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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 20:26
Le mythique H en compagnie de tous ses amis...

Le mythique H en compagnie de tous ses amis...

Le battage des Poulies et rouages d'Antan.

En 2014, dans ce site parasidiaque du lac de la Hierle, la manifestation avait été un plein succès. Ce Dimanche 12 juillet, les ingrédients de la réussite semblaient bien réunis. Tôt le matin les petits elfes de l'association oeuvraient de plein pied, facilement reconnaissables à leurs tenues d'Autrefois le Comminges. Le grand pré, s'il était moins verdoyant que l'année dernière, était constellé de 56 tracteurs sagement alignés sur deux rangs. Une petite affiche était plaçée devant chacun d'entre eux, sur un petit panneau soigneusement piqueté devant leurs calandres. Quelle délicatesse! Sur le côté gauche, deux batteuses Verdier et Rustic (Montereau, S§M) avec les presses sont prêtes pour le battage avant midi. Deux tracteurs contemporains, John Deere et Massey Ferguson font suite à ce parc extraordinaire. Les vieilles voitures sont aussi de la fête.

La vue était plus dégagée en arrivant au chapiteau et au champ de blé puisque la butte avait été rasée. Quelle prouesse! Au fond à gauche, les quatre mythiques moissonneuses batteuses, Braud 2580, Massey-Harris 830 (remotorisée Indénor) une deuxième MH équipée du célèbre Hanomag Diesel 2 temps et une jolie Wintersteiger montée, elle, d'origine avec la flat four à air de la Coccinelle. Chapiteau, buvette, retentissante sono, batteuse Merlin et presse Carroye- Giraudon, vannier, animaux de la basse cour et stands de nourriture sont en place. Ah, la locomobile Garrett est rangée sur le côté et souffre d'un petit problème d'incontinence. Elle ne pourra donc officier aujourd'hui. L'énorme WD 40 fera bien l'affaire à sa place. Au fond du champ, la lieuse et les javeleuses sont prêtes à dévorer le blé. Ce blé est beau, bien droit, assez épais, peu parsemé de mauvaises herbes, assez sec. Le champ de 80 ares a été détouré par les bons soins de Claude. La moisson n'en sera que plus visible. Hubert, un des vétérans de l'association, rompu à tous les battages durant toute son immense carrière, surveille les essais de la Merlin avec une attention particulière. Il est à noter en ce qui concerne les marques de tracteurs présents le panel assez représentatif et la qualité de présentation. Mc-Cormick, Someca, Vendeuvre, Le Robuste, SFV, Lanz, Normag, Allgaier, SAME (à moteur Piquand),Energic, Holder se côtoient en toute placidité sous l'oeil admiratif du public dont les rangs ne cessent de grossir.

