Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 mai 2022 5 27 /05 /mai /2022 19:54
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages
Rallye dégommage à Longages

Rallye dégommage à Longages,

 

 

A 7h10 l'équipe intrépide prend la direction de Longages via Taurignan -Castet pour embarquer Matias. C'est la journée dégommage de Labour Passion. Le départ est à la Tourette. Quand les Saint-Gironnais arrivent les jeunes sont agréablement surpris de découvrir 19 tracteurs sagement alignés prêts à bondir. Il est à peine 8 heures. Les participants et accompagnants prennent un solide casse croûte. La journée va être longue, deux précautions valent mieux qu'une. Gérard a mis à la disposition du secrétaire un 835*, c'est fort gentil. Marie Hélène déboule avec le somptueux V8 1150 Massey-Ferguson. Elle pourra dominer la situation.

Après le petit déjeuner Jean-François fait un petit briefing pour expliquer le trajet avec beaucoup de chemins de terre et un peu de goudron sur les petites routes départementales. Si le temps est menaçant -il est presque pluvieux et très frais- tout le trajet se fera le matin. Sinon une petite étape sera gardée pour l'après midi.

Une petite voix timide demande; et si quelqu'un se perd?

Les véhicules du convoi: MF 1150 et Marie-Hélène, Deutz et Yves Bourrust, F137 D et Jean-Claude l'éclaireur, Bautz AS120 et Marie-Lyne, CUB et Jean-François, MF 835 et Marie, Pony et Serge, Bolinder et André, N70 et Jean-Louis, Unimog et Jacques, Pampa et Bernard, Lanz 9506 et Gérard, F137 D et Thomas, Champion et Narcisse, Le Percheron et Rémy, Fordson Super Major et Clément, John Deere 1120 et Marcel, TEF 20 et Sébastien, F137 et Christian.

A 10h 15 la “chenille processionnaire” s'évade. Jean-Claude au volant de son F 137 attelée à une petite bétaillère de toute beauté ouvre le bal. Benjamin, Mathias et Cybèle y ont pris place. Marie est sur l'aile du 835. Après la descente de la Tourette c'est la direction de Longages et la traversée complète du bourg. Nombreux sont les habitants sur leur pas de porte à applaudir les tractoristes et à prendre les photos. Les conducteurs et passagers saluent amicalement, fiers de leurs montures et contents de voir que l'association ne laisse pas indifférents les Longagiens. A la station du centre du village Jean-François ajoute un peu de kérosène dans le réservoir du Cub; petit corps, gros appétit. La remontée de la rue principale est spectaculaire. C'est vrai qu'un halo de fumée bleuâtre, blanchâtre voire noirâtre s'élève au dessus du convoi et aussi que de couleurs, que de bruit. Le peloton est groupé, il n'y a pas encore d'échappée.

A la sortie du village encore un peu de goudron puis le premier chemin de terre du Garros est abordé. C'est ensuite le chemin de Jésus qui sera emprunté. Sur le petit Massey-Ferguson Marie prend le volant. L'embrayage est un peu dur mais l'engin est sain, a de bons freins et un excellent moteur. Marie l'a tout de suite en main. Le Mc-Cormick, la progéniture de Saint-Dizier est en troisième à plein régime. L'écart se creuse avec le gros du groupe. Dans le chemin il y a autant de creux que de bosses et quelques grosses flaques. La nature est belle, champs de céréales, de fèves et les prairies sont verts à souhait. Les colzas sont en fleurs; huile en perspective! Un gros Massey Ferguson (sûrement motorisé en Sisu) et sa charrue 5 corps vient de terminer son champ. Des cordiales salutations sont échangées. Il rejoint son collègue dans une parcelle un peu plus éloignée. Sur le charmant 835 monoplace le passager a un mal fou à trouver son équilibre. Tantôt il change de côté, le pied droit sur la prise de force, une main agrippée au siège, l'autre accrochée à la plaque d'immatriculation ou à l'aile mais le contact du pneu lui rappelle qu'il n'a pas à mettre ses doigts à cet endroit. A moment donné, dans une déclivité plus profonde que prévue, paf le voilà tombé à terre! Le 1150 piloté avec maestria par Marie-Hélène stoppe net de peur de heurter la maladroit secrétaire. Elle lui propose de monter à bord mais il décline l'invitation, bien qu'il en ait eu fortement envie, en prétextant qu'il ne peut abandonner Marie qui n'est pas encore chevronnée. N'était ce pas une simulation?

Quand le goudron est repris, Jean-Claude fait une halte le temps de permettre à la troupe de resserrer les rangs. Benjamin prend le volant du 835. Cas gamins sont insatiables!

La balade continue. Décidément le soleil ne daigne pas darder de ses chauds rayons l'atmosphère. Qu'importe, le moral est au zénith. C'est la direction du lac de Peyssies sis sur la commune du Bois de la Pierre qui est prise. Tout au loin, vers Berat une tour blanche, insolite, immense et nimbée de brume apparaît. Quelle est donc cette apparition se demandaient beaucoup d'impétrants qui n'étaient pas du coin?

-ce n'est pas une tour d'ivoire puisqu'elle est blanche disait l'un

-je ne vois rien autour disait l'autre et il ne semble pas que ce soit une tour infernale

-si, s'exclamait un pince sans rire, il y a plein de végétation dans les alentours, pourquoi ne pas faire un détour au retour?

Très intrigués, renseignements furent demandés à l'arrivée de l'étape. C'est le château d'eau de Bérat, messieurs dames annonçait magistralement le guide.

Du tac au tac, un rêveur de répondre; ah ce n'est pas un château en Espagne!

