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Le défilé magistral du dimanche 5 août 2010
Le festival est en pleine effervescence!
Quelques jours avant cette impressionnante journée, pour la 18eme édition, ça bruissait de partout dans les campagnes. Il n’était que d’observer de ci delà dans les cours, dans les granges, dans les ateliers les préparatifs étaient intenses. C’est que, une fête comme celle là, ça ne se manque pas. Toute l’équipe de Paul était sur le pied de guerre à Maubresc, à Lasserre Richard bichonnait activement ses boules chaudes, ceux de la Barthe Inard faisaient d’incessants voyages pour transporter la Merlin, sa presse et la locomobile, puis les tracteurs. Aux Baudis et à Lara André préparait le 3041 et Patrick le Zetor super 550. Cette année Guy était de la partie avec le TEA 20 flambant neuf. A Luzenac Raymond amenait comme d’habitude un Vendeuvre, l’Allis-Chalmers et l’incontournable Deering à roues fer. A Salucie pour la 2eme année consécutive la Tracpaco lancerait ses équipages et se raccorderait à 7 heures le Dimanche à l’énorme colonne qui descendrait de Maubresc.
Thierry avait repeint et fignolé de façon exquise une lieuse Amouroux.
Aucun détail n’avait été négligé : rabatteurs refaits à neuf, lettres Amouroux sur la tôle arrière refaites comme en usine, même les toiles avaient été mises pour ce jour grandiose.
Bien sur Alain, de Sentaraille, avec son splendide Latil et le trinqueballe chargé d’une grosse bille de chêne était là. Ceux de Taurignan toujours présents, sauf la Kiva d’Alain faute de chauffeur. Il se dit qu’un joli petit Arnoux se prépare pour bientôt…
Jonas, le petit fils de notre cher Rémi, avait souhaité conduire un tracteur avec André à ses côtés. Le 821 Pony Hanomag de Jean Louis de Miguet conviendrait donc parfaitement. Bien avant 7 heures les beaux attelages étaient fin prêts, conducteurs et passagers sur leur 31. Sauf que Dimitri n’était pas là. Malgré un tambourinage intensif sur sa porte à 6 heures, pas de réponse. Appel au téléphone, rien !
Tant pis il faut partir et au pire un tracteur, le 137 en l’occurrence, restera en rade mais quand même c’est bien dommage.
-Roland vous ne pouvez pas le prendre, vous en mourrez d’envie ?
-Pourquoi pas, mais je n’ai pas de tenue.
-D’ici 10 heures vous devriez trouver ça dans quelque armoire, je descends le tracteur à Saint-Girons et d’ici là la solution sera trouvée !
Ainsi tout s’arrangeait pour le mieux : A 7h15 le petit convoi sortait de son havre après s’être fait prendre en photo : Jamais il n’en était parti autant de Salucie : Le Som 40 avec Thierry et Jonathan, le R 3041 mené par René, le 821 par André (Jonas se reposait encore, il avait veillé tard), le Vigneron par Ghislain (des essais intensifs toute la semaine avaient montré que cette année il n’y avait pas de souci), le Farmall par Aurélien, le Perkins par Guillaume avec en remorque une très jolie chenillette Ransomes, le Zétor par Patrick, le TEA 20 par Damien, le TEA 20 par Guy. Quel fabuleux cortège ! Ceux de l’équipe à Paul n’en revenaient pas.
Seule petite ombre au tableau, le géant de Doncaster n’était pas dans le lot. Aussi Marcel qui était pressenti pour sa conduite menait le Fahr de Roger avec son neveu Florian. Comme on s’en souvient quelques interventions dans ses entrailles n’avaient pas permis de le remettre sur pied à temps.
Quelle joie Roland a trouvé une tenue et embarque avec Marie Claude sur le 137 !
Comme de coutume l’arrivée était tout aussi triomphale à Saint-Girons et sur le Boulevard Frédéric Arnaud.
Après une pause et le casse croûte habituel, puis les consignes de Paul à 10h15 l’immense cohorte se mettait en route. Un commentateur avait bien précisé : les chauffeurs, laissez un espace d’au moins 15m entre les tracteurs le défilé n’en sera que plus onctueux et plaisant.
