud 2065, une M 84 Someca et une TC 54 New Holland.

A 10 heures la place commençait à grouiller. Quelques tracteurs avaient amené leurs charrues et pourraient aller s'exercer dans le champ à deux pas de là. Pour la moisson, ce serait cet après- midi. Le champ d'avoine est à 100m de la place, en arrivant à gauche. La récolte est très versée et entachée de plaques de liserons encore verts. La tâche va être rude. Mieux vaut attendre l'après-midi pour que la récolte sèche un peu plus. Il est fort probable que les batteurs rugissent en avalant les adventices détestables.

En attendant, quelques tracteurs ronronnent de ci de là, les Farmall géants de Michel et des ses fils notamment ( 1468, 716). L'illustre Pampa de Bernard est présent. Daniel d'Eaunes vient d'arriver avec son rare Super 7 D (version essence avec moteur Etendard) attelé à l'avant d'un râteau à 4 soleils Kuhn. Jacques a sorti son beau Latil ainsi que l'Unimog.

Eric embarque du public dans sa petite remorque bétaillère, celle qui était à Salles. Même un profane verrait très vite qu'entre lui et les tracteurs de la SIMCA, ça ne fait qu'un. Il mène son engin comme une bicyclette non sans une certaine fierté de bon aloi. Au deuxième tour, une douzaine de tracteurs virevoltent dans les artères de Peyssies derrière le Som 40 jusqu'au petit lac. Aux énormes explosions du Pampa, les poissons font des bonds hors de l'eau. Tonnerre, se dirent les pêcheurs, le lac va se vider!

Dans la matinée, les techniciens des 4 MB ont préparé leurs montures; vérification des niveaux, propreté des grilles, tension des courroies, affutage des lames, réglage de la ventilation. On se croirait presque au paddock des formules I.

A 13 heures, les agapes rassemblent pas loin d'une centaine de personnes. Le repas est des plus agréables sous le grand hangar de la coopérative. Les discussions vont bon train. Il s'y parle entre autres d'Antic Agri qui approche à grands pas.

A 15 heures branle bas de combat, les Diesels démarrent. Les porte lames se relèvent et gros et petits scarabées rejoignent tout doucement le champ des exploits.

Braud, faut-il le rappeler, très ancien fabricant de batteuses de Saint-Mars la jaille puis de MB à Ancenis fut pendant presque 30 ans le leader national de la MB automotrice. Les deux belles 2065 de Bernard et de Christian en sont un symbole concret. Les grandes bleues de Loira Atlantique, une page glorieuse de l'histoire du machinisme, et pour ces deux là motorisées par Indénor dont les moteurs étaient commercialisés par la CGM.

La SOMECA M84 plus récente était montée en France dans l'usine de Bourbon Lancy, ancienne patrie de la très célèbre maison Puzenat. C'était toutefois une production Laverda, firme qui avait été rachetée par FIAT.

La NH, la grande jaune de Serge est un peu plus jeune. Elle fait partie de la marque prestigieuse spécialisée dans les machines de récolte qui avait acquis les célèbres Clayson de Zedelgem.

Les machines sont à pied d'oeuvre. La NH entre en scène. Serge est aux commandes. Il embraye le batteur puis la coupe et envoie tout le régime. Avec lenteur il attaque la parcelle. L'avoine est très versée et emplie de mauvaises herbes très vertes. Au bout de quelques dizaines de mètres, il y a un petit arrêt. C'est une mise au point. Il n'y aura aucun incident ni bourrage. La grande jaune s'en sort très bien. La paille est bien coupée, il n' y a pas de pertes. Serge avance avec une prudence de loup pour parfaire le travail. Dans sa haute cabine climatisée, il est comme le commandant du navire sur la passerelle, le pacha en fait.

Les petites bleues jumelles entrent en lice. Les deux orfèvres, ce sont Christian et Bernard. Elles sont à trémie. L'avancement est lent mais tout se passe bien. De temps en temps un bref ronflement sort des entrailles. Le batteur a avalé un bouchon mais n'a pas bourré, ouf! Durant toute la parcelle il en sera ainsi.Les deux compères ont mis un parasol au dessus du poste de conduite. Braud le faisait bien dans le temps avec une toile bleue foncée. André a fait de même, le voici qui déboule avec la M84. C'est une belle machine plus jeune que les bleues, en pleine forme.

Les Diesels sont poussés au paroxysme de leur puissance. Quelle endurance doivent-elles avoir ces nobles mécaniques pour supporter la chaleur et la poussière malgré la protection des radiateurs et des filtres à air. Petit à petit le champ d'1,5 hectare est avalé. Les scintillantes machines ont oeuvré dans la plus grande harmonie, comme les avions de la patrouille, proches et en sécurité. Christian monte à bord de la grande jaune et donne quelques indications au chauffeur.

Un observateur tapi à l'ombre du prunier observait avec une acuité inlassable les mouvements des moissonneuses et ne pouvait se détourner du refrain des Diesels lorque le bruit lui parvenait plus directement quand les machines changeaient de sens. Jamais il n'avait pu se lasser de la sonorité des moteurs à pleine charge au paroxysme de leur puissance. Il se demandait comment toutes ces pièces en mouvement pouvaient résister à de tels efforts de température et de pression d'huile et d'eau brûlantes.Le bruit des sorties des échappements le fascinait.

Les grands Farmall et le Massey Ferguson 1150 viennent faire un tour dans le champ. C'est le moment de faire des photos de tout le groupe.

Vient le temps de la vidange du grain précieux dans la remorque. La brune avoine coule à flots. Christian propriétaire de la récolte et grand maître de la kermesse de ce jour semble satisfait.

Les mécaniciens baissent les régimes, les décibels chutent. L'élégante TC 54 rentre à sa base ou vers un autre champ à dépiquer en cette fin d'après midi. Les autres machines reviennent sur la place. Tous les regards se retournent à leur passage.

C'est désormais le calme. Une bien belle journée vient de s'étioler.

Bravo aux vieux pistons Peyssissois!

 

                        - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 

 

 

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2018 5 20 /07 /juillet /2018 16:16
Le FIAT 80 R et l'Hanomag, deux engins pas très courants.
Le FIAT 80 R et l'Hanomag, deux engins pas très courants.
Le FIAT 80 R et l'Hanomag, deux engins pas très courants.
Le FIAT 80 R et l'Hanomag, deux engins pas très courants.
Le FIAT 80 R et l'Hanomag, deux engins pas très courants.
Le FIAT 80 R et l'Hanomag, deux engins pas très courants.
Le FIAT 80 R et l'Hanomag, deux engins pas très courants.
Le FIAT 80 R et l'Hanomag, deux engins pas très courants.
Le FIAT 80 R et l'Hanomag, deux engins pas très courants.

Le FIAT 80 R et l'Hanomag, deux engins pas très courants.

 

La chenille des tracteurs de Labour Passion à Salles sur Garonne.

Dimanche 1er juillet 2018.

 

 

 

Invité par le comité des fêtes de Salles, l'association Labour Passion avait répondu présent et avait en même temps décidé de faire le même jour le rallye “dégommage” annuel.

Tôt ce dimanche matin, les tracteurs étaient arrivés. Une douzaine au juste. Sagement alignés sous les tilleuls de la place, ils se tenaient prêts pour leur virée annuelle. Un solide petit déjeuner calait bien les estomacs affamés des tractoristes. Comme dans les champs de foire autrefois, après avoir placé et attaché le bétail,un bon coup de fourchette et un bon canon inauguraient les longues journées.

