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29 octobre 2021 5 29 /10 /octobre /2021 20:14
Labour Passion; les Pyrénéennes sous chapiteau
Labour Passion; les Pyrénéennes sous chapiteau
Labour Passion; les Pyrénéennes sous chapiteau
Labour Passion; les Pyrénéennes sous chapiteau
Labour Passion; les Pyrénéennes sous chapiteau
Labour Passion; les Pyrénéennes sous chapiteau
Labour Passion; les Pyrénéennes sous chapiteau

Labour Passion; les Pyrénéennes sous chapiteau,

 

 

Il est 9 heures lorsque la voiture des Saint-Gironnais pénètre dans l'immense espace des Pyrénéennes à Villeneuve de Rivière. La journée s'annonce très belle. Au programme le montage du chapiteau de cirque, ce fameux chapiteau qui avait contribué à l'immense renommée d'Antic-Agri 2016 pour le thème IH. Les photos prises d'hélicoptère avec les tracteurs présentés en cercle (dans les 325) avaient fait le tour du monde. Quels souvenirs! Quelques moments de répit permettent de voir les tracteurs(21) et les moteurs (3) amenés ce samedi par JEF et Gérard. Il aura fallu 8 camions.

Arrive un fourgon attelé d'une longue remorque. Pas besoin d'un dessin, c' est le matériel. A bord, Benja, Colette la propriétaire et Anaïs sa fille. Ceux de Longages ne sont pas loin; Gérard, JEF, Théo, Léo, Emilie, Clem. L'équipe est au complet. Une fois les présentations faites, le travail commence.

Première phase: l'implantation des deux mâts distants de 10m, dans l'axe du barnum de 35x10m. Ces deux gros mâts sont montés sur une plate forme articulée fixée au sol au moyen de deux gros pieux. Chacun est équipé de 3 longues élingues et sont reliés entre eux par un câble à leur sommet. Une fois ces haubans tendus, la structure ne peut plus bouger.

Deuxième phase.

Quand Benja a fixé les platines, c'est un habitué et un expert, il prend les mesures pour positionner les pieux extérieurs, pas moins de 28, en marquant d'un petit coup de bombe fluo leur emplacement précis. Précisons que pour qui n'a pas vu le montage d'un chapiteau, c'est très interéssant de le faire et de découvrir les différentes étapes car au début c'est à se demander comment va se goupiller l'affaire.

Troisème phase.

Hissez la mât, les deux en fait. Un jeu d'enfant. A 4 personnes le premier est décollé du sol, posé sur une chèvre puis quillé entièrement au tirefort. Idem pour le second. Avec la triangulation des haubans ils sont maintenus. Benja vérifie l'aplomb, parachève la tension, le tour est joué.

Quatrième phase.

C'est la plantation. Autant Benja par une multitude de coups de masse habiles a planté les piquets des mâts et ceux des haubans (un travail de forçat), autant pour les autres les hommes de l'art ont amené un matériel adéquat. Compresseur et marteau piqueur avec un genre de cloche pour taper sur les sardines (très grosses celles là). Pour ce faire, le tapage est tellement intense qu'ils revêtent les casques anti bruit. Le sol a beau être dur et caillouteux, l'acier rentre lentement mais sûrement.

Pendant ce temps, toute l'équipe n'étant pas besoin à l'esplanade, JEF en profite avec quelques acolytes pour préparer le bar et la salle de restauration sous le barnum.

Cinquième phase.

Envoyez les couleurs. C'est le moment le plus palpitant. Toute l'équipe amène la remorque à la main entre les deux mâts. Elle y rentre juste. Ce n'est pas un hasard. Benja accroche au câble qui descend de chaque mât la traverse en acier qui ressemble à un trapèze. Cet ensemble supporte le grand treillis métallique recouvert par la toile. C'est une pièce maîtresse. Les assistants prennent à bras le corps la toile qui est enroulée de chaque côté de la remorque et déplient tout cet ensemble. Le pliage a donc une importance fondamentale pour éviter une pagaille indescriptible au montage. Ça ne s'est jamais vu. Le levage commence. Deux monteurs se relaient à chaque tirefort. Ils tirent vraiment fort ces engins. La magnifique tente s'élève progressivement mais sûrement. Vu le poids les haubans sont tendus. Plus question de reculer maintenant.

Les sangles à cliquet peuvent être enfilées à chaque pieu ( de la taille d'une barre à mine) et légèrement tendues.

Sixième phase.

Levez les piquets! Légers, longs de 4 m ils sont positionnés tout le tour, en bordure de la toile, un œillet est prévu pour chacun d'entre eux. Ils vont donner la pente et la forme définitive du monument. Après cette opération, les sangles sont tendues assez fortement. C'est quasi fini. Plus rien ne peut et ne doit bouger.

Après le repas, reste une manœuvre; attacher les deux rebords qui partent du haut jusqu'à la bordure inférieure. A quoi servent ces ouvertures? Au pliage pardi, si elles n'existaient pas il serait beaucoup plus compliqué et au dépliage ce serait une galère. Il y a aussi les cheminées d'aération qui se manœuvrent d'en haut. Benja et Anaïs sont montés sur la toile avec une échelle et referment soigneusement ces deux coutures, l'étanchéité est totale.

JEF décide de monter deux projecteurs. Bien qu'en principe les festivités se finissent à 19 heures, on ne sait jamais. Théo se glisse prudemment avec le Merlo sous le toit et JEF positionne deux gros projecteurs à Led. Quelques tracteurs sont placés en arc de cercle devant le chapiteau. C'est un essai pour voir le rendu de la perspective. Tout le petit matériel est rangé, l'équipe a bien travaillé dans une ambiance fort agréable.

Le cirque est fini, du moins le premier épisode, le prochain sera à partir du jeudi 16 jusqu'au dimanche 19.

Ce beau chapiteau à l'entrée du parc en jette vraiment, cette multitude de vieux tracteurs va certainement attirer du monde. Labour Passion a réalisé une belle étape, reste à transformer l'essai.

 

 

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