Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 20:12
Renault--R7013.jpg


                                                                           Cervoline Fleurine ce mercredi 30 Aout 2006

 

 

   PERKINS 7013 EN VUE !!!!!!

 

Depuis quelques temps Marcel disait il faut aller voir un Renault à Sainte- Croix ! Ce fut chose faite ce Dimanche 20 Aout.Ô surprise il s’agissait d’un Perkins avec faucheuse. La caisse était un peu défraîchie mais pas de cabosse, état général assez bon, crochet d’origine, manchon prise de force (il semblait pourtant que sur le 7012 les cannelures étaient normalisées) bielle de faucheuse remplacée par une pièce en acier (très déconseillé) planche de faucheuse absente (c’eut été trop beau) et manquaient aussi, et c’était fort dommage, la pièce centrale de l’attelage universel si typique alors q’un 3 points sommaire avait été monté sur une grosse plaque sous le siège. Pas de poulie de battage non plus, une des plus belles de toutes les marques avec la Deering. Les plaques Huile lourde et REGIE NATIONALE RENAULT sont intactes.L’attrait est immense.Marko était dans un autre monde et quand le propriétaire, Mr Vaccabé, alluma le DIESEL, il faillit s’évanouir : dire qu’il voyait là le type d’engin, qui avait été son premier volant. Le moteur hélas s’éteint très vite, problème de prise d’air sans doute aux dires du maître des lieux. Je vous en donne 500 € lui annonça le visiteur. Avez-vous la carte grise ? Je peux l’avoir. Je l’ai échangée en fait contre du travail effectué chez Patrick Grillou pour une valeur de 5000 F. Nous n’avons pas fait le transfert mais il n’y a pas de problème. Il faudrait dit-il monter un peu le prix. Je vous rappelle ce soir entendit-il comme réponse. D’accord mais je vais vous montrer les plans du tracteur sur toile de lin ! Et le livret d’entretien. Il y a même une traduction en Russe-nous savions le tempérament de la Régie sous l’égide de Pierre Le faucheux et Pierre Dreyfus à rayonner toujours davantage. Le lendemain à midi Marko reitéra la même offre qui fut acceptée. Et la carte grise, pensez y surtout ! Nous venons le chercher ce mercredi après midi avec un petit camion et une remorque (affrétée chez AMB). Ce même mercredi ce magnifique petit convoi avec Marcel et Aurélien alla dons à Ste Croix et là, déception le Perkins ne put monter à bord car il était plus large que la remorque ! D’au moins 40cms !! Qui aurait pensé a cela ?

L’affaire fut donc reportée, simplement la petite benne 3 points fut embarquée.

Le projet de transfert fut donc remis au mercredi 30 août. Marcel s’était proposé de convoyer avec le Renault 4 RM de Mme   qui était garé à La Basterne. Cet engin en fort bon état prit la route de Gajan à 14h 5 avec la précieuse barre de remorquage soigneusement logée sur le côté.Le trajet fut des plus beaux. Le temps très ensoleillé et doux permettait de revoir une fois de plus ces exceptionnels coteaux du Couserans ainsi que la majestueuse chaîne des Pyrénées.

 A vide, pas grand monde ne pouvait se douter de ce que complotaient ces deux membres éminents du gang. C’était encore l’heure de la sieste, seulement quelques dames discutaient à Gajan et à Lasserre. A Cousinet, à Gajan d’en haut, Guy Servant labourait allègrement avec son splendide Mc Cormick et une 3 socs qui ne semblait point le faire souffrir. Un grand signe lui fut adressé. Ce charmant garçon devait bien se douter à ce moment là de quelque chose. En passant devant chez Glauda, silence. Un très beau Bolinder 320 est garé devant le hangar. Mr Chein est dans son jardin et aperçoit le tracteur orange. Enfin après 1h 10  de trajet le rendez vous est atteint. Le Perkin est aussitôt attelé, le chèque émis, la précieuse pochette des carnets d’entretien prise, le n° de Patrick Grillon enregistré pour la carte grise et Marcel lance la locomotive. Aujourdhui Renault est devant Renault. Marko était béat, sa joie était intense.