Après ce casse croûte réconfortant ponctué de joyeux rires, Eric embarquait du monde dans sa jolie petite bétaillère restaurée pour la circonstance et attelée au beau SOM 40 comme flambant neuf. La petite balade dans les chemins tranquilles de Salles était des plus agréables. Les enfants étaient ravis et la mascotte Cybèle frétillait de joie. Les maïs sont beaux, ici l'irrigation a déjà commencé. C'est vrai qu'à part l'orage du mardi 26 juin la pluviométrie a chuté depuis le 14 juin.

Encore un tour du village un peu avant 13 heures et l'heure du repas a sonné.Le comité accueille fort bien l'équipe des baroudeurs. Rien ne presse, l'après midi suffira largement pour faire le périple. Le temps est au beau fixe. Eric annonce que la moisson est imminente et qu'il battra le rappel des troupes pour la corvée qui aura lieu au Lançon. Et aussi Antic-Agri qui se profile à grande vitesse; ce sera pour les 1er et 2 septembre.

A 15 heures la belle chenille des tracteurs s'élance. Première halte chez Eric, c'est à deux pas. L'illustre Pampa fait des siennes. Bernard le purge, croyant qu'il est noyé. Mais non, c'est l'inverse, le précieux combustible n'arrive pas à l'injecteur. Une estafette est dépêchée chez Eric pour prévenir le premier détachement d'attendre un peu, le reste du convoi ne va pas tarder. C'est l'occasion de boire un verre, la chaleur est énorme. La colonne est rassemblée et prend la direction de Saint-Elix le château avec halte prévue chez André. Sur le pont au dessus de l'autoroute le spectacle est sublime. Quel contraste entre les beaux teuf teufs qui s'acheminent avec une certaine lenteur vers leurs destinées et les automobilistes d'ordinaire si pressés qui ralentissent et font des signes amicaux.

La Pampa mène la danse et réfrène sa vélocité sinon le petit Bautz AS 122 mené par Audrey serait vite distancé. Le Bolinder suit allègrement avec son bruit si caractéristique de chuintement. Le somptueux V8 MF 1150 motorisé Perkins est mené par Yves. Va-t-il le rendre à son propriétaire? Jacques avec son F 137 plus beau que s'il sortait d'usine et sa petite bétaillère n'a aucune difficulté à suivre le train. Marie-Lyne est en serre file avec l'espace orné du panneau convoi agricole.

A St- Elix, passage triomphal. Encore une petite halte et un rafraîchissement chez Claudine et André. Aujourd'hui, c'est exceptionnel, les chauffeurs peuvent boire davantage que leurs montures.

Après ce moment fort agréable, petite halte à nouveau chez Pierrette. Quel après midi de farniente!

Au loin une belle Case IH moissonne du blé. La vitesse d'avancement n'est pas très élevée, la récolte cette année est souvent versée et pleine d'herbe.

Le camp est levé et dernière étape vers la Tourette qu'a déjà rejoint Martine pour la préparation du repas.

L'arrivée de la chenille ondulante se fait par le hameau du Lançon, les uns rejoignent directement la Tourette, les autres rentrent au bercail chez Gérard.. Le Pampa a fugué et de son rapide galop est rentré à Saint-Christaud. Bernard reviendra pour le repas. L'Unimog, ah lui aussi, était présent et se tenait sagement derrière son prédécesseur. Ce remarquable engin était sans doute plus apte au crapahut qu'à la traction de charges lourdes vu ses transmissions relativement légères et sa caisse montée sur des suspensions très souples.

A la Tourette, base de Labour Passion, Eric qui était aux fourneaux, invitait les joyeux lurons à dîner et à raconter leur périple de cette fameuse journée, tous rassemblés autour d'une bonne chère, tonitruants gaulois qu'ils étaient.

Par Toutatis, Labour Passion, une légende bien vivante!

Partager cet article
Repost0
26 juin 2018 2 26 /06 /juin /2018 21:36
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.
Sortie des tracteurs Bellopodiens.

 

Sortie des tracteurs Bellopodiens.

Dimanche 15 avril 2018.

Il fait très beau ce dimanche de la mi avril. La foire de Belpech n' a rien à craindre. La jolie petite bourgade est en émoi pour son rendez vous annuel.Toujours disposés de la même façon, les camelots sont à l'entrée de la place. Suivent les stands avec les produits alimentaires, les animaux -vaches laitières- cochons -veaux- chevaux puis l'esplanade des tracteurs. Il y en a 55 en tout aujourdh'ui en comptant le 624 qui ferme le parc des chevaux, sans oublier le Le Pratique en très bel état garé dans un recoin.

Cette année, grande nouveauté, Mario a sorti l'Hanomag pétrolier à roues fer. Il est de 1928. Il fête en public ses 90 ans et bon pied bon oeil en plus! Robert a amené son UTB*, il n' a pas loin à faire. Martial est venu avec son rare Avto OT 20 a poste de conduite inversé. Il n' y en a qu'un en Ariège et en parfait état.

Marc n'a pas sorti son gazogène mais est venu avec un Deering 10-20 et une remorque en forme de barque, copie de la Calypso de Cousteau. Il a récupéré le moteur Gardner qui entraîne une génératrice de 2,5 Kw. Tout cet ensemble fonctionne à la perfection. Jean-Pierre de Chalabre n'a pas amené son Fielfarmer mais conduit un Steyr de l'écurie d'André de Saint-Victor Rouzaud.

Un FCN en très bon état tracte une belle moissonneuse batteuse Mc-Cormick F44. La toile du convoyeur a été refaite à neuf.

Le Renault 3041 est équipé au gaz. Le gros détendeur est de marque ETNA. C'est une monte d'origine.

Au fond de la place un TD 9 attend sagement sur un poly benne. Il sera bien admiré mais n'aura pas l'occasion de faire une démonstration. Deux splendides John Deere attirent l'attention, il s'agit d'un B et d'un 730. Ils sont restaurés à la perfection, du grand art.

Le public est dense et enthousiaste. Les vieux tracteurs ont la cote.

Que trouve-t-on parmi les autres modèles?

Un Oliver 6 cylindres à pétrole, un Allis Chalmers D 270, un B450 Farmall dont les lettrages ont été refaits à la main, un Deutz D2L, un 423, un 302 Vierzon, un 401 Vierzon, un TEA 20, un Ferguson FF 30, un Fordson Major, un Renault 7012 Perkins, un D 22, un Farmal super FC-C à roues arrières jumelées.

La matinée s'écoule allègrement. C'est l' occasion des rencontres annuelles et des amitiés retrouvées.

A 12h 45 la grande halle accueille les convives. Le délicieux repas ( une daube succulente) s'étire jusqu'à 15 heures. La banda n'y est pas allée de main morte. Les joyeux attablés ont pris quelques couleurs.

Les tractoristes commencent à se rassembler puis rejoignent peu à peu leurs montures. Un petit défilé va avoir lieu comme chaque année. Les propriétaires des Vierzon chauffent les boules chaudes et les cérémonies de démarrage attirent toujours autant de spectateurs. Le convoi se forme et démarre tout doucement. Sur le podium de l'indépendant un apôtre donne des explications pour chaque modèle. C'est un petit goulet d'étranglement mais le public fortement regroupé à cet endroit semble y trouver son compte.

