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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 23:48
Le fameux tracteur à bouillote.

Le fameux tracteur à bouillote.

L'apparition d'un Allgaier à Labarthe Inard.
L'apparition d'un Allgaier à Labarthe Inard.
L'apparition d'un Allgaier à Labarthe Inard.
L'apparition d'un Allgaier à Labarthe Inard.
L'apparition d'un Allgaier à Labarthe Inard.
L'apparition d'un Allgaier à Labarthe Inard.
L'apparition d'un Allgaier à Labarthe Inard.
L'apparition d'un Allgaier à Labarthe Inard.

 

Apparition d'un Allgaier à Labarthe Inard

 

 

 

 

Georg Allgaier à Uhingen se serait-il douté qu'en construisant ses tracteurs dans les années 50 il déclencherait la passion des collectionneurs plusieurs décades après ? Il en aurait été certainement ravi.

A La Barthe Inard, Thierry lorgnait depuis un moment sur une de ces remarquables mécaniques. Son voisin et ami, Christian, qui en avait un, lui avait suscité l'envie d'en avoir un. Voilà qu'une annonce dans la région d'Albi lui avait permis de réaliser son rêve. Une visite chez le propriétaire l'avait rassuré quand au bon état de l'engin ; moteur tournant, essai préalable, pneus d'origine, bon état de carrosserie, carte grise à l'appui. L'affaire est conclue et le beau tracteur est rapatrié à La Barthe.

L'engin n' a pas croupi dans un recoin, pas du tout. Il est rentré dans la salle d'opération de père Claude, son laboratoire secret où un lifting jusque dans les plus profondes cellules remet à neuf cœur et poumons de l'étonnante mécanique. Tout autour du “ bloc” les autres engins majestueux , sagement remisés, font revivre des heures de gloire et de travail ardent du passé de la ruralité .

Aussitôt pris en main par les chirurgiens de la sidérurgie le R 22 a été mis sur cales, dépouillé des roues, des éléments de carrosserie et de tous ses accessoires. Un ponçage soigneux et une mise en apprêt lui ont donné une nouvelle physionomie. Enfin une belle peinture orange lui ont rendu son aspect flambant neuf. On le croirait sorti d'usine. Le logo Allgaier en fronton du moteur a été soigneusement nettoyé, poli et le fond repeint en rouge comme à l'origine. Thierry y a transpiré une nuit !

Détail insigne, parmi d'autres, le volent est magnifique, pas une brèche, il est comme fabriqué d'hier. Le tracteur n'a vraisemblablement pas souffert.

Pneumatiques et courroies ont été changés, tout le faisceau électrique refait. Ils ne seront pas trop envieux les admirateurs, lors de prochaines fêtes ?

Question mécanique chez Allgaier, il y avait quelques originalités. Tout d'abord le système de refroidissement du moteur culbuté horizontal monocylindre dit à bouillotte. Un gros réservoir d'eau sans pompe laissait l'eau s'évaporer au fur et à mesure de son échauffement. Le conducteur bien sur devait surveiller le niveau, un flotteur muni d'une jauge l'aidait en cela. Le démarrage se faisait à la manivelle, un décompresseur facilitait la rude tâche. Des modèles à option démarreur ont existé avec batterie 6 volt.

Grande particularité, la transmission du moteur à la boîte à vitesses s'effectue au moyen de trois belles courroies trapézoïdales. Elles doivent être du même bain pour avoir la même longueur. Le réglage de la tension s'effectue en avançant le moteur sur le châssis au moyen d'un gros boulon à l'avant. La poulie réceptrice a une petite gorge qui reçoit la courroie de la dynamo placée entre les courroies triplées. Le grand carter de protection ne peut être enlevé qu'après avoir ôté la roue arrière.

Les tracteurs Allgaier ont été construits de 1949 à 1952 à raison de 5000 exemplaires pur les R18 et R 22. Les moteurs étaient dénommés Kaelble parce que Karl Kaelble, motoriste et constructeur de camions, était le beau-père d'Allgaier.

Cet honorable industriel avait travaillé un temps pour Porsche, les tracteurs AP 17 par exemple (Allgaier Porsche) puis Porsche avait volé de ses propres ailes après avoir construit la grande usine de Friedrigshaffen.

A noter les couleurs des Allgaier : les modèles allemands étaient verts et à la demande d'un concessionnaire champenois ils avaient été peints en orange. En effet l'eau calcaire en Champagne faisait par évaporation des coulures de tartre plus visibles sur le vert que sur l'orange.

Thierry prenait soin en prenant le volant d'avoir toujours sous la main un écheveau de coton pour frotter toute trace suspecte sur la belle parure du R22 !

 

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