D’emblée le 7013 se montrait exemplaire, très peu de jeu dans la direction, aucun bruit disgracieux de pignonnerie, aucune pièce desserrée, une tenue de route exemplaire.D’ailleurs Marcel, remorqueur de très grande qualité, n’aura eu à se retourner qu’une fois au départ pour s’assurer que tout allait bien. Pas une fois le Perkins n’aura chercher à embarquer. Par contre le retour ne fut pas aussi discret qu’à l’aller. C’était d’ailleurs bien ce que voulaient les mécaniciens. Sans compter les nombreuses voitures y compris la maréchaussée qui sortait des Gavats, le public fut nombreux et les salutations multiples. Encore une fois le Couserans était à l’honneur. A Contrazy les 3 personnes qui faisaient la causette dans le petit jardin eurent de quoi ranimer leur conversation. Pensez donc Renault tracte un Renault des années 50 avec une barre de remorquage William Deering s’il vous plaît ! Le petit gamin à bicyclette sur la place publique arrêta quelques instants son périple, émerveillé de ce spectacle. A Lara Lestrade quitta un moment la surveillance de son troupeau pour admirer la belle mécanique d’antan, la famille Busca était aux premières loges pour contempler le précieux attelage. A Audinac du milieu, Claude Félix, ancien de la IH, riait à pleins poumons, des grands signes amicaux furent échangés (il devait se dire tiens la Mc Cormick fraye avec Renault aujourd’hui) Joseph Barthe et son frère n’étaient pas au balcon, étaient ils cachés ? 

 A Audinac d’en bas, idem, de grands signes partout. Arriva la côte de Jean –Dieu. Marcel tombe une vitesse, un convoyeur très expérimenté décidément, Marko teste les freins et s’aperçoit de leur excellent fonctionnement malgré leur âge. La côte de Montjoie est gravie puis Saint-Lizier est en vue. Bien sûr Gérard Soula, en train de ramasser des pommes dans son pré, aperçoit les deux oranges. René Heuillet est en conversation avec André Ger : ou vas-tu comme ça demande -t-il au remorqué (pas le largué) ? A Saint-Girons au bercail s’entendit-il répondre. Miguet, le pont du Baup, l’allée des tilleuls et voilà les fringants vaisseaux arrivés à bon port. Une marche arrière de première catégorie et le 7013 est sagement garé le long du trottoir. Pour le retour 1h 45.

Pourtant une énigme restait à résoudre : dans une revue de charge utile concernant les R 3042

3046 7012 7013 7022 7023 il était indiqué que le 7013 était sans relevage. Or celui-ci en possède un. Mr Coueille, éminent collectionneur de Hauterive dans le Gers, avait indiqué que la différence entre le 7012 et le 7013 était dans le blocage du différentiel (le 7012 non, le 7013 oui). Ce point allait devoir être éclairci, le purisme avait besoin de s’exercer.

Pour une sortie, c’était une sortie digne du gang. Ca devait discuter ce soir là dans les chaumières. Autrefois, sur les mers on parlait de la route de la soie ou du rhum, de nos jours dans le Couserans on pouvait parler de la route des remorqueurs.

  Schémas de l'attelage universel dit crochet dynamométrique, fierté de Renault à l'époque....

 

 

                 

                                                                   Bravo le 7013!!!!

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 21:49

                      Appareillage en vue,

Bonjour la compagnie !!!

 

Par ce bel après midi du 22 septembre voici deux membres du gang qui débarquent dans la cour de ma demeure au volant de la petite Goelette blanche. A l’évidence il y a du changement dans l’air. Comme par hasard Gérard vient d’arriver et après une poignée de main chaleureuse et quelques plaisanteries d’usage (le contraire vous eut-il étonné ?) William et Jean-Charles se mettent à l’œuvre. En un tour de main me voilà chaussé de neuf avec des chaussures Michelin s’il vous plaît, boulons bien dégrippés et resserrés à souhait. Notons au passage que quelques uns d’entre eux ressemblaient plutôt à des boulons de charrettes quant au filetage et à la tête hexagonale qui à l’évidence n’étaient pas d’origine. Dans le fond qu’importe l’acier pourvu qu’il y ait le serrage. La Deering savait se contenter de peu si nécessaire…

