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19 avril 2022 2 19 /04 /avril /2022 20:01
Samatan, vraiment?
Samatan, vraiment?
Samatan, vraiment?
Samatan, vraiment?
Samatan, vraiment?
Samatan, vraiment?
Samatan, vraiment?

 

Samatan, vraiment?

 

Dimanche 2 mars c'est à Samatan qu'il faut se précipiter pour la foire agricole de printemps. Alain est de la partie. Ce joli patelin n'est pas loin de Saint-Girons. En bon géographe patenté le conducteur poursuivait tranquillement sa route tout en causant avec son passager. Toutefois un peu avant d'arriver à Seissan, il lui dit;

-c'est bizarre je vois sur le panneau indicateur Auch 20km, j'ai comme l'impression que nous aurions du rencontrer Samatan depuis un bon moment. Voyons ce que nous dit la carte Michelin. Oups je me suis trompé d'aiguillage. C'est à Boulogne qu'il aurait fallu prendre la direction de Lombez.

Boulogne sur Gesse ou Boulogne sur mer, s'inquiétait Alain!

Nous pouvons rebrousser chemin et bifurquer plus bas ou arriver à Auch et prendre la départementale 349. La distance revient au même. Va pour Auch. Pour une réussite, c'en fut une. Heureusement que personne ne pourra s'apercevoir de la bévue. Il ne faudrait pas lui confier la conduite d'u navire au jeune conducteur sinon il pourrait faire pire que Christophe Colomb parti soi disant vers la route des Indes et qui atterrit en Amérique du sud.

Enfin à 10 heures la petite cité gersoise est découverte. La foire bat son plein. Cybèle frétille. Là aussi, elle connaît, encore un lieu familier. Alain est rassuré. Au moins se dit-il la première étape est gagnée. Direction la halle par l'allée principale. Serge venu de Carbonne a amené trois tracteurs à vendre dont un 421. Ce bel engin, chaussé de neuf, très propre, à la carrosserie impeccable a trouvé preneur. Le prix n'est plus celui des gammes plus anciennes, nous sommes dans les vintage.

-ton frère Claude n'est pas venu Serge?

-non, il est malade

Tiens se disaient les visiteurs il y a comme qui dirait un Lanz qui se promène rien qu'à entendre son bruit caractéristique.

Le Saint-Gironnais ne se souvenait plus qu'il y avait un grand espace à droite du village en venant de Lombez réservé aux vieilles mécaniques. C'est Sébastien de Villeneuve de Rivière présent sur la foire qui lui rappelle au téléphone. Il lui apprend que le tracteur entendu auparavant est celui de Baptiste de Peyssies. Merci Sébastien!

Ce qui restait de la matinée est passé allègrement. Une visite du matériel neuf et de quelques occasions en contrebas de la halle se faisait à petit pas. Un grand étalage d'outillage et d'accessoires de quincaillerie ne pouvait qu'attirer l'œil. On ne sait jamais, c'est peut-être l'occasion d'acquérir quelque outil manquant. Sur la travée au dessus, le marchand de vêtements venu du Tarn trouvait une paire de gants à la taille d'Alain. Cybèle avait une furieuse envie de se rouler dans le crottin largué impunément par les ânes attachés à la queue leu leu promenant des enfants. Un avertissement péremptoire l'empêchait de s'adonner à ce petit travers intempestif.

Qu'il y a du monde dans la salle pour le repas se disaient les visiteurs. L'attente risque d'être longue. Comme il fait beau, autant aller manger dehors. Voilà qui sera fait au stand des sandwich à l'entrée côté Auch Gimont . Ma foi le moment est fort agréable et l'endroit est calme. Saucisses et frittes sont à point.

Petit moment de détente ensuite en se reposant quelques instants sur le banc. Que la journée est agréable. Tiens voilà José de Pyrénées pneus qui déboule à grandes enjambées. Il va appréhender le marché du pneu. Son téléphone est sur messagerie, dommage, la discussion sera pour une autre fois.

Aujourd'hui ce n'est pas le marchand de chaussettes comme à Barcelonne du Gers qui attire le client mais au menu il propose des poêles Téfal et un lot de débroussailleuses. Il apostrophe tous les passants mais il n'arrive pas à convaincre les ariégeois malgré ses talents de commercial hors pair.

Direction maintenant la place des vieilles mécaniques. Chez le marchand de tapis posté avant la traversée de la route de Rieumes , ce n'est pas la cohue. Ah enfin de la vieille ferraille; un grand étalage à même le sol de clés, d'étaux, de chaînes, de pinces, d'élingues. Il y en a pour tous les goûts. Tiens un chalumeau bi gaz.

-combien en voulez vous ce ce chalumeau?

- ... €. Il y a du gaz dans les bouteilles.

-il y a d'autres buses?

-dame oui, elles sont attachées sur le brancard, ici.

Le Saint-Gironnais se disait que c'était beaucoup de sous pour un chalumeau d'occasion mais c'est vrai qu'un neuf vaut assez cher. Ne nous pressons pas.

Ah bien sur il a fallu rentrer dans le magasin Weldom ouvert pour la circonstance. Tous les rayons y sont passés. Une discussion s'est même engagée avec le responsable! Quand on a un métier chevillé au corps, pas question de le renier même en villégiature!

Les vieux tracteurs sont là, en bordure du chemin, sagement alignés. En face d'eux, le marchand de pièces d'occasion, Patrick Gruel du Lot, a soigneusement exposé tout ses matériels à vendre.

-vous n'auriez pas un réservoir d'Energic 519 par hasard?

-hélas non.

La jolie Mandice de Labour Passion est croisée, un peu plus loin Bernard l'homme du Pampa puis Yves qui avait amené quelques pièces posées sur le plateau de son fourgon. Discussion est engagée avec un membre de son association ex mécanicien auto à Toulouse, rencontré aux Pyrénéennes le16 septembre 2020. Voici Jean-Pierre de Saint-Jory qui déboule. Toujours en forme Jean-Pierre et l'œil pétillant. Miracle il a un Energic et pourra fournir le modèle de la plaque constructeur à reproduire pour celui qui avait été ramené d'Allauch.*

-Jean-Pierre, vous n'avez toujours pas trouvé la dynamo du H que vous me devez?

-non je n'ai pu y mettre la main dessus.

-elle a été égarée depuis belle lurette, vous me ferez une remise substantielle sur un prochain achat..

Malgré un regard exacerbé sur tout ce que l'esplanade comportait de petit matériel rien ne faisait l'affaire des visiteurs du Couserans. Plusieurs photos ont été prises notamment d'un moteur Bernard fixé sur un charriot à roues fer qu'il faudra reproduire à l'identique pour le W 110 stocké sur un chevron au garage.

Retour au centre névralgique et arrêt quelques instants devant la charrue Huard et l'andaineur Khun. Le gigantisme de ces machines laisse rêveur de même que le gros John Deere tout à côté. Un énorme bull Caterpillar en bon état, relativement récent cherche-t-il preneur? Le bruit de son moteur doit être remarquable. C'est vrai que si ces outils performants ont considérablement diminué la pénibilité du travail, existe t il une limite?

En s'apprêtant à rejoindre la voiture voilà qu'un passant est croisé avec quelques livres sous le bras. -après l'avoir rattrapé il lui est demandé, mais il y a des livres sur la foire?

-oui, il y a un vide grenier au fond là bas à côté du manège.

-ah merci.

Vite, Alain, allons au vide grenier, nous avons failli le louper. C'est vrai que rien ne l'indiquait. En effet, l'endroit est fort sympathique. Il y a un grand étalage de bouquins mais rien sur le machinisme. Oh, la tentation fut grande d'en prendre quand même quelques uns. Daniel de Lara, est là. C'est un habitué des vides grenier.

Enfin, c'est le départ. Berlinette est à quelques centaines de mètres. Les voiles sont larguées. Pourquoi ne pas repartir par Rieumes puis de là rejoindre l'A64. A Rieumes petit plein de carburant, il est à un peu moins de deux euros, psychologiquement ça paraît rassurant. Après Berat, on aperçoit les terres de Longages. Finalement le trajet de retour est de 100km, c'est à peine un peu plus long que par Aurignac.

Bravo Samatan, tu m'attendais vraiment!

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cf.. Allo Allauch le jeudi 31 janvier 2019

 

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