Le premier à ouvrir le bal, Roger et le Vendeuvre BL30, version militaire. Inédit et le chauffeur en tenue d’époque s’il vous plait.
La foule en liesse, toujours fidèle, ne tardait pas à s’émerveiller, comme si c’était la première fois, de ces images saisissantes qui faisaient remonter ce passé, pas si loin somme toute, avec force émotion. Il faut dire que les spécialistes des Commentaires, au Monument aux Morts, au Square Balagué et au champ de Mars s’en donnaient à cœur joie et émaillaient leurs propos de détails aux anecdotes croustillantes. Il se disait même que certains tractoristes dormaient sous leurs engins tellement leur passion était à son comble. Un autre, un peu perdu dans tout ce tumulte, voulait à tout prix mettre de l’eau dans son moteur refroidi à air…
Damien, à son arrivée au champ de Mars faillit tomber de son siège car distrait il suivait de trop prêt son prédécesseur et avait du freiner sec.
Jonas, fier et digne, et André ému se firent applaudir.
Tout à coup Dimitri fit son apparition mais trop tard la place était prise, il avait confondu 6h et 10h!
Les prunelles de Ghislain brillaient d’un feu intense car le Vigneron plus beau que jamais tournait comme une montre et semblait dire « dans le vin la vérité ». Thierry et Jonathan, juchés sur leur imposant Someca, se firent appeler les frères Someca ! Patrick se fit interpeller : Zetor ça plie ou ça tord, mais quand je m’enlise je m’en sors ! Quand à l’histoire des marques et des hommes qui jalonnèrent de leur génie le parcours du machinisme agricole, il en fut dit tant et plus, seul le temps manquait. Plus de 60 tracteurs étaient dans le convoi. Vers la fin se tenaient les boules chaudes. Le chapeau de Richard, aux anges, se soulevait à chaque explosion de son Percheron. Alain, avec son beau pachyderme pacifique arrivait en serre file et comme il y avait un temps mort derrière lui, le public put avoir un petit brin d’histoire sur la remarquable épopée de Latil.
Vinrent ensuite les attelages de chevaux, de bœufs, de vaches, de mules et ânes, les groupes folkloriques admirablement commentés par Louis et ô surprise au beau milieu de ces sympathiques attroupements, un splendide Farmall reluisant avec la remorque de la veillée mené par Aurélien et son cousin. Qu’ils étaient heureux !
Tout à fait à la fin, encore une surprise, un magnifique Vendeuvre B2B à l’état neuf tirant la remorque des Bandas. Celui d’Armand ! Quel spectacle ! Au départ de cet extraordinaire attelage, beaucoup observèrent que l’ensemble démarrait avec une douceur hors du commun comme si ce Vendeuvre avait un embrayage hydraulique. La qualité de la manœuvre fut rapportée plus tard à Armand qui savait l’avoir réussie. Et il s’était écrié “avais-je le choix de décevoir le public et de risquer de perdre un musicien sur le pavé après un démarrage saccadé !
L’heure du casse croûte approchait. Finalement ce beau défilé parti à 10h 15 se terminait à 12h 30. Pas si long pour une fête pareillement merveilleuse une fois par an. Un travail de préparation énorme mais bien rôdé et fait dans la joie et la passion.
Un tel patrimoine n’a pas de prix et la plus belle récompense n’est elle pas une foule toujours plus dense, si enthousiaste et si avide de questions ?
Fais de ta vie un rêve et de ton rêve une réalité…….
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Le 821 Massey Harris Ferguson. Jonas au volant. Le Pony de Pierre Yves et le semoir Canadien.Derrière le super FC-C
Ghislain regarde si la barrique suit.....
Florian et son oncle sur le Fahr D 180 Derrière le second Fahr, la trilogie des p'tis gris. Celui de Damien est trop
rapproché.
Les "frères Someca" et la lieuse Amouroux,
quelle Si,si les Allgaier Porsche étaient orange.N°792 AA 09
odyssée! bien d'époque.

Les boules chaudes de l'équipe à "Hubert". Beaux cheveaux et belle cavalières. Le chien est de la
partie!
Prêt pour la moisson...
Vous le reconnaissez? Le chauffeur en pleure de joie.......
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