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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 21:53

Le temps est maussade ce mercredi matin 1er mai. Qu’importe, le moral de la troupe est au beau fixe ! Philippe, Maxime, Sébastien et leur équipe ont préparé de main de maître cet inédit rallye en tracteurs. Tout a été soigneusement organisé, le trajet (affiché sur une carte sur la porte du bureau) les étapes, les horaires.

Quinze tracteurs sont présents ; un Someca 312 (Maxime), un Zetor 440, un M.A.N. 4 roues, un Someca1000 (pompe en ligne Fiat, licence Bosch), un Lanz, un Farmall 706, un Som 40 (José), un Avto (Gilbert) estampillé Moscou, un Lanz 9506 (Miquel), un Porsche super 3 cylindres, un Som DTH 4 roues (pompe rotative), un Lanz version routière (Gilles), un Som 511, le 5ème Lanz et le Farmall 966 de Philippe. En tête du convoi, la magnifique B14 de Jean-Pierre ouvre le festival, en serre file, c’est la traction 11B qui s’assure qu’il n’y a aucune évasion.

A 8h15 l’impressionnante chenille démarre en direction de Valentine. La B14, comme si elle avait une grande habitude de cette manœuvre donne le là. La troupe suit en bon ordre. Les engins sont correctement espacés. C’est une parade de professionnels. Quelques halos de fumées bleutées planent au dessus des matériels agricoles. Dans la côte, les Diesels rugissent. Ce sont les petits villages d’Aspret-Sarrat, de Peyssous, de Régades, de Reston qui sont traversés.

Comme le navire bercé par la houle, la belle chenille multicolore ondule au gré du relief. Veaux, vaches, poules, dindes, pintades, chevaux, moutons sont émerveillés. Il était coutumier d’entendre dire sue les vaches regardaient passer le train. Ici, tous les animaux regardent passer avec émoi les tracteurs. Certains s’approchent de la clôture pour mieux voir, d’autres plus peureux s’enfuient à toute pattes. Avant Reston, un troupeau de chevaux en transfert, fait stopper quelques instants les mécaniques. Tout est en ordre.

Puis arrive le premier arrêt à 9h40. C’est la pause casse-croûte et aussi la visite d’un sanctuaire du poids-lourd, chez Bertrand…Willeme (le fameux nez de requin 6 cyl. Cummins à double injecteurs), Bernard, Saviem, Berliet font l'admiration des visiteurs. L'hôte des lieux est intarissable de connaissances sur les camions.Pour s’arracher de cet univers grandiose, Philippe est obligé de faire rugir son Farmall et d’envoyeur force coups de Klaxon ! Il faut dire que les débats s’étaient empêtrés entre les tenants de l’injection directe et de la soi disant injection indirecte au sujet d’un SM 300. Ce n’était pas triste .

Il est déjà 11h15. Il fait maintenant beau temps et le public devient de plus en dense et radieux. Ces véhicules à la fois presque oubliés et si présents étonnent. Les appareils photos sont surmenés. Le petit reporter du journal illustré avait embarqué dans un premier temps dans la B 14, maintenant il grimpe à bord du Lanz 8506 de
Gilles, version routière. Le couple du moteur est impressionnant, le confort très honorable, le bruit non négligeable et l’accueil des riverains enthousiaste. La cylindrée est de 10.3l. Dans les descentes, point de frein moteur avec les semi-diesels. Gilles en grand expert, tombe une vitesse et tire le frein à main. Le pachyderme obéit sans rechigner.

André, pendant ce temps, a pris en main le Someca 1000 qui lui rappelle des heures de gloire à la ferme de son frère. Il est vrai que le bruit de ce somptueux 6 cylindres est absolument merveilleux. D’un peu, il ne le rendrait pas ce bel outil.

A Valcabrère, sur la petite place ensoleillée, les convoyeurs “du salaire de la peur” ont droit à une petite halte apéritive offerte par la mairie. Pour leurs chevaux vapeur, c’est encore l’heure de l’abstinence. Quelle ambiance sympathique.

Arrive enfin l’heure tant attendue du repas de midi à l’oasis, la vieille auberge, de Saint-Bertrand de Comminges. Il est 12h10. C’est bien le moment de faire la photo de groupe. 32 convives passent à table. Toute la contrée commence à être au courant du passage du cortège des pistons fous. Entre la fumée et les ronflements des fougueux Diesels, la colonne infernale ne pouvait passer inaperçue. C’était bel et bien le but de se faire voir et entendre.