Puis William se mit à me tripoter de partout. Quasi chaque boulon qui montait le bout du nez se voyait asperger d’un petit jet de dégrippant, le petit robinet en laiton de la vidange de l’eau du bloc moteur n’offrait aucune résistance, un coup d’œil approfondi était jeté dans mon réservoir de kérosène jugé en assez bon état. Mes pédales (que j’avais bien failli perdre) ont été palpées, les commandes  du tableau de bord réactivées, les bras de relevage soupesées, le radiateur inspecté (la partie supérieure au dessus du bouchon a pris un petit coup lorsque le chêne séculaire avait osé me tomber dessus). Restait à voir l’essentiel c'est-à-dire l’état de mon moulin. Ma grosse cylindrée ne permettant pas de bouger la poulie d’entraînement du ventilateur il fallait essayer de faire tourner mon appendice frontal qui paraissait grippé. Eh bien figurez vous que trois coups de maillet adroitement envoyés eurent raison de la réticence de mon organe. S’ensuivit un arrosage bien dosé de wd 40 et voilà mon axe extérieur parfaitement libre et le ressort de rappel au mieux de sa forme. Mais hélas sans manivelle comment  tenter une manœuvre sans risquer de tordre les deux petits ergots ? Aussi comme ce n’était pas encore le grand jour du départ, rien n’urgeait pour le moment.

Restera un point délicat à traiter : mon pneu arrière gauche fortement avachi et montrant des signes de grande usure supportera-t-il le gonflage et le trajet jusque à Lorp ? De toute façon dès le départ la stratégie suivante à été choisie ; tentative de gonflage, puis s’il réussit je me fais remorquer. Après nous verrons bien. Si mon ballon claque en cours de route il n’y aura d’autre solution que de démonter mon énorme roue et de l’emmener chez le réparateur. Remarquez qu’a entendre les intervenants du Gang ils se font presque une joie d’ajouter une dose de folklore à mon extraction. Vous imaginez les réactions de l’opinion en me voyant garé au bord du chemin vicinal et sur cales d’un côté en plus ? Certains n’auraient pas fini de ricaner : ils ne sont pas allés bien loin les collectionneurs…. Et alors, ce serait bien mal les connaître, si vous croyez qu’ils vont se laisser dégommer au premier virage !!! Eux au moins ont su me tirer d’un mauvais pas et savent que les forces de l’espoir sont plus puissantes que celles de l’abandon !

 

                                                                                                                     

 

 

                            Paré au gonflage !!!!

 

Dimanche 25 rebelote, deux véhicules appliquent : la jeep de Rémi chargée du compresseur et la Goelette de Marko. Un petit orage est au rendez vous. Qu’importe, la manœuvre n’est point annulée. Le tuyau de gonflage mis en place, l’air est envoyé. Rien ne bouge. Comme qui dirait je fais de la résistance. Il faut donc tirer la rallonge depuis la pièce à côté de l’écurie, brancher et remplir le compresseur. Peine perdue, le moteur marche par alternance. Aussi pour ne pas risquer de porter préjudice au circuit électrique de Gérard le gonflage ou du moins sa tentative ne peut être poursuivi. Un coup d’œil est tout de même donné à le belle presse B47 en parfait état et bien à l’abri. Une affaire à revoir de plus près ultérieurement.

Vous n’imaginez pas qu’ils allaient en rester là ? Avant de partir voilà qu’ils décident de me sortir de l’ornière…. Hé bien vous le croirez si vous  voulez, je ne me suis pas laissé faire, ayant décidé de faire le beau encore quelque temps. Vous auriez ri en voyant le 4x4 agité de soubresauts alors que j’ai fait à peine deux ou trois petites mouvements de va et vient. C’est qu’on ne déplace pas ma noble carcasse de 2.8t sans bien me préparer. Alors un peu contrite l’équipe est repartie non sans avoir prévu de revenir avec le camion atelier de Saint- Girons pneu pour me gorger d’un air plus fortement pressuré. Je mérite mon extraction !

Jeudi Rémi est venu annoncer à Marko que l’opération a réussi. Quelle joie ! Bravo Rémi !! Du coup André qui travaillait chez André (Anel) à aperçu la manœuvre et à appelé Rémi sur son portable pour lui annoncer qu’il pourrait lui donner un coup de main ou un coup de volant si vous préférez pour participer au convoi exceptionnel. Maintenant aux Baudis l’effervescence commence à poindre. Je n’en dors plus tellement je sens la fierté grandir en moi. Je crains d’être enlevé maintenant que tout est préparé après tout le mal que se sont donnés mes futurs nouveaux maîtres en qui j’ai vraiment une grande confiance, et puis je les sens tellement heureux à l’idée de me faire rentrer dans leur patrimoine et de faire tourner mon remarquable Diesel au son inégalable.

