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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 21:04
Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages
Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages
Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages
Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages
Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages
Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages
Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages
Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages
Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages
Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages
Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages
Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages
Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages
Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages
Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages
Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages

 

Salle sur Garonne, le baroud de l'écurie de Longages.

 

Quelle belle localité que Salle sur Garonne, c'est le pays du président, autant dire que c'est un bon choix. A 9 heures les bolides sont déjà en place, sagement alignés de part et d'autre de la voie. La disposition est différente de l'année dernière. Le coup d’œil en vaut la peine. Pas moins de trente tracteurs paradent et constituent le gros de l'attraction de la fête locale. Ici les marques concurrentes font bon ménage .Dès qu'il s'agit de faire revivre le patrimoine les rivalités d'antan s'estompent. Propriétaires et spectateurs y trouvent leur compte. Une grande étape de la journée est le petit déjeuner. L'appétit est au rendez vous. Charcutailles et fromages sont engloutis avec voracité et un petit canon bien envoyé met du baume au cœur des quelques 23 tractoristes. Certains ont démarré tôt ce matin, tous venus sur leurs montures, qui de Longages, qui de Peyssies, qui du bois de la Pierre, qui de Montesquieu Volvestre, qui de Lavernose, qui de St Elix le Château.

Le panel des couleurs est éblouissant ; du vert, du rouge, de l'orange, du bleu clair, du bleu foncé, du rouge et gris. A part les polycarburants à boule chaude, tous sont des Diesels purs. Pour aujourd’hui il n'y  a pas de moteurs à essence ni de gros moteur industriel.

Après le casse croûte chauffeurs et mécaniciens se rapprochent de leurs machines, un petit tour de l'agglomération est prévu. Comme les moteurs ne sont pas froids, il ne faut guère de temps pour le démarrage de ces extraordinaires mécaniques. Il y a même un Vierzon qui a l'audace de démarrer à l'envers. L'homme de l'art a vite fait de détecter l'anomalie et de relancer le gros monocylindre dans le bon sens. S'était il pris à rêver à l'antique Lanz HL 20 des années 20 qui n'avait pas de marche arrière et que l'opérateur dans un subtil, dosage faisait tourner le moteur à l'envers ce qui conférait la marche arrière le temps de la manœuvre ?

Bernard a amené son Pampa, toujours bien lustré, c'est maintenant un habitué des lieux. Les volutes de fumées bleue , parfois blanchâtre s'ajoutent au spectacle. Il y a une jolie petite chienne noire, Border Collie sans doute, très jeune probablement, qui semble apeurée par ces explosions franches et répétées à cadence soutenue. Elle court de ci de là, se pelotonne dans les jambes de son maître, se réfugie dans la voiture garée devant la mairie. Il se murmure dans les allées que c'est la mascotte de Labour Passion. Ces braves passionnés se trouvent ils un lien avec des sous mariniers de la deuxième guerre mondiale qui eux aussi avaient à bord un petit fox terrier ?

Marie- Hélène fait une arrivée remarquée avec le Massey Ferguson 1150 équipé de son somptueux V8. Quel bruit, c'est une véritable symphonie !

-c'est un moteur Sisu demande un admirateur ?

-oh non lui répond son voisin, pas encore, c'est un Perkins monté sur ce tracteur Canadien.

Peu après le convoi s'étire vers la sortie ; André et son fidèle Utility, un joli V73 aux jantes rouges, le superbe F137 D de Jacques, la cavalerie du Lanz bleu de Philippe, le gros et rare Hanomag de Tony, les Farmall 966 et 716 de l'équipe de Peyssies, le splendide Bautz As 120 d'Audrey, le 37 MF comme sorti d'usine, le 140 MF, le désormais célèbre Pampa, la troupe des Vierzon de Michel, le petit Deutz de Gérard, le Field Marschall, le Som 511 flambant neuf, Le Percheron de Christian*. Eric conduit son SOM 40 attelé à la remorque qui transporte le public.

La jolie place du village retrouve le calme quelques instants. Quelques lointaines combustions résonnent dans le fond, tout au loin et surpassent le rugissement des 6 cylindres de la IH, équipé pour l'un d'eux d'une pompe Roosa Master.

Bientôt l'effervescence est de retour et les Diesels reprennent leur places respectives . Après quelques déchaînements de moteurs pour le spectacle, le calme revient. L'heure du rata a sonné et la troupe se dirige vers le chapiteau. Il sera presque 15 heures quand la café sera servi. Le président tonne : ceux qui veulent labourer, rendez vous au champ de pois à 200m, de l'autre côté de la route! Avant cette phase, c'est l'occasion d'une nouvelle balade dans les allées de la belle Salle sur Garonne. Eric ferme la marche avec son beau SOM 40 et la grande remorque chargée d'au moins 25 personnes. Il conduit avec une douceur extraordinaire. Il n'aurait quand même pas monté une boîte Power Shift sur son SIMCA ?

L'animation se déplace vers le champ de pois . Faute de beau temps les jours précédents, la récolte bien que très mûre, n'a pu être terminé . La grosse CASE IH de 7,6m de coupe, garée sur le côté attend que les degrés remontent pour terminer le champ. La bande à labourer est de 40m de large à peu près sur une bonne longueur. Vierzon, Lanz, Hanomag, Percheron se lancent à la conquête des sillons. Les socs rentrent bien mais que de cailloux dans ces terres d'alluvion ! Elles sont tout de même fertiles et faciles à émietter. Voici une démonstration d' André avec son petit Holder contemporain (de Metzingen) qui remorque le brabant d'Yves puis une jolie charrue 2 socs à timon bois. C'est du beau travail.

Au moins cette année, la journée aura été complète. En 2016 la moisson avait été au programme mais il avait plu la veille et la manœuvre avait été ajournée. Le soir après une après midi ensoleillée 2 moissonneuses batteuses officiaient dans les champs sur la route de Cazères.

Le labour terminé les véhicules rejoignent l'esplanade. Pour eux aujourd'hui leur prestation est terminée. La fête suit son cour avec jeux et trois trapézistes fort gracieux. Le Merlo qui qui les tenait suspendus à son mât télescopique ajoutait une note de romantisme ! Encore quelques bavardages devant les mécaniques puis, vient le moment du repli. Les charrues sont embarquées et sanglées, le semi Diesels sont relancés , les participants s'égaillent pour rejoindre leur repaire après une journée radieuse. Une dernière visite à Eric, le temps de tarer 4 injecteurs et c'est au tour des Saint-Gironnais de revenir vers leur contrée. Ah il y a deux tractoristes qui auraient un peu perdu leurs repaires. Eric envoie une escouade de légionnaires et tout rentre dans l'ordre.

 

Bravo Salle sur Garonne, terre accueillante, journée sympathique.

* Le Percheron, copie du Lanz fabriqué à colombes (92) au titre des dommages de guerre dus par l'Allemagne par la SNCAC ou Société Nationale de Construction Aéronautique du Centre qui fabriquait également les moteurs Hispano Hercules pour les Renault R 7022 et 7023.

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