Il est question de marques, de couleurs, de logos, de grands industriels et même d'injection. Mario trottine avec son Hanomag à pétrole, dont c'est probablement la première sortie. Seul le T D 9 à chenilles ne crapahute pas ainsi que le Le Pratique garé isolément à côté du parc des bovins.

Un deuxième tour clôture cette magnifique journée et peu à peu, comme par enchantement la place se vide. Les engins repartent par la route comme Angel et son cousin qui rentrent à Cintegabelle. Une belle trotte. Pour Mario, c'est plus simple, son écurie est à l'autre bout de la cité. Il est dans les 18 heures. Les marchands ont plié leurs étalages et chargé leurs fourgons. Les chevaux sont déjà embarqués.

Du grand brouhaha qui s'élevait encore il y a quelques minutes, succède un silence ponctué seulement de quelques bruits de moteurs et interpellations des Bellopodiens.

Bravo Belpech, une belle journée dans la très sympathique cité audoise!

Vraiment, ces fêtes de la ruralité, que du plaisir!

 

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

*UTB Universal tractor Brasov

Partager cet article
Repost0
12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 22:29
Casteljaloux, un éblouissant rassemblement de tracteurs.
Casteljaloux, un éblouissant rassemblement de tracteurs.
Casteljaloux, un éblouissant rassemblement de tracteurs.
Casteljaloux, un éblouissant rassemblement de tracteurs.
Casteljaloux, un éblouissant rassemblement de tracteurs.
Casteljaloux, un éblouissant rassemblement de tracteurs.
Casteljaloux, un éblouissant rassemblement de tracteurs.
Casteljaloux, un éblouissant rassemblement de tracteurs.
Casteljaloux, un éblouissant rassemblement de tracteurs.
Casteljaloux, un éblouissant rassemblement de tracteurs.
Casteljaloux, un éblouissant rassemblement de tracteurs.
Casteljaloux, un éblouissant rassemblement de tracteurs.
Casteljaloux, un éblouissant rassemblement de tracteurs.
Casteljaloux, un éblouissant rassemblement de tracteurs.
Casteljaloux, un éblouissant rassemblement de tracteurs.
Casteljaloux, un éblouissant rassemblement de tracteurs.

Cateljaloux,un éblouissant rassemblement de tracteurs.

Une petite virée le mardi 17 avril dans ce joli patelin du Lot et Garonne avait déjà permis de s'imprégner de ce qui se préparait dans le conservatoire pour l'inauguration les 5 et 6 mai.

Comment s'est constitué ce musée? Une partie des tracteurs a été léguée par le musée du département de Pont du Casse, une grande partie appartient au président de l'association et le reste est aux adhérents. Les locaux sont ceux d'une ancienne scierie, juste à l'entrée de la ville. Le bâtiment principal fait 1500 m2. Il est déjà plein de magnifiques engins. Est abritée également dans ce site l'association des vieux moteurs gascons. Un local est réservé au “bloc chirurgical” pour les opérations des bijoux. D'autres hangars servent au stockage de différents matériels de collection. Le tout est dans un espace de 2 hectares traversé par le joli ruisseau l'Avance.

Dimanche matin, cap sur Casteljaloux, départ à 5h 15, par l'autoroute. Marcel est embarqué à Montsaunès et le trajet s'effectue comme une glissade. De nombreuses nappes de brouillard ont légèrement ralenti le fringant esquif qui atteint la cité à 8h15. La mascotte Cybèle est de la partie bien sur.

Il n'y a encore personne, c'est le calme plat. Dès l'entrée le ton est donné; un Super FC-C, un petit gris et d'autres modèles sont juchés sur une plate forme à plus de 4 m de hauteur. Les deux gardiens à la porte principale sont prêts à accueillir les visiteurs. Il est temps d'aller visiter les lieux pour être prêt à 9 heures.

Marcel n'en revient pas de découvrir un tel panel. Mr Castagnet arrive. Tout sourire, d' une gentillesse extrême, il est le grand responsable de ce site et de l'organisation de ces deux belles journées. Toute son équipe a fait un remarquable travail de préparation.

Philippe et Gérard, les techniciens du décibel ont puissamment équipé les bâtiments. Tout fonctionne à merveille, pas d'interférences, pas de zone non couverte. Ça va donner!

A 9h 30 le coup d'envoi est donné. Les présentations commencent. La journée suffira-t-elle pour donner des explications sur tout ce matériel? Dans le hall principal, Claude Brard de Tracteur Retro a installé son stand. Ainsi la presse spécialisée est présente.

Autant commencer par les Porsche et les Allgaier, marques fétiches de Christian. Quasi toute la gamme des célèbres tracteurs rouges refroidis à air et des Allgaier est présente. Les Porsche sont restaurés, plus beaux que s'ils étaient sortis d'usine. Bravo Mr Christian, du travail de pro! L'histoire est passée en revue mais il ne faut guère s'attarder, il y a tellement de mécaniques, dans les 235 tracteurs. Une bonne partie de la matinée est commentée depuis le cœur du site. Claude hèle Hervé, grand spécialiste des tracteurs allemands. Toutes les marques sont passées en revue; les deux précitées, Normag, Fendt, Lanz, Hela (il y avait un lien de parenté entre Heinrich et Herman), Fahr, Bautz, Eicher, Bungartz, Schlutter, Guldner, Hanomag, MAN, Holder, Germinal l'Autrichien. Hervé est un historien remarquable, intarissable sur l'histoire du machinisme allemand. De beaux Renault sont également présents, quelques John Deere restaurés, un énorme Minneapolis Molines, un Arnoux, du Le Pratique et un H en parfait état. Ce modèle mythique a les ailes et une plate forme aménagée autour du poste de conduite. Dire que ce modèle a été produit à 421000 exemplaires avec la version HV à grand dégagement de 1938 à 1953!

Il est rappelé de temps en temps la date de la belle manifestation bis annuelle de Dunes les 21 et 22 juillet et l'incontournable pèlerinage de Tractomania à Caussade les 20 et 21 octobre.

Dehors, à gauche de l'entrée principale quelques rouges de la IH sont alignés, Super FC-D, F 265 (dans sa longue carrière il a du prendre quelques bons coups de soleil, sa robe de rouge est passée au rose violacé), D 439, B 450 Farmall, Cub. Quelques caractéristiques sont données dont les usines IH en Europe.

Quel beau temps! Le public est assez nombreux pour cette grande première. Dans ce cadre très agréable, c'est un bon moment de détente à la découverte de toute cette exposition qui rappelle des pages glorieuses de l'histoire rurale de France.

Après les rouges, une rangée de Someca, un illustre Massey -Ferguson 65. Les petits moteurs sont aussi parmi les invités. Quel panel! Un gros Steiger est sagement garé à côté d'un non moins gros John Deere à 4 roues jumelées, les deux mastodontes entourés de multiples matériels de travail du sol. Vous avez fait très fort, Christian, pour avoir rassemblé autant de mécanique dans ce remarquable Conservatoire Rural de Gascogne!

La fête n'aurait pas été complète sans la présence des camions; un Delahaye d'avant guerre, un Berliet, un Scania V8 et un splendide Kenworth à moteur avancé.