 

 

 

                                         PREMIER ESSAI

 

Ce dimanche là, deux octobre, n’allait pas être comme les autres. Déjà vers 10h30 la petite Goelette se pointe, son conducteur vient juste s’assurer que mon boudin gauche est bien gonflé depuis l’intervention du début de la semaine, puis rassuré, repart. En début d’après midi c’est au tour du joli Renault 551 S de débarquer avec les deux acolytes du gang. Cette fois ci, me dis-je, cela pourrait être le grand départ, mes membres risquent d’être engourdis depuis une si longue immobilisation. Mon remorqueur se met donc en place et d’abord avec la chaîne commence à me tirer et là grande surprise, mon patin gauche est bloqué !!!! Du coup mon immense carcasse se met en travers et il apparaît très vite que je ne pourrai passer l’angle de la remise sans de multiples manœuvres. C’est alors que le Renault devant ma résistance effrénée patine un peu dans son effort de traction, vient presque à se bloquer contre le mur da la grange mitoyenne, puis de manœuvre en manœuvre tantôt avec la barre de remorquage, tantôt avec la chaîne passée sous mon pont je finis par me mettre dans l’axe du passage tout en ayant ma patte toujours bloquée. Bien sûr pendant toutes ces opérations Marko avait déjà pris le volant et vous imaginez sa joie enfin sur cet immense Farmall. Rémi n’arrêtait pas de clamer : pas d’inquiétude, nous sommes des professionnels ! Sur ces entre faits Gérard arrive, faut dire que le tohu bohu  avait envahi la cour. Mais hélas l’après midi tirait à sa fin et un peu dépité je dus me résigner à rester quelque temps encore en bordure de rue en attendant la prochaine intervention du commando de la tracpaco.

 

 

 

                                      COUP DE MAITRE.

 

Ce lundi 3 octobre Remi avait demandé à André d’aller ausculter mes entrailles du côté gauche. En fait ce n’était rien de grave. Le repos forcé que j’avais subi depuis plusieurs années avait occasionné un grippage de mes freins à disque (pour l’époque ce système n’était pas mal et plus tard la technique évolua dans le bain d’huile). André eut tôt fait de nettoyer et de dégripper tout ça, de vérifier que la roue tournait sans encombre, puis après le remontage de rendre compte à Rémi. Ainsi la situation avait évolué dans le bon sens et maintenant tel le voyageur impatient au bord du quai à l’attente du train, c’était moi qui attendais mon tour...J’aurais porté mes nouveaux maîtres aux cieux !!!Remarquez qu’il y avait longtemps que je n’avais pas couché dehors, ce qui n’était pas pour me déplaire d’autant plus que je me savais observé. Il faut dire qu’un Farmall de ma taille ne sort pas tous les jours de l’écurie. Peut-être Gérard serait -il un peu inquiet de me voir au bord de la voie mais il fallait bien qu’il se prépare à me voir émigrer.

 

 

 

                               PLAINE EN VUE !!!!!!!!

 

Mardi 11 octobre. C’est le jour J tant attendu. Le temps est beau, la vue sur la plaine (pacifique, pas celle des joncs) on ne peut plus belle. Après avoir attendu depuis le 03 octobre en bordure de l’église, à peine à deux encablures de mon ancien domicile (j’étais tout de même un peu inquiet que quelque malfrat attente à ma personne) le Renault revient enfin. Deux opérateurs sont désignés ce mardi pour mon convoyage : André et Rémi. On se serait cru au temps glorieux des convois exceptionnels de Gary de Faviès (l’époque des fabuleux Berliet, Diamont…) mais aujourd’hui il est encore plus exceptionnel car il est plutôt rare de voir Renault devant Mac-Cormick !!!! Une fois n’est pas coutume, le spectacle en vaut la peine, et telle la manœuvre délicate de l’accrochage de la motrice au train (spectaculaire aussi), la barre de remorquage est placée à la poupe du 551 et à ma proue. Les pilotes sont à bord et le départ est donné par Rémi. Quelle fierté, quelle élégance !!!! Tout le hameau des Baudis est au balcon. Gérard en a presque la larme à l’œil. Pourtant il faut bien comprendre que pour moi c’est une seconde existence qui commence. Notre trajet se fait sans encombre et les jours suivants montrèrent qu’il ne fut point sans gloire. Dans la descente de Chaumarty j’ai tendance à pousser, André s’en inquiète un peu et joue du frein car il lui semble que le MWM prend des tours et préfère assurer la prudence plutôt que risquer de me verser. Bien sur nous avons étés repérés. D’ailleurs nous le souhaitions ardemment. Notre voyage se devait d’être populaire, remarqué et célèbre. La réputation du gang des collectionneurs doit bien se justifier après tout. Ainsi Joël, lui aussi du gang de Sentaraille et Armand de Lorp (propriétaire d’un joli B2B) avaient indiqué à William avoir vu un étrange convoi descendre du haut plateau vers la plaine. De même Mr Lacaze depuis sa propriété de Barjac nous avait vu et l’avait raconté à William en lui indiquant qu’il savait même mon prix !