Peu après la découverte de cette architecture inédite, un paisible troupeau de limousines allaitantes broutent avec appétence les graminées en pâturage rationné. Le gabarit est d'assez bonne taille, les veaux ont un mois environ. Le cheptel respire la santé. La prairie est envahie de ces satanées rumex ou grande oseille. Aucun herbivore ne veut de cette adventice.

A peine un peu plus loin , c'est un troupeau d'Aubrac qui s'enfuit à l'arrivée de l'impressionnante colonne. Et, prises d'une réflexion soudaine se dirent qu'il valait mieux regarder passer les tracteurs-ils nous apportent notre fourrage pour l'hiver- plutôt que le train qui plus est ne passe pas ici. Tout rentre dans l'ordre. Après le lac changement de direction à Cantegrille, château de Tremoulet, passage à notre dame de la Louge.

Quelques voitures sont croisées de ci de là. Sur la départementale 37 Christian au courant du passage du rallye salue tous les conducteurs. Lui et son frère Didier, fidèles de Labour Passion n'ont pu être de l'équipe ce jour. Michel rencontré sur la route de Peyssies se gare sur le bas côté et tout le monde de se faire de grands signes amicaux.

Des trous se forment dans la colonne. Bautz et Cub sont distancés. Selon les modèles les vitesses maxi sont très variables mais rien ne pourrait altérer la bonne humeur de cette journée détente. Les terres de Longages sont rejointes par la voie Romaine sud et le chemin de Pabastère. Au croisement de la route du Lançon un détachement s'arrête quelques instants. Le gros de la troupe est loin devant. C'est le moment de faire une vidéo du 1150 et d'écouter le bruit magistral de son V8 et de causer avec Marie-Hélène de ce magnifique engin.

Allez dernier tronçon en passant devant le terrain des exploits d'Antic-Agri et pourquoi ne pas de faire le tour du lac de Lalinde. C'est encore une rude épreuve d'équilibriste pour le Saint-Gironnais fortement cahoté par Benjamin. A la sortie du contournement du lac, c'est le Pony qui tousse. Pris en remorque par le Champion il sort de sa torpeur passagère. Les retardataires Deutz, Pony, 835, Fordson, et 1150 remontent par le chemin de Lalinde, contournent les bâtiments en rendant au passage un hommage aux deux Renault 3042 qui gisent là. Ils arrivent tranquillement par le chemin de terre à la Tourette. Jean-Claude annonce que 210 hectomètres ont été parcourus.

-combien cela ferait-il en millimètres demande un trouble fête?

A peine garé, Marie accourt devant le 835 et s'écrie; oui, Benjamin a conduit plus que moi!

Oh quel écart de conduite répond leur moniteur. Qu'importe la distance, pourvu qu'il y ait l'ivresse!

La fritteuse fait des siennes. Elle a été lavée au nettoyeur haute pression. Selon le diagnostic d'un observateur les rampes sont pleines d'eau et le gaz ne part pas. Il faut la remplacer. Le lendemain JEF indique à ses colistiers qu'après avoir revu les abaques de Nicolas Otto et Eugen Langen et révisé les lois de Gay Lussac et de Mariotte, il s'était rendu compte que l'indice stœchiométrique du mélange gazeux était incorrect. Une histoire de thermo couple en fait et désormais résolue.

Les équipages sont invités à prendre l'apéritif. C'est le moment de faire un brin de causette et d'échanger les impressions. JEF demande si personne n'a été dégommé. Non, s'écrie en chœur la troupe, nous avons juste perdu un tout petit peu de gomme sur nos pneumatiques. Rires..

Il n'est pas loin de 14 heures quand les convives se mettent à table. JEF en préambule remercie les participants, satisfait du bon déroulement de la première sortie de l'année et souhaite un bon appétit à toute l'équipe après avoir proposé de faire un petit tour l'après midi ou de flâner. Faudrait-il faire un reportage de cette mémorable journée demandait un émule de Marcel Pagnol les yeux pétillants de malice?

Un délicieux repas calme les estomacs affamés. Merci à Martine, Marie-Lyne, Marilyse, Denise pour cette préparation parfaite. Après la dégustation d'un magnifique gâteau préparé par Audrey (bravo Audrey) dont il n'est pas resté une miette il est presque 16 heures; tables et chaises sont rangées, la salle est prête pour une prochaine réunion.

Sous un beau et chaud soleil tout le monde papote puis peu à peu les rangs des tracteurs s'éclaircissent . Narcisse s'éclipse avec son Champion, Jean-Louis avec son N70, Bernard avec le Pampa, Sébastien avec son TEF20 sur sa remorque, Marie-Hélène redescend le 1150 au Lançon, Le John Deere de Marcel et le F137 de Christian regagnent Peyssies. Benjamin, Marie et Matias conduisent un long moment le 835 dans la cour. Il est demandé à Gérard s'ils peuvent le ramener à son point d'attache. Les adieux sont faits. Benjamin prend le volant jusqu'à l'embranchement de Lalinde, Marie prend le relais jusqu'à la ferme. Là bas une visite du parc s'impose. Les visiteurs sont impressionnés à la vue de tout ce matériel. Il y a un Master qui a attiré l'attention de leur convoyeur.

Les voiles sont hissées pour le retour à Saint-Girons à 18h30. Les jeunes passagers émoustillés de cette belle journée demandaient; c'est vrai qu'il y avait dans la troupe l'arrière arrière petit fils de William Deering?

Allez savoir, pour démêler le vrai du faux il faut se lever de bonne heure de nos jours, il ne faut retenir dans les légendes que ce qui est beau et mystérieux.

Bravo Labour Passion!!!

 

*A l'époque de la sortie de ce modèle le trait d'union était toujours dans le nom de la marque, il sera supprimé dans les années 80.

Partager cet article
Repost0

commentaires