Les Renault sont passés en revue. Le propriétaire d'un très rare Renault Super 108 Motomecanica de la région de Dunes donne quelques explications. Un non moins rare Oto à boule chaude a été amené par Gérard de la région de Caussade.

Il est un peu plus de midi 30. Après cette matinée dense, rendez vous sous le chapiteau pour les agapes avec saucisse de boeuf au menu. Dans le courant du repas, connaissance est faite avec le célèbre Daniel Feltrein de Castelmaurou. Un grand passionné et fin connaisseur des camions de pompiers.

En début d'après midi il faut continuer le circuit. Va pour l'extérieur côté jardin. Surtout ne pas oublier de rendre un vibrant hommage à Christian, grand spécialiste du matériel forestier. Pas moins de 4 Agrip sont alignés dont un ARD 15 , un Brimont, un Kokum, un Timberjack, un John Deere et un Latil. C'est plutôt rare de voir un Agrip ancien dans une manifestation mais ici, quatre à la fois, chapeau! Un bien joli nom trouvé par Maurice Duprat pour ses tracteurs quatre roues de Lignières dans le Cher et AGRIP pour Agrip rigide Duprat. Ah ces histoires d'acronymes, un labyrinthe!

Tiens voilà Daniel Feltrein au volant d'une Jeep pompier. Il s'arrête et est invité à faire une petite causerie au micro. Il annonce la fête des camions de pompier en juillet. Quel homme charmant.

Un petit tour chez l'orfèvre des miniatures qui a exposé une panoplie de petites machines construites avec un soin imparable à l'échelle 1/16ème. La batteuse Merlin n° 3 tourne, elle est plus vraie que vraie. L'époque de la vapeur est longuement évoquée; la traction ferroviaire, les locomobiles agricoles et routières; leur appétit vorace en combustible et en eau. Là encore une encyclopédie, ce Mr André.

Président, il aurait fallu deux jours de plus pour expliquer plus en détail tout ce paquet de machines d'antan!

Ah l'histoire de Harry Ferguson et de Henry ford ne pouvait être passée sous silence, puis les péripéties avec la Massey Harris ni l'anecdote du sigle de Case, le vieil aigle chauve Old Abe, les soubresauts de la IH, l'extraordinaire talent du célèbre designer Raymond Loewy, l'origine de certains logos dont ceux qui font appel à des animaux, la fabuleuse carrière de Francesco Cassani et des pompes à injection SPICA, le destin peu commun de John Deere, les aventures rocambolesques de Louis Renault, les couleurs des tracteurs, les importateurs d'antan.

Le grand hangar n'a pas été visité de fond en comble. Aussi le passage en revue des petits tracteurs s'impose; Germinal, Arnoux, le Pratique, Multitrac. Devant les batteuses trônent des Case France (CF), un SIFT, le gros WD 9, un énorme Le Robuste, du Vierzon, du Lanz, un MAP, un gros UTB. Bien sur qui dit batteuse dit évocation du dépiquage et de la récolte précieuse du blé nourricier. Les petites moissonneuses batteuses automotrices garées là (MF, MH, Junior, Braud à boîte Chenard et Walker, Wintersteiger) montrent la transition avec le battage à poste fixe dont l'approvisionnement en gerbes était assuré par les javeleuses et lieuses présentes sur le site (Amouroux frères à Toulouse). Sous l'estrade quelques motoculteurs dont un Soberfon, un Staub, un petit quatre roues Buffle à moteur 203 fabriqué à Dieppe.

Dehors en face le matériel forestier quelques beaux camions des soldats du feu; un Dodge, un mythique GMC, un rare et splendide SOMUA à roues avant à bandage caoutchouc et à train arrière chenillé. C'était l'occasion de rappeler la naissance de la SAVIEM en 1954 avec la fusion de Latil, de la division poids lourds de Renault et de SOMUA.

Que d'informations à raconter. Pourvu que l'auditoire ne soit pas saoûlé!

Le Vierzon 551 fait quelques tours de pistes ponctués de pétarades tonitruantes. Le magnifique H “Citron” restauré à neuf entre à son tour dans la parade. Il est demandé à son conducteur quelle était la signification du célèbre TUB et pourquoi le H avait été appelé H?

Le président avait bien précisé; feu vert pour évoquer les passerelles entre le machinisme agricole, le poids lourd et l'automobile. L'occasion était trop belle! Un attentif demandait; mais y avait il une relation entre Scania et un matériel agricole? A un autre il était demandé; pourquoi Berliet avait adopté une locomotive comme emblème sur ses camions? Et quelles sont les 3 différences entre le sigle actuel de John Deere et le panneau routier du cerf qui indique; danger, animaux sauvages?

Un rapide tour d'horizon était évoqué au sujet des gros tracteurs articulés à roues jumelées égales; Steiger, CAT challenger, Wendel, John Deere, Versatile.

Tout doucement l'après midi s'étire, les visiteurs regagnent petit à petit leurs pénates, les coursives se vident. Claude a rangé son stand et vient faires ses adieux avec son assistant. Le propriétaire des miniatures a emballé ses bijoux et rejoint le Tarn et Garonne.

Il faut rendre l'antenne. A vous Cognac Jay aurait dit Léon Zitrone!

Un délicieux verre de rosé pression est dégusté avant la poignée de mains avec Mme et Mr Castagnet, son frère et leurs collaborateurs.

Il est 18h 15, Goelette ramène son équipage à Saint-Girons après 2h 55 et 258 km.

Merci au Conservatoire Rural de Gascogne pour cette journée éblouissante et meilleurs souhaits de réussite pour les temps à venir.

 

                        - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Partager cet article
Repost0
22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 20:43
La ruralité en Ariège.
La ruralité en Ariège.
La ruralité en Ariège.
La ruralité en Ariège.
La ruralité en Ariège.
La ruralité en Ariège.
La ruralité en Ariège.
La ruralité en Ariège.
La ruralité en Ariège.

La ruralité en Ariège.

Randonnée en contrée Azilienne.

 

A 17h15, André, Marcel et Jean-Claude prennent le cap sur le Mas d'Azil depuis Saudech. Renault et Mac-Cormick vont faire un parcours délicieux (cf 2017). L'Hispano devait faire partie du convoi mais le démarrage du moteur n'était pas au rendez vous. L'alimentation du démarreur par le relais était vaine puisque ce dernier est hors service. En renouvelant un essai à 19h 15 , c'est encore en vain, la batterie n'est pas assez chargée. Ce sera sans doute pour l'année prochaine. 1H 45 plus tard c'est l'arrivée au Mas sans encombres.

Dimanche 29.

La nuit a été très arrosée ; il fait froid, la neige est à 800m. Pas mal pour une fin avril. Ce sont quand même 32 tracteurs qui seront venus dont 4 de Longages en camion. Joel de Betchat a fait fort ; un SOM 40 et le magnifique Hanomag remorquant le Lanz ; le tout pour 3 heures de route ! Hugo de Montardit a rappliqué avec son 237. Les Couserannais ont fait fort, très fort !

Pendant le petit déjeuner Benoît présente le programme et souhaite la bienvenue à tous les participants.

Les voitures ? Pas moins de 70. Certaines repartiront tôt après le repas, le temps étant plutôt maussade. Le matin elles vont faire deux circuits, l'un vers le Carla Bayle, l'autre vers Camarade comme en 2017. Les tracteurs, quand à eux, font un petit tour de ville l'après midi, pour aujourdh'ui ce sera tout. Vers 17 heures ils rejoignent leur paddok dans l'ancienne usine. Quelques uns rembarquent sur les camions.