Pendant les agapes, les discussions reprenaient avec entrain. Il y avait maintenant cette histoire d’injection à chambre de précombustion qui ressortait. C’était vraiment l’“antichambre” des mécaniciens en effervescence. A l’autre bout de la cène Philippe demandait tout à trac à son interlocuteur ; mais Bernard a-t-il monté des moteurs à essence? Dans le brouhaha personne ne put entendre la réponse. Un quidam croyant bien faire d’en rajouter proférait ; entre Bernard moteurs et camions Bernard, aucun point commun !

Enfin après un dessert savoureux, il était temps de continuer le périple. La toquante annonçait déjà 15h45. Le plus dur restait à faire, gravir la forte côte de l’abbaye pour aller rendre visite à l’armurier médiéval, Patrice. Les pistons, poussés à leur paroxysme de puissance, se déchainent. Le défilé se désorganise. L’Avto se dégage du peloton, les Farmall plus habitués aux grandes plaines du Midwest ou de l’Illinois donnent tout de même la réplique. L’aisance des Lanz est spectaculaire. Les Someca ne s’en laissent pas conter.Le chauffeur du Zetor de s'écrier; Zetor, ça plie ou ça tord, mais quand je m'enlise, je m'en sors!

Chez le maître de forge, Gilbert endosse la cote de maille et le casque soit pas moins de 29kg d’acier sur les épaules. La démonstration à l’épée est rude. S’il avait eu une armure, il aurait eu environ 70kg sur lui, une charge qui empêchait un chevalier de se relever si son adversaire le détrônait. Sa survie était alors limitée… L’homme de l’art, véritable orfèvre, explique qu’il fabrique pour différents spectacles, casques, dagues, épées, arcs, mais sans affuter les tranchants. Pas de coupures autant que possible !

A 16h50, St-Bertrand est quitté avec grande prudence dans la descente. Les Lanz retiennent leurs fougueux “Percherons ” qui auraient tôt fait de passer devant les multi cylindres. Là, c’est un peu de fumée jaunâtre qui sort de leur échappement. Ah, science de la thermodynamique, quel monde ! Vu d’en bas, depuis la B14, les embarcations sont majestueuses. La 11 cv à l’arrière, silencieuse comme une pirogue surveille attentivement le mouvement. En queue de convoi, la Clio et la Partner n’ont pas perdu une once de terrain.

A 17h35, vers Labroquère, le train s’étire après le N°9, puis tout rentre dans l’ordre. Avant de finir la grande boucle, il y a encore long à parcourir. Le Klaxon de la B14 s’évanouit. Ses valvules (d’origine en 6 volts) n’ont peut-être pas supporté les intempestives surtensions des 12 volts de la belle progéniture du quai de Javel. Heureusement, tout le long du trajet, Philippe aura fait donner du sien. A tel point que l’avertisseur de son Farmall géant faisait dire à certains ; tiens c’est l’épicier qui est de passage, comme au bon vieux temps de l’Epargne ; livraison gratuite à domicile ! Il n’aura pas non plus épargné les montées en régime de son puissant et splendide moteur, qui dans une obéissance imperturbable respectait invariablement l’ordre d’allumage ; 1 5 3 6 2 4.

A Seilhan, attention traversée de la route de Luchon, puis Huos. Qui a dit qu’il y avait un pont trop bas pour le passage des mastodontes américains ? Pointis de rivière, Clarac, Bordes de Rivière sont franchis sans encombres, puis c’est la traversée délicate de la départementale ex RN 117. Le bercail est en vue après une traversée triomphale à Villeneuve de Rivière. A 18h10 tous les équipages sont rentrés. Aucun ne manque à l’appel, aucun incident n’est à noter. 56 km ont été parcourus.

L’équipe de Gilles embarque les Lanz sur le porte char tracté par un M.A.N., le poly benne emporte le 4ème Lanz. Gilbert a regagné ses pénates avec le Belarus, les autres repartiront le lendemain.

Le soir une joyeuse tablée réunit les convives. Bien sur les conversations des initiés reprennent .Bertrand et René s’en envoient tant et plus. Les éclats de rire fusent. Joé va même jusqu'à démarrer son Som 40 portant un superbe égrenoir Bambi de chez Bourgoin, pour bien montrer qu’avec un Someca, c’est mieux qu’un en cas !

Quelle journée, ce rallye, si ce n’était celui des cimes, c’était tout comme !

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La côte de maille à l'épreuve!      Les génisses admirent le convoi!
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commentaires

C
Whoa.. Tractor rally? I never heard about one before. I think it will be an interesting race to watch for. I have watched truck races and tractor stunts, but this looks way interesting than that. Thanks for the share.
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