Si, l'absence d'une marque se fait remarquer. Aucun exemplaire des tracteurs oranges de la RNUR* n'est présent. Il y avait l'année dernière un 7013 avec sa rare charrue Souchu-Pinet. A parier que lors d'une éventuelle réédition de cette fête les tracteurs de Pontlieue viendront en renfort! La moisson peut commencer. Les javeuleuses entretenues avec méticulosité par André et Michel fonctionnent à merveille. La plus petite est tirée par les belles vaches Lourdaises . Le 137 remorque, lui, le modèle avec les grand râteaux en bois qui, dans un mouvement d'horloge, calibrent des javelles parfaitement régulières. Puis l'Allgaier fait deux tours avec la lieuse Mc-Cormick. Ainsi l'évolution de la mécanisation de la moisson apparaît d'une façon éblouissante. Le retour dans l'hisoire remonte aux années 1830! Tout de suite après, le battage démarre. Cette fois ci le SOM 40 entraîne la batteuse Verdier (Toulouse) et la presse. Pierrot, Jean-Marie, Antoine approvisionnent la machine vorace. Christian surveille l'aiguillage de la Rivierre-Casalis. Seulement, voilà, le SOM 40 qui sort à peine d'une intervention chirugicale souffre d'un déficit d'alimentation. Le régime du batteur baisse et c'est le bourrage. Jean-Marie vitupère et faisait signe depuis un moment d'augmenter la vitesse, mais ce n'est rien de grave. Pendant ce temps la petite Rustic que Claude a déniché du côté de Béziers a démarré. C'est le Vendeuvre BOB 500 qui l'anime. Tout suit dans un ordre impeccable. Pour donner une touche d'originalité, la paille est emballée par une presse John Deere à liage au fil de fer, mue par un beau Ford 7600. Ces deux dernière mécaniques emballent le public. Des membres d'Autrefois le Couserans reluquent ce joyau de battage. La Verdier à redémarré, les bottes de paille parfaitement nouées par la mécanique de Saint-Jean de Braye grimpent en bon ordre sur l'élévateur. L'impatience de Jean-marie est assouvie. Guytou, de Martres Tolosanne, grand spécialiste du dépiquage cite un nombre incroyable de constructeurs de batteuses, de presses et explique fort bien le fonctionnement de ces mécaniques tapageuses; il embraye ensuite sur les tracteurs Lanz,il est intarissable et dévoré par une passion débordante par cette marque mythique. Il fait beau, presque très chaud. Thierry annonce que le tirage de la tombola va avoir lieu et que les convives, presque 300 sont attendus, peuvent commencer à s'approcher du chapiteau pour le repas sans doute pantagruélique qui va suivre. La Barthe Inard sait recevoir! Ah, les agapes, comme au temps jadis où la fête de la moisson était certainement la plus belle, la plus attendue, la plus colorée et aussi la plus forte en symbole par rapport au blé, aliment nourricier de base pendant des lustres. Le repas adorablement servi par les membres de l'association de l'école buissonnière de Labarthe Inard est un grand moment de détente. Vers 15 heures, le café à epine avalé, la migration s'effectue peu à peu et le monde afflue autour de la Merlin de 1924 (l'enchanteuse!). Gérard est à la manœuvre du Mc-Cormick Deering et aligne avec une maestria parfaite le mastodonte en face de la poulie de la batteuse. Pierrot engage l'immense courroie qui est presque aussi lourde que lui. L'énorme moteur de 7l de cylindrée se rit de l'effort qui lui est demandé; une pacotille! Ce matin, Hubert avait bien recommandé avec insistance; la manivelle ne traîne pas à côté du batteur au moins? On se souvient que cette pièce en juillet 2014 avait eu l'outrecuidance de passer dans le batteur! Quel raffût, une histoire qui avait fait du foin! Jean-Marie officie comme enfourneur. Il ne cèderait pas sa place à quiconque, un poste pourtant délicat. Soigneusement en recul de plusieurs mètres les nombreux visiteurs admirent le spectacle; la synchronisation des différents postes, le travail harassant des dépiqueurs et enfin le grain miraculeux et tant attendu qui finit par couler dans les sacs de jute. Gérard, le second d'Hubert passe la poix sur l'immense courroie. Au moins pas de poisse! Alors que la Merlin continue son battage les moissonneuses automotrices entrent en lice. Ces extraordinaires machines, véritables usines ambulantes, arrivées peu après guerre dans les grandes régions céréalières en émeuvent plus d'un. La première Massey-Harris a un petit hoquet, son batteur bourre. Dire que certaines de ces machines étaient motorisées par le moteur de la 203 Peugeot qui se montrait d'une endurance exceptionnelle. Au tour de la Braud maintenant, équipée de son Diesel Alsthom. La petite bleue de Saint-Mars la Jaille se joue de la récolte. Elle est déjà équipée (Brevet Braud) d'un ventilateur de poussière au dessus de la coupe. Le moteur placé sur le côté, technique coutumière à l'époque, envoyait force bruit et chaleur à l'impertubable conducteur. Au moins pouvait-il surveiller avec une particulière acuité son joujou.

~Aïe, Claude a du mal à passer les vitesses et est obligé de baisser le régime pour éviter les craquements inquiétants. A coup sur il saura remédier à cette anomalie. En même temps, presses et botteleuses sont à l'oeuvre. Le champ est vite englouti. Pas un nœud n'est “loupé”. Le 140 MF qui anime la presse de même marque semble sorti d'usine, pourtant il a quelques décennies à son actif. La paille sitôt chargée, les laboureurs sont en piste. A croire que cette démonstration est une réplique des temps modernes de Charlie Chaplin. Le Lanz de Christian et sa charrue 3 socs en planche font merveille. Le moteur soumis à un effort herculéen dégage une odeur d'huile presque surchauffée mais Christian maîtrise. Mikaêl avec son beau Farmall 235 et sa charrue alternative sont moins bruyants mais tout aussi efficaces. Les petits cover crop traînés semblent voltiger sur la grasse terre noire. Un petit Allis-Chalmers,cette marque qui avait clôturé naguère la grande aventure des tracteurs Vendeuvre, fait son apparition. A ses côtés un 323 beaucoup plus récent, de son bruit feutré passe les disques. Hé, mais là-bas, à la batteuse il y a abandon de poste! En effet la charrette n'est pas entièrement vidée. L'équipage semble avoir déserté. Plus de public ou lassitude? Cette belle journée est bientôt close. Un petit utility Super FC-C vient faire une démonstration avec la planteuse de pommes de terre. La mécanique est en parfait état. Le travail est convaincant mais les bulbes autont-ils loisir de germer alors que vient mainteant le temps de la récolte? Bravo pour cette deuxième magnifique journée de battage à l'ancienne. Gloire à Poulies et Rouages d'Antan et à l'association l'Ecole buissonnière. Toutes ces belles mécaniques dans ce cadre idillyque animées par des passionnés méticuleux ne pouvaient que faire vivre un temps fort aux visiteurs et leur faire retrouver leurs racines.

*RNUR, Régie Nationale des Usines Renault

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Dimanche 12 juillet 2015 à Labarthe inard, une journée inoubliable.
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