Mardi 1er mai.

Sur la place publique, l'agitation est tous azimuts. Tous se met en place. Le temps semble stabilisé, assez serein. Les concessionnaires de matériel moderne sont à leur endroit habituel vers le fond. Les anciens tracteurs sont au nombre de 10.

Sous les platanes la petite esplanade surélévée est réservée au bétail; les animaux sont magnifiques; vaches, bœufs, brebis chevaux, truies suitées, alpagas. C'est une ménagerie splendide. Cette année ; les chiens de chasse sont de l'autre côté de la place, vers la mairie, c'est plus calme.

Les fringants chevaux Fjord de Pierre sont attelés à une calèche qui transporte des passagers. Ils sont d'une harmonie exceptionnelle.

C'est aussi le rendez vous des exposants de l'agro alimentaire. L'admirable groupe Country de Lescure fait une belle démonstration fort prisée du public.

La matinée s'égrène tranquillement. Avec la puissante sono les discours officiels ne passent pas inaperçus.

A midi le public s'approche peu à peu de la cène. Qu'il fait bon sous le chapiteau! Pendant le repas succulent, cors de chasse et Country font une animation appréciée. Les brebis du chef s'invitent et déambulent entre les tables. Un audacieuse monte même sur la scène.

A 15 heures, il est temps de rejoindre le centre de la foire.

Au programme, du Country devant le stand de la sono, le défilé des tracteurs vers 16 heures, la présentation des animaux attelés dont les deux énormes bœufs robe noire Salers de François, les Suisses de pierre ( tous les deux de Betchat) , les juments Comtoises, les brebis, les chevaux de Merens.

La foire est noire de monde, c'est une réussite, une de plus.

Retour vers le Couserans.

Alors que Hugo, Joel, Michel et Pierre sont partis vers 16 heures, les Saint-Gironnais préparent leurs montures. Le B, tel une locomotive, tourne depuis un moment, André demande si le Super FC-C a assez d'essence. Martial et Roger, aux aguets ne cessent de le charrier.

Regarde, dit Martial, même avec ce que tu as ajouté dans le réservoir, on voit le fond. Sur que tu vas tomber en panne sèche !

Si tu es dans une descente, rétorquait Roger, tu pourras toujours la faire en roue libre!

Remarque, renchérissait Martial, le Renault pourra toujours te remorquer. La IH derrière la firme de Billancourt, ça va gloser!

A 18h15 précises le convoi s'élance. La Goelette est en serre file. Au revoir le Mas d'Azil, à l'année prochaine.

Pendant que les deux Diesel ajustent leurs gyrophares, André prend un peu d'avance. Le peloton est déjà défait. Au dessus de la grotte, il est à 500 m devant. Sachant qu'il roule à 17km/ heure et que ses poursuivants voguent à 25 , combien de temps faudra-t-il pour le rattraper ? Encore ces insupportables problèmes de robinet et de trains qui ne partent pas à la même heure se disait le conducteur de la petite Renault.

Le peloton se regroupe peu avant l'entré du Saret. Le Farmall de Saint- Dizier mène le train et les deux autres talonnent sagement. Le B d'un coup de 5ème pourrait croquer ses devanciers, mais allons aujourd'hui il s'agit d'une randonnée et non d'une compétition. Pourvu que jean-Claude ne fasse pas trop souffrir l'embrayage du Perkins, il a tendance à embrayer avec trop de régime.

A Peyruc la famille Mauret salue avec force gaieté les Saint-Gironnais en vadrouille. Clermont arrive. Alain qui rentre à La Fustes rattape le quatuor. Marcel se serre vers la voie Romaine pour le laisser passer. Alain décline et dit qu'il reste derrière, il est presque arrivé. Le B rattrape en quelques instants les deux fuyards ; il a de la réserve le bougre. La quatrième sera gardée pendant toute la montée vers La Motte. Dans les virages qui suivent, la petite chenille motorisée est de toute splendeur. Même les troupeaux de vaches, dont une Aubrac parmi, sont ébahis à la vue d'un tel spectacle. Dans la forêt de Lescure le Super FC-C prend la troisième dans un petite côte puis vient la grande ligne droite de Montesquieu. Les engins se talonnent, André donne le là. Derrière, chacun le nez dans son volant suit le rythme imperturbablement.

Au lieu dit la Papouène, alors que tout semblait aller pour le mieux, qu'arrive -t-il au géant de Doncaster? A-t-il a eu une envie soudaine de brouter l'herbe grasse du bas-côté? Son gros moteur s'arrête dans un silence étonnant. Les deux autres devant, lancés dans leur course éperdue ne s'aperçoivent nullement que le B est largué!

Il doit y avoir une prise d'air, s'écrie Marcel, purgeons le circuit. En effet beaucoup de bulles s'échappent. Que signifie cette anomalie?

Coup de fil de Jean-Claude ; où êtes vous ?

A Audinac, à la Papouène, remonte nous remorquer. Ils étaient déjà arrivés au rond point de la D117 ! André a pris les devants escorté par Damien qui allait à Salucie.

Pendant que le Renault remonte, Jonathan et Marie Claude de retour du Mas, s'arrêtent en voyant la mastodonte garé. Le 7012 rapplique à bride rabattue, se place devant le B pris en remorque . Il démarre sur 2m et reste en remorque, on ne sait jamais.

A la traversée de Saint-Girons, l'élingue détendue frotte sur le goudron. Quelques étincelles crépitent au frottement, plus petites que celles du caténaire sur les lignes de la SNCF. André donne un coup de fil pour venir aux nouvelles.

Tu vois, aujourd'hui c'est à nouveau la fable du lièvre et de la tortue. Toi qui avais peur de manquer de carburant, c'est le gros moteur BD 264 qui a donné des signes d'essoufflement.

Sur le plateau du Bentaillou, paf, le Diesel s'arrête à nouveau. Le Renault s'enfuit encore. La goelette le rattrape et il revient tracter le rouge. Décidément ce jour l'orange domine. Avec ses 37 chevaux vaillants la côte de la Coume est gravie en troisième. André, posté tout en haut surveille l'arrivée des locomotives. Une dernière manœuvre et le B est poussé depuis le passage en pente vers le fond de la cour.

Marcel se demande si le robinet du réservoir ne se referme pas avec les vibrations. C'est vrai que cet appendice a beaucoup de jeu, il fuit sensiblement, ce pourrait être une explication plausible. A défaut d'voir le robinet coupé, il faudra le changer!

Il est 20h 45. 29 km sont affichés au compteur. Ce petit imprévu fort sympathique aura prolongé le périple d'une demi heure. Sans un peu de folklore, les sorties seraient un peu monotones, non ?

Bravo le Mas d'Azil, merci à Edouard, à Benoît et à tous ceux de votre staff.

                     - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Partager cet article
Repost0
10 mai 2018 4 10 /05 /mai /2018 21:29
Bouts longs et bouts courts pour le H
Bouts longs et bouts courts pour le H
Bouts longs et bouts courts pour le H
Bouts longs et bouts courts pour le H
Bouts longs et bouts courts pour le H

Bouts longs et bouts courts” pour le H.