Bien sur il savait d’où je venais. Une fois de plus Marko lui demandait quand il pouvait aller chercher le Bautz pour s’entendre dire qu’il risquait de partir chez un collectionneur du plat pays !!!! Son sang  faillit en tourner ! Affaire à suivre. Puis ce fut au tour de Serge Malterre, le fabricant d’aluminium, d’annoncer qu’il avait croisé le convoi exceptionnel sur le pont de Saint-Lizier. Ainsi, ca y était, le pays était au courant, j’étais rentré dans le club des grands. Marko en jubilait.

Notre arrivée est triomphale et le clou du spectacle, vous ne le croiriez pas, c’est lorsque nous sommes arrivés au camp de base de la division de la plaine !!! Devinez un peu ce qui m’est présenté à mes yeux, Une collection de matériel. Ils auraient voulu me faire un plus beau cadeu qu’ils n’y seraient pas arrivés. Me voici parmi les miens. Un joli super FC-C vigneron, un splendide Farmall super FC-C, une lieuse complète New Idea Deering (mon arrière Grand-mère en quelque sorte), une belle botteleuse Garnier licence Guillotin, une faneuse restaurée Mac-Cormick, une motofaucheuse Kiva à moteur Bernard construite par les établissements Dalloz (rien à voir avec le code Dalloz) à Lons le Saunier m’attendaient à bras ouverts…Merci mille fois à mes sauveurs. Je ferai de mon mieux pour bien fonctionner dès que vous m’aurez pris la tension. Depuis que j’avais été visité aux Baudis j’avais retrouvé le sommeil. Maintenant j’avais peur de la surexcitation tellement mon univers basculait de façon inédite.

Déjà le soir Marko venait s’assurer que j’avais bien intégré le troupeau et revenait le lendemain me voir au jour et prendre mon n° de série pour fabriquer une carte grise puisque Gérard l’avait stratifiée dans quelque recoin introuvable. Qui de nous deux est le plus fou ? Peu importe, dans tous les cas je me suis rudement plu d’entrée dans cette ambiance.

 

 

                                         PREMIER EXAMEN

 

Le mardi d’après le professeur ne put résister à l’envie de regarder la partie supérieure de mes entrailles et en faisant son compte rendu à mon nouveau boss, lui expliquait que cela ne lui semblait pas en trop mauvais état, que la culbuterie lui semblait convenable (en fait j’ai bien failli faire la culbute dans l’au-delà), heureusement que ceux du gang ont du cœur et de la  mémoire.

Mais avant d’essayer de dégommer mon moulin (comme le H et le M doivent être heureux d’avoir des descendants de mon allure) il conviendrait de regarder la pompe (déjà du Bosch) car ce serait dommage de la casser alors qu’il suffit, en prenant soin de repérer le calage avec précision, de la démonter et de l’examiner de très près. Puis il faudra voir du côté des injecteurs si la pulvérisation est bonne et régulière pour chacun d’entre eux.

Comme vous voyez, les forces de l’espoir sont plus puissantes que celles de l’abandon. Soyez aussi rassurés, il ne se passe pas deux fois dans la semaine sans que le boss ne vienne me voir et me parler. Ce Dimanche 30 octobre il est même venu avec ses héritières et à allumé le Farmall pour les faire conduire !! Quelle joie de voir un tel entrain. Et le mardi 1 er novembre la fête continue : on se serait cru dans une foire de démonstration : le Farmall remorquant le vigneron avec la barre d’attelage estampillée William Deering. En vain le petit ne voulut pas s’allumer, un problème électrique comme au défilé du 7 aout. Au volant du Farmall c’était Anir, son neveu, un nouveau passionné. Après, le Farmall est allé emmener la lieuse sous le hangar de l’usine (il pourrait vous en parler pendant des jours de cet endroit) et est revenu faire un deuxième voyage pour abriter la Garnier Guillautin (MBG moissonneuse batteuse Guillotin dans les années 50). Vous imaginez sans peine mon immense plaisir de voir ce déferlement d’outils en démonstration, même si j’étais encore immobilisé. Il y a belle lurette que je n’avais vu un tel branle bas de combat. Comme quoi tout vient à point à qui sait attendre…

 

 

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0
22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 22:51
Les Renault R 3042, R 7012 et la botteleuse Claas. voici une histoire merveilleuse.....

