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5 mars 2022 6 05 /03 /mars /2022 20:54
Navarrenx, première de saison
Navarrenx, première de saison
Navarrenx, première de saison
Navarrenx, première de saison
Navarrenx, première de saison
Navarrenx, première de saison
Navarrenx, première de saison
Navarrenx, première de saison
Navarrenx, première de saison

Navarrenx, première de saison

 

Navarrenx, après Mourenx, l'une prend deux r, l'autre un, ainsi en est-il.

Par ce beau dimanche 6 février la confortable Renault largue les voiles et met le cap sur Navarrenx. A son bord, l'enseigne de vaisseau, Alain, Damien et Cybèle. Pour aller dans la jolie cité fortifiée, rien de compliqué. Saint-Girons Saint-Gaudens, Saint-Gaudens Artix par l'autoroute, sortie à Artix pour passer à Mourenx et arrivée à Navarrenx. A Artix il y a une flotte de camion des transports Ayta impressionnante. Le matériel est très propre et rangé au cordeau. Au moins 75 maxi codes. Mourenx, une entrée principale magnifique avec cette belle allée de palmiers fort bien entretenus. Au rond point le dessin du nom de la ville en grandes lettres. Le parterre est splendide. Pourquoi Saint-Girons n'oserait pas faire pareil? Il est presque 10 heures lorsque la très belle bourgade Béarnaise est atteinte. Le voiture est facile à garer, il y a une place qui attendait l'écurie Saint-Gironnaise.

La première allée à franchir est celle des camelots. Tous les étalages sont prêts. Le soleil s'est invité et irradiera de son ardent rayonnement toute la journée. L'allée est remplie, toutes les places sont prises. Avant d'aller plus loin rendez vous à la place de la mairie. Ah quelle joie, les tracteurs de Gérard, de Jean-François et des autochtones sont là ainsi que deux gros moteurs dont un Duvant et le Diesel Industrie. Des cordiales salutations sont échangées avec Jean-François, Marie-Lyne, Gérard, Gigi le Charentais et Yves un fidèle d'Antic-Agri venu de Saint- Frajou à côté de Boulogne sur Gesse.

Tout doucement le groupe rejoint la deuxième partie de la foire après l'usine désaffectée. Après avoir jeté un coup d'œil aux outils du Tarnais, aux John Deere, aux nacelles tous bras déployés, c'est la visite du vide grenier. Pour la circonstance la mascotte est tenue en laisse. Elle rechigne un peu puis se résigne. Cette restriction n'est qu'éphémère. Tous les stands sont visités, à vrai dire c'est la recherche de bouquins qui intéresse un des visiteurs. Oh il y a bien des Tintins et Milou (il les a tous) et malgré son flair affûté il ne déniche rien. (ce sera pour ce soir au salon du livre à la mairie). Une discussion s'instaure avec le sympathique marchand de crics pneumatiques et d'outillage neuf.

-Vous n'auriez pas par hasard un peigne à filets en pouce?

-Hélas, il ne m'en reste pas.

Dans l'autre partie du hangar, ce sont les animaux, vaches Blondes d'Aquitaine et chevaux Comtois.

Une belle présentation. A côté de l'entrée la buvette tourne à plein. Il y a quelques années les voitures de collection se trouvaient là. Elles ne déparaient pas. Il serait bien qu'elles y soient, l'esplanade est un peu vide. Encore une virée au vide grenier et les inscriptions au repas sont prises dans le même lieu. La salle a changé par rapport à 2020. Toujours pas de livres en vue. Messieurs les organisateurs, voici une suggestion: inviter un ou plusieurs bouquinistes, vous verriez à Réalmont ou à Baraqueville, ça marche très bien.

Pendant les agapes, la princesse fait comme d'habitude sa petite comédie et finit par arriver à ses fins. Les restes de bout de gras finissent dans son gosier. Les voisins fort sympathiques rient de bon cœur. Ils sont de Mauleon. La voix de celui qui est à gauche d'Alain ressemble à celle de Nadau. -Vous n'êtes pas de sa famille lui est-il demandé? Et la discussion s'engage sur la ruralité, les souvenirs de la vie à la campagne autrefois, les corvées, l'entraide, le matériel, les attelages.

L'équipe de Longages arrive en tracteurs s'il vous plaît. Le M, le Lanz, le Bautz, le Vierzon viennent se garer sur le grand pré. Au moins c'est une animation assurée.

Après le dessert les Saint-Gironnais vont leur souhaiter bon appétit. Jean-François en profite pour dire au secrétaire de Labour Passion qu'il faut lancer une réunion en fin de mois.

Dehors il fait plus chaud que sous le bâtiment. C'est le moment de prendre des photos des tracteurs. La luminosité et le site s'y prêtent à merveille. Quand tous les conducteurs sortent de table ils font une petite virée dans le pré. Damien a pris le volant du M. C'est un splendide Farmall row-crop joliment restauré. Le groupe s'achemine ensuite avec prudence, car il y a énormément de monde, vers la mairie distante d'au moins 400m. Damien revient avec son engin.