 

Il tarde à tout l'entourage d'ouvrir les entrailles du Farmall. Que nenni, ce n'est pas encore le moment. Il a été bien dit dès le départ que ce serait d'abord tous les périphériques qui serainent visités.  Le moment d'ouvrir la culasse ne saurait tarder. Tout vient à point à qui sait attendre. Une fois le moteur réparé le tracteur sera prêt. Tous les autres organes auront été vus. Cette technique en vaut une autre.

Ce dimanche matin,le chantier est préparé. La bâche enlevée, le H apparaît dans toute sa nature candide. La roue arrière droite a été amenée samedi matin. En attendant, quelques projections de dégrippant sur axes et écrous qui ont tellement souffert. Il faut aussi visiter le fameux volet du réchauffeur du carburateur, grippé évidemment. La vis de réglage est pratiquement sertie par la rouille, alors elle est sacrifiée par un coup de scie, il y aura du perçage en perspective. Le volet est bien nettoyé mais se montre très récalcitrant.

En début d'après midi André et Damien sont à pied d'oeuvre. La cloche du frein droit est enlevée après avoir dégrippé assez facilement les pédales de leur axe et là surprise, la sangle sort derechef. Elle est en piteux état et recèle des traces d'eau. Du coup , libérée de son étranglement la poulie tourne, le demi arbre de roue est libre, il n' y a donc pas de blocage du pont, chouette ! Pas de trace d'huile non plus dans le carter de frein.

La roue est vite remontée après que Damien eut nettoyé et brossé les boulons, les taquets et huilé les filetages. Le grand tracteur commence à retrouver une certaine élégance, avec deux roues sur quatre, voilà un bon début.

André travaille sur la pipe d'échappement et pense qu'il vaut mieux la tomber : l'écrou gauche casse . Décidément, dans cette boulonnerie ne vont rester bientôt que des bouts courts ! Le volet du réchauffeur va donner du fil à retordre, qu'importe, rien ne presse.

Le vérin de la faucheuse est vite tombé, aucun axe n'est grippé ; le flexible se dévisse facilement, il y a encore de l'huile à l'intérieur.

Il faut continuer le radiateur mais le contexte est un peu plus difficile que sur le B 450 ou une clé à pipe de 19 attrape facilement les écrous. Ici à cause du train avant row-crop ils sont logés dans la chapelle et ne sont accessibles qu'avec une clé à œil à cliquet de 16. La maison Dijeaux en vendra une au prix renversant de 26 € !

Le tube de vidange, bloqué lui aussi, ne se dévissera qu'avec une grosse clé à griffe et miracle le filetage côté radiateur est impeccable.

Avant cette phase les mécanos s'étaient dit, pourquoi ne pas tomber le train avant, le radiateur sera facilement accessible. Chose dite, chose commencée ; sur 8 boulons, 3 se desserrent, le 4ème casse à ras du chassis et de bout long devient bout court. Il faut renoncer à cette opération car pour sortir le bloc du pivot de son logement, il doit être sérieusement coincé. Le mardi avec la clé à cliquet les écrous se déferont assez facilement et surprise non seulement le filetage est très long mais encore ils sont montés au frein filet! Après avoir enlevé le déflecteur du radiateur, la pompe à eau est sortie. La turbine est très belle, le roulement est un peu granuleux.

Où sont passés ses boulons de fixation ?

Dans une boîte répond André.

Ah plus de ça, chaque boulon et écrou sont remis en place, sinon au remontage c'est la panique !

Enfin le magnifique radiateur tombe. Il est très beau mais sa plaque signalétique est fripée. Il faudra essayer un détergent doux pour déchiffrer les probables hiéroglyphes de son origine. Les volets s'ouvrent très vite après nettoyage et dé grippage des petits axes inférieurs. La mécanique est parfaite. Enfin le système respiratoire du H est rétabli.

Bertrand ; le maître des électrons, a indiqué que le démarreur est en excellent état mais que la magnéto a été bidouillée, on n'entend pas le déclic et il n' y a plus de bobine à l'intérieur. Voilà pourquoi il y en avait une classique qui avait été montée à part.

Ce mardi par grand beau temps mais froid les diverses opérations vont bon train. Les roulements de roues avant sont réglés. Ainsi il n'y a qu'un jeu léger dans l'axe de pivot, alors que le pignon et la vis sans fin de la colonne de direction sont en très bon état.

La jante droite aux taquets soudés est présentée pour vérifier que ce n'est peut être pas la position à égale distance de ces fameux taquets qui est en jeu. Effectivement ce n'est point du tout cela. Seulement quelques boursouflures sur l'anneau central l'empêchent de bien venir se loger à fond sur le voile du moyeu. A la prochaine étape quelques coups de meuleuse devraient rectifier cette disgrâce.

Tout le monde sur le pont.

Cette splendide machinerie n'étant pas bloquée il convient maintenant d'en ôter l'huile qui doit plutôt s'apparenter à de la graisse épaisse qu'à un lubrifiant fluide. C'est bien cela. La barre plate ayant été déviée pour mieux placer le bidon de vidange et après avoir cassé, encore un, un boulon de fixation de l'étrier, la vidange laisse apparaître une pâte noire et visqueuse, un peu d'huile, dans les 15 l au total et heureusement pas d'eau.

Les commandes des poulies sont débloquées facilement. Le filtre à huile est vide et pâteux.

Le robinet (bloqué) du réservoir de pétrole et le bocal de décantation sont enlevés. L'intérieur du reservoir n'est pas très “crouteux” mais il faudra surement faire un petit grattage.

Sous le siège il y a une mini caisse à outils en forme de croissant qui épouse l'arrondi du tube de l'assise ; un bon nettoyage s'impose. Quelques bouts de ferraille croupissaient là dedans depuis des lustres.

Pour clôturer cette belle journée en beauté, les trois boulons neufs de la jante avant gauche sont raccourcis de trois cm. La moindre des élégances est à ce prix. Le H est recouvert de sa belle bâche. Il n'avait pas été habitué à un tel confort depuis très longtemps. Son passé est une énigme, peut-être se résoudra-telle un jour ?

Tu vois, André, ce qu'il y a de bien dans la douce folie que nous connaissons, c'est qu'elle est indolore !

Qu'en pensaient les multiples promeneurs à la vue de cet équipage autour ce vestige?

 

                     - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 

Partager cet article
Repost0
30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 20:35
Navarrenx coup d'envoi de la première foire.
Navarrenx coup d'envoi de la première foire.
Navarrenx coup d'envoi de la première foire.
Navarrenx coup d'envoi de la première foire.
Navarrenx coup d'envoi de la première foire.
Navarrenx coup d'envoi de la première foire.
Navarrenx coup d'envoi de la première foire.
Navarrenx coup d'envoi de la première foire.
Navarrenx coup d'envoi de la première foire.
Navarrenx coup d'envoi de la première foire.
Navarrenx coup d'envoi de la première foire.
Navarrenx coup d'envoi de la première foire.
Navarrenx coup d'envoi de la première foire.
Navarrenx coup d'envoi de la première foire.

Navarrenx dimanche 28 janvier

Coup d'envoi de la première foire de la saison.

 

Il fait très beau ce dimanche matin. La nuit a été très froide. La journée s'annonce bien. A 7h 30 précises Hugo débarque, après vérification de l'huile moteur, la goelette démarre. Cybèle toute frétillante saute dans son repaire. A Prat Christian attend devant sa porte et roulez mécanique, direction Pau. La chaîne des Pyrénées est splendide, toute de blanc vêtue. Le Pic du Midi est à portée de main. Le soleil l'éclaire d'une lueur rosée qui lui donne un charme incomparable. Il n' y a pas grand monde sur la route. Il est encore tôt. A 9h 30 Navarrenx la belle est atteinte. Les parkings ne sont pas encore bondés mais il y a fort à parier qu'ils le seront sous peu.

Quel site enchanteur ! La jolie petite cité est bien nichée au milieu d'énormes remparts soigneusement entretenus.Peu à peu le flux des visiteurs s'intensifie.

Les ariegeois se dirent ; nous allons faire un premier passage et aller vers le fond après l'ancienne usine vers le vide grenier et nous inscrire pour le repas. Un petit coup d'oeil aux stands voir s'il n' y a pas quelque livre sur le machinisme. Hélas rien à acquérir ce jour.

Sous le hangar un magnifique lot de vaches blondes d'Aquitaine et de chevaux Comtois. La conformation de ces bovins est exceptionnelle.

Mais il n' y a pas les vieilles voitures demande -ton à la buvette ?

-non pas cette année, les guimbardes ne sont pas prévues au programme.

-et les moteurs fixes de Longages, où les avez vous mis ?

Ah cette fois çi ils sont sur la place de la mairie.

Pardieu nous les avons manqués, ils sont à un emplacement de choix, c'est du luxe. Alors retour vers la mairie tout en flânant. L'habituel marchand de pièces d'occasion venant du Tarn est toujours présent. De nombreux clients viennent le solliciter et un hop un étau est vendu.

Sur la place publique les camelots ont ouvert leurs stands. S'y trouvent le marchand d'outillage, de vêtements, le charcutier,le confiseur, le bijoutier, le chapelier ….

En approchant de la place centrale, sans avoir besoin de tendre l'oreille , les incroyables moteurs de JEF ronronnent. Leur bruit est unique et facile à reconnaître . Moteurs lents, à faible compression leur sonorité est plutôt dans l'étouffé voire la succion, très différente des moteurs modernes. Les mécaniciens de l'impossible officient, le grand maître JEF entouré de son ineffable équipe, David, les deux charentais et Gérard est à pied d'oeuvre.

Le monocylindre Crossley palpite au ralenti et le mouvement de sa grosse bielle est bien visible puisque à l'air libre. Son petit panache de fumée à chaque explosion est facile à repérer, le ralenti est très lent. Le petit Moes trépigne sur son socle. David s'approche avec le John Deere et la roue sur le trois points entraînée par la prise de force pour lancer le Niel. Cette année JEF a modifié les socles des moteurs. Désormais ils sont en acier et équipés de silent blocs !

La place connaît une animation peu coutumière sans doute, le monde arrive et s'approche des incomparables mécaniques. Daniel de Longages et Yves de L'Isle en Dodon sont dans les parages.

Pour compéter ce beau tableau, les vieux tracteurs sont venus ; N72, Pony, Som 550, Som 900, TEF 20, Ford 3000, Vierzon 301. Le plus curieux est le MF 165 équipé d'un rare corn picker “ Lagouarde”. Cette maison était basée à Nay et détenait la marque Béarn, un temps célèbre, tout comme Benac à Berdoues.

La petite mascotte Cybèle, présente dans bien des foires s'en donne à cœur joie. A moment donné elle s'égare, perd son maître, revient sur ses pas, tombe dans les bras de la jolie bijoutière qui l'avait câlinée le matin et tout rentre dans l'ordre.

A midi les estomacs crient famine. Direction le chapiteau des repas. Le menu est délicieux. D'où venez vous demandent les voisins de table ?

De Saint-Girons en Ariège, pas celui des Landes.

Ah, Foix, Tarascon !

Oui, c'est l'autre vallée. Voyez notre région, c'est celle au plus climat du monde !

L'après midi retour nonchalamment vers la place principale. Le public a répondu présent. Le soleil est magnifique et la température très douce. Cyrrhus, appuyé debout sur la roue d'un gros John Deere, s'endort. Un passant le réveille et lui demande si ce tracteur à vendre est le sien.

Bigre non, je suis plutôt dans le rouge voyez vous mais le gros boudin était si confortable que j'ai fait une petite sieste.

Arrive Gilbert Camy, de Soumoulou, aficionado de Longages. La discussion s'engage sur le matériel ; les concessionnaires Dupuy, Seby, les tracteurs qu'il possède et qu'il a eu.

Un peu plus loin en regardant de près la faucheuse 8 disques attelée à un Lamborghini, l'équipe est abordée par celui qu'ils croyaient être le propriétaire vendeur. Que nenni, ce coquin de camelot très aimable, très à l'aise sur la question du machinisme s'essayait à faire une simulation. Le rire fut de mise.

A petit pas, retour vers la place de la mairie. Longue discussion avec Daniel et Pierre le charentais. Au retour Audrey repartira avec son père en camion. Elle est très contente.

Tout au long de cette journée l'animateur a excellé. Voix agréable, diction parfaite ; Ce serait un professionnel de la radio ? Il faudrait juste parler un peu plus en détail de la ruralité et du machinisme.

Le rouleau Albaret à moteur Blackstone fait plusieurs tours du quartier pour le plus grand émerveillement des spectateurs. Avant de finir son show le petit Renault D 35 le pousse en marche arrière pour le démarrer. Malgré son poids et son inertie le moteur démarre sur 2m. Bravo !

Un peu avant 18 heures les propriétaires des tracteurs viennent les chercher pour les embarquer. Dans la manœuvre le gros 900 passe trop près de l'utility et monte avec la roue arrière sur la barre plate. Le FIAT tangue et le rouge si petit soit-il ne bronche pas d'un pouce. La IH tient sur ses positions ! La foule rit à gorge déployée.

JEF donne le signal du repli : les moteurs sont arrêtés, l'eau des radiateurs est vidangée ce qui occasionne un rinçage de la jolie place publique. Dans quelques instants les camions et remorques seront amenés et les poly bennes chargées.

Pour ceux de la Haute-Garonne le retour se sera bien passé. Pour les charentais, moins de chance, casse du turbo à Mont de Marsan.

Les ariegeois regagnent le Couserans vers 21 heures après un parcours de 193 km.

Navarrenx la belle, c'es tout à côté. Quelle magnifique journée. Tes magnifiques remparts te ceinturent d'une protection inviolable et d'une gloire enviable.

 

A l'année prochaine.......

 

Partager cet article
Repost0
14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 20:47
Une triste épave diraient les pessimistes, un joyau inestimable diraient les optimistes!
Une triste épave diraient les pessimistes, un joyau inestimable diraient les optimistes!
Une triste épave diraient les pessimistes, un joyau inestimable diraient les optimistes!
Une triste épave diraient les pessimistes, un joyau inestimable diraient les optimistes!
Une triste épave diraient les pessimistes, un joyau inestimable diraient les optimistes!
Une triste épave diraient les pessimistes, un joyau inestimable diraient les optimistes!

Une triste épave diraient les pessimistes, un joyau inestimable diraient les optimistes!

Le débarquement après le débarquement.

 

Le lundi 12 février JP téléphone pour demander s'il peut livrer le H mardi après midi.

-pas de problème lui fut il répondu et au moins ne l'abîmez pas au chargement ! N'oubliez pas la magnéto et le démarreur

-c'est bon, nous partons de Toulouse à 13 heures.