Le-3042-et-la-Claas.JPGLe-7012-et-la-Claas-copie-1.JPG




Le foin, cet extraordinaire fourrage

 

 

Nous sommes dans les années cinquante, sur les belles terres de la ferme de Peillou, à Saint-Lizier en Ariège. Ce beau tracteur Renault R 3042 tracte et anime une extraordinaire botteleuse Class (de la prestigieuse firme Claas à Harsewinkel en Wesphalie). Francois Delbreil conduit et surveille avec un soin particulier cette mécanique délicate. Gare aux bouchons de foin qui ne daignent pas gravir le convoyeur en toile avec barrettes en bois, très raide à vrai dire. La machine peut également travailler à poste fixe derrière la batteuse. L’entraînement s’effectue alors par courroie au moyen de la grosse poulie que l’on devine au dessus de la roue. En arrère plan figure le petit Allis- Chalmers row-crop, qui tracte une remorque pour charger les bottes. Quelques années plus tard le fabuleux Diesel Perkins type P4 R 7012 remplacera le R 3042 équipé du très célèbre moteur 85 à soupapes latérales.

Plus puissant, l’engin entraînera allègrement la Claas et une énorme remorque issue d’un chassis de camion, l’ensemble permettant d’assurer en même temps le bottelage et le chargement. Le convoi est impressionnant, les manœuvres superbes, les chargements de toute beauté ; deux hommes (et deux costauds s’il vous plaît) ont de quoi s’occuper pour suivre le rythme de la vorace botteleuse. Lorsque il lui arrive de manquer des nœuds, ce qui n’est hélas pas rare, malgré la grande expérience de Claas dans le noueur Appleby, il faut alors sortir tout le foin du monte botte...

Si l’orage vient à menacer et qu’il crève, alors il faut dégraffer la toile du convoyeur et la mettre au sec car si elle vient à se mouiller et qu’elle reste sur place, elle se tend à en craquer et son espérance de vie en est réduite d’autant. Quant au « pick-up »à dents escamotables, c’était un joyau de mécanique sauf s’il lui prenait l’envie de capturer des brins de foin dans ses dents ou autour des axes.

Enfin après bien des manœuvres, point de prise de force autonome encore à cette époque, l’immense remorque était décrochée, puis c’était au tour de la Claas et enfin le vaillant Renault reprenait la remorque et s’acheminait vers la grange pour que les hommes vident le précieux chargement ; ce n’était pas le plus amusant mais les braves Charolaises et les vives Gasconnes méritaient bien cela car finalement un bon foin complémenté de farine de mais était ce qu’il y avait de meilleur.

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 20:45

undefined
Parmi les Farmall légendaires il y en a un entre autres qui est prècieux à la tracpaco, c'est le Super FC-C. Pris en photo sous un chêne non loin de son garage que ses patrons appellent l'annexe de Saint-Dizier, n'est-il pas admirable?

LES LEGENDAIRES FARMALL

Bonjour. Très fier de me présenter à vous, je suis un exemplaire du FARMALL  (toute ferme et par extension tous usages) SUPER FC-C(C pour carburation), modèle produit en France à Saint-Dizier en 1955.Je suis doté du célèbre moteur FC à essence de 2010 cm3 pour une puissance de 24 chevaux (régime nominal 1650 t/min). Bien dans la lignée de mes célèbres prédécesseurs, c'est-à-dire le A, le B, le SUPER FC et surtout le C fabriqué aux USA avec les roues avant serrées (Row Crop) je n’ai fait que participer à l’extraordinaire saga du Farmall qui à commencé en 1924 pour se poursuivre jusque en 1974. Pas moins de 56 modèles furent fabriqués en Amérique, en France à Saint-Dizier, en Angleterre à Doncaster, en Allemagne à Neuss, en Australie et qui sait ou encore.



Vous avez vu ma calandre ? N’est-elle pas expressive ? Et mon relevage, typique non ? Il faut dire qu’a l’époque les brillants ingénieurs nous construisaient hauts sur patte (d’où l’expression populaire de la Sauterelle en ce qui nous concernait, et mon boss lui, adolescent, nous qualifiait de tracteurs maigres lorsque l’un de nous débarquait dans sa ferme de Peillou (vous voyez bien que sa passion ne date pas d’aujourd’hui) ce qui permettait de placer en position ventrale ; semoir, planteuse, bineuse, pulvérisateur, faucheuse…En option j’étais livré avec la poulie arrière et je pouvais également recevoir une fourche à fumier avec un seul bras latéral et un seul vérin. Mes frères existaient en version Utility ou vigneron dit Vineyard.

De mécanique très conventionnelle certes, mais très fiable, nous avons contribué comme tant d’autres à l’essor de l’agriculture qui en avait tellement besoin. Un peu gourmand en essence, nous avons été remplacés par le FCN construit à Neuss puis surtout par le super FC-D (D pour diesel) de Saint-Dizier dont le sillage à été important.

En vous racontant ces belles pages d’histoire je ne puis m’empêcher d’avoir une pensée émue pour le légendaire H, importé à quelques 3900 exemplaires à partir de 1945, puis pour le M, les BM, BMD, et super BMD, le petit CUB bien sur et tant d’autres encore… (demandez donc à mon propriétaire, ce serait bien étonnant qu’il reste muet..)

Ah, si, j’allais oublier le B 450 équipé du moteur BD 264 de 4.327l de cylindrée catégorie 55/60 chevaux, une bête celui la, et j’en termine avec les F (265, 267, 240, 270, 235,237)derniers Farmall fabriqués en France dont on peut voir encore quelques exemplaires exercer leur talent dans nos belles contrées Couserannaises.

 

 

Bien à vous et Maccormickement votre.

William Deering

 

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 20:33
undefined


Opération over Fordson Power Major


    

Ce samedi soir 03 février, les membres de la tracpaco avaient consigne de rester de quart, car une mission se préparait pour le lendemain. Effectivement les téléphones n’allaient pas tarder à tintinnabuler. A 21h15 les consignes partaient de Baudis : départ fixé à 8h, Tony et André en camion, Marko et André en 205. Rendez vous sur le parking du restaurant des Pujols et de là arriver aux Issards.

La campagne était magnifique, toute givrée, le peuple dormait, personne sur les routes. Chez Martinez le Power tournait, et l’épave du Major avait été avancée dans la cour. En quelques minutes le Wolkswagen était chargé(y compris une jante supplémentaire à trois trous) puis le pilote du Power ayant revêtu sa combinaison, le blouson et les gants, le petit convoi s’ébranlait en direction de Coussa. Il fallait bien tout de même essayer la 4ème ! En vain et la manœuvre réussit tellement bien que le Diesel s’arrêta et que la batterie ne donna point assez d’ampères pour passer la compression ! La distance franchie depuis les Issards était à peine de 2 Kms ! Quelle guigne et dans cette Pampa pas un tracteur en vue, ni au Monge, ni sur le plateau, ni à la maison voisine et c’est aux Pujols qu’un gentil et passionné de machinisme vint au secours des deux infortunés avec son petit et très beau Massez 145. Au premier coup de câble le démarrage fut un succès et les remerciements effectués, le départ cette fois ci fut le bon. Le trajet, pas un instant, ne manqua de majesté. Coussa franchie, sous les regards émerveillés de quelques curieux, restait à passer Varilhes pour atteindre Saint-Jean de Verges.

Dans ce petit patelin, pas d’encombres. D’emblée il était vite apparu que le moteur était digne de la légendaire réputation des Fordson. Le petit jeu dans la direction n’avait rien d’étonnant, il avait été diagnostiqué lors de la première visite du 31 décembre. Côté embrayage, c’était là, la pièce faible ; non qu’il patinât mais un manque d’élasticité et peut-être un mauvais coulissement du disque faisait que les vitesses n’étaient pas des plus faciles à passer. Là non plus, pas de surprise car lorsque Mr Martinez sortit le joyau du hangar, le grincement des pignons n’était pas passé inaperçu. Sur le plan du roulage, l’engin s’était montré extraordinaire, grande stabilité, agréable à conduire, léger bruit de pont si caractéristique de ces outils.

Ainsi voici le petit village de Crampagna atteint et le pilote se dit, en prenant la route de la vallée de la Lèze, il serait peut être temps de passer la 4ème, et Ô surprise il n’y en avait pas !

C’était la marche arrière qui était en face de la 3ème, pas étonnant qu’il trouvait que cette 3ème était rapide ! Toutefois il s’était dit avec André qu’il lui semblait bien que le super Major avait 4 vitesses. Archives à consulter donc.

Pailhès et Sabarat passées en beauté, André avait avoué qu’il avait failli s’endormir sur la ligne droite monotone, voici le Mas d’Azil atteint, non sans avoir salué auparavant Jean-Marc Amilhat à la sortie de Sabarat, qui faisait son petit tour de moto. Ceci laissait indiquer que désormais le passage du Fordson et son arrivée en Couserans ne pouvait se faire incognito, ce que ne recherchaient pas bien entendu les mécaniciens du Gang.

Dans la belle cité du Mas, une copieuse collation fut prise, alors que le Power était garé en haut de la côte à l’entrée du village pour le démarrer plus facilement, au cas ou. A14H30le départ de l’étape était donné. Le beau bleu faisait sensation dans la côte à la sortie du bourg, puis c’était la route au dessus de la grotte qui était empruntée et sitôt la ligne droite de Maury atteinte, des visages connus apparaissaient dans les automobiles, Mr et Mme Eychenne de Saint-Girons, Mr Lourdes des Noyers, Mr Anel des Baudis (ni André ni Gérard).

André avait dit, nous pourrions emprunter la voie Romaine de Clermont à Lescure, le trajet sera raccourci. Au départ de cette prestigieuse voirie l’assise était bien empierrée et sèche mais sitôt arrivé dans le bois il fallut remorquer la vaillante Peugeot (là en 2ème le bruit de la transmission en plein effort emplissait de joie Marko) qui glissait sur la mince couche de feuilles humides mêlées à la boue, puis brutalement la piste était coupée par un ruisselet et le demi tour s’imposait pour rejoindre le goudron : adieu Via Appia….

La Motte, la fôret de Lescure, la grande ligne droite de Montesquieu, les virages jusque à Audinac, Bergerat, Jean-Dieu et la bifurcation en direction de Montjoie : le moteur vombrissait et se montrait d’une régularité hors pair : la jauge de température en degrés Fareinheit restait stoïquement dans le vert, la pression d’huile restait élevée.

Saint-Lizier et la vigne de l’Evêché passées, le pilote dans un dernier baroud d’honneur pour ce jour, mit plein régime jusque à Miguet. Il pouvait s’assurer que le matériel était désormais éprouvé et ne semblait souffrir d’aucune faille majeure.Dans la descente de Miguet les tours moteurs tombèrent légèrement et ce fut une arrivée solennelle qui eut lieu dans l’allée des Tilleuls. Sagement garé, entre deux splendides arbres, le Major continua de tourner au ralenti accéléré et fut examiné avec force détails. Une petite fuite déjà décelée au départ faisait dire à André que le joint du palier d’embrayage serait à changer, au moins le joint. Prise de force et poulie furent essayées, l’allumage du moteur effectué après quelques instants de repos, non vraiment aucune anomalie n’était à signaler.

Un moment après, la boule du volant fut enlevée, et un petit tour dans l’allée des Tilleuls effectué. C’était aussi maintenant qu’il fallait enregistrer les numéros de chassis et de pompe-Simms, un bien joli nom-pour consigner ces renseignements dans le cahier spécial.

Bravo Fordson !!!! Restera à trouver l’origine de ton magnifique macaron qui trône en haut de la calandre.

 

 

 

                                                                                              M.R.

 

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 22:11

Chers amis, vous voici sur le blog d'un passionnéB-450.JPG de tracteurs agricoles et plus particulièremnt des Mac-Cormick ou IH.Une légende court à mon sujet, il paraîtrait que je suis l'arrière petit fils de Cyrus hall Mac-Cormick d'ou peut-être cet engouement déjà ancien pour les fabuleux Farmall, leurs ascendants, collatéraux et descendants.L'écurie de mes engins se situe en Ariège, à Saint-girons.
Sans plus attendre lisez plutôt l'histoire du repêchage du B 450. 

Partager cet article
Repost0