-Mais que fais-tu?

-La place est fermée, je ne peux pas rentrer.

-Et comment ont fait les autres?

-Il y a un tracteur en travers de la rue placé avant que j'arrive.

-Allez demi tour, tu te feras ouvrir le passage, hors de question que tu restes ici.

C'est l'occasion d'aller voir les moteurs industriels d'antan en exercice. Le Diesel Industrie est démarré à l'aide d'un gros John Deere attelé à la roue entraîneuse attelée sur le trois points. Le monde afflue. Ces gros moteurs étonnent toujours énormément. Complètement tombés dans l'oubli, des intrépides comme Jean-François les font revivre après les avoir récupérés dans des sites variés suite à des montages d'opérations logistiques d'envergure (cf...Tractorama N° 57, 58, 59 60)

Le public, curieux et attentif demande beaucoup de renseignements et à quoi servaient ces moteurs? Le secrétaire qui se trouvait là par comme par hasard n'est pas avare d'explications. Cybèle, comme tout canin distingué, très tellurique n'apprécie pas trop ce tintamarre et inquiète tourne en rond. Le Duvant est démarré à l'air comprimé fourni par le compresseur Copco alors qu'à l'époque le dit compresseur faisait partie intégrante de la machine et remplissait les cuves d'air comprimé ensuite injecté dans les cylindres pour le démarrage.

Et la place des Casernes, que s'y trouve-t-il? Tout simplement rien alors que d'habitude elle est remplie de matériel d'occasion fort bien présenté. Le stand Massey Ferguson est fourni mais l'allée qui longe les remparts est un peu moins garnie que d'habitude. Les voitures neuves elles, Renault et Peugeot sont représentées en force. De temps en temps, l'homme de la sono, c'est radio , lance quelques explications. Le matin il a souhaité la bienvenue au public et aux exposants et donné un descriptif de la foire. Le tout est de belle qualité.

Le marchand d'échelles a exposé toute sa gamme déployée. Gérard en a acheté une. Les prix sont attractifs. Ne pas oublier toutefois qu'une échelle est un moyen d'accès et non pas un lieu de travail.

La dernière étape n'en est pas moins succulente à savoir le salon du livre! Des hallebardiers en belle tenue surveillent les deux entrées. Il faut pénétrer dans ce lieu saint. Cybèle est admise sans pass. Elle tire un peu sur sa longe mais doit patienter. Les auteurs sont des locaux. De nombreux livres d'histoire et des romans sont présentés. Notre Saint-Gironnais craque et après des conversations chaleureuses avec Carole Meudic et Alain Lamaison se fait dédicacer trois livres et ressort tout réjoui. Damien et Alain l'ont rejoint après être aller chercher le marteau acheté le matin au stand du Tarnais.

Ah si, il reste à voir de près la ramasseuse à maïs Béarn montée sur un Massey-Ferguson 168. Le tout a probablement passablement servi mais mérite un coup d'œil attentif. Bénédiction du sort, un visiteur s'arrête et la conversation s'engage. Il est de Nay, le patelin ou la famille Lagouare avait monté cette fabrique de corn-pickers et il a bien connu cette affaire. La conception de cette machine fait qu'elle à demeure sur le tracteur pour la saison, le poste de conduite est surélevé d'où modification des tringles de commande et de la direction. L'ensemble assez lourd devait demander du temps pour l'attelage. La concurrence des grands constructeurs comme Bourgoin, Rivierre-Casalis et Benac avait eu raison de cette maison courageuse. Si vous la ressortez cher propriétaire, mettez un panneau explicatif, voire une sono et faites la fonctionner plusieurs fois dans la journée. Ce qui est devenu une rareté doit être mis à l'honneur dans ce genre de foire, qui plus est c'est du local.

L'après midi tire à sa fin. Quelques voitures vintage, Ford Mustang, R8 Gordini, Cadillac se laissent admirer. Navarrenx doit faire mieux. C'est l'occasion de montrer un panel plus fourni.

Les étalagistes plient boutique, Jean-François vide l'eau de refroidissement de ses beaux Diesels. Dans un moment les camions seront approchés pour l'embarquement. Vers 22 heures ils reprendront leur destination vers Longages.

Les Saint-Gironnais regagnent leur taxi sagement garé au même endroit. Damien prend le volant et pourra apprécier la douceur de conduite de la berline issue ce ce qui était naguère la Régie Renault ou la R.N.U.R. Il a un peu tendance à trop monter les tours dans les rapports intermédiaires alors que ces moteurs sont conçus pour tourner à bas régime. A Mourenx le petit vaisseau fait deux fois le tour du rond-point pour prendre en photo la grande inscription Mourenx dessinée sur le talus.

A l'arrivée à Saint-Girons il est 21 heures. Un petit repas à domicile va clôturer la soirée.

Pour l'ouverture de la saison, c'est formidable. Navarrenx la belle Béarnaise a réussi le coup d'envoi.

 

 

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