Ce mardi après midi JP appelle pour annoncer qu'il aura un léger retard. Le prodige de Louisville a été un peu plus long que prévu à embarquer. Les roues arrières sont bloquées !

Vous ne l'avez pas cabossé en le chargeant ?

Non, ne craigniez rien mais prévoyez une pelle et une brouette. Il y a de la terre qui s'est invitée!

Ah pardi, la IH ne se laisse pas manipuler à la légère. Le bel engin commençait à s'enterrer sérieusement.

A 15h 30 JP et son assistant Gérard sont à la gare avec le petit Renault poly benne. Heureusement que les ridelles sont basses. Le spectacle est éblouissant. Au restaurant l'Ovallie les regards des attablés se détournent à la vue de ce drôle d'engin affublé de son immense faucheuse.

L'escorteur arrive et le petit convoi se dirige vers l'Allée des Tilleuls. Le SAVIEM recule jusqu'au N° 22 et les opérations over lord débutent.

JP est tout sourire.

-Tout y est ?

-Oui.

Allons le “pétrolier” n'a reçu aucun mauvais coup. Avec la somme de travail qu'il va falloir effectuer, il n'aurait plus manqué que ça !

-Mais JP ; la dynamo n'y est pas ?

-Si, si je l'ai à la maison, elle est dans une caisse.

Ouf !

Il faut commencer à dégager la terre qui est sous le pont.

Vous l'avez chargé au godet, ce prototype ?

Il y a plus d'une brouette d'un humus noir, c'est plutôt bon signe, non ?

Allez le super FC-C, en piste. Il faut débarquer ton grand frère, l'Américain. Sur la benne, pas de problème, le tracteur glisse comme sur une patinoire, à peine s'il soubresaute un peu entre la plate forme et la chaussée. Mais, surprise, les roues arrières sont paralysées. Non prévue au programme, cette avanie.

Aujourd'hui ce n'est pas le débarquement de 1944 des péniches sur les célèbres plages normandes le D day, mais le deuxième à Saint-Girons, cette fois- ci.

Alors qu'André se prépare à enlever le restant de terreau, JP dit de le laisser, il le ramène à Toulouse.

Ah bon, tant pis pour le jardin.

-Regardez JP, voici les images, recomptez.

-C'est bon , tout y est. Nous devons repartir illico, le chien de Gérard est seul, il craint la solitude.

Il faut maintenant garer le précieux engin devant le tilleul, bien contre le trottoir. Le beau Farmall trépigne et résiste de toutes ses forces. C'est un baroudeur, un dur à cuire. Un coup en avant avec la barre de remorquage, un coup en arrière en poussée directe au relevage, le super FC-C, grand Farmall lui aussi, range sagement son colistier dans son logement non sans que les roues bloquées aient rayé le macadam public!

Pour aujourd'hui ce sera tout . Encore un petit examen qui ne peut faire que du bien et conforter les éminents chevaliers de la IH dans ce choix des plus judicieux.

Au final beaucoup d'éléments sont bloqués dans cette noble mécanique :

moteur, roues arrières, arbre de prise de force, pompe à eau, volets de radiateur, poulie, commandes du tableau de bord, freins, embrayage, bouchon de réservoir, pivot du lamier, vérin de faucheuse. Il ya de quoi débloquer ! Seules les roues avant, la direction et le pivot du row-crop fonctionnent bien et sans jeu anormal. Sans doute un bon augure car si direction il y a, le cap pourra être maintenu.

Et la plaque constructeur ? La tension est palpable. Le N° apparaît nettement ; 190003. Vite aux archives. Le précieux document donne année de fabrication 1945 pour les numéros de 186123 à 214819. Nom de nom ce tracteur va être dans sa 73ème année. Comme dirait l'autre, il a l'âge de ses artères, trente ans et toutes ses dents !

Cyrrhus était ému aux larmes et n'arrêtait pas de répéter, il est du plan Marshall, il est de 1945 !

Dimanche 18 , lundi après midi 19, mardi 20 février.

Marcel, André, Hugo et Cyrrhus sont à pied d'oeuvre en début d'après midi le 18.

Le dégrippant coule à flot. Les lambeaux de pneus sont décollés, découpés et enlevés ainsi que les chambres à air. La faucheuse est démontée ; l'arbre du bâti n'est pas grippé, la poulie de la prise de force arrière se débloque facilement. La pompe à eau est déposée et dégrippée. Le démarreur est il le bon ? Hugo vérifie. C'est bien le bon. A porter mardi chez Bertrand avec la magnéto pour vérification.

La roue avant gauche est mise en place, auréolée de son joli pneu neuf venu de la Romieu (Gers) le 11. La jante a voyagé, elle vient de Marcilly le Hayer. La droite ne rentre pas, les taquets ont été soudés et ne tombent pas en face des boulons de 12x120 à cause de quelques boursouflures qu'il faudra ébavurer . Le filtre à air est nettoyé, que d' eau ! Le boîtier du thermostat est démonté car fendu, anomalie pas vue au premier examen. La pipe d'échappement est cassée à la base, le contraire eut été trop beau. Le réservoir d'essence qui n'a plus de fond depuis longtemps sans doute est ôté ainsi que le caisson de la batterie atteint des mêmes affres. Hugo vidange le moteur ; le peu de liquide qui en sort a une certaine viscosité et une couleur plutôt rassurante et curieusement il n' y a pas de trace d'eau. La courroie de la dynamo, une relique, est religieusement mise en lieu sûr pour en commander une nouvelle. Le radiateur est presque entièrement démonté après avoir enlevé la colonne de direction qui le traverse. Les magnifiques volets, tous intacts, après avoir goûté au WD 40 commencent à reprendre vie.

Le lundi les jantes sont démontées, brossées le mardi, la balafrée part en soudure chez le couturier, l'autre en montage pneu 12,4 x 38 (provenance d'un Avto de Marcel) chez Saint-Girons pneu. Les pédales de freins sont dégrippées de leur axe, pour les sangles ce sera à la prochaine opération.

Le H est transfiguré. Dans l 'Allée des Tilleuls par ce beau dimanche après midi, les nombreux promeneurs ne manquent pas d'interroger les chirurgiens en combinaison verte et grise sur l'origine de ce qui leur semblait être un prototype vétuste mais si beau tout de même. Et que dire de sa calandre ornée du fabuleux Farmall trônant éternellement sur son fronton ? La IH ne faisait pas les choses à moitié.

Jean Cointe, grand orfèvre des tracteurs rouges, consulté quand à l'année de fabrication avait confirmé que l'outil date bien de 1945 et ajoutait qu'en

1939 10151 exemplaires ont été produits

1940 41733

1941 40849

1942 29352

1943 27660

1944 35871.

A Saint-Girons, l'écho se propageait. Un nouveau Farmall est arrivé, il viendrait des Amériques et aurait débarqué au Plan Marshall. Il se murmure qu'il est de 1945 et a une drôle d'allure avec ses roues jumelées à l'avant, les phares à côté du volant quasi vertical et un style inimitable avec ses grandes roues élégantes, son siège au dessus du vide et sa calandre si expressive. Ce serait un certain Raymond Loewy qui l'aurait dessiné en 1938.

Va-t-il venir au défilé d'Autrefois le Couserans ?

 

 

                          - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 

Partager